Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/05/2014

Les banques françaises financent les gaz de schiste

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

INVESTISSEMENT RESPONSABLE ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

OLIVIER PETITJEAN

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

[Lire la suitede Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste]

05/09/2013

Vous achetez en empruntant ? La Loi Lagarde sur "l'assurance emprunteur" et les banques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/29/assurance-emprunteur-l-ufc-que-choisir-denonce-les-abus-des-banques_3468013_3234.html

Assurance emprunteur : l'UFC-Que choisir dénonce les abus des banques

LE MONDE | 29.08.2013 à 11h53 • Mis à jour le 29.08.2013 à 14h41 |Par Anne Michel

L'UFC-Que choisir n'aura pas attendu la rentrée des écoliers, le 3 septembre, pour effectuer la sienne. La turbulente association de consommateurs (160 associations locales, 170 000 adhérents) a rendu public, jeudi 29 août, un rapport au vitriol sur trois ans d'application de la Loi Lagarde sur "l'assurance emprunteur",qu'elle a ainsi baptisé : "Autopsie d'un échec."

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vousabonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

 

Cette loi, adoptée sous l'ancienne majorité, devait libéraliser le marché de ces assurances souscrites par des particuliers à l'ouverture d'un crédit immobilier, afin de favoriser l'émergence de nouveaux acteurs face aux grandes banques (des assureurs "alternatifs") et d'entraîner des baisses de prix pour les consommateurs. Mais selon l'UFC, le texte a totalement manqué son but.

"Non seulement l'ouverture à la concurrence n'a pas fonctionné, mais les banques continuent de dominer très largement le marché et les mêmes pratiques abusives perdurent, affirme Alain Bazot, le président de l'UFC-Que choisirLes clients n'ont en réalité pas le choix de leur assurance. Et ces assurances restent chères."

En 2012, argue M. Bazot, les neuf premiers acteurs de ce marché, tous des filiales de banques, représentaient 73 % des cotisations. Cette absence de concurrence garantirait aux bancassureurs des marges élevées, plus de 2,2 milliards d'euros par an.

L'enquête conduite par l'association de consommateurs, sous la forme d'un appel à témoignages lancé sur son site Internet entre le 26 juin et le 26 août 2013, qui a recueilli 105 réponses, l'a conduit à conclure pêle-mêle : les "bancassureurs"jouent la montre afin d'imposer leur propre assurance "maison" (plus de 30 % des réponses), usent d'un "chantage tarifaire" pour dissuader les clients de faire jouer la concurrence (augmentation du coût du crédit immobilier et autres frais prohibitifs, pour 73 % des répondants).

Au final, le marché serait plus sclérosé que jamais : l'ouverture à la concurrence aurait eu pour effet pervers de renforcer les pratiques abusives...

Lire aussi : "Immobilier : la délégation d'assurance reste peu utilisée"

"FLOUÉ"

Les assureurs ne dépendant pas de banques représentaient, selon l'UFC, 14 % des ventes d'assurances-emprunteur en juin 2011, contre 20 % avant la loi. "Les tarifs n'ont jamais baissé, en réalité les banques ont développé des stratagèmes pour contourner la loi et le consommateur a été floué", s'agace M. Bazot.

Le patron de l'association s'offusque aussi des clauses "scandaleuses" qui, dit-il, sont légion, allant de tarifs non garantis sur la durée du prêt à l'exclusion "des suites d'antécédents de santé déclarés".

"On voit des primes d'assurance qui se mettent à doubler après soixante ans et des contrats qui s'interrompent si le souscripteur vient à rechuter d'une maladie ancienne qui a été signalée", précise-t-il.

Au total, pour l'UFC, le nouveau gouvernement doit agir pour corriger ces effets pervers et créer une situation de vraie concurrence à travers le projet de loi sur laconsommation, qui sera débattu au Sénat en septembre.

15/06/2013

Emprunts toxiques des collectivités

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/02/emprunts-toxiques-des-collectivites-le-jeu-perdant-perdant-de-l-etat_3422360_3234.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Emprunts toxiques des collectivités: le jeu perdant-perdant de l'Etat

LE MONDE | 02.06.2013 à 20h21

Par Michel Klopfer (consultant en finances publiques et formateur auprès de la Cour des comptes)

Depuis sa médiatisation, il y a près de cinq ans, à l'occasion des audits municipaux et cantonaux de 2008, le dossier des "emprunts toxiques" est toujours loin d'être réglé. Finalement, il pourrait coûter une ardoise de 15 à 20 milliards d'euros, à partager entre les banques et les collectivités locales.

Dexia, à l'époque premier prêteur au secteur public local, bientôt suivi par la plupart de ses concurrents, avait commercialisé des produits à haut risque, tous construits de la manière suivante : le client – ville, département, région, mais aussi office des HLM ou hôpital – vendait à la banque, souvent sans en comprendre le mécanisme, une option spéculative d'une durée de quinze à trente ans.

Le prêteur lui offrait un taux inférieur au marché pendant les deux à cinq premières années, avant que l'option ne se déclenche et puisse projeter l'emprunteur à un taux non plafonné (10 %, 15 %, voire bien au-delà).

Certes, certaines de ces bombes à retardement n'ont pas éclaté. Mais d'autres, fondées sur la parité du franc suisse, ont fait d'autant plus de dégâts que depuis le début de la crise grecque, la devise helvétique s'est envolée face à l'euro.

Les options se déclenchent lorsque l'euro tombe au-dessous de 1,45 franc suisse, et l'on se situe aujourd'hui autour de 1,24 franc suisse... Comme beaucoup de ces options sont actives jusqu'à la fin des années 2030, les emprunteurs sont loin d'être sortis de l'auberge.

PAYER RUBIS SUR L'ONGLE

Mais ce ne sont plus tout à fait les mêmes protagonistes qui sont aux manettes. La banque Dexia ayant été mise au tapis, 90 % du stock de produits toxiques sont, depuis trois mois, logés dans une nouvelle structure, la Société de financement local (SFIL), dont l'Etat détient 75 % du capital.

Depuis le 1er février, les contribuables local et national s'affrontent sur le tapis vert de la négociation, mais aussi dans les prétoires. Plus de 100 assignations ont été délivrées à ce jour pour des motifs de fond (responsabilité du prêteur, caractère spéculatif du produit...) et/ou de forme (taux effectif global absent, faux ou supérieur au taux de l'usure).

C'est sur ce dernier motif que le tribunal de grande instance de Nanterre a donné raison, le 8 février, au conseil général de la Seine-Saint-Denis face à la SFIL. Le résultat, s'il était confirmé en appel, conduirait à remplacer le taux d'intérêt contractuel par le taux légal, soit 0,04 % l'an pour 2013. Et ce, aussi bien pour le passé que pour l'avenir. Situation on ne peut plus favorable pour l'emprunteur... mais désastreuse pour le budget de l'Etat.

Car la direction du Trésor préconise de racheter totalement les années résiduelles de l'option. Mais comme celles-ci ont été revendues entre-temps à des banques américaines ou suisses, cette stratégie aurait pour seul résultat d'enrichir JPMorgan, Goldman Sachs, UBS, etc.

TROIS À QUATRE FOIS PLUS ÉLEVÉ QU'EN NÉGOCIANT

En effet, compte tenu de ce que l'on appelle la volatilité d'une option, là où l'emprunteur paie 15 % au fil de l'eau en conservant le produit, le rachat de l'option revient à payer 22 % l'an jusqu'à la fin.

L'Etat semble ainsi disposé à payer rubis sur l'ongle à des banques étrangères, et ce dès 2013, l'essentiel des coûts d'options de la période 2013-2033. Le coût à acquitter serait à trois à quatre fois plus élevé qu'en négociant les échéances année par année (désensibilisation en douceur...). C'est comme se tirer une balle dans le pied.

L'intransigeance des uns alimentant forcément celle des autres, les assignations se multiplient avec, à la clé, le même résultat : lorsque la banque est condamnée, elle doit résilier sa position et racheter au prix fort l'option. S'il s'agit d'une banque publique, c'est le contribuable national qui paie plein pot le débours.

De l'argent public français risque d'être ainsi inutilement transféré à des banques étrangères qui n'auraient jamais osé espérer une issue aussi juteuse... N'est-il pas temps de revenir à des désensibilisations en douceur des produits toxiques ?

13:27 Publié dans Banques | Lien permanent | Commentaires (0)