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25/05/2013

Politique locale : BOURQUIN dixit, le rapport des magistrats de la CRC est « un gâchis d’argent public »

à lire sur :  http://anticor11.org/

(lien ci-contre, dans la colonne de gauche)

Pour C.BOURQUIN, le rapport des magistrats de la CRC est « un gâchis d’argent public »

Selon un article du quotidien régional, le Midi Libre, que nous vous invitons à découvrir, Christian BOURQUIN, notre Président de région s’est insurgé sur le coût de l’enquête menée par les Magistrats de la CRC qu’il estime à 1 Million d’Euros. http://www.midilibre.fr/2013/05/24/dma-le-rapport-de-la-chambre-regionale-des-comptes-debattu-a-la-region,703122.php Pour Christian BOURQUIN, c’est de l’argent public qui a été gâché pour s’attarder [...]

Le rapport explosif qui explique la colère de Christian BOURQUIN…

Comme anticor11 vous l’annonçait  précédemment, le rapport des Magistrats de la Chambre Régionale des Comptes est sorti, il sera officiellement présenté le 24 mai 2013 et il n’est pas tendre envers la gestion du Conseil Régional Languedoc Roussillon. Si le Midi Libre voit le rapport comme « Les abus de la gestion Frêche fustigés » et en fait son [...]

23/05/2013

Frais de bouche astronomiques, etc ... la Région Languedoc-Roussillon et ses excès

à lire sur le Canard Enchaîné de cette semaine (1,20€ chez votre marchand de journaux favori).

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L'implication citoyenne dans les choix énergétiques

communiqué :

Dans le cadre des journées "les échos de l'habitat" qui se tiendront les 1er et 2 juin (sur les bords du lac de Salagou)

se tiendra,

dimanche 2 juin à 16h à Celles

l'Assemblée Générale Constitutive d'une nouvelle association.

Cette nouvelle association aura pour but de défendre et promouvoir le principe d'une implication citoyenne dans les choix énergétiques. Permettre à chacun de produire sa propre énergie est (partiellement) inscrit dans la loi. Mais nous pensons que les citoyens doivent également avoir leur mot à dire pour ce qui concerne les implantations industrielles (parcs éoliens, "fermes" solaires...). Et que les collectivités - en tant que rassemblement et représentation des citoyens - doivent défendre ce principe, voire développer leur propre politique de prduction énergétique. Ce n'est qu'ainsi qu'on échappera aux conséquences dramatiques sur l'environnement et sur notre vie quotidienne qui nous sont actuellement imposées par les grands groupes industriels oeuvrant dans ce secteur (comme récemment sur l'Espinouse, ou en projet sur l'Escandorgue).  

> Venez participer à cette première réunion, au cours de laquelle on :

> - lui donnera un nom 

> - élira un Conseil d'Administration

> - définira une formulation claire de l'objectif à inscrire à l'Article 2 des statuts

> - débattra des premières actions à monter pour atteindre cet objectif

Donc, si vous vous sentez concerné par cette question, venez nous rejoindre dimanche 2 juin à 16h à Celles - lieu affiché sur place.

> Et si vous ne pouvez absolumment pas venir, mais souhaitez vous impliquer par la suite, répondez à ce mail, soit juste sur le principe, soit avec suggestion d'un thème à débattre, une orientation à prendre.

> A bientôt, j'espère

> Murray NELSON

>  Programme complet des Echos de l'Habitat sur www.ecolodeve.fr

18/05/2013

La Chine, les droits de l'Homme, la statue de Mao à Montpellier

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/17/francais-qu-avez-vous-fait-de-vos-valeurs_3286321_3232.html

Françaisqu'avez-vous fait de vos valeurs?

LE MONDE | 17.05.2013 à 16h55 • Mis à jour le 17.05.2013 à 17h59

Yiwu Liao (Ecrivain)

Ecrire sur la dissidence chinoise pour un public français est une tâche complexe ! Vous autres Français avez été les plus ardents défenseurs de la pensée de Mao Zedong (1893-1976) durant votre mouvement de Mai 68, et vous avez admiré de loin cette marée de drapeaux rouges qui ondulaient sur la place Tiananmen.

La distance vous a empêchés de constater que cette couleur rouge, si pittoresque, n'était en fait qu'un bain de sang. Les catastrophes provoquées par Mao, l'un des plus grands dictateurs du XXe siècle, ont laissé des blessures tellement profondes dans notre société que personne ne sait si la Chine s'en remettra jamais.

 
 

Les historiens tentent de chiffrer le nombre de morts directement imputables aux multiples expériences visionnaires de Mao et ne parviennent pas à se mettre tout à fait d'accord : plus de quarante millions ? Cinquante millions ? Quatre-vingts millions ?

Il y a les morts provoquées par la famine liée au Grand Bond en avant de 1959 à 1962, par les massacres de la Révolution culturelle, les innombrables fusillés innocents, et tous ceux qui ont préféré se donner la mort plutôt que de subir déshonneur ou tortures, ceux qui ont trouvé la mort en tentant de fuir à la nage vers Hongkong, ou à travers les forêts tropicales vers le Vietnam ou la Birmanie, et tant d'autres cas...

Et pourtant, aujourd'hui encore, le personnage de Mao Zedong reste plaisant dans la mémoire de nombreux contemporains. Son image se vend comme des petits pains sur tous les marchés chinois, sous forme de tee-shirts, de statuettes, de pendentifs, et le fameux Petit Livre rouge fait maintenant partie des objets à la mode.

Qui oserait agir de la sorte avec Staline ou Hitler ? Qui oserait arborer un tee-shirt à leur effigie ? Qui envisagerait de reproduire, de façon laudative, les discours de Mussolini ou de Franco ? Pourquoi Mao a-t-il échappé à l'opprobre mondial ?

MÉTHODES SANGUINAIRES

Car, au fond, la dictature chinoise n'a jamais changé de nature depuis la mort de son président, en 1976, et elle approuve ses méthodes sanguinaires. Elle reste brutale, meurtrière, méprisante des valeurs universelles qui sont la liberté de l'individu, son bien-être, son désir de s'exprimer.

Mais que les Français se consolent : ils ne sont pas les seuls à avoir été bernés par ce visionnaire assassin ! Le 21 avril, à l'occasion d'un discours prononcé dans une conférence organisée par le pouvoir chinois, le Prix Nobel de littérature 2012, Mo Yan, a déclaré, jouant sur deux tableaux : "Utiliser la distorsion, la caricature, la diabolisation envers un personnage historique aussi grandiose que Mao Zedong n'est pas bien intelligent. En fait, ceux qui souhaitent encore parler positivement de Mao de nos jours risquent bien des ennuis."

Sauf que le portrait de Mao reste sur tous nos billets de banque, que Mo Yan peut s'exprimer positivement sur l'un des plus grands criminels du siècle et que, non seulement il n'est pas jeté en prison, mais qu'on lui a attribué une voiture de fonction, un logement princier, le rang de vice-ministre, le salaire qui va avec, et que son village natal a été transformé en parc d'attractions sur lequel il touche de confortables dividendes. Tout cela avec le soutien de qui ? Du pouvoir chinois actuel.

Il y a quarante ans, la parole d'un écrivain comme Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) n'était pas contestée, et sa dénonciation du goulag soviétique avait glacé ses lecteurs. Ceux qui parvenaient à fuir l'enfer communiste étaient accueillis comme des héros, et la presse transmettait leurs idées, dressait leur portrait.

Moi je n'ai pas eu la chance d'Alexandre Soljenitsyne. Mais, comme lui, je ne me considère pas comme un dissident, mais plutôt comme un rebelle, et, comme lui, j'enrage de l'indolence des pays occidentaux qui ne voient pas le danger que représentent ces immenses pays sous la botte de la dictature.

Durant la guerre froide, personne ne contestait l'idée du bien (démocratie) et du mal (dictature). Aujourd'hui, les valeurs ont perdu leurs contours, et tout baigne dans un flou sans substance.

ACCUSÉ DE CRIMES ÉCONOMIQUES

Regardez : mon ami Li Bifeng, poète et écrivain, qui a partagé mes quatre années de prison au lendemain du massacre de Tiananmen, au début des années 1990, se retrouve en prison dans notre province natale, le Sichuan. Il a été condamné à douze ans de réclusion durant l'automne 2012. Bien sûr, il a été accusé de crimes économiques, mais chacun sait que son seul crime est d'être resté fidèle à la cause démocratique, et d'avoir été mon ami.

Il a même été condamné plus lourdement que mon autre fidèle ami, Liu Xiaobo, qui, lui, a joui d'une certaine compassion puisque sa peine de onze ans de prison lui a valu le Prix Nobel de la paix en 2010. Mais qui, aujourd'hui, se souvient encore de son nom en France, quel intellectuel se porte à son secours, quel sinologue a pris fait et cause pour demander sa libération ?

Chacun craint de perdre son visa pour la Chine, la subvention qui sera octroyée à son université s'il contribue à y implanter un Institut Confucius, la possibilité d'effectuer des voyages en Chine à l'occasion de colloques qui sont prétextes à de grands festins dans des hôtels de luxe.

J'utilise ma plume et la magie de la littérature pour que les souffrances de la Chine ne soient pas passées sous silence, pour que cette prodigieuse injustice qui est commise à notre égard, à nous Chinois, soit un tout petit peu connue : pourquoi faut-il plaindre les victimes du nazisme, du stalinisme ou du fascisme et continuer à chanter les louanges du développement économique de la Chine ? Notre peau serait-elle moins tendre que la vôtre ?

(Traduit du chinois par Marie Holzman.)



Liao Yiwu a été arrêté en 1990 et jeté en prison quatre ans pour avoir dénoncé la répression de Tiananmen. Il s'est enfui de Chine en 2011 et vit en exil à Berlin. Dernier ouvrage paru : "Dans l'Empire des ténèbres",éd. François Bourin, 672 p., 24 €.

Lire le débat : Comment être dissident aujourd'hui ? A l'heure des réseaux sociaux, la dissidence adopte de nouvelles formes. Les grands écrivains Salman RushdieYiwu Liao et Philip Roth reprochent à l'Occident d'oublier le combat pour les droits de l'homme.

Yiwu Liao (Ecrivain)

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Comment être dissident aujourd'hui ?

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voir aussi :

Montpellier: la statue de Mao va rejoindre Lénine sur la place du ...

www.lepoint.fr/.../montpellier-la-statue-de-mao-va-rejoindre-lenine-sur-la-place-du-xxe-siecle-18-07-2012-1486740_23.php

17/05/2013

À propos de comptes (2)

à lire sur MEDIAPART :

Tapie: le fisc a passé l'éponge sur 15 millions d'impôts
PAR LAURENT MAUDUIT

Selon nos informations, l’administration des impôts a renoncé en 2009 à saisir la Cour d’appel de Paris pour réclamer à Bernard Tapie le paiement de près de 15 millions d’euros d’arriérés d’impôt, dont 12 millions au titre de ses impôts sur le revenu des années 1992 et 1993. La justice risque de s'intéresser à cette nouvelle affaire, pour déterminer notamment qui a pu donner des instructions.

Lire la suite

extrait :

..."le fisc a passé l’éponge sur deux années d’impôt sur le revenu d’un contribuable qui figurait parmi les plus riches de France. L’affaire n’est certes pas inédite : en 2011, Mediapart avait ainsi déjà révélé que le ministre du budget de l’époque avait accordé une remise d’impôt de 6,2 millions d’euros au principal condamné du procès Elf, André Tarallo, connu sous le sobriquet de « Monsieur Afrique » (lire Une remise d’impôt de 6 millions d’euros pour le principal condamné du procès Elf)."...

Le rapport de la chambre régionale des comptes

communiqué :

En avant première sur Montpellier journal

Le rapport de la chambre régionale des comptes

Les magistrats pointent des irrégularités répétées concernant les marchés de la région en particulier sur l’opération Lordi mais aussi concernant les voyages – notamment le périple de Georges Frêche en Chine – les prestations juridiques, le traiteur, la communication. Mais aussi quelques gourmandises : du linge pour l’étage présidentiel, des commandes de boissons alcoolisées « particulièrement importantes », les frais de bouche, etc. Le président PS de la région a une réponse pour tout. Ou presque. Le rapport en intégralité.

28 M€ de communication annuelle
pour la région et Sud de France

La chambre régionale des comptes, dans son rapport de 128 pages sur la gestion de la collectivité présidée par Christian Bourquin, analyse notamment les frais et marchés de communication de la collectivité, objet de ce premier volet. Dans ce document que s’est procuré Montpellier journal, il est question de l’agence Sens inédit, de Midi Libre, du journal de la région, de TV Sud (ex 7L TV et Télémiroir), et même du coût de la seule com’ de l’opération Septimanie (2,5 M€).

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Question :
à combien de personnes profitent les 28 millions d'Euros de "communication" ?

à propos du Languedoc-Roussillon, voir aussi :

Insee Languedoc-Roussillon - Taux de chômage

www.insee.fr/fr/regions/languedoc/default.asp?page...chomage... - En cache
8 avr. 2013 ... Insee - Tableau de bord harmonisé de la conjoncture régionale du Languedoc-
Roussillon.
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16/05/2013

Montpellier : lettre ouverte sur la gestion de l’eau

 

Communiqué de Presse

 Lettre ouverte du Collectif 34 pour une gestion de l'eau en régie publique 

La date du vote du Conseil d'Agglomération sur la gestion de l'eau se rapproche sans que le bilan désastreux de la délégation passée du service de l'eau à Véolia ne soit connu des élus et du public. 
Que ce soit au plan du service ou au plan financier, l'audit SP 2000 témoigne pourtant de graves dérives qui doivent être versées d'urgence au débat.
Demain 15 mai à 11 heures à l'hôtel d'Agglomération, une délégation du Collectif 34 pour une gestion de l'eau en régie publique déposera une lettre ouverte au Président de l'Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers d'Agglomération faisant état de ce bilan. Dans cette lettre, le Collectif demande solennellement à Monsieur le Président d'Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers de rendre leur position publique. Les élus et les usagers de l’eau doivent retrouver la place qui leur revient dans la décision à venir.

Le Collectif invite les élus et le public à visionner la courte video suivante, dans laquelle se trouve méthodiquement exposé le bilan de la gestion Veolia.


Contacts : 06 72 66 90 12  - 04 67 54 19 34 

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Lettre ouverte sur la gestion de l’eau

à Monsieur le Président de l’Agglomération de Montpellier,
à Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Agglomération de Montpellier,

À moins de deux mois du vote du Conseil d’Agglomération sur la gestion de l’eau, le Collectif Eau pour un retour en régie publique s’inquiète de ce qu’une décision d’une telle importance puisse être prise sans qu’un bilan indiscutable de la gestion passée ne soit établi et que les éléments décisifs du dossier ne soient portés à la connaissance du public.
Le Collectif Eau demande à Monsieur le Président de l’Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers de se prononcer dans l’intérêt des citoyens qui sont aussi les usagers et les financeurs du service de l’eau. Or le rapport d’audit SP2000 commandé par l’Agglomération montre des dérives inacceptables dans la délégation du service public de l’eau à Veolia durant les 24 années passées.
  • Sur le plan du service 
L’audit indique que « le niveau de pertes est élevé » et « les taux de réparations de fuites et de renouvellement du réseau sont faibles ». Cela signifie que Veolia a manqué pendant vingt-quatre ans à son obligation essentielle  d’entretien des infrastructures.
  • Sur le plan financier 
Alors que Veolia déclare un million de bénéfices, l’analyse financière établie par l’audit montre de fait des profits huit fois plus élevés :
  • l’audit estime la dépense future et correcte du service à 11,4 millions d’euros. Veolia affiche une dépense de 14, 3 millions ; trois millions peuvent donc être économisés sur le fonctionnement du service ;
  • la rubrique « Investissements contractuels » fait apparaître deux autres éléments de surfacturation :
  • concernant le « remboursement » du droit d’entrée versé par Veolia à l’Agglomération
Ce droit d’entrée représentait 250 millions de francs en 1989. Or, 100 millions d’euros ont été facturés aux usagers de l’eau depuis, soit l’équivalent de 670 millions de francs, à raison de 4 millions par an !
Il faut en conclure que non seulement les usagers de l’eau ont « remboursé » ce droit d’entrée sur leur facture d’eau, mais qu’ils l’ont remboursé plusieurs fois versant une rente financière d’un taux d’intérêt exorbitant à Veolia.
  • concernant la taxe d’occupation du domaine public
À partir de 2009, une taxe d’occupation du domaine public a été instituée à Veolia par l’Agglomération ; elle se monte aujourd’hui à deux millions d’euros. Or cette taxe est présentée dans le compte d’exploitation de l’eau, ce qui signifie que ce sont les usagers qui la paient !

Vous serez d’accord, Monsieur le Président d’Agglomération, Mesdames et Messieurs les Conseillers, pour dire que ces dérives doivent cesser. Nous devons tirer les leçons du passé : il est temps de donner aux élus et aux usagers de l’eau la place qui leur revient, à la fois dans le partage de la gestion et comme force de proposition. La création d’une régie publique de l’eau à autonomie morale et financière est donc, vous en conviendrez, le seul et unique moyen d’y parvenir.

Le Collectif représentant les usagers de l’eau, se fera l’écho des prises de position de chaque élu(e)s de l’Agglomération.

Dans l’attente de vos réponses, recevez, Monsieur le Président de l’Agglomération, Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Agglomération, l’expression de nos salutations citoyennes et respectueuses,

Le Collectif Eau pour un retour en régie publique

Scandale : vers une limitation de l'accès à la plage familiale du Petit-Travers (rappel)

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2013/04/20/derniere-saison-des-automobiles-au-petit-travers,682404.php

Montpellier : dernière saison pour les voitures au Petit-Travers - Midi Libre

OLLIVIER LE NY

20/04/2013, 08 h 37 | Mis à jour le 20/04/2013, 14 h 55
 
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La route littorale RD 59 aura totalement disparu d’ici deux ans, à l’orée de l’été 2015. Mais sa destruction sera effective à 75 %, dès la première phase du chantier, en 2014.

C’est une affaire de mois. La réhabilitation du lido du Grand et du Petit-Travers en termine avec sa phase réglementaire, une étape, "complexe", pour ce territoire très protégé, sanctionnée jeudi soir par l’approbation, par les délégués du Pays de l’Or, du dossier d’enquête publique.

Annoncé l’an dernier, après une interminable concertation, confié par les partenaires - Europe, État, Département, Région, les cités de La Grande-Motte et de Mauguio - à l’agglo, qui en assure la maîtrise d’ouvrage, le projet vit ses ultimes ajustements. À la barre, le paysagiste alsacien Alfred Peter a dû amender la copie dévoilée en juillet 2012, sans cependant attenter à l’essentiel : l’anéantissement de la route littorale RD 59.

La RD59 détruite à 75 % dès 2014

Cette voie aura totalement disparu d’ici deux ans, à l’orée de l’été 2015. Mais "sa destruction sera effective à 75 %, dès la première phase du chantier", explique Valentina Cosma, la directrice chargée du développement, à la communauté. Soit dès 2014. On lui aura alors substitué partiellement une contre-allée, de près de 2 km, le long de la quatre-voies, la RD 62. "Le dernier quart sera démoli lors de la seconde phase de travaux, à l’issue de la saison estivale 2014."

Le stationnement aura donc déjà basculé, pour l’essentiel, sur les espaces aménagés entre pinède et voie rapide, étirés sur sa longueur et d’une capacité de mille véhicules. L’intérêt : "Homogénéiser la présence humaine sur l’ensemble du site", défend la proposition Peter.

"Il est apparu que cet équipement n’était pas compatible avec la loi littoral"

Sur cela, comme sur le réseau de cheminements piétons qui conduiront les visiteurs à la mer, la restauration des zones humides et la reconstitution du cordon dunaire, le projet n’a pas évolué. À l’inverse, les allers-retours avec les services de l’État ont enterré la maison du site. "Il est apparu, relève Valentina Cosma, que cet équipement n’était pas compatible avec la loi littoral, aucune réalisation n’étant autorisée dans la bande des 100 m." La Direction de l’environnement (Dreal) a également tiqué sur le positionnement de la piste cyclable, insérée dans les dunes.

Du coup, la piste "est reportée au nord près de la contre-allée automobile", explique Yvon Bourrel, le patron de l’intercommunalité. Et la maison du site, espace pédagogique, trouvera sa place, sur la plage elle-même, "sans doute intégrée à la paillote Lire à la plage, à l’occasion de la nouvelle concession en discussion entre l’État et Mauguio-Carnon", envisage Valentina Cosma.

Fin de l'enquête publique en octobre, bouclage des travaux en 2015

Reste, désormais, à lutter contre la marche inexorable du temps : pour profiter des fonds européens, il faut boucler les travaux en 2015.

Lancée "avant l’été, l’enquête publique doit aboutir pour octobre, insiste Christophe Bel, directeur adjoint de la collectivité, pour que l’on puisse attribuer les marchés." Chaque phase de chantier a été estimée à sept mois et ne devra pas empiéter sur le début de saison. Ce sera donc tendu jusqu’au bout.

 
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et sur ce blog les notes du :

9/5/2010 :  Pétition pour sauver la...

4/7/2011 : La plage du petit travers...

21/7/2011 : La plage du petit travers...

11/2/2012 :  Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers ...

commentaire sur la décision prise :

Cette décision est à la fois stupide et contestable. Elle va conduire à un changement de la fréquentation de la plage mais certainement pas à une protection du site. En effet, ce site n'est pas mis en danger par les usagers mais par l'érosion marine.

Il faut savoir que la modification du littoral résulte d'une part des courants, d'autre part de la disparition de la recharge en sable à la suite de la construction des barrages sur le Rhône, car le delta de ce fleuve et la recharge en sable des côtes voisines proviennent des matériaux d'érosion du fleuve.

Qu'en est-il de la plage entre Carnon et la Grande-Motte ? Elle n'est plus naturellement rechargée en sable et l'érosion marine l'attaque d'autant plus que des épis ont été construits à Carnon et Palavas et retiennent le sable qui pourrait la recharger de façon naturelle en raison des courants marins. La seule solution est de la recharger périodiquement en sable, comme ce fut fait il y a quelques années.

Que va-t-il se passer, quant à sa fréquentation ? Les familles avec enfants, en particulier les familles modestes, venant avec pique-nique, parasol, etc ... seront pénalisées sur le plan de la durée et la difficulté du transport et céderont la place aux "adultes-aisés-sportifs-sans enfants". Est-ce une bonne chose ? Certainement pas !

On peut se demander ce qui motive nos politiciens locaux dans cette décision.

La phrase du maire de Mauguio, Yvon Bourrel, qualifiant la route de "point dur contribuant à l’érosion, car il empêche la fixation du pied de dune" est une "absurdité géologique", permettez moi l'expression !

Réfléchissez : loin de contribuer à l'érosion, la route protège l'intérieur des terres. Car derrière la route, et avant l'étang de Mauguio il y des dunes "fossiles" (ie: qui ne sont plus rechargées en sable).Que se passerait-il si on laissait l'érosion se faire sans recharger la plage en sable ? Tout simplement, la plage disparaîtrait, la mer finirait par atteindre la voie rapide (D62) puis l'étang de Mauguio. Pas tout de suite, bien sûr, mais en l'espace de quelques décennies. Ce sera pour nos petits-enfants, ou les enfants de nos petits -enfants.

Est-ce là ce qui est envisagé ? 

Je ne le pense pas : imaginez la disparition complète de la plage et de la voie rapide : quel responsable politique local est prêt à l'envisager ???

Finalement, n'y aura-t-il pas une privatisation de fait du littoral, avec avantages accordés aux plages privées, aux parkings présents et futurs théoriquement gratuits mais qui seront payants un jour ou l'autre, comme à Maguelone. Vous ne croyez pas ?

et enfin :

16/3/2012 : Fermeture définitive de la...

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)

Il paraît, selon Monique Pétard, vice- présidente du Conseil Général, que la fermeture de la route départementale RD59 est nécessaire pour protéger la plage du Petit travers/Grand travers de l'érosion.

Cette affirmation est évidemment peu crédible (voir la note du 11/2/2012 : Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 3)).

Par contre, il est vraisemblable qu'implanter des plages privées n'est pas sans conséquence sur l'érosion accélérée face aux emplacements des dites plages.

Voici un sujet qui mériterait un article documenté de la part des journalistes locaux.


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15/05/2013

Montpellier : actualités locales (2)

Le clientélisme à Montpellier, grâce à nos impôts.

lu sur : http://www.lagglorieuse.info/article-offert.php

ARTICLE DISPONIBLE EN TOTALITE
Subventions locales : Dieu reconnaît bien les siens

Le clientélisme fait légion à Montpellier. Pour bénéficier de larges subventions de certains institutionnels, il est préférable d'être membre du Parti socialiste ou faire allégeance aux potentats locaux. Georges Frêche était le roi du clientélisme... Lire la suite

Vous avez dit clientélisme...
Subventions locales : Dieu reconnaît bien les siens

mercredi 15 mai 2013

Le clientélisme fait légion à Montpellier. Pour bénéficier de larges subventions de certains institutionnels, il est préférable d’être membre du Parti socialiste ou faire allégeance aux potentats locaux. Georges Frêche était le roi du clientélisme.

En 2005, il a déclaré : « Moi, j’aide les gens qui m’aident et je vais subventionner ceux qui étaient à côté de moi pour conquérir la Région. » Lors de l’affaire des sous-hommes, il a lancé à un harki : « Je t’ai donné un emploi de pompier, alors garde-le et ferme ta gueule ! » En fait, Georges Frêche reconnaissait qu’il donnait des emplois à la tête du client. Concernant les Arabes et le logement social, les choses sont très simples. Pour bénéficier d’un logement social auprès de l’ACM, il faut passer par l’association des Franco-Marocains et son président, El Houssine Tahiri.
Ce dernier est un bon client des socialistes de Montpellier. D’ailleurs, à chaque élection, il fait une quête à la Paillade pour soutenir les candidats socialistes, et il organise des réunions pour ces mêmes candidats avec les Marocains. Pour le remercier de ses loyaux services, la mairie lui a octroyé un emploi dans une Maison pour tous. André Vézinhet subventionne à tour de bras les associations de la Paillade qui font campagne pour lui. Il donne de l’argent à l’association Unisson pour son festival, Arabesques, et il met à sa disposition le château d’O. Il a imposé aux associations de la Paillade de se regrouper dans le réseau pailladin pour mieux les contrôler.

Les internationales de la guitare

D’ailleurs, les associations de la Paillade sont reçues très facilement au cabinet d’André Vézinhet, contrairement aux autres associations du département. Un autre bénéficiaire des largesses des collectivités locales, c’est Talaat El Singaby avec son festival, Les Internationales de la guitare, qui n’a d’international que le nom. Talaat El Singaby a, par exemple, avancé qu’il a fait venir à Montpellier Ravi Shankar, le grand artiste indien aujourd’hui décédé, pour l’édition de 2001.
Ce qui est totalement faux, vu que ce dernier n’a jamais mis les pieds à Montpellier. En 2002, Talaat El Singaby était directeur de campagne de Jean-Louis Roumégas, candidat des Verts aux législatives sur la 1re circonscription. Ce qui n’était pas du goût de Georges Frêche, alors maire de Montpellier et président de l’Agglo. Georges Frêche a alors décidé de couper les subventions à Talaat El Singaby, déclarant que ledit festival n’avait pas une dimension internationale, mais locale. Suite à cela, Talaat El Singaby a pris sa carte au PS et a fait campagne pour Georges Frêche, lors des régionales de 2004. Par conséquent, il était de nouveau en grâce auprès de Georges Frêche. Aujourd’hui, il bénéficie des subventions de la Ville, de l’Agglo, du Département et de la Région, malgré le niveau médiocre de son festival. En 2011, il a engrangé 470 000€ de subventions publiques. Une paille ! La presse locale joue un rôle non négligeable dans le clientélisme.
C’est Pierre Serre, patron de La Gazette , qui s’illustre le mieux dans cet exercice. Ainsi, en 2004, il qualifiait Georges Frêche de « géant » et de « grand », d’autant plus que certains articles concernant l’ancien élu étaient rédigés par les services de l’Agglo ! En contrepartie de ses louanges, La Gazette bénéficie des largesses annonces légales et de l’argent de la communication des collectivités socialistes d’ici.
Un autre client des collectivités locales est Jean-Paul Montanari. Ce dernier est d’ailleurs l’un des plus fervents serviteurs des socialistes.
Il était de tous les combats de Georges Frêche, et il continue de servir Jean-Pierre Moure. En contrepartie, le Seigneur de Cournonsec subventionne sans compter le festival Montpellier Danse, et assure un salaire confortable à Montanari. Les milieux israélites de Montpellier bénéficient, eux aussi, des largesses des socialistes d’ici, à travers leur association, L’institut Maïmonide. Ils bénéficient également de subventions pour le centre communautaire juif.
Mais ce sont des soutiens indéfectibles des socialistes lors de chaque élection. À juste titre on peut dire qu’à Montpellier, le clientélisme est monnaie courante !

Jean-Louis Lebrun

Montpellier : actualités locales

Actualités à lire sur Montpellier journal :

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Max Levita : l’intégralité de son réquisitoire
contre la gestion Moure (audio)

Quelles que soient les sympathies ou les antipathies qu’on peut avoir envers tel ou tel candidat à l’investiture PS pour les municipales à Montpellier, l’intervention, vendredi 3, de Max Levita, président du groupe PS au conseil municipal et adjoint au maire en charge des finances était un événement. Non du fait de l’annonce de son soutien à la candidature de Philippe Saurel puisqu’il avait déjà été dévoilé mais plus en raison de sa charge sévère contre Jean-Pierre Moure, le président de l’agglo et lui-aussi candidat à l’investiture.

Jacques Domergue (UMP) : « Un Front national très fort
c’est le principal danger pour nous »

Celui que son parti pousse à se représenter aux prochaines élections municipales à Montpellier revient sur le sondage commandé par l’UMP et en tire les conséquences : « Il faudra sûrement droitiser le discours de l’UMP au niveau national. » Autres questions abordées lors de l’interview : où en est-il de sa décision de se présenter alors qu’il l’avait lui-même annoncé pour fin avril ? Quels sont les éléments qui entrent en jeu dans cette décision ? Quid de son salaire à l’Institut régional du cancer de Montpellier (ICM, ex Val d’Aurelle) ? Qu’attend-il de son conseil d’administration ? Quel pourcentage de son salaire a-t-il cumulé avec ses indemnités de député ? Entretien.

La députée Le Dain attribue 22 000 €
aux Internationales de la guitare
(en accès libre)


L’association Confluences qui gère le festival a tutoyé, on l’a vu, les 500 000 € d’aides publiques en 2011. Cela n’a visiblement pas semblé suffisant à Anne-Yvonne Le Dain par ailleurs vice-présidente (PS) de la région Languedoc-Roussillon (donc toujours cumularde).


MAHB : le serbe Uros Vilovski joueur fantôme pendant trois mois ?

Quel était son statut entre son arrivée dans le club de hand à Montpellier cet automne et sa qualification officielle comme joueur de l’équipe professionnel par la commission de contrôle de la ligue nationale (CNACG) le 1er février 2013 ? Qui le payait ? Ce sont des questions que les journalistes sportifs ne se sont visiblement pas posées. Quant au MAHB, malgré sa grande dépendance envers l’argent public, il refuse de répondre et trouve que Montpellier journal pose des questions « parfois très indiscrètes voir déplacées ». Bref, le club – gêné aux entournures ? – nous reproche de faire notre travail.

Voir aussi : tous les articles en accès libre publiés depuis septembre 2012

12/05/2013

CONSEIL MUNICIPAL de MONTPELLIER du 6 MAI 2013.

VIVEMENT 2014 !

lu sur :

http://montpellier.vraimentagauche.over-blog.fr/article-conseil-municipal-de-montpellier-du-6-mai-2013-117724671.html

      CONSEIL MUNICIPAL de MONTPELLIER du 6 MAI 2013.    

..."Pour ce conseil, nous avons déposé une question de fond à travers un vœu pour une régie publique de l’eau et de l’assainissement. Les trois clans du PS (Mandroux, Moure, Saurel)  ont en commun de ne pas vouloir de ce débat en conseil municipal. Mandroux, suite à une de nos interventions lors du dernier conseil, avait refusé clairement ce débat en disant qu'un débat aurait lieu à la maison de la démocratie. L’Agglo doit trancher le mode de gestion en Juillet, il était impératif d’imposer ce débat maintenant. C’est pourquoi notre groupe a déposé un vœu en proposant de l’élargir à toutes celles et ceux partageant notre position de fond : la régie publique. Un vœu était la seule façon d’avoir un débat et un vote. J. L. Roumegas, comme président de groupe, est intervenu sur l’ordre du jour pour demander que le vœu soit débattu et voté en début d’ordre du jour. Mandroux s’y est opposée."...

..."La délibération 8 avait pour objet la Délégation de Service Public du Parc de stationnement du Nouveau St Roch. Il s’agit d’un parking public en élévation de 9 niveaux comprenant environ 800 places. La délibération comportait l’éternel copié-collé vantant les mérites de la DSP.

Nous sommes intervenus sur deux aspects. Le premier pour rappeler notre opposition de fond cette DSP. Un parking est pour nous un élément du Plan Local de déplacement, la ville doit pouvoir maîtriser son PLD, ses parkings, ses tarifs et, bien entendu, ses ressources. Nous ne savons pas à ce jour qui prendra cette DSP, mais il est évident que l’entreprise qui sera délégataire ne le fait pas par conception de service public mais pour en tirer des bénéfices. Comme d’habitude, nous avons déclaré être contre cette DSP. Nous avons aussi insisté sur le plan global de déplacement et de stationnement. Le parking des Halles Laissac va être détruit, il n’y a plus de parking à la Gare, le parking Baures va laisser la place aux 1 200 logements du nouveau quartier St Roch, il faut des parkings gratuits à l’entrée de la ville afin que les gens puissent laisser leur voiture et renforcer le maillage tram–bus –mini bus, une véritable continuité des pistes cyclables et des  déplacements doux

Nous avons voté contre cette délibération."...

..."La délibération 44 proposait un nouveau jumelage avec la ville de Sherbrooke (Canada)

Nous avons utilisé cette délibération pour intervenir sur le bilan des jumelages et tout particulièrement sur Béthléem et la Palestine.

La ville de Sherbrooke  a déjà un partenariat avec l’université de Montpellier, au vu de la faible réalité des autres jumelages, de leur visibilité et de leur intérêt pour les habitants nous voyons peu d’intérêt à ce nouveau jumelage. C’est pourquoi, nous nous sommes abstenus sur cette délibération.

Nous avons interpellé directement Mme Mandroux comme maire de Montpellier sur deux points concernant Béthléem et la Palestine. Tout d’abord, pour demander pourquoi le drapeau palestinien ne flottait pas à égalité avec les drapeaux des autres villes jumelées ? Nous lui avons demandé quelle était sa position politique sur cette question. Nous avons continué sur la journée sioniste de Jérusalem « capitale éternelle d’Israël » pour demander que la Mairie respecte les droits du peuple palestinien et le droit international en n’apportant pas son soutien logistique, financier et politique avec la présence des élus à cette initiative. Nous avons demandé quelle était sa position sur cette journée. Nous lui avons aussi signalé les différents courriers et demandes d’entrevue restés sans réponse à ce jour.

Comble de tout, Mandroux laissera Perla Danan nous répondre. Pour elle, nous sommes de ceux qui « aboient » et opposent les peuples ! Elle déclare que le drapeau flotte à la Maison Internationale sans répondre aux questions de fond.

JL Roumegas a rappellé que l'Ambassadeur de Palestine viendra à Montpellier les 15 et 16 Mai et à demandé ce que la Mairie avait prévu. Il n'y a pas eu de réponse sur ce sujet."...   

..."La délibération 50 concernait les modalités de concertation proposées par RFF concernant le projet de la nouvelle gare TGV. La proposition lie la nouvelle gare et le nouveau quartier OZ.

Notre intervention contre ce projet a repris une série d’arguments que nous avions déjà développés. Nous sommes pour une gare TGV en centre ville, l’avantage du train est de pouvoir partir d’un centre pour arriver en centre ville. Nous sommes contre un étalement urbain de l’autre côté de l’autoroute occupant toute la bande verte du littoral jusqu’à Lattes, Boirargues, Mauguio. Avec le projet actuel, cette bande verte va servir au doublement de l’A9, à la nouvelle gare TGV, au quartier OZ, à un quartier d’affaires…. Nous avons voté contre les transferts de territoires à ASF, nous renouvelons notre positionnement. De plus, un nouveau problème se pose pour les gens venant en TER pour prendre le TGV. Comme il n’est pas prévu de ligne train entre les deux gares, ils devront aller en tram jusqu’à la nouvelle gare TGV ce qui fait perdre bien plus que le temps qui sera gagné pour se rendre à Paris et idem pour le retour. Nous sommes pour une nouvelle ligne rapide permettant fret et voyageurs et pour un lien ferroviaire entre la gare de centre ville St Roch avec la nouvelle ligne (les élus municipaux de la majorité débattent comme si la mixité fret/TGV était acquise car elle permet que les trains de marchandise ne circulent plus en centre ville mais rien n'est acquis pour le moment, quant au lien ferroviaire entre la ligne TER et la nouvelle ligne TGV, il n'est même pas prévu). Nous sommes pour un développement du fret comme alternative aux 17 000 camions quotidiens passant à Montpellier. Nous sommes aussi pour préserver des terres agricoles afin de développer une agriculture de proximité, une agriculture bio et les circuits courts. Pour terminer, la proposition de RFF de mettre en place un Partenariat Public Privé (PPP) pour le projet ne peut avoir notre accord.

Nous avons voté contre cette délibération, EELV s’est abstenu."...

..."La délibération 85 concernait le marché communication de la ville.

Pour la communication institutionnelle de 100 000 à 550 000 euros

Pour la communication événementielle de 150 000 à 550 000 euros

Ce qui fait tout de même jusqu'à 1 100 000 euros pour la communication !

Nous avons voté contre cette délibération considérant que cet argent serait bien mieux utilisé dans d’autres postes budgétaires répondant aux besoins sociaux."...

..."Vœu pour une régie publique de l’eau et de l’assainissement

Vu l’enjeu de ce débat, nous avons tenu à présenter les arguments des différents groupes politiques présents au conseil municipal, aussi nous le joignons à part.

Le PS, qui ne voulait pas ce débat, qui hypocritement parle de dogmatisme et d’idéologie de notre part tente ainsi de cacher son refus de l’eau comme bien commun géré en régie publique. Nous venons de voir son refus de voter une loi d’interdiction des licenciements boursiers, son refus de voter une loi d’amnistie des syndicalistes, nous avons sous les yeux un nouveau recul. Comme un vœu oblige à un débat mais surtout à un vote, le PS a bien du prendre position et il l’a fait en appelant ces conseillers à voter contre le vœu ! Le vœu a donc été minoritaire au conseil avec 10 voix pour (EELV-GA-FASE-PCF). "...

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Débat sur le voeu du 6 mai 2013

 

LE MERITE DE LA CLARTE ! La délibération 88 vœux déposé par le groupe EELV-GA-FASE pour une gestion publique de l'eau Alors qu'habituellement les rangs du Conseil municipal commencent à se vider au…

 

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11/05/2013

Contre les projets inutiles de nos "élus", une résistance "citoyenne"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/10/un-squat-contre-un-projet-de-zone-commerciale-pres-de-rouen_3175328_3244.html

LE MONDE | 10.05.2013 à 18h40 • Mis à jour le 11.05.2013 à 13h57

Par Rémi Barroux

Rassembler et disséminer : telles sont les deux stratégies des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, défendu par le gouvernement. Samedi 11 mai, les militants doivent tenter de fédérer les soutiens en organisant une chaîne humaine autour de la "zone d'aménagement différé" (ZAD), rebaptisée "zone à défendre". Des milliers de personnes – le 17 novembre 2012, 40 000 personnes avaient arpenté le bocage nantais – devaient se donner la main pour encercler les 1 640 hectares du terrain où doit être construit l'aéroport du Grand Ouest.

Mais, alors que le projet de Notre-Dame-des-Landes est de fait gelé pour une durée indéterminée, les "zadistes" ont une autre stratégie : "semer des ZAD" partout, autrement dit occuper les zones où doivent se construire des projets qualifiés d'"inutiles", comme la ligne ferroviaire Lyon-Turin, un projet d'incinérateur dans le Morvan, le stade de football de l'Olympique lyonnais à Décines-Charpieu, la zone commerciale dans le triangle de Gonesse, en région parisienne...

Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes : projet confirmé mais retardé

A Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen, la cible est une filiale du groupe Auchan, Immochan, qui a acheté des terres agricoles. Dans cette nouvelle ZAD, pas de cabanes dans les bois ou de barricades dans la boue : à la ferme des Bouillons, le squat est trois étoiles. Cinq, six ou sept jeunes, selon les circonstances, vivent là en permanence. L'enjeu porte sur 4 hectares de terres agricoles. Avec un mot d'ordre facile : "Des champs ! Pas d'Auchan !"

FERME HISTORIQUE

La société Immochan, qui gère "des espaces de commerce et de vie" dans le monde entier, a racheté le terrain en janvier 2012. Cinq ans plus tôt, les terres agricoles de cette grande ferme ont été classées en "zone à urbaniser" par la municipalité. Une aubaine pour le groupe Auchan, qui ne dispose d'aucun hypermarché à Rouen.

En juillet 2012, un permis de démolition de la jolie maison à colombages est délivré. L'alerte est donnée par une conseillère municipale écologiste de Mont-Saint-Aignan, dont le maire actuel est membre du Parti socialiste. Un petit groupe décide, le 6 décembre, d'occuper la dernière ferme historique du plateau.

Depuis, la vie s'est organisée. Soirées culturelles, réunions militantes, sans compter les soins à apporter aux poules, coqs, brebis et agneaux. Quand deux huissiers sont venus délivrer aux occupants, le 17 avril, un commandement de justice de quitter les lieux dans un délai de vingt-quatre heures, la riposte a été immédiate. L'Association de protection de la ferme des Bouillons sait pouvoir compter sur plus de 200 personnes dans une "chaîne d'urgence" mobilisable sur simple coup de fil.

Samedi 20 avril, avec l'aide de la Confédération paysanne, les zadistes normands ont labouré une parcelle et semé des pommes de terre. Le projet agricole existe. "Nous voulons empêcher toute destruction, et que la mairie requalifie les terres en zone naturelle et agricole", explique Sacha Vue, 24 ans, un ingénieur agronome qui a lancé le mouvement.

PROJET COLLECTIF

Olympe Crocq, 25 ans, étudiante en allemand, vit aussi ici, comme Barthélemy Guéret, 27 ans, intermittent du spectacle. Cédric Bineau, 31 ans, étudie quant à lui le maraîchage à Yvetot. Avec son collectif, les Appoyas, il cherche un lieu pour développer un projet collectif – maraîchage, boulangerie, forge et activités pédagogiques.

Tous se disent politisés, mais aucun parti ne trouve grâce à leurs yeux. Sacha dénonce le double langage des élus socialistes : "D'un côté, ils votent de grandes résolutions pour préserver les terrains agricoles et, de l'autre, ils ne préemptent pas les terres qui sont vendues."

Adeptes de la guitare, du jonglage, des "soirées conte" ou des mini-concerts qui se tiennent dans l'un des nombreux bâtiments, ces militants misent d'abord sur les habitants de Mont-Saint-Aignan et de l'agglomération rouennaise.

Le groupe est jeune et cultive l'ouverture. Tous se réfèrent à Notre-Dame-des-Landes, où ils se sont souvent rendus. Olympe y a "découvert le militantisme" : "Il s'est passé quelque chose là-bas", dit la jeune fille. Mais ils ne se reconnaissent pas dans l'aspect guerrier parfois véhiculé dans le bocage nantais. Sacha y a campé durant un mois : "Des zones à défendre, il y en a partout, mais ici on ne voulait pas de barricades ou porter des cagoules", dit-il.

Le 11 mai, ils seront à Notre-Dame-des-Landes. Combien de temps vont-ils rester à la ferme des Bouillons ? "On ne défend pas ce projet pour nous", avance Olympe. "On reste ici jusqu'à ce que l'on gagne ou que l'on se fasse jeter", assène Cédric. C'est cela, l'esprit ZAD.

Lire aussi : A Avignon, la possibilité d'une ZAD

Rémi Barroux

08/05/2013

La moralisation politique ? Quelle moralisation politique ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/07/contresens-gouvernemental-sur-la-moralisation-politique_3173019_3232.html

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Contresens gouvernemental sur la moralisation politique

LE MONDE | 07.05.2013 à 19h11

Par Séverine Tessier (porte-parole de l'association Anticor) et Jérôme Karsenti (avocat de l'association)

La résonance de l'affaire Cahuzac, qui a conduit le gouvernement à soumettre en urgence au conseil des ministres du 24 avril trois projets de loi dits "de moralisation de la vie publique", ne peut s'expliquer que par l'écoeurement des citoyens confrontés à la succession d'affaires politico-judiciaires qui a émaillé les trente dernières années de la Ve République. L'affaire des tableaux de Claude Guéant, qui suinte la fraude fiscale et alimente des soupçons de financement occulte de la campagne électorale, vient ajouter au malaise ambiant.

Cependant, la réponse apportée par le gouvernement à la fois opère un contresens sur le diagnostic et se montre hors sujet quant aux solutions proposées.

Le scandale Cahuzac est né du symbole cumulé d'un ministre du budget, pris la main dans le sac de la fraude fiscale, alors qu'il était le fer de lance de la politique de rigueur et de la chasse à la fraude lancée par le président de la République. L'émotion suscitée a fait penser au gouvernement d'une part qu'il convenait de réagir dans l'immédiateté et d'autre part et surtout que le coeur du problème était l'opacité des revenus des hommes politiques.

Cela semblait si simple, la fraude de M. Cahuzac comme son mensonge public étaient des signes de dissimulation ; contraindre les élus à la transparence serait le remède à cette maladie honteuse. Cette analyse sommaire évite de réfléchir aux causes exactes du malaise démocratique de cette affaire. Le constat primaire qui se répand comme un parfum nauséabond est que la représentation politique est une classe de privilégiés qui sert ses intérêts corporatistes et privés au lieu de servir l'intérêt général. En d'autres mots, c'est la porosité de plus en plus palpable entre les élus et le monde de l'entreprise et de la finance qui met en péril l'équilibre de nos institutions. Il ne s'agit donc pas de moraliser la vie publique, mais de la démocratiser pour en faire une société moderne et libre dans laquelle le contrôle citoyen pourra prendre sa place.

Comment concilier une activité privée quelle qu'elle soit et le service de l'intérêt général ? Comment accepter que des amendements législatifs soient apportés clés en main par des groupes privés à des élus ? Comment ne pas réagir à la pratique très courue des partenariats public-privé (PPP), dans lesquels par exemple des élus municipaux, directeurs de banque par ailleurs, ne sont pas inquiétés alors même que la banque qu'ils dirigent est la banque prêteuse de la société créée pour porter le projet ?

Il n'est pas nécessaire de mettre un coup de peinture à la Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) pour en faire une haute autorité de contrôle et tenter ainsi d'illusionner le maître d'oeuvre ignorant ; une réforme d'ampleur institutionnelle s'impose.

Il aurait d'abord fallu prendre le temps et ne pas légiférer dans la précipitation, comme cela se faisait lors du précédent quinquennat. Pourquoi ne pas avoir profité des quatre projets de loi tendant à réformer la Constitution pour solenniser en congrès une réforme qui aurait pu rassembler tout l'échiquier parlementaire ? Qu'il suffise de dire que l'essentiel du travail intellectuel a été fourni dans le cadre de différents rapports élaborés par la commission Sauvé (2011), la commission des lois du Sénat présidée par Jean-Jacques Hyest (2011), la commission Jospin (2012), mais également par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ainsi que différentes associations et personnalités.

Une réforme d'ampleur aurait pu d'abord viser à mener une lutte effective contre les conflits d'intérêts. La déclaration d'intérêt ne mettra pas fin au conflit d'intérêts, elle en limitera l'effet ou imposera à l'élu l'usage de subterfuges plus élaborés pour éviter la suspicion. De même que l'interdiction des fonctions de "conseil" avec un mandat de parlementaire est trop restrictive. Seule une interdiction totale du cumul d'une profession privée et d'un mandat électif serait suffisante pour limiter les influences d'intérêts privés sur le mandat public. Cette interdiction pourrait même être sanctionnée pénalement si elle n'était pas respectée.

A cette proposition, il est toujours opposé le risque de professionnalisation des élus et de leur déconnexion du "monde réel". Or, la professionnalisation est un fait actuel que les activités privées des élus n'ont pas empêché. Songeons à ces Balkany, Guérini, Tiberi, Chirac, etc., tels des phénix toujours mieux élus dès lors qu'ils ont été condamnés ou mis en examen. Ainsi, il est indispensable de poser le principe d'une interdiction du cumul des mandats ainsi que de leur renouvellement dans le temps. Le risque de professionnalisation disparaîtrait. Le refus de certains élus, qui ont porté la campagne de François Hollande, de faire voter une loi sur le cumul des mandats participe aussi du discrédit de la classe politique qui apparaît comme accrochée à ses hochets comme les moules à leur rocher. Une telle réforme imposerait de se pencher sur l'élaboration d'un véritable statut de l'élu et l'instauration d'une sorte de "congé électif".

Cette réforme aurait ensuite dû instaurer une autorité indépendante pour contrôler les marchés publics et protéger les lanceurs d'alerte au moyen de l'anonymat. Cette autorité pourrait reprendre également les missions conférées par la loi nouvelle, mais également celle de la Commission de déontologie, qui ne joue qu'un rôle consultatif, alors que les problématiques de pantouflage sont une réalité non négligeable.

Les marchés publics sont une source constante de détournements de fonds publics, d'augmentation des coûts, d'avantages injustifiés. Il est temps de repenser avec plus de rigueur le cadre de la dépense publique, les organes de contrôle de légalité ne jouant plus leur rôle (notamment le préfet ou le contrôleur financier). Le contrôle de la dépense publique échappe de plus en plus aux élus par le biais des partenariats public-privé, qui opèrent un transfert de souveraineté des collectivités territoriales au profit de grands groupes privés (Bouygues, Vinci, etc.). De plus, les lanceurs d'alerte sont aujourd'hui abandonnés par la loi. Ils ont l'obligation de dénoncer des faits illégaux qu'ils constatent, mais aucune protection ne leur est réservée. Il convient de leur donner une légitimité et un statut protecteur. Interdire le lobbying paraît en outre nécessaire.

Il faudrait instaurer un parquet indépendant qui ne disposerait plus de l'opportunité des poursuites en ce qui concerne les infractions à la probité publique. Il serait désormais tenu légalement de donner une suite pénale à toute infraction de cette nature.Chaque infraction devant générer une réponse pénale lorsqu'elle concerne un élu, un membre du gouvernement ou des cabinets, un responsable d'une entreprise publique.

Enfin, les faits relatifs aux infractions portant atteinte à la probité publique doivent être imprescriptibles. De même, tout élu ayant été condamné pour des faits portant atteinte à la probité doit être déclaré inéligible à vie.

Le saupoudrage législatif à venir constitue certes un progrès. Celui-ci réside dans les moyens d'investigation et de contrôle conférés à la haute autorité et dans le droit donné aux associations de lutte contre la corruption de se constituer partie civile dans les procès. Mais il est à craindre que la défiance à l'égard de la représentation politique, qui ne s'attaque pas au trafic d'influence et limite par un agrément aux critères indéfinis la constitution de partie civile des associations, ne soit pas enrayée par une si petite ambition. Nous lançons un appel solennel pour que le gouvernement engage rapidement la réforme d'ampleur tant attendue par les Français de démocratisation de la vie publique.

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mon commentaire :

à propos de moralisation de la politique , pour sortir d'une représentation politique qui est une classe de privilégiés qui servant ses intérêts corporatistes et privés au lieu de servir l'intérêt général, voir :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/12/13/comment-presenter-une-liste-aux-prochaines-municipales.html

Comment présenter une liste aux prochaines municipales ?

05/05/2013

Suicide d'un militant anti-OGM

Aucun média n'en parle.

http://blogs.mediapart.fr/blog/laure/030513/en-souvenir-de-pierre-azelvandre-lerudit-du-mouvement-anti-ogm

En souvenir de Pierre Azelvandre, l'érudit du mouvement anti-OGM

 
Si il n'avait pas été relayé par les militants écologistes de la région, ce décès serait passé inaperçu. Pierre Azelvandre, 49 ans, s'est donné la mort lundi 22 avril, sur une aire d'autoroute haut-rhinoise, le long de la RN 89. Ancien chercheur, titulaire d'un doctorat en biologie moléculaire, il avait consacré ces dernières décennies à lutter contre le déni démocratique que représentaient pour lui les cultures OGM. Il était sorti de son anonymat d'érudit solitaire à l'automne 2009, lors d'une action polémique où il avait coupé 70 plants de vignes OGM, un essai mené par l'Institut national de la recherche agricole (Inra) en plein milieu du vignoble.
Un faucheur d'OGM lors du procès à Colmar contre l'Inra - Septembre 2011© Laure Siegel
Quelques semaines après, il fut condamné en appel par le tribunal de Colmar à un mois de prison avec sursis, 50 000 euros de dommages et intérêts, 2 000 euros d'amende et 2 500 euros de frais de justice. Son geste avait provoqué une prise de conscience au sein de la communauté viticole de la région, mais aussi un vif débat parmi les tenants de la recherche libre qui revendiquaient de pouvoir travailler en-dehors de toute idéologie. Il n'avait pas été soutenu d'emblée par les politiques estampillés Verts de la région, engagés pour certains dans le groupe de travail de l'Inra.
Sa détermination avait pris sa source dans son parcours professionnel : après une thèse au CNRS, il avait travaillé pour une firme qui commercialisait des OGM. Il démissionna le jour où il entendit son directeur de recherche falsifier des faits scientifiques lors d'une conférence devant un parterre de professionnels.
Après avoir été formateur d'éducation populaire sur la réalité des organismes génétiquement modifiés, Pierre Azelvandre avait concentré son énergie à Sausheim dans les années 1990 où il milita « pour que les mairies puissent informer les citoyens des parcelles où sont cultivés les OGM » selon le communiqué hommage de la Confédération paysanne d'Alsace.
Il entama alors le tour de tous les essais en Alsace, saisit la commission d'accès aux documents admnistratifs, puis le tribunal administratif, le Conseil d'Etat et alla jusqu'à la CEDH où il obtint un arrêt en 2007 qui rend obligatoire cette publication.
Né d'une mère tchèque et d'un père originaire du Haut-Doubs, il débarqua à Colmar à l'adolescence. Joseph Finantz l'a côtoyé à cette époque au cours de musique : « J'étais clarinettiste et lui faisait de la trompette à ce moment-là. » Devenu apiculteur, Joseph le recroisa des années plus tard lorsqu'il commença à s'interroger aux enjeux des OGM. Cet ami proche retrace sa pensée : « Il n'était pas partisan de l'arrachage, il a même vivement critiqué José Bové à ce propos. C'était quelqu'un de fondamentalement idéaliste, respectueux des lois. Mais il avait épuisé toutes les voies législatives et il voyait que même son action ne changeait rien, que les essais continuaient sans consultation de la population. Alors il a décidé de couper les plants, mais toujours en scientifique, en emportant les bois coupés contaminés. Il est allé lui-même apporter la nouvelle aux médias et se dénoncer aux gendarmes. »
Un an après, une soixantaine de militants anti-OGM de toute la France poursuivirent son action, arrachant tous les plants de l'Inra un matin d'août, enterrant définitivement toute expérience dans le vignoble. Le procès en appel est toujours en cours. Jean-Pierre Frick, viticulteur, a été un des deux Alsaciens à participer à cette action collective d'ampleur : « L'initiative de Pierre Azelvandre a attiré l'attention sur les aspects troubles de cet essai et nous a poussé à poursuivre ce qu'il avait entamé seul. On lui a proposé de l'aider à rembourser l'énorme somme à laquelle il a été condamné, mais il a toujours refusé, voulait assumer seul ».
Mais l'homme au mode de vie d'ermite n'avait pas de quoi rembourser et n'a d'ailleurs jamais eu l'intention de le faire. Sans adresse mail ni téléphone, il subsistait presque sans argent, se déplaçait toujours à vélo et se passionnait pour l'observation des animaux. L'an dernier, expulsé de son logement après une hausse de loyer, il avait distribué toutes ses affaires autour de lui pour en laisser le moins possible aux huissiers. Habitué à passer ses journées à la bibliothèque municipale et à cultiver son jardin, il avait été poussé par la justice à s'inscrire à Pôle emploi, toucher le RSA et trouver du travail. Un système qu'il avait fui depuis plusieurs années, dont il ne supportait pas les contraintes, les incohérences et les injustices. Et qui lui pesait de plus en plus.
Manifestation tri-nationale aux abords de la centrale de Fessenheim - Novembre 2011© Laure Siegel
Plus que l'écologie, c'est le manque de transparence qui le mettait hors de lui, raison pour laquelle il a largement soutenu la lutte anti-nucléaire en Alsace et les militants de Fessenheim qui ont entamé un jeûne de protestation, ininterrompu depuis avril 2011 sur le mode du relais. « Même si le côté spirituel de la chose lui échappait, il nous a aidé depuis le début dans notre démarche de conscientisation »explique Jean-Pierre Frick, également engagé dans la lutte contre le nucléaire, qui recoupe les mêmes problématiques : une énergie à long terme, opaque, dont on ne voit ni ne sent les dangers potentiels.« Même s'il appréciait la biodynamie et la géothermie, il restait dubitatif sur leurs apports tant qu'ils ne sortaient pas du champ de l'idéologie vers la vérité scientifique ».
Il ne faisait partie d'aucune association, étranger au fonctionnement collectif, aux luttes de pouvoir et pressions sur les subventions inhérentes à tout mouvement officiel. Mais il fréquentait beaucoup les membres de la Confédération paysanne. Anne Wanner est l'animatrice régionale de ce syndicat agricole : « C'était un personnage hors norme, avec une mémoire, une maîtrise de l'écriture et des connaissances en biologie, histoire et droit incroyables. C'était un dictionnaire vivant, qui savait absolument tout ce qui s'était passé dans le vignoble. Il était difficile à cerner, difficile à aider, car agissait toujours seul et était très réfractaire à la vie de groupe mais c'était un homme d'une droiture incroyable. On avait parfois du mal à comprendre comment on peut s'isoler à ce point mais on admirait tous son intégrité, son jusqu'au boutisme. Il faisait et disait ce que les autres n'osaient pas. Il connaissait tous les rouages de la recherche en France. On n'avait jamais eu quelqu'un comme ça avec nous ».
Manifestation tri-nationale aux abords de la centrale de Fessenheim - Novembre 2011© Laure Siegel
Elle évoque ces dernières semaines : « Il se rendait compte qu'il était dans une impasse, ne voyait pas ce qu'il pouvait encore apporter. Mais en même temps, il était en train de chercher du bois pour le prochain hiver et de refaire son jardin potager... Personne ne s'y attendait. »
Laurent Dreyfus, rédacteur en chef de la revue Biodynamis, a longtemps côtoyé cet électron libre à la Maison de la culture biodynamique à Colmar, qui était son QG pour éplucher des dossiers : « C'est quelqu'un qui remuait et rendait la citoyenneté vivante. Il avait une fixation névrotique sur les OGM mais sa démarche de pédagogie a été fondamentale. Même s'il était un peu rigide, même parfois chiant, il s'est ouvert progressivement aux autres. Il a organisé plusieurs soirées à la MJC pour nous expliquer techniquement ce qu'étaient les OGM. Il a passé sa vie à s'informer pour les autres. Il va nous manquer ». Un parcours de « scientifique autistique » selon Laurent Dreyfus, qui fait le parallèle avec celui de Henry David Thoreau, précurseur américain de la désobéissance civile au 19e siècle (lire son histoire ici)
Dans son communiqué, la Confédération paysanne évoque« ceux qui ont mis toute leur énergie dans la défense de la vie, aux dépens de leur propre vie, parmi lesquels Vital Michalon contre l’énergie nucléaire à Malville, ou Jean-Luc Tournaire contre la vaccination obligatoire contre la fièvre catarrhale ovine . »

Vous pouvez également lire le témoignage hommage de Gabrielle Teissier, qui a côtoyé Pierre Azelvandre au sein de l'association Espoir. Aujourd'hui tous les essais sont au point mort et « il n'y a toujours pas de vigne transgénique dans le vignoble français » selon cette autre contribution sur Mediapart.
Laure Siegel
Pour aller plus loin, vous pouvez lire ce reportage sur le procès des 62 faucheurs volontaires en septembre 2011 à Colmar. 

29/04/2013

Palestine : mercredi 15 mai au cinéma Diagonal

communiqué :

L'Association France Palestine Solidarité 34 vous invite à participer à la conférence publique organisée par le Collectif Palestine 34*
avec la participation de 
l'Ambassadeur de Palestine en France et des élus engagés dans la coopération avec la Palestine : 

" Agir pour la paix en Palestine occupée "

CONFÉRENCE PUBLIQUE à Montpellier 

MERCREDI 15 MAI 

  
CINÉMA DIAGONAL - 19h 45

Entrée gratuite
(5, rue de Verdun  -  tramway : arrêt Comédie)



Extrait du film
 de Mohammed Alatar
" Jérusalem, the East Side Story "


L’Ambassadeur de Palestine, Hael Al Fahoum
 : 
« La colonisation de Jérusalem-Est, un obstacle majeur à la paix »

Jacques Picard, Conseiller Régional Ile de France : 
« Une décision historique : Coopération du C.R. Ile de France avec le Gouvernorat Palestinien de Jérusalem (Jérusalem-Est) »

Henri Bertholet, Adjoint au Maire de Romans : 
« Romans-Beit Sahour, coopération dans le contexte de l’occupation israélienne »

Le Collectif Palestine 34 organise une conférence avec la participation de l’Ambassadeur de Palestine en France et des élus engagés dans la coopération avec la Palestine.

Depuis des années les organisations du Collectif demandent aux collectivités territoriales (Mairie, Conseil Général, Agglo, Conseil Régional) de cesser d’apporter leur soutien à la « Journée de Jérusalem » qui célèbre l’annexion de Jérusalem-Est par Israël en violation du droit international. Annexion et colonisation condamnées par la France depuis toujours.

Comme l’Ile de France et Romans, des collectivités locales s’engagent un peu partout en France pour développer la coopération avec des villes ou régions palestiniennes. Une coopération qui se fait dans la clarté, comme un moyen supplémentaire pour défendre le droit et la paix, pour qu’enfin les droits nationaux du peuple palestinien soient reconnus et appliqués, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

26/04/2013

Saborder le français pour laisser le champ libre à la sous-culture et à la conception anglo-saxonne d'une société néo-libérale ???

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/25/refusons-le-sabordage-du-francais-par-claude-hagege_3166350_3232.html

"Refusons le sabordage du français",

par Claude Hagège - Le Monde

LE MONDE | 25.04.2013 à 11h59 • Mis à jour le 25.04.2013 à 17h11

Par Claude Hagège (professeur au Collège de France)

La France n'est certes que la source historique, et non la propriétaire exclusive de la langue française, que partagent avec elle, à travers le monde, les soixante-dix-sept Etats et gouvernements constituant ensemble l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Du moins jusqu'ici. Car le projet de loi Fioraso, qui veutimposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones. Heureusement, quelques espoirs subsistent : le directeur du Salon du livre du Beyrouth me disait, à la fin d'octobre 2009, en un français aussi classique que sa voix était sereine et teintée d'ironique mépris : "Laissez là vos alarmes : si la France torpille le français, d'autres pays seront toujours là pour le revigorer etgalvaniser sa diffusion !"

On se demande, pourtant, d'où peut bien venir, en France, cet acharnement contre la langue française. De la monarchie à la République, surtout aux heures les plus tragiques de cette dernière, tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ? A supposer que tel ne soit pas le cas, tout francophone lucide ne peut qu'adresser aux gens de pouvoir à Paris et aux intellectuels malvoyants qui les inspirent, le message suivant : "N'entendez-vous pas s'esclaffer les étudiants étrangers que votre exorbitante et naïve assuranceprétend attirer dans vos universités et vos écoles par un enseignement en anglais, alors qu'il n'y est pas langue maternelle ? Ne voyez-vous pas que les mieux informés d'entre eux commencent à avoir pitié de votre dérisoire servilité face aux mécanismes du profit, et à se demander quelle déplorable aliénation vous torture, alors qu'ils respectaient jusqu'ici la culture et la langue françaises ? Allez-vous protéger enfin vos tympans contre les sirènes des universitaires liés par des conventions avec des établissements anglophones, et qui n'ont pas encore compris que c'est en utilisant le français qu'ils accroîtront le prestige de leurs travaux, et non en mordant le sol devant l'anglais ?"

Le français est depuis le XIIIe siècle une langue à vocation internationale, d'abord européenne, puis levantine, puis mondiale. Il est aujourd'hui la seule langue, avec l'anglais, qui soit présente sur les cinq continents. Chaque réunion de l'OIF montre que la promotion du français encourage celles de toutes les autres langues des pays membres. Madrid, Lisbonne-Brasilia, et maintenant Pékin dressent, face à la résistible domination de l'anglais, l'arme irrésistible de la diversité. Et c'est à ce moment même que la France, qui possède une longue antériorité historique dans l'illustration de sa langue, devrait sacrifier cette dernière aux pauvres pièges de l'argent ? !

Il est encore temps de réagir devant le burlesque en passe de devenir le consternant. Il est encore temps de se mobiliser avant qu'un projet de loi porteur du cancer ne soit proposé à la représentation nationale. Une partie grandissante du public bien informé est en train de se déprendre du vertige de l'américanisation déguisée en mondialisation. L'Académie française, elle aussi, dénonce un projet suicidaire.

Quant aux masses françaises, abreuvées de sous-culture américaine, elles ne manifestent aucun désir de substituer l'anglais au français dans l'enseignement en France. Ce sont donc les forces vivantes et majoritaires du pays que l'on insulte en plaçant l'anglais sur un piédestal dont il n'a que faire, surtout venant du gouvernement français. Battons-nous pour notre langue ! Car même si l'enjeu est aussi d'éviter, par solidarité civique, aux autorités de sombrer dans le grotesque en même temps que dans l'indignité, c'est de notre identité qu'il s'agit. Il n'est plus temps de clore nos paupières : nous sommes en guerre !

Lire le débat Université, pourquoi une nouvelle réforme ?, avec les contributions de Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ; Valérie Pécresse, ancienne ministre de l'enseignement supérieur ; des prfosseurs d'économie ; Jean-Louis Fournel, professeur à l'université Paris-VIII et ancien président du collectif Sauvons l'université ! ; Claude Hagège, professeur au Collège de France ; Gilbert Béréziat, président honoraire de l'université Pierre-et-Marie-Curie...

Claude Hagège (professeur au Collège de France)

25/04/2013

Samedi 27 avril 2013 - Montpellier : Rassemblement devant l'Opéra Comédie

communiqué:

Du vendredi 26 au dimanche 28 avril 2013 
3 jours d'actions 
pour barrer la route à l'uranium 

www.chernobyl-day.org

 


Agenda régional

collapse sectionSamedi 27 avril 2013 - Montpellier (34) : Rassemblement devant l'Opéra Comédie - Montpellier

14h30 : Place de la Comédie

27 ans après le début de la catastrophe de Tchernobyl et alors que le cauchemar à Fukushima dure depuis deux ans, les opposants au nucléaire se mobiliseront du 26 au 28 avril 2013 en France... et partout dans le monde ! 

À Montpellier, le collectif Sortir du nucléaire 34 appelle à un rassemblement devant l'Opéra Comédie à partir de 14h30 le samedi 27 avril. 

Nous serons là pour affirmer notre solidarité avec les victimes de cette industrie et informer sur l'actualité du nucléaire dans notre région : 

- Anciennes mines de Lodève où perdure la radioactivité ; 
- Proximité et danger de la vieille centrale du Tricastin, particulièrement dangereuse et du complexe de Marcoule ; Cet ensemble constitue la plus importante concentration d’industries nucléaires et chimiques de France et le site le plus étendu. 
- Usine de transformation de l'uranium à Narbonne, une activité très polluante et diffusant de la radioactivité par l'air et le sol ; 
- Nombreux transports de matière radioactive, notamment par l'autoroute. 60 tonnes par jour entre Narbonne et Pierrelatte (Drôme) via Montpellier par l'A9…! 
- Sans oublier le nouveau projet fou de construction d'un surgénérateur à Marcoule, répondant au doux nom d'ASTRID et fonctionnant au plutonium, matière la plus dangereuse jamais créée par l'homme (quelques millionièmes de grammes inhalés suffisent à déclencher un cancer…) 

Nous vous invitons à venir nombreux demander l'arrêt du nucléaire. 
Gilets jaunes, pancartes, masques antinucléaires bienvenus… 

Contacts : 
- Didier : 04 67 54 32 05 
- Élisabeth : 04 67 40 26 33

Contact : Didier - SDN34
didier.latorre (a) free.fr
Tel : 04 67 54 32 05

collapse sectionSamedi 27 avril - Narbonne (11) : Barrons la route au nucleaire

11H-16H : Sortie autoroute croix sud

Distribution de tracts et questionnaire aux automobilistes

Contact : Thomas Cousinou - Sortir du Nucleaire de l'Aude
rsnaude (a) hotmail.fr
Tel : 698231120
 
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Indépendants de l’État à 100 %, nous sommes dépendants de vous.
Soutenez notre action, faites un don ! http://groupes.sortirdunucleaire.org/Soutenez-nous


Consultez l'agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/

Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d'autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes

Alès : la dernière zone agricole et naturelle de la commune à défendre

communiqué :

Une gigantesque zone résidentielle et touristique centrée autour de deux golfs pourrait bientôt voir le jour aux portes d'Alès dans le Gard, à Saint Hilaire de Brethmas où nous vivons. La dernière zone agricole et naturelle de la commune disparaîtrait alors sous le gazon et les pavillons.

Élaboré en catimini par la communauté d'agglomération d'Alès, sous l'influence d'un petit lobby golfique, ce projet de 360 hectares n'avait jusqu'ici donné lieu à aucune consultation de la population. Des dizaines de petits propriétaires, parmi lesquels des agriculteurs, sont aujourd'hui menacés d'expropriation. Nous avons donc créé une association pour obtenir des informations et être consultés.

Une enquête publique a finalement été ouverte et se termine le 30 avril prochain. Il nous reste donc quelques jours pour donner notre avis sur ce projet délirant. Nous avons lancé une pétition sur Change.org demandant aux responsables politiques le retrait du projet et le lancement d'une concertation pour un projet alternatif respectueux de l'environnement.

Merci de cliquer ici pour signer notre pétition que nous remettrons aux autorités d'ici la fin de l'enquête.

S'il se concrétise, ce projet entraînera la disparition de 260 hectares de terres agricoles, l'urbanisation de 130 hectares, la réalisation de 2 golfs de 145 hectares, mais aussi la création de deux énormes bassins d'irrigation qui vont gaspiller la ressource en eau, dans une région de plus en plus touchée par la sécheresse.

Nos élus font le choix de favoriser des investisseurs privés au détriment de l'intérêt général. Ils décident de sacrifier les ressources locales et les terres agricoles au profit d'une minorité qui profitera de ces aménagements.

Avec les membres de notre association, nous avons élaboré un projet d'aménagement alternatif qui permettrait de conserver à cette zone son caractère rural, agricole et libre d'accès. Si à l'occasion de l'enquête publique, nous montrons que des milliers de personnes demandent le retrait du projet et soutiennent le nôtre, les élus devront revoir leur copie.

Merci de cliquer ici pour sauver les terres agricoles et ressources en eau de notre région.

Nous vous remercions pour votre soutien,

Les membres de l'association St Hilaire Durable.

20/04/2013

Scandale : vers une limitation de l'accès à la plage familiale du Petit-Travers

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2013/04/20/derniere-saison-des-automobiles-au-petit-travers,682404.php

Montpellier : dernière saison pour les voitures au Petit-Travers - Midi Libre

OLLIVIER LE NY

20/04/2013, 08 h 37 | Mis à jour le 20/04/2013, 14 h 55

 voir : Petit-travers.pdf

et sur ce blog les notes du :

9/5/2010 :  Pétition pour sauver la...

4/7/2011La plage du petit travers...

21/7/2011 : La plage du petit travers...

11/2/2012 :  Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers ...

commentaire sur la décision prise :

Cette décision est à la fois stupide et contestable. Elle va conduire à un changement de la fréquentation de la plage mais certainement pas à une protection du site. En effet, ce site n'est pas mis en danger par les usagers mais par l'érosion marine.

Il faut savoir que la modification du littoral résulte d'une part des courants, d'autre part de la disparition de la recharge en sable à la suite de la construction des barrages sur le Rhône, car le delta de ce fleuve et la recharge en sable des côtes voisines proviennent des matériaux d'érosion du fleuve.

Qu'en est-il de la plage entre Carnon et la Grande-Motte ? Elle n'est plus naturellement rechargée en sable et l'érosion marine l'attaque d'autant plus que des épis ont été construits à Carnon et Palavas et retiennent le sable qui pourrait la recharger de façon naturelle en raison des courants marins. La seule solution est de la recharger périodiquement en sable, comme ce fut fait il y a quelques années.

Que va-t-il se passer, quant à sa fréquentation ? Les familles avec enfants, en particulier les familles modestes, venant avec pique-nique, parasol, etc ... seront pénalisées sur le plan de la durée et la difficulté du transport et céderont la place aux "adultes-aisés-sportifs-sans enfants". Est-ce une bonne chose ? Certainement pas !

On peut se demander ce qui motive nos politiciens locaux dans cette décision.

La phrase du maire de Mauguio, Yvon Bourrel, qualifiant la route de "point dur contribuant à l’érosion, car il empêche la fixation du pied de dune" est une "absurdité géologique", permettez moi l'expression !

Réfléchissez : loin de contribuer à l'érosion, la route protège l'intérieur des terres. Car derrière la route, et avant l'étang de Mauguio il y des dunes "fossiles" (ie: qui ne sont plus rechargées en sable).Que se passerait-il si on laissait l'érosion se faire sans recharger la plage en sable ? Tout simplement, la plage disparaîtrait, la mer finirait par atteindre la voie rapide (D62) puis l'étang de Mauguio. Pas tout de suite, bien sûr, mais en l'espace de quelques décennies. Ce sera pour nos petits-enfants, ou les enfants de nos petits -enfants.

Est-ce là ce qui est envisagé ? 

Je ne le pense pas : imaginez la disparition complète de la plage et de la voie rapide : quel responsable politique local est prêt à l'envisager ???

Finalement, n'y aura-t-il pas une privatisation de fait du littoral, avec avantages accordés aux plages privées, aux parkings présents et futurs théoriquement gratuits mais qui seront payants un jour ou l'autre, comme à Maguelone. Vous ne croyez pas ?

et enfin :

16/3/2012 : Fermeture définitive de la...

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)

Il paraît, selon Monique Pétard, vice- présidente du Conseil Général, que la fermeture de la route départementale RD59 est nécessaire pour protéger la plage du Petit travers/Grand travers de l'érosion.

Cette affirmation est évidemment peu crédible (voir la note du 11/2/2012 : Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 3)).

Par contre, il est vraisemblable qu'implanter des plages privées n'est pas sans conséquence sur l'érosion accélérée face aux emplacements des dites plages.

Voici un sujet qui mériterait un article documenté de la part des journalistes locaux.


Image 4.png



11/04/2013

Oyez, oyez, oyez, bonnes gens ! Et si l’on réduisait les impôts locaux ?

lu sur :

http://www.lagglorieuse.info/article-offert.php

Et si l’on réduisait les impôts locaux ?


Dépense d’argent public, sans contrôle, sans garde-fou !


mercredi 3 avril 2013

Alors que les entreprises et les particuliers font des économies, nos élus locaux dépensent l’argent des contribuables sans compter. Des millions d’euros qui s’engouffrent dans les voyages, bâtiments, vins, Septimanie, Unlimited, et autres investissements...

Les présidents des collectivités d’ici roulent tous avec des voitures qui coûtent au minimum 52 000 € la pièce. De plus, ils changent de voiture tous les deux ou trois ans. Côté conseil général, alors qu’il a coûté 61,70 M€, le projet Num’Hér@ult n’est-il pas l’exemple d’argent public gaspillé ?


Ce projet cher à André Vézinhet n’a jamais eu la fibre escomptée auprès des Héraultais surfant sur Internet, et seulement 57 350 foyers et 330 entreprises en sont équipés, soit 150 000 habitants, ce qui est ridicule par rapport au 1,1 million d’habitants du département.


Autre exemple de gaspillage du Département, le projet Pierresvives, dont le coût final a été de 125 M€. André Vézinhet a estimé qu’il n’y avait pas de gabegie et que sa collectivité n’a pas dépassé l’enveloppe de 79,95 M€ ; le reste a été couvert par des subventions de l’État et de la Région. Sauf que c’est le contribuable qui paie à la fin. Aussi, 79,95 M€, c’est déjà trop dans le budget d’une collectivité qui a pour principale mission la solidarité, d’autant plus que le Département est endetté.


Le gaspillage est également un exercice où excelle Dame Hélène. Ainsi, le projet « Quartier libre », qu’elle a lancé en 2005, a coûté plus de 450 000€ pour quelques festivités qui ont eu lieu dans les quartiers. La même année, pour cette manifestation, Brahim Abbou a été subventionné par la mairie pour organiser une paella pour une vingtaine de personnes et une séance de breakdance regroupant trois ou quatre jeunes de la Paillade.


Côté Agglomération et Région, le gaspillage est une coutume héritée de Georges Frêche. Ces deux collectivités subventionnent l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier sans compter. Dans la région, le poids du lyrique dans l’ensemble du spectacle vivant est énorme. Le public concerné par le lyrique est de 1 % dans l’agglomération, et, dans toute la région, il ne représente que 0,2 %. Et pourtant, l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier consomment 25 M€ de subventions, ce qui représente 25 % de tout le financement public de la culture dans la région.


Autres aspects du gaspillage, les voyages à l’étranger des élus locaux, parfois pour faire du tourisme, et donc sans aucune retombée pour les collectivités. En 2005, Hélène Mandroux s’est rendue à Fès, soi-disant pour renforcer les liens de coopération avec la ville marocaine. Mais renseignement pris, Dame Hélène s’est rendue à Fès pour participer à une course de calèches ; et le plus formidable, c’est qu’elle a remporté une coupe pour sa victoire. Une autre destination de Dame Hélène fut la ville de Tokyo, en 2011, pour participer au Congrès international d’architecture, afin de présenter l’architecture moderne et révolutionnaire de Montpellier. D’après nos informations, Hélène Mandroux était toute contente de présenter le quartier de la Paillade comme haut symbole de l’architecture à Montpellier. Par ailleurs, l’an dernier, la maire de Montpellier s’est rendue à Tlemcen, accompagnée d’une délégation, afin d’assister à une soirée de musique dans le cadre du Festival des musiques sacrées.


Un autre périple fut celui de Jean-Pierre Moure aux Émirats arabes unis, en juin 2012. Dès son retour, le Seigneur de Cournonsec a déclaré : « Nous étions reçus par la famille royale, ce qui est une chose rare. Une mission émiratie viendra à Montpellier au mois d’octobre 2012 pour signer plusieurs contrats. » Les mois ont passé et aucun Émirati ne s’est rendu à Montpellier !


Toujours côté Agglomération, la marque « Montpellier Unlimited » représente un gouffre financier, sans retombées pour l’économie locale. Une destination chère à nos élus locaux est la Chine. Ainsi, le Département, la Région, l’Agglomération et la Ville envoient régulièrement des délégations en Chine, surtout pour y vendre du vin.


En fait, les élus locaux ne savent pas conjuguer leurs efforts et s’appuyer sur la Maison du Languedoc- Roussillon en Chine pour exporter du vin. D’autant plus que la Région a créé le label « Sud de France » à cet effet. Mais ce qui intéresse nos élus locaux, c’est de faire du tourisme et gaspiller l’argent public. Tant qu’il s’agit de l’argent du contribuable, nos élus locaux ne comptent pas !

Jean-Louis Lebrun

08/04/2013

Quelques informations locales sur "Montpellier journal"

à lire !

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Christian Bourquin ment sur la construction des « lycées neufs »


Alors qu’il n’est pas encore en campagne pour sa réélection, le président PS de la région Languedoc-Roussillon fait déjà dans l’enfumage, aidé par La Gazette de Montpellier. Il affirme que Georges Frêche avait promis 10 « lycées neufs » et que la promesse est tenue. Doublement faux. Démonstration, documents d’époque à l’appui.

Les autres mauvais chiffres financiers
de la commune de Jean-Pierre Moure


Après avoir démontré que Cournonsec était la commune la plus endettée de l’agglo de Montpellier, nous continuons l’analyse des indicateurs de la ville dont le maire est aussi président de l’agglomération et candidat aux prochaines municipales à Montpellier.

Quand les élus PS font valser
les millions de l’orchestre de Montpellier


Georges Frêche, qui présidait les deux collectivités, avait baissé la subvention de l’agglo de plus de 6 M€ tout en augmentant celle du conseil régional de 8,5 M€ après son arrivée à la tête de la collectivité. Christian Bourquin, son successeur à la région, vient, brutalement de contraindre Jean-Pierre Moure, président de l’agglo, à revenir en arrière. Manœuvres électorales en vue des municipales et des régionales au détriment des personnels et des spectateurs ?

ZSP Lunel-Mauguio : le bilan est-il bien sérieux ?


Dans un dossier de presse pour le moins lacunaire, la préfecture de l’Hérault parle d’un « premier bilan encourageant » après la mise en place d’une Zone de sécurité prioritaire. Problème : la démonstration se base sur des chiffres qu’il suffit d’étudier de près pour se rendre compte qu’elle est au minimum bancale. S’agirait-il d’une opération de communication en faveur du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls ? Si c’est le cas, c’est gagné. Grâce à la collaboration de plusieurs médias locaux.

Quand l’agglo de Montpellier surfacturait des services aux citoyens


C’est une petite victoire pour la transparence mais une victoire quand même. Depuis 2004, les tarifs des copies de documents administratifs n’étaient pas conformes à la loi. Le conseil d’agglomération du 21 mars vient de tirer les conséquences de l’illégalité d’une de ses délibérations à la suite d’une remarque de Montpellier journal. Et les tarifs baissent de… 40 %. Un autre progrès : hier soir la séance du conseil a été diffusée en direct sur le site de l’agglo. Une première pour les collectivités basées à Montpellier.

Internationales de la guitare :
470 000 € de subventions publiques en 2011


L’association Confluences, dirigée par Talaat El Singaby et organisatrice du festival, a vu ses aides augmenter de près de 30 % par rapport à 2010. L’aide de l’agglomération de Montpellier a été multipliée par 2,5 en 2011. Montpellier journal donne les chiffres pour chaque collectivité en 2010 et 2011.

Midi Libre très inspiré par Montpellier journal (en accès libre)


Le quotidien régional a repris telle quelle une info sur les subventions aux Internationales de la guitare. La crise de la presse est décidément profonde. Alors, pour soutenir Midi Libre, abonnez-vous à Montpellier journal !

07/04/2013

Montpellier : la gestion de l'eau

communiqué :

Dans le cadre de la mobilisation pour un retour en régie publique de la gestion de l'eau sur l'Agglo de Montpellier, une soirée d'information-débat est organisée ce mercredi 10 avril à 20 heures à la Fac des Lettres.

Accueil, buffet et buvette à partir de 19 heures.

Interventions de :

  • Anne Le Strat, Adjointe au Maire de Paris et Présidente de la régie publique "Eau de Paris",
  • Raymond Avrillier, ancien élu de Grenoble, à l'origine du retour en régie publique.


Toutes informations pratiques en pièces jointes.
N'hésitez pas à diffuser à vos réseaux.

Concernant la => pétition <= nous en sommes à plus de 4400 signatures.
Objectif visé : 10 000 !

06/04/2013

Énergie : demande de permis de forage en Camargue

lu sur :  

La demande de permis exclusif de recherche de gîtes géothermiques à haute température de Vistrenque est mise à disposition du public sur le site du ministère de l'Ecologie (*) depuis le 4 avril pour une durée de 21 jours.

Cette demande, présentée par la société Fonroche Géothermie, porte sur une zone d'une superficie de 333 km2 à cheval sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard, dont une partie se trouve sur le périmètre du parc naturel régional de Camargue.

Fonroche Géothermie a pour objectif final d'exploiter un gîte géothermique à haute température à partir d'une centrale électrique géothermique, fonctionnant sur le principe d'un "doublet géothermique". La centrale sera alimentée par un puits producteur qui exploitera, dans les zones profondes naturellement fissurées, de l'eau géothermale à une température supérieure à 150 °C. Le fluide refroidi sera réinjecté, au moyen d'un second puits, dans le réservoir exploité à une température de 60 °C. Les puits seront forés à des profondeurs estimées entre 3.500 et 5.000 mètres.

La ministre de l'Ecologie avait annoncé le 28 février dernier la signature de deux nouveaux permis, marquant ainsi sa volonté de relancer la géothermie haute température. Quatre autres demandes de permis de recherche avaient été soumises à la consultation du public le 7 mars dernier.

Laurent Radisson

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(*) voir :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Instruction-de-demandes-de-permis,32071.html

Instruction de demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques de haute température (Gard et Bouches du Rhône)


4 avril 2013 - ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT

Documents mis à la disposition du public dans le cadre de l’instruction de demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques à haute température.

 

Conformément à l’article 4 de la loi n°2012-1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la charte de l’environnement, depuis le 1er janvier 2013 la délivrance d’un permis exclusif de recherches s’accompagne de la mise en œuvre, en amont, d’une procédure de participation du public. Cette procédure est fixée à l’article L120-1 du code de l’environnement. Les recherches de gîtes géothermiques à haute température, qui relèvent du code minier en droit français, sont soumises à cette procédure, qui comporte une mise à disposition du public par voie électronique pendant 21 jours minimum.
 

Dans ce contexte la demande de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques à haute température de Vistrenque fait l’objet d’une mise à disposition sur le site du Ministère à partir du 4 avril 2013 pour une durée de 21 jours.

 
Cette mise à disposition du public se rajoute au processus existant auparavant. Pour mémoire, les demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques de haute température, lorsqu’elles ont été déclarées recevables, font l’objet d’une publication au JORF en vue de leur mise en concurrence. Après instruction des services au niveau régional puis consultation du Conseil Général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies (CGEIET) pour avis, la décision d’attribution ou de refus des permis exclusifs de recherche est ensuite prise par les ministres en charge de l’énergie et des mines.
 
Les observations du public peuvent être déposées à l’adresse suivante : 

 

Nom de la demande initiale
Lettre du pétitionnaire
Notice d’Impact
Permis de recherches envisagé pour octroi
Vistrenque
Vistrenque
(Fonroche Géothermie)
 
Permis de recherches envisagés pour octroi
Note explicative
Carte
Projet d’arrêté
DREAL concernées
Vistrenque
(Fonroche Géothermie)
Languedoc-Roussillon
Provence alpes Côte d’Azur
 

30/03/2013

Ne vous laissez pas faire ! Prenez exemple sur ce qui suit

lu sur :

http://www.rue89.com/2013/03/28/vieille-tricot-fait-appel-contre-maire-ump-240970

Françoise, 69 ans, vend ses tricots devant les Monoprix du coin. Un dimanche matin, le maire excédé lui aurait dit : « Dégage. » Elle lui a répondu un ton au-dessus.

Quand elle parle, c’est Garance des « Enfants du paradis » de Marcel Carné. Ses formules sont poétiques et cela ne s’entend pas à l’écrit, mais elles sont prononcées exactement avec l’accent qu’il faut, gouailleur. De temps en temps, elle peut être grossière aussi, les mots crus ne l’embarrassent pas, et pour cela, le tribunal l’a condamnée.

Françoise Puyau-Puyalet, vieille dame de 69 ans, tricote dans la rue et vend ses ouvrages pour arrondir ses fins de mois. Ce mercredi matin, à Argenteuil (Val-d’Oise), au bistrot Le Brelan, elle aurait aimé boire un bouillon (« Viandox ») pour se réchauffer. Café finalement et elle raconte son accrochage avec le maire UMP de Sannois, Yanick Paternotte.

L’homme est peu connu, deux moments médiatiques seulement et pas de quoi frimer. Il a été président de la commission en charge de régler le différend Copé-Fillon après les élections internes à l’UMP (la Conare). En décembre dernier, il a été reconnu coupable d’abus de faiblesse.

« Je t’emmerde, salaud »

Décembre 2011. Françoise est installée devant le Monoprix de Sannois, « parce que c’est bien abrité et pour y aller de chez moi, il faut juste traverser le pont ». Comme elle le fait souvent, elle tricote, mendie (avec un petit pot en plastique devant les pieds), et écoute gaiement de la « variétoche ». Le best of de Michèle Torr, peut-être, ou Mike Brant.

Ce matin-là, le maire de Sannois est arrivé d’un coup comme une sonnerie d’école. Selon elle, il lui a dit : « Dégage, tu n’as rien à faire ici. » Elle a répondu : « Je t’emmerde, salaud. »

Le maire a porté plainte pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique » et s’est constitué partie civile. Le procès a eu lieu le 14 mars dernier au tribunal correctionnel de Pontoise. Yanick Paternotte n’était pas présent à l’audience. Françoise Puyau-Puyalet a été condamnée  : 800 euros d’amende avec sursis et 1 euro symbolique de dommages et intérêts (le procureur avait requis trois mois d’emprisonnement avec sursis).

Le tribunal a accordé 500 euros de remboursement de frais d’avocat à Yanick Paternotte, qui en voulait 1 000. A cela s’ajoutent les 90 euros de frais de dossier des condamnés. Françoise Puyau-Puyalet, qui bénéficie de l’aide juridictionnelle, a fait appel le 21 mars parce qu’elle ne peut pas payer cette somme. A la sortie du tribunal, elle a dit :

« On me remet plus bas que terre pour un mot plus haut que l’autre. »

Joint par Rue89, le maire de Sannois n’a pas souhaité réagir, son avocat non plus. Dans Le Parisien, il a quand même dit :

« Il y en a marre de se laisser insulter impunément. On lui avait déjà proposé de régulariser sa situation en intégrant le stand d’une association caritative. Elle avait refusé. »

Françoise Puyau-Puyalet dit que c’est faux et elle assure qu’il a refusé toutes les tentatives de négociation et d’apaisement.

« Je me suis dit “c’est qui çui-là” »

En appel, sa ligne de défense ne bougera pas. Françoise assure qu’elle ne savait pas qu’il était le maire de la ville quand elle l’a insulté :

« C’était un homme en costume cravate, il ne s’est pas présenté, il m’a tutoyée, il n’avait pas de machin bleu blanc rouge sur la veste, je me suis dit “c’est qui çui-là”. Comment j’aurais pu savoir ? Moi, j’habite Argenteuil, pas Sannois. »

Elle dit aussi qu’il y a tellement de jeunes qui insultent des policiers en uniforme « et qui ne sont condamnés à rien ».


Françoise montre un article de presse sur son histoire (Audrey Cerdan/Rue89)

En attendant le prochain procès, elle se bat comme elle peut. Elle a confectionné des petites pancartes, pêle-mêle de photos et d’articles de presse. Et elle nous reçoit, même si elle n’a aucune idée de ce à quoi peut ressembler un site d’info.

Elle nous explique que si le jugement est confirmé en appel, elle sera obligée de vendre des « meubles sentimentaux ». Elle nous montre une feuille sur laquelle ses revenus et ses charges fixes sont inscrites minutieusement (avec des divisons faites à la main). Selon ces calculs, elle n’a que 94,38 euros pour vivre chaque mois. Et rien de côté.

« Je me nourris des “bonjour” »

Comment en est-elle arrivé à tricoter dehors ? Françoise est née en 1944. Son père est mort pendant la guerre d’Indochine. Sa mère s’est remariée et a eu trois autres enfants, qu’elle voit à peine, avec un homme qu’elle appelle « papa ». A 18 ans, elle a eu un accident très violent. Cet événement l’a rendue inapte. Elle ne s’est pas mariée, elle n’a jamais travaillé.

« J’ai fait un mi-temps juste après, mais cela n’a pas tenu. »

Françoise a beaucoup raconté son histoire avant nous. On sent qu’il y a des endroits où elle ne veut pas aller. Mais elle parle beaucoup et avec émotion de sa mère. Quand cette dernière est tombée malade (« Alzheimer » qu’elle prononce « Eyzeimer »), elle s’en est occupée sans s’arrêter, pendant dix ans. « C’était ma mère et mon enfant », dit-elle.

Quand elle est morte en 2010, la vie est devenue compliquée et triste. Moins d’argent (la retraite de sa mère permettait de vivre dignement) et une grande solitude. Le tricot a permis de lutter contre tout ça.

« Je n’ai pas de copine, les copines y en a plein quand ça va bien. Mais je me nourris des “bonjour” et des “bonne journée”. »

Passée à l’émission de Jean-Luc Delarue

Philippe Métézeau, conseiller général du Val-d’Oise, de droite, en charge de l’action sociale de la ville, a écrit une lettre en sa faveur pour le procès. En 2011, ses services l’ont remise à flot quand elle a eu de graves retards de loyer.

« Je crains qu’avec cette condamnation, elle retombe dans une mauvaise spirale. C’est de l’argent public que nous lui avons donné et j’aimerais que ses bienfaits ne soient pas annulés. »


Françoise à Argenteuil le 28 mars 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

Mais, en même temps, il n’est pas si inquiet. Il trouve Françoise intelligente et culottée.

« C’est quelqu’un qui sait se défendre. »

Elle vend des tricots au noir sous les yeux de tout le monde sans être inquiétée. Elle a régulièrement des articles dans Le Parisien.

Françoise Puyau-Puyalet est également passée à une émission « Spéciale Alzheimer » de Jean-Luc Delarue, en février 2008, dont elle a gardé le DVD. Elle a ému des tas de gens, qui se sont mis à chercher son adresse sur les forums de France 2, pour lui envoyer de l’argent.

Elle est devenue une petite célébrité d’Argenteuil et c’est peut-être la raison pour laquelle elle a répondu sur ce ton.

« “La Vie en rose”, pour vous faire plaisir »

Sa tête marche bien aussi très bien quand il s’agit de s’occuper. Françoise nous dit qu’elle passe son temps libre à écrire des poèmes. Elle adore aussi détourner les paroles des chansons (« Prendre un ancien par la main » au lieu de « Prendre un enfant par la main »).

A la fin de l’entrevue, elle dit qu’elle ne mettra plus les pieds à Sannois, elle restera au chaud à Argenteuil, devant le Monoprix de sa commune ou le magasin Babou. Tant que sa santé le lui permet, elle continuera de prendre le bus, avec ses trois sacs en toile cirée, pour aller vendre ses pulls en laine taille enfant (entre 20 et 40 euros).

« Avec les adultes, il y a toujours quelque chose qui ne va pas : ils aiment la forme, mais pas la couleur et ainsi de suite. Je n’en fais que sur commande. »

En nous quittant, pour nous faire plaisir, elle met « La Vie en rose » sur son petit lecteur de disques bleu.

Mis à jour le 29 mars à 11h45 : Philippe Métézeau est « de droite » plus que centriste, ajout d’un conditionnel dans le chapô.

26/03/2013

Actions contre l'affichage publicitaire dans l'espace public : le tribunal reconnaît l'état de nécessité

Communiqué de presse - lundi 25 mars 2013

Relaxe pour 6 militants antipubs du Collectif des déboulonneurs

La 12e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a relaxé aujourd'hui les six militants de notre collectif qui étaient jugés le 25 février 2013 [1] pour avoir barbouillé trois panneaux JCDecaux en 2009.

Le tribunal reconnaît l'état de nécessité et cite l'article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme(*). Nous nous félicitons que notre mouvement de désobéissance civile voit son mode d'action reconnu par le tribunal.
JCDecaux est débouté de sa demande de 895 € pour frais de nettoyage des panneaux. Les faits de barbouillage ont été requalifiés en dégradation légère (passibles d'une contravention de 5e classe). En conséquence, conformément aux réquisitions du procureur, le tribunal a également relaxé les militants pour le refus de prélèvement ADN.

La reconnaissance de l'état de nécessité par le tribunal a deux conséquences :
- le danger publicitaire immédiat et important sur la société est avéré
- le dysfonctionnement de la démocratie et des méthodes classiques d'interpellation des pouvoirs politiques ne peut plus être nié

Cet état de fait nous autorise à exiger un rendez-vous d'urgence avec le gouvernement. Mme Batho, ministre de l’Écologie, qui déclarait récemment que le Grenelle de l'Environnement n'avait été qu'une opération de communication n'a d'autre choix que de rouvrir ce dossier extrêmement mis à mal par ses prédécesseurs sous la pression des afficheurs. Elle montrera ainsi que le changement des pratiques politiques est à l’œuvre.

Le Débat National sur la Transition Énergétique nous permettra d'entrer immédiatement dans le vif du sujet. Une première décision pourrait être l'interdiction des écrans publicitaires numériques, symboles de la défiguration des paysages, de la main-mise sur les esprits que représentent ces télévisions géantes dans la rue et du gaspillage énergétique étalé en plein jour et érigé en modèle.

Suite à cette décision de justice, et dans l'attente d'une réponse de la Ministre, notre collectif envisage une trêve des actions de désobéissance civile.

Contact presse : Nicolas - 06 62 60 06 12

Collectif des déboulonneurs de Paris
deboulonneurs.paris@no-log.org

[1] http://www.deboulonneurs.org/article649.html
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(*) voir :

http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a11

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. 

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voir aussi : 

Politis

http://www.politis.fr/Six-anti-pubs-juges-pour-un,21110.html

AFP - 25 février 2013 19h13 

http://www.romandie.com/news/n/_Peines_moderees_requises_contre_six_militants_antipub_des_Deboulonneurs34250220131916.asp

extrait :

..." Les Déboulonneurs demandent une réduction de la taille des affiches, à 50 x 70 cm, et du nombre de panneaux afin que soit respectée la liberté de ne pas recevoir des messages publicitaires sans consentement."...

25/03/2013

Informations sur la qualité de votre eau ?

http://www.france-libertes.org/Comment-participer-a-la-2eme-phase.html#.T_GzsfWg2so

Comment participer à la 2ème phase de l’Opération Transparence ?

 

Avez-vous accès aux informations sur la qualité de votre eau ?

Chaque personne qui participe à cette opération devient « lanceur d’alerte ».
Un lanceur d’alerte est une personne qui, dans un objectif d’intérêt collectif pour l'homme, la société ou l'environnement, décide de porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, des éléments qu’il considère comme menaçants.

Selon la loi, l’information sur la surveillance de la qualité de l’eau en France devrait exister. Mais comment vérifier qu’elle existe réellement ? Est-elle effectivement disponible ?


Vous souhaitez participer ?

 

 

Les lanceurs d’alerte sont ensuite invités à enregistrer un message vocal pour partager l’information collectée et témoigner librement, en appelant le numéro vert mis en place par France Libertés et 60 millions de consommateurs :

08 05 69 62 79


Les messages apparaissent sur une carte interactive sous forme de bulles audio sur le site prixdeleau.fr


Pour plus d’informations, téléchargez le guide complet du lanceur d'alerte :

PDF - 833.8 ko


www.prixdeleau.fr 

Montpellier et le doublement de l'autoroute A9

à lire :


A9-qui va payer ?.pdf



extrait :


Une fois les travaux de doublement achevés fin 2017, il faudra investir 223 M€.

Reste aussi à savoir qui entretiendra le boulevard une fois devenu urbain. 

06/03/2013

Les élections européennes de juin 2014

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/05/la-reforme-du-scrutin-europeen-est-abandonnee_1842800_823448.html

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La réforme du scrutin européen est abandonnée

LE MONDE | 05.03.2013 à 11h22

Par Patrick Roger

Il n'y aura pas de réforme du mode de scrutin pour les élections européennes. C'est désormais – quasiment – acquis. Telle était bien, pourtant, l'intention du gouvernement. Et le souhait d'une grande partie de la gauche, à commencer par les partenaires et alliés du PS. Après avoir incliné dans ce sens, François Hollande s'est ravisé et a opté pour le statu quo.

Dès le mois de septembre 2012, le président du groupe radical de l'Assemblée nationale, Roger-Gérard Schwartzenberg, avait déposé une proposition de loi rétablissant, pour les élections européennes, une circonscription unique nationale. Ce qui était, à l'origine, depuis la loi du 7 juillet 1977, le mode d'élection des représentants au Parlement européen. La loi du 11 avril 2003 a créé huit circonscriptions  interrégionales, censées assurer une plus grande proximité entre les électeurs et leurs élus.

Triple échec. Ces "grandes régions" restent des regroupements artificiels, sans cohérence d'aucune sorte. Le "lien" entre l'électeur et l'élu est inexistant. Quant à l'abstention, elle n'a cessé de croître : les deux scrutins européens qui se sont tenus selon ce mode d'élection se sont soldés par une abstention de 57,24 % en 2004 et 59,37 % en 2009.

Ce mode de scrutin par circonscriptions régionales favorise, en outre, les "grands" partis. En théorie, dans le cadre national, une liste doit obtenir 5 % des voix pour avoir un élu. Il n'en va pas de même au niveau interrégional. Même en Ile-de-France, qui dispose du plus grand nombre de sièges (14), il faut plus de 7,2 % des voix pour espérer avoir un élu.

Lors de ses entretiens, fin 2012, avec les responsables des partis politiques, M. Hollande a appuyé la proposition, défendue tant par les radicaux de gauche que par les écologistes ou le Mouvement républicain et citoyen (MRC), de retour à une circonscription unique. Les trois députés du MRC, membres du groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) de l'Assemblée nationale, ont eux aussi déposé, le 19 décembre 2012, une proposition de loi rétablissant la circonscription nationale, complémentaire de celle des radicaux de gauche.

Début 2013, le dispositif semblait calé. Le gouvernement donne alors son feu vert à la proposition de loi de M. Schwartzenberg. Celle-ci est inscrite dans la prochaine séance dont son groupe a l'initiative de l'ordre du jour, jeudi 28 mars. Elle doit servir de support à cette réforme, s'inscrivant dans le chantier global de révision des modes de scrutin. Il est prévu que le PS la soutienne. Mais fin février, changement de stratégie : M. Hollande et le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, s'accordent finalement pour ne pas toucher au scrutin européen. Les pressions conjuguées venues de l'intérieur même du PS l'ont emporté.

"TRIPATOUILLAGE"

Celles-ci sont le reflet d'un climat défavorable. Le PS redoute, en 2014, des échéances électorales difficiles : les municipales en mars et les européennes en juin. Il préfère, dans ces conditions, éviter de "nationaliser" le scrutin européen. La désignation d'une tête de liste nationale, rôle en principe dévolu au premier secrétaire, M. Désir, député européen sortant, a immédiatement déclenché des jeux de billard à trois bandes pour contrecarrer cette ambition.

Les ultramarins s'en sont mêlés, qui tiennent à avoir leur propre représentation. Enfin, les réticences soulevées par le projet de loi, pas encore définitivement adopté, sur le scrutin départemental – et les accusations de "tripatouillage" lancées à l'encontre du PS – ont conduit à lever le pied sur les velléités de réformes électorales. "Après tout, cela ne figurait pas dans les engagements de campagne, relativise M. Désir. Ce n'est pas la peine de se lancer dans ce type de réforme en l'absence de consensus."

M. Schwartzenberg veut croire qu'"il peut encore y avoir des évolutions""Harlem Désir a pris publiquement position pour la liste nationale. Je ne l'ai pas entendu dire le contraire, rappelle le député du Val-de-Marne. François Hollande nous a dit que ce système avait sa faveur. Il y a un large consensus. Qu'est-ce qui a changé entre-temps ? Rien." Il a en tout cas l'intention de maintenir la proposition de loi à l'ordre du jour du 28 mars. "Toutes les portes restent ouvertes", assure M. Désir, soucieux de calmer ses alliés. Elles se sont quand même sensiblement refermées.

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Vie politique - lire aussi :

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05/03/2013

Éducation : le remplacement des profs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/education/article/2013/03/04/le-casse-tete-du-remplacement-des-profs_1842278_1473685.html

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Le casse-tête du remplacement des profs

LE MONDE | 04.03.2013 à 11h14 • Mis à jour le 04.03.2013 à 12h25

Par Mattea Battaglia

Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, ne s'est pas encore exprimé sur le sujet. Et pourtant, l'initiative n'est pas banale : des parents d'élèves de Seine-Saint-Denis ont symboliquement déposé au Sénat, mercredi 27 février, une proposition de loi citoyenne pour créer un "droit opposable à l'éducation". Avec un constat : "Tout au long de sa scolarité, un enfant de notre département perd environ une année d'enseignement du fait des absences de professeurs non remplacées", affirme Mathieu Glaymann, membre du Collectif des parents citoyens de Seine-Saint-Denis.

Difficile pour ce père de deux garçons de cacher son exaspération : "Il existe des collèges où des élèves n'ont pas de cours dans certaines disciplines depuis la rentrée ; dans certaines écoles primaires, les enfants n'ont pas eu de maître ou de maîtresses durant plusieurs semaines", regrette-t-il. "Notre département est le plus jeune de France, l'un des plus pauvres, aussi ; il est celui qui connaît la plus forte poussée démographique, mais les moyens qui nous sont attribués restent très en deçà des besoins."

Si la pénurie d'enseignants remplaçants dans le "93", estimée à 250 postes en septembre 2012, est particulièrement vive, elle n'est pas un cas isolé. "Les dysfonctionnements se sont répandus, voire généralisés avec les 80 000 postes supprimés par la droite", assure Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves qui, depuis trois ans déjà, réclame qu'un "droit au remplacement" se substitue au "SMA" – le service minimum d'accueil mis en place par Xavier Darcos en 2007. "Les absences d'enseignants ne sont pas plus nombreuses aujourd'hui qu'avant, souligne M. Hazan, ce sont les difficultés pour y remédier qui ont augmenté, parce qu'on ne peut plus compter sur le vivier de remplaçants."

LA MOINDRE HEURE "SANS PROFESSEUR" AFFECTE 20 FOYERS

La profession, statistiquement, n'est pas forcément plus qu'une autre sujette aux absences, bien que les congés maternités soient nombreux dans un métier largement féminisé (à plus de 80 % dans le premier degré). Reste que la moindre journée, la moindre heure "sans professeur" affecte, au bas mot, une vingtaine de foyers.

Or ce sont 5,6 millions de journées d'absence au primaire, et plus de 12 millions d'heures dans le secondaire que l'Inspection générale a recensé, en une année (2009-2010), dans son rapport consacré au remplacement des enseignants absents, rendu public en mai 2012, après avoir été tenu secret près d'un an.

Dans le premier degré, le taux d'absence s'établit à 7,44 % en 2009-2010, avec une "forte dispersion" d'un département à l'autre et une légère augmentation en quatre ans. Absence ou absentéisme ? Les inspecteurs récusent la seconde formulation et ce qu'elle sous-entend : "Cette notion d'absentéisme, qui fait régulièrement l'objet de polémiques, n'a pas paru pertinente dans la mesure où elle porte en elle un jugement a priori sur le niveau d'absence des enseignants comparé aux autres salariés du secteur public ou privé", écrivent-ils, notant l'absence de travaux comparatifs dans la fonction publique.

LES ABSENCES COURTES PROBLÉMATIQUES

En collège-lycée, les absences dites longues (plus de quinze jours), estimées à 10,4 millions d'heures, ne sont pas celles qui semblent poser problème : elles trouvent une solution dans plus de neuf cas sur dix.

Celles inférieures à quinze jours, en revanche (2,5 millions d'heures), sont un casse-tête. "Le taux de couverture varie selon les académies de 11 % à 27 %", précisent les rapporteurs, la moyenne s'établissant à 20 %. C'est "le problème majeur". Et d'en donner une explication : s'il existe un corps d'enseignants remplaçants auxquels on peut faire appel lors des congés maternité ou de longue maladie, c'est aux chefs d'établissement de trouver des solutions pour les absences courtes. Les étudiants ont pu constituer un recours. Mais ils sont moins disponibles depuis la réforme de la formation des enseignants qui a restreint la possibilité de faire des stages. Et c'est à Pôle emploi que les chefs d'établissement vont souvent frapper.

MANQUE DE FIABILITÉ DES CALCULS

Autre problème soulevé par le rapport : le manque de fiabilité des calculs. Ainsi, ne sont comptabilisés que les congés maladie, et pas les congés de formation ou les "autorisations exceptionnelles d'absence" (décès, mariage...). "Cette connaissance imparfaite de la question peut nourrir des fantasmes dans l'opinion", regrette l'historien Claude Lelièvre, "alors que rien n'atteste d'un taux d'absence à la hausse, ou plus important dans ce métier que dans un autre".

Ces "fantasmes" ont été alimentés par plusieurs déclarations tonitruantes, notamment de Claude Allègre qui, le 4 septembre 1997, jour de sa première rentrée de ministre, s'en prenait de façon véhémente à "l'absentéisme" des enseignants, évoquant un mystérieux taux de 12 %. Le soir même, il revoyait le chiffre à la baisse, mais le mal était fait. "Le sujet reste très sensible parmi les enseignants", conclut l'historien, "et d'autant plus explosif qu'il se moque, le plus souvent, des statistiques réelles".

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Le calcul des absences, sujet à caution pour l'Inspection générale

Dans le premier degré public, la Direction générale de l'enseignement scolaire a comptabilisé 5 570 000 jours d'absence en 2009-2010, contre 5 496 000 un an plus tôt (+1,34 %). Ce recensement exclut les absences pour stages de formation, une "approche discutable", écrit l'Inspection générale de l'administration, de l'éducation nationale et de la recherche dans son rapport. Le taux d'absence s'établit à 7,44 % en 2009-2010 (7,3 % un an plus tôt).

Mais "la valeur de cet indicateur est fragilisée par plusieurs biais liés à son calcul", souligne l'Inspection. Première des trente préconisations avancées dans son rapport : "Définir un indicateur partagé entre les directions du ministère et les académies sur le taux d'absence."

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Lire aussi Fonctionnaires : les inconnues de l'absentéisme et Collectivités locales : le poids croissant des temps partiels

Fonctionnaires _ les inconnues de l'absentéisme.pdf

Collectivités locales _ le poids croissant des temps partiels.pdf

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Fonction publique

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VEOLIA et l'eau potable à Montpellier (suite)

lu sur : http://www.montpellier-journal.fr/2013/03/eau-lagglomeration-ne-veut-pas-faire-daudit-de-la-gestion-veolia-a-montpellier.html?utm_source=Montpellier+journal+lettre+bi-mensuelle&utm_campaign=928a70c257-letbi-20120924&utm_medium=email
Le Vendredi 1 mars 2013 à 17:14

Eau : l’agglomération ne veut pas faire d’audit de la gestion Veolia à Montpellier

C’est Louis Pouget qui l’a dit hier en conférence de presse en réponse à une question de Montpellier journal. Pour justifier cette décision, le vice-président de la collectivité en charge de l’eau a mis en avant l’existence de l’audit mené par la ville de Montpellier en 2009. Problème : ce travail, qui montrait sous un jours très positif la gestion de Veolia, avait été très critiqué par l’opposition de gauche du conseil municipal (Verts-NPA-Fase) qui avait demandé, sans succès, des audits complémentaires.

Soulignons que Michel Passet, président du groupe communiste au conseil municipale, avait à l’époque déclaré (conférence de presse, 9/11/2009) : « L’ampleur du rapport [d'audit] témoigne du sérieux du travail qui a été fait. J’approuve le rapport qui nous a été soumis. »
Écouter le son (Question de Montpellier journal puis Hélène Mandroux, Serge Fleurence et Michel Passet) :

Pour plus de détails, lire L’opacité perdure sur la gestion Veolia à Montpellier et tous les articles associés notamment celui concernant le cahier des charges de l’audit (Veolia : la majorité municipale se moque-t-elle des citoyens ?) et sur les relations du PC avec la CGE dans les années 80 : Quand le PC était soupçonné d’avoir été acheté par la CGE (Veolia).

► Lire aussi : tous les articles de Montpellier journal sur Veolia

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