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21/06/2013

Montpellier, les municipales de 2014 et le PS local

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http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/20/a-montpellier-le-ps-n-arrive-pas-a-choisir-parmi-ses-candidats-aux-municipales_3433348_823448.html

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A Montpellier, le PS n'arrive pas à choisir parmi ses candidats aux municipales

LE MONDE | 20.06.2013 à 11h18 |Par Anne Devailly

Partie remise ! Le PS n'a toujours pas son candidat pour les municipales de Montpellier. La "réunion de la dernière chance" qui a eu lieu dans la soirée du mercredi 19 juin s'est achevée... sur la décision de tenir une nouvelle réunion le 6 juillet. A priori, Hélène Mandroux, maire depuis 2004, aurait dû bénéficier d'une nouvelle investiture du PS. Mais rien n'est moins sûr. Deux hommes la lui disputent déjà : Jean-Pierre Moure, président de l'agglomération, et Philippe Saurel, adjoint à la culture.

Devant l'incapacité de ces candidats à se mettre d'accord, Paris est intervenu. Le PS a d'abord fait réaliser un sondage en avril, mais il n'a pas apporté la solution, puisque les trois principaux candidats se sont retrouvés, à peu de chose près, à égalité. Une première réunion en mai n'a pas donné davantage de solutions, chacun campant sur ses positions.

Si les choses n'évoluent pas, le PS aura alors trois solutions : choisir directement un des candidats, recourir à des primaires réservées aux militants ou organiserdes primaires ouvertes aux citoyens. A priori, la Rue de Solférino n'est pas favorable à un vote des militants, estimant que le PS local "souffre d'un syndrome post-traumatique depuis la mort de Frêche. Comme il décidait de tout de manière arbitraire, il n'existe localement aucune structure ni culture de négociations collectives". Un choix renforcé par la multiplication incompréhensible des adhésions au PS (plus de 700) en mai. Dans un département à l'histoire mouvementée (gestion hasardeuse par Robert Navarro, mise sous tutelle, etc.), cela fait désordre.

QUERELLES NATIONALES

Embarrassée par les querelles montpelliéraines, la direction du PS espérait qu'ils finissent "par se parler entre eux". Car la situation se complique aussi en raison d'enjeux nationaux. Jean-Pierre Moure est soutenu en interne par Vincent Peillon,Philippe Saurel par Manuel Valls et Hélène Mandroux plus ou moins par Stéphane Le Foll.

Les trois candidats ont tous une raison de vouloir la place du maire : Hélène Mandroux, 72 ans, estime que toute autre investiture que la sienne sera vécue comme un camouflet. Ses soutiens estiment que, avec le premier mariage homosexuel à la mairie de Montpellier, elle a donné un contenu à l'une des lois phares du gouvernement. Jean-Pierre Moure, 64 ans, estime qu'il est le véritable successeur de Georges Frêche à l'agglomération. Il a derrière lui les milieux économiques, les deux tiers du groupe municipal PS, les trois quarts des députés du département et la moitié des secrétaires des sections locales. Paris en convient : "Sur le papier, Moure est le plus fort, mais il manque de leadership pourtuer le match et créer une dynamique qui s'impose à tous."

Enfin, Philippe Saurel, 55 ans, a une casquette plus modeste. Mais c'est un Montpelliérain dont la famille est ancrée dans la commune depuis des générations, un militant PS à la tête d'une des plus puissantes sections de la ville et un franc-maçon qui a un soutien de poids au gouvernement avec Manuel Valls.

Largement battue en 2008, la droite ne paraît pas en mesure, pour l'instant, deprofiter de cette cacophonie. A l'UMP, l'ancien candidat malheureux aux dernières municipales, le chirurgien Jacques Domergue, hésite à se représenter. Côtécentre, notamment à l'UDI, la situation est presque aussi compliquée qu'au PS : trois candidats avec un parti bien embêté qui a décidé de lancer un sondage sur place pour les départager.

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