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18/09/2012

La santé des habitants de 26 villes européennes à la loupe

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Enquête sur la santé dans 26 villes européennes

Le Figaro rend compte de l’étude Euro-Urhis 2, la plus grande enquête jamais réalisée pour comparer les indicateurs de santé et de conditions de vie dans 26 zones urbaines européennes. Elle a été présentée à l’occasion de la conférence sur la santé urbaine qui s’est déroulée à Amsterdam du 12 au 14 septembre. Ce travail analyse la fréquence des « maux des villes » : tabac, alcool, cannabis, obésité et alimentation déséquilibrée. Deux centres français ont participé à cette étude : la communauté urbaine de Bordeaux et l’agglomération de Montpellier. Bordeaux réalise les plus mauvais scores européens concernant la consommation de substances toxiques chez les jeunes avec 32% de jeunes de 14-16 ans ayant déjà fumé du cannabis (le double de la moyenne européenne), 31% de jeunes ayant déjà fumé avant l’âge de 13 ans et 68% ayant également bu de l’alcool avant cet âge.

voir : Le Figaro , 18/09

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/17/19068-sante-habitants-26-villes-europeennes-loupe?position=1&keyword=Euro-Urhis+2

La santé des habitants de 26 villes européennes à la loupe

Par figaro icondamien Mascretfigaro iconService infographie du Figaro - le 17/09/2012
 
INFOGRAPHIE - La première enquête de cette envergure montre qu'il existe parfois plus de similarités entre deux villes très éloignées qu'au sein d'un même pays.

Il pourrait paraître surprenant de comparer la santé d'un Bordelais avec celle d'un habitant de Tromso, à l'extrême nord de la Norvège, mais c'est pourtant le tour de force réalisé par des experts en santé publique issus de dix pays d'Europe. L'étude Euro-Urhis 2 est la plus grande étude jamais menée (40.000 personnes) pour comparer les indicateurs de santé et de conditions de vie dans 26 zones urbaines.

Elle vient d'être présentée lors de la conférence sur la santé urbaine tenue à Amsterdam du 12 au 14 septembre. En France, deux centres y ont participé: la communauté urbaine de Bordeaux et l'agglomération de Montpellier. Grâce à cette étude, chaque ville dispose désormais de sa fiche de performance comparée à la moyenne des 26 villes européennes incluses.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Pourquoi une comparaison urbaine internationale? «Mesurer la santé au niveau national masque ce qui se passe dans les zones urbaines», explique au Figaro le Pr Arpana Verma, coordinatrice du projet à l'université de Manchester. «Et les différences relevées à l'intérieur des villes sont parfois plus importantes que les différences observées entre les villes», souligne-t-elle. Les experts ne se sont pas contentés des indicateurs classiques (tabac, alcool, etc.), ils ont aussi scruté les conditions de vie.

À Bordeaux, 88 % des habitants sont satisfaits des espaces verts

On constate ainsi que Montpellier tient la lanterne rouge européenne pour la satisfaction liée aux espaces verts de proximité: 72 % d'habitants satisfaits en moyenne, soit bien au-dessous de la moyenne européenne, qui est à 84 %, et encore plus loin de Bordeaux, qui compte 88 % de satisfaits. En revanche, Bordeaux ne peut guère se réjouir de la consommation de substances toxiques chez les jeunes puisque c'est là que l'on trouve le plus de 14-16 ans ayant déjà fumé du cannabis (32 %, le double de la moyenne européenne) ainsi que 31 % des jeunes ayant déjà fumé avant l'âge de 13 ans et 68 % ayant également goûté l'alcool avant cet âge. Deux chiffres au-dessus de la moyenne européenne.

«Ces résultats sont intéressants car ils montrent que l'on peut comparer des populations dans des lieux différents», se félicite André Ochoa, président de la Fédération nationale des observatoires régionaux de santé (ORS) et lui-même directeur de l'ORS Aquitaine, «mais il faut rester prudent dans les interprétations car les effectifs sont parfois petits», pondère-t-il.

Pour preuve, la zone urbaine de Tromso (Norvège), qui montrait un pourcentage de cas de sida chez les femmes nettement au-dessus de la moyenne européenne. En fait, bien que la région soit effectivement celle où l'on rencontre le niveau socioculturel le plus faible et le taux d'avortements le plus fort du pays, il s'agit d'une toute petite population où quelques cas supplémentaires font exploser les statistiques, explique Heidi Lyshol, du département norvégien des statistiques de santé.

Quoi qu'il en soit, Euro-Urhis 2 fait la preuve qu'à zones urbaines comparables, il existe bien des indicateurs qui pourraient guider une politique de santé publique.

EN SAVOIR PLUS:

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» La dépendance à l'alcool

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