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17/01/2013

Le débat national sur la transition énergétique (suite)

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5339

09-01-2013 - Le Débat sur la transition énergétique 

Pour répondre aux grands enjeux de la transition énergétique et définir une nouvelle feuille de route énergétique pour la France, le débat national sur la transition énergétique a été lancé avec la première réunion de son Conseil national, le 29 novembre dernier, consacrée à la discussion de la Charte du débat national et du calendrier des travaux. Pour quels objectifs en ligne de mire ? 

Afin de recueillir l'avis d'un panel d'acteurs aux intérêts parfois très divergents, le Conseil national du débat est constitué de 7 collèges de 16 personnes : des membres issus d’organisations syndicales, des représentants des employeurs, des ONG environnementales, des associations de consommateurs, élus locaux, parlementaires et représentants de l’État. Au programme de ses débats qui devraient durer environ 6 moins : mettre en place une nouvelle politique énergétique en réduisant notamment de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité. Les autres chantiers évoqués ? Le développement des énergies renouvelables, la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’achèvement du réacteur EPR de Flamanville mais aussi la rénovation thermique des logements, les gaz de schiste et l’aéroport de Notre Dame des Landes, ces deux derniers points étant largement sujets à controverse... -

Parmi les difficultés qui se sont déjà fait ressentir : la composition de ce conseil qui fait débat et certaines organisations comme Greenpeace ont ainsi refusé d’y participer. Sur son site, l’association s’explique : « Greenpeace a participé assidûment aux rendez-vous préparatoires. Nous avons rencontré la ministre et son équipe. Nous avons “joué le jeu” … Mais voilà. Le nombre de questions sans réponses est alarmant. Pourquoi enfermer la question nucléaire dans la fermeture unique de Fessenheim ? Pourquoi laisser dépérir les filières renouvelables ? Pourquoi éviter le sujet des transports pourtant clé dans la problématique énergétique ? Pourquoi s’acharner sur le projet Notre-Dame-des-Landes, issu d’un autre âge ? » 

S’ajoutent à cela des blocages financiers avec la question centrale du coût du projet. Le montant des investissements nécessaires à cette transition énergétique est estimé à environ 400 milliards d’euros selon l’Union française de l’électricité (UFE). Dans une interview à Libération, Alain Grandjean président du comité d’experts précise quelques chiffres : « En France, rénover les logements coûtera 10 à 15 milliards par an. Ajouter de nouvelles capacités d’énergies renouvelables, entre 2 et 6 milliards par an. » 

La prochaine réunion, qui sera mensuelle, du Conseil national de la transition énergétique aura lieu le 13 décembre. L’ensemble de ses auditions devrait déboucher sur une loi de programmation en septembre 2013. L’enjeu est de tenir l'objectif de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre hexagonales d'ici à 2050. Ce débat national, promesse et priorité du quinquennat du Président de la République, a débuté alors même que se tient jusqu’au 7 décembre la 18e conférence annuelle de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Doha, pour trouver des solutions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Déborah

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