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12/09/2012

Tramway : la scoumoune pour la rentrée

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Chute mortelle dans une rame, collision, panne généralisée
Tramway : la scoumoune pour la rentrée
Lundi 3 septembre, à la mi-journée, l'Agglo-Rieuse vient de boucler son numéro 507 avec en une un titre choc qui annonce un dossier sensible sur l'insécurité, « Un tramway nommé danger », quand tombe l'information : un retraité de l'aéronautique
de 73 ans domicilié à Castelnau-le-Lez vient de mourir dans une rame de la ligne 2, entre deux stations, quartier des Beaux-Arts...
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mercredi 12 septembre 2012

Lundi 3 septembre, à la mi-journée, l’Agglo-Rieuse vient de boucler son numéro 507 avec en une un titre choc qui annonce un dossier sensible sur l’insécurité, « Un tramway nommé danger », quand tombe l’information  : un retraité de l’aéronautique de 73 ans domicilié à Castelnau-le-Lez vient de mourir dans une rame de la ligne 2, entre deux stations, quartier des Beaux-Arts. Une chute fatale, causée par un freinage d’urgence du traminot pour éviter de renverser deux piétons imprudents qui traversaient les rails.
En dépit de la vidéosurveillance, ils n’ont pas été identifiés. « Le septuagénaire se tenait debout et, lors du freinage brutal, a été déséquilibré, sa tête allant violemment percuter une tulipe, une barre métallique qui sert à se tenir. Il est décédé d’un profond traumatisme crânien », indique l’état-major de la Sécurité publique. Un drame, le premier du genre depuis la création du tramway ici, pour la société de Transport de l’Agglomération de Montpellier (TAM), d’autant qu’il survient le jour de la rentrée. Et qu’une collision, jeudi 6, entre une rame de la ligne 4 et une voiture, une Mini Cooper, du côté de la place Saint- Denis, sans faire de blessé, a entraîné des perturbations du trafic. Comme si ça ne suffisait pas, vendredi 7, une panne généralisée a bloqué toutes les lignes du tram une partie de l’aprèsmidi, avec des retards d’une heure ressentis jusque tard dans la soirée…
La sortie dans les kiosques, deux jours plus tard, de l’Agglo-Rieuse va provoquer une vive colère du directeur de la TAM, Jean-Luc Frizot, et de ses sbires. Un rapport confidentiel de juillet atteste que près de 700 événements (agressions, incivilités, menaces, caillassages, vols) contre des conducteurs, des contrôleurs et des usagers ont été comptabilisés au premier semestre dans le tram et les bus. Et que la sécurité du matériel roulant est remise en cause dans un rapport officiel d’un bureau d’enquête après le tamponnement de deux rames devant la gare SNCF Saint-Roch, en 2010, et par le syndicat CFTC de la TAM. Son leader, Djamel Boumaaz, y dénonçait dans notre journal « l’absence de tests de performance des rames sur des rails mouillés et le report systématique des tests prévus sur des rails secs en temps de pluie », sans oublier « l’utilisation récurrente et pourtant illégale par les conducteurs de tram du bouton de freinage d’urgence activant les patins électromagnétiques ». Il faut espérer pour la TAM que, lors de la chute mortelle du retraité, le 3 septembre à 11 h 30, le traminot ne s’est pas servi de ce système des patins pour freiner en urgence… Selon nos informations, le syndicat CFTC serait devenu indésirable auprès de la direction de la TAM, qui refuserait jusqu’à nouvel ordre de communiquer oralement avec les syndicalistes minoritaires, les contacts se passeraient uniquement par échanges écrits.
De nombreux agents de la TAM, dont des conducteurs de tram, dénoncent le silence des autres syndicats, dont celui de la CGT qui est majoritaire, sur l’existence de ces dysfonctionnements qui perdurent au niveau du risque de déraillement des rames par temps de pluie. Bonjour l’ambiance  !

Précisions

Nous avons évoqué dans notre dossier du n° 507 l’existence des agents de contrôle propres à la TAM. Il s’agit des ACS et non des ACM, comme indiqué par erreur. En ce qui concerne les contrôleurs de la Scat, cette société privée basée à Lyon avec qui la TAM sous-traite, contrôleurs appelés « les rouges » pour la couleur de leur cravate, la prime aux PV dont bénéficie cette société grâce à un autofinancement n’a rapporté que 700 000 € en 2011 et non 7M€, comme écrit par erreur. Le contrat de sous-traitance avec la Scat coûte 400 000 € par an à la TAM.

J.-M.A.

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