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28/10/2014

"La violence d'État"

à lire sur Le point :

(voir aussi la note du 12/2/14 sur ce blog : L'insurrection est, pour le...)

 

Publié le 28 octobre 2014 à 07h42

Un peu partout en France, plus d'une dizaine de manifestations ont eu lieu lundi 27 octobre pour dénoncer les "violences policières" après le décès dimanche de Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. À Nantes, où les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont plusieurs fois violemment opposés aux forces de l'ordre depuis 2012, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".

Ils ont allumé des bougies et déployé des banderoles, proclamant "Vos armes non létales tuent. On n'oubliera pas. Résistance", ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues derrière la banderole : "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (all cops are bastards, tous les flics sont des salauds, NDLR). Plusieurs vitrines de banque ont été abîmées ou brisées et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

"Flics, porcs, assassins"

À Rennes, ils étaient 300 autour d'une banderole sur laquelle était écrit : "La police tue, appel à la révolte", puis ils sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant : "Flics, porcs, assassins !" Vers 20 heures, ils ont rassemblé des poubelles qu'ils ont incendiées à un carrefour du centre-ville. Place de l'hôtel de ville à Paris, une centaine de personnes se sont réunies et ont allumé des bougies. Une pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon."

"On a eu un État qui blesse, un État qui mutile. Maintenant, on a un État qui tue", a déploré sur place Coralie Duby, 29 ans, militante écologiste, présente ce week-end sur le site contesté dans le Tarn. À Brest, une centaine de manifestants se sont rassemblés Place de la liberté, et ils étaient une centaine également en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille à l'appel notamment...

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