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26/04/2015

SANOFI-communiqué de presse des salariés

COMMUNIQUĒ DE PRESSE DU SAMEDI 25 AVRIL 2015 

 

NOTRE METTIER, EST DE PRODUIRE 

DES MEDICAMENTS PAS DES DIVIDENDES ! 

 

Aveugle et sourde, la direction déclare le 17 Mars aux organisations syndicales qu'elle ne 

changera pas sa feuille de route. Aucun engagement garantissant le maintien de l’emploi n’est 

pris. La stratégie est claire : continuer de nourrir l’appétit financier sans pareil des actionnaires 

au lieu de proposer un vrai projet industriel d’avenir tourné vers le patient. 

 

Les restructurations dévastatrices sur l’emploi et l’hémorragie des départs dits « volontaires », 

se traduisent par des organigrammes plus qu’incomplets. Les bras manquent et les embauches se 

font attendre. Pire, le recours à la sous-traitance des activités, là ou un « sanofien » avait un 

poste avant les restructurations. Tout ceci, crée une situation dangereuse de mise en échec des 

salariés dans l’exécution de leur contrat et bafoue les conditions de travail. La charge reste la 

même, chaque salarié doit faire face au travail comme si aucun poste n'avait été supprimé, au 

détriment de sa santé physique et psychologique. 

...

Pour lire la suite  :

SANOFI-communique de presse.pdf

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

02/10/2014

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

communiqué

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

EtatdesEaux2014_AERMC_01102014.pdf

extraits:

150 pesticides différents retrouvés dans les 

rivières en 2013 

36 pesticides interdits retrouvés dans les rivières du bassin en 2013 

Forte corrélation entre la disparition des invertébrés et la concentration en pesticides 

58 masses d’eausouterraine polluées au-delà de la norme eau potable > Coût de la dépollution pour la fourniture d’eau potable: entre 300 et 450 M€

Les nitrates : Des concentrations extrêmes dans les eaux souterraines 

etc, etc ..

 

14/09/2014

La dégradation de ses cours d’eau par les pesticides en Languedoc-Roussillon

lu sur le Midi Libre : (les surllgnages sont de moi)

Languedoc-Roussillon : les pesticides, plaie des rivières

Le Languedoc-Roussillon est l’un des territoires les plus marqués par la dégradation de ses cours d’eau, selon l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.

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Les poissons préfèrent nos rivières d'aujourd'hui, même si seulement 52 % des cours d'eau du bassin sont en bon ou très bon état », note Martin Guespereau, directeur général de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse.
En Languedoc-Roussillon, c'est encore moins : 47 % des cours d'eau et nappes sont en bon état en 2013 contre 41 % en 2009 (*).
Cet organisme, qui livre le bilan annuel de la qualité des nappes souterraines, des cours d'eau et des lagunes du Sud de la France, s'appuie sur « trois millions de données, ce qui en fait le milieu le plus surveillé ». L'état biologique de ce vaste bassin est resté globalement stable entre 2009 et 2013 et s'est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants. A contrario, le bassin versant de la Saône, les moyenne et basse vallée du Rhône et le Languedoc-Roussillon sont les trois territoires « les plus marqués par une dégradation de leurs cours d'eau ». Alpes et Corse concentrent le plus de cours d'eau en bon état.

Un label en 2015

L’Agence de l’eau lance un label “Rivière en bon état”, signalé par des panneaux au bord des routes dès le printemps 2015. Seules 30 % des rivières seront toutefois éligibles à ce label - entre un quart et un tiers dans la région -, qui exige trois années successives de "bon état". "Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières", note Martin Guespereau. Grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles.
Il déplore toutefois qu’en raison des écluses notamment, la moitié des cours d’eau soient des "boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux", empêchant le mouvement des sédiments. Il espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières pour constituer un argument touristique. L’agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d’eau. Plus de 10 000 fois téléchargée. 

58 nappes impropres à la consommation 

« Après un succès historique remporté sur les pollutions organiques avec mise aux normes des stations d'épuration dans les années 2000, l'état de nos rivières butte maintenant sur les pesticides. On retrouve plus de 150 variétés dans nos cours d'eau. Les plus fortes concentrations se retrouvent notamment dans les zones viticoles. » En 2013, 58 nappes phréatiques étaient impropres à la consommation à cause de ce fléau. C'est la principale cause de dégradation de l'état de la faune et de la flore et de déclassement des rivières. « Sur ce plan-là, nous n'enregistrons plus de progrès », a reconnu Martin Guespereau (1).

Parmi les pesticides, les herbicides tiennent une bonne place, dont le glyphosate (Roundup de Monsanto) dont il se vend plus de 4 000 tonnes par an rien que dans la région. Localement, « dans le Roussillon par exemple, sa concentration dépasse 200 fois la norme », précise le directeur général. Cela tue la petite faune des invertébrés - vers, insectes - (mais aussi les abeilles) qui participent à l'épuration de l'eau après un orage ou une inondation et à la sécurité sanitaire en freinant la progression des bactéries. » Autre enseignement, « les pesticides interdits depuis dix ans, comme l'atrasine, l'abrasine ou la terbutilasine, n'ont pas disparu. On en dénombre trente-six différents, notamment dans les zones viticoles » (2).

1 000 captages prioritaires

Nappes et cours d'eau ont aussi à faire face aux nitrates. « C'est un vrai problème même s'il n'y a pas d'algues vertes comme en Bretagne car la Méditerranée est naturellement pauvre en nitrates. » Dans la région, il y a plusieurs points noirs comme Candillargues ou Saint-Nazaire-de-Pézan (Hérault), le Cailar et Manduel (Gard), Capendu (Aude) ou dans le Lauragais et évidemment le long de la côte languedocienne. Là où s'exerce une pression démographique constante et là où la vigne est prééminente.
 "Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région"
Rendre l'eau potable coûte très cher, plusieurs centaines de millions d'euros chaque année. Martin Guespereau préconise l'utilisation de produits bio et de moins utiliser les produits chimiques, en ciblant mieux les périodes à traiter et en limitant aux seuls rangs de vigne par exemple. Et de privilégier aussi le travail mécanique. Enfin améliorer la protection des captages. Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région. C'est aussi pour aider à « franchir un cap » que l'Agence lance un label Rivières en bon état.
Dans la région, l'Orb en amont de Réals pourrait y prétendre tout comme le Gardon à Sainte-Croix-Vallée-Française (Lozère), l'Orbieu amont à Buège (Hérault). « Ce sera un plus pour le tourisme et le tourisme de l'eau, sans parler des entreprises de haute technologie qui ont besoin d'eau pure », défend Martin Guespereau.
(1) « Le bon état, c'est quand, selon une directive européenne de 2000, on observe le bon fonctionnement des processus écologiques, une bonne température, un bon taux d'oxygène... Avec la présence et le maintien de la faune et la flore. »
(2) Des concentrations importantes de pesticides interdits ont été relevées, dans la région, dans le canal de la Robine, la Lergue, le Libron, le Lirou, le Maury, le Pallas, la Peyne, le Sou ou la Thongues.

02/05/2014

Les perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre environnement

lu sur le monde :

Nouveaux soupçons sur le bisphénol A

abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2014/04/23/nouveaux...

Le Monde.fr | 23.04.2014 à 18h03 • Mis à jour le 23.04.2014 à 18h46 |

Par Hervé Morin

Le bisphénol A (BPA), cette molécule entrant dans la fabrication de certains plastiques, est présente dans les tissus de 90 % de la population occidentale. C’est un perturbateur endocrinien : ses effets sur le système reproducteur, bien décrits tant chez l’animal que chez l’homme, sont attribués à l’affinité de cette molécule avec les récepteurs à œstrogènes, des hormones sexuelles « mimées » par le BPA. Mais d’autres effets, liés à un autre récepteur, viennent pour la première fois d’être mis en évidence in vivo, chez un modèle animal, le poisson zèbre.

« Nos résultats suggèrent qu’il ne faut pas étudier le bisphénol A avec la seule loupe des questions de reproduction, mais que d’autres effets, sur le métabolisme notamment, doivent être examinés », estime Vincent Laudet, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (ENS Lyon, CNRS, université Lyon-I), qui a dirigé ces travaux publiés le 22 avril dans le journal de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.

L’idée que le BPA puisse interagir avec d’autres récepteurs était dans l’air. Une équipe japonaise a ainsi montré in vitro que le récepteur ERRγ (γ pour gamma) présentait une forte affinité avec le plastifiant. « En 2011, nous venions de découvrir que chez les poissons zèbres, l’exposition au bisphénol A entraînait des malformations des otolithes, des structures minéralisées situées dans l’oreille interne, qui participent à la régulation de l’équilibre, rappelle Vincent Laudet. Nous avons décidé de voir si le récepteur ERRγ n’était pas impliqué. »

L’équipe a utilisé deux approches complémentaires. L’une, pharmacologique, visait à étudier l’affinité de différents bisphénols avec ERRγ. L’autre a consisté à faire varier le niveau d’expression de ce récepteur chez le poisson zèbre et à étudier les effets du BPA. « Nous avons établi que lorsqu’on diminue le nombre des récepteurs, il faut augmenter la dose de bisphénol pour observer un même effet sur l’oreille interne, et inversement », résume Vincent Laudet.Pour le chercheur, ces observations ont plusieurs conséquence en matière de santé publique. D’une part, la recherche de substituts au BPA par l’industrie du plastique devrait prendre en compte non seulement l’affinité de ces composés avec les récepteurs à œstrogènes, mais aussi avec le récepteur ERRγ. D’autre part, le fait que l’affinité entre ce dernier et le BPA soit 1 000 fois plus forte, in vitro, que celle observée avec les récepteurs à œstrogènes, repose la question des valeurs des doses journalières admissibles dans les aliments. « Cela pourrait expliquer des phénomènes liés à de faibles doses du BPA, l’ERRγ constituant un substrat biologique possible pour ces effets », avance Vincent Laudet.

Lire:  Bisphénol A : les toxicologues mis au défi

Surtout, il conviendrait d’élargir le spectre des effets potentiellement attribuables au bisphénol A. « Sur la souris, des travaux viennent de montrer que l’absence de récepteur ERRγ entraîne des problèmes d’audition, précise Vincent Laudet. La question des effets du BPA sur l’audition humaine doit être examinée. » Toujours chez la souris, on a constaté qu’ERRγ était impliqué dans le contrôle de la sécrétion de l’insuline, ce qui renvoie à des effets métaboliques déjà décrits du BPA. Ce récepteur serait-il aussi la clef pour comprendre l’obésité observée chez des nourrissons exposés au bisphénol ?

ÉVALUATION DES RISQUES

Autant de questions, encore sans réponses, posées alors que l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a lancé une consultation pour nourrir son futur avis sur l’évaluation des risques liés au BPA – avis dont la publication a été repoussée à fin 2014, en raison du nombre de commentaires recueillis. A l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a émis une opinion critique sur le projet d'avis de l'EFSA, Gérard Lafargue estime que l'étude dirigée par Vincent Laudet est « intéressante, car elle pointe d'éventuels effets métaboliques du bisphénol chez l'animal et l'homme ».

L'Anses avait rendu plusieurs rapports sur ce perturbateur endocrinien qui ont conduit la France, au-delà de l'interdiction européenne dans les biberons en 2011, à bannir en 2013 le BPA dans tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, une mesure qui sera étendue à tous les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. « Ces nouvelles données confortent l'avis de l'Anses », estime Gérard Lafargue.

Pour Gabriel Livera, responsable du Laboratoire de développement des gonades (CEA Fontenay-aux-Roses), qui n’a pas participé à ces travaux, ceux-ci constituent « une avancée majeure et doivent d'ores et déjà attirer l'attention des agences sanitaires ». Pour autant, note-t-il, « il reste du travail » pour passer à d’autres modèles animaux et élargir ces observations à l’homme. Mais si un parallélisme pouvait être établi avec le poisson zèbre, alors celui-ci pourrait devenir « un atout pour un screening rapide de potentielles substances toxiques agissant par les mêmes voies que le BPA ». Un des enjeux concernant le BPA est effectivement désormais de lui trouver des substituts qui soient réellement inertes pour la santé et l'environnement.

Hervé Morin 
Pôle Science et Médecine

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sur le même sujet :

puberté précoce.pdf

MORALITÉ : ÉVITEZ LES RÉCIPENTS EN PLASTIQUE AUTANT QUE POSSIBLE !

26/04/2014

Enquête sur l'usage des herbicides sur la voie publique à Montpellier (suite)

lu sur :

Les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins

Le Monde.fr | 23.01.2014 à 18h31 • Mis à jour le 23.01.2014 à 19h14 |Par Audrey Garric

C'est une petite avancée dans la bataille contre les pesticides : le Parlement a définitivement adopté, jeudi 23 janvier, une proposition de loi écologiste qui interdit en France les produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022. 

L'Assemblée nationale a voté ce texte dans les mêmes termes que le Sénat le 19 novembre. Outre les écologistes, les socialistes, les radicaux, l'UDI et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les élus UMP se sont prononcés contre ou abstenus.
 

45 % DE FRANÇAIS JARDINIERS AMATEURS

Le texte interdit aux personnes privées ou publiques d'utiliser, à partir du 1er janvier 2020, les produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades « accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé », à l'exception des voies ferrées, des pistes d'aéroport ou des autoroutes pour des « raisons de sécurité publique ». Les pesticides pourront par contre toujours être utilisés en cas d'urgence sanitaire.

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites. Cette disposition vise les 45 % de Français qui possèdent un jardin ou un potager. Au total, cette loi concerne 5 à 10 % des pesticides utilisés en France — le reste étant destiné à l'agriculture.

PRODUITS DANGEREUX

« Ce texte est une grande avancée qui va changer la vision et le comportement des gens par rapport aux pesticides, se félicite Brigitte Allain, rapporteuse (EELV) de la proposition de loi et députée de la Dordogne. S'ils ont pu donner l'illusion d'une solution miracle pour leurs utilisateurs, ces produits sont avant tout dangereux, pour les hommes et les écosystèmes. »

En juin, une vaste expertise collective pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avançait une « présomption forte » de lien entre certains cancers ainsi que la maladie de Parkinson avec l'usage de pesticides chez les professionnels qui les manipulent. Selon l'étude, l'exposition des femmes enceintes — les agricultrices mais aussi les femmes qui utilisent les pesticides à des fins domestiques — augmente également le risque, pour l'enfant à naître, de tumeurs cérébrales, de leucémies, de troubles de la motricité fine ou de déficit cognitif.

Lire notre synthèse : Pesticides : les preuves du danger s'accumulent

« Les jardiniers et non-professionnels ne sont pas formés pour les manipulerMême à faible dose, ces produits exposent la population, et notamment les enfants et les femmes enceintes, plus fragiles », confirme François Veillerette, président de l'organisation non gouvernementale Générations futures, association qui se consacre à la lutte contre les pesticides, et qui regrette toutefois le long délai de mise en application de la loi.

Pour Brigitte Allain, ce calendrier doit permettre aux collectivités de former leurs agents à de nouvelles pratiques, et aux industriels d'orienter leur recherche et leur production vers des solutions plus naturelles.

PLANS « ZÉRO PHYTO »

Nombre de communes n'ont toutefois pas attendu la loi pour bannir ou réduire les pesticides : 40 % d'entre elles ont déjà mis en œuvre un plan « zéro phyto », selon le groupe EELV à l'Assemblée. A Versailles (Yvelines), par exemple, les produits phytosanitaires ont été intégralement remplacés par des désherbeurs thermiques et les classiques débroussailleuses et binettes. Ce sont ainsi 130 000 litres de produits chimiques qui ne sont plus déversés chaque année dans la nappe phréatique, selon la mairie, qui assure économiser 25 500 euros par an. En dix ans, les produits chimiques ont également été réduits de 95 % à Nantes et de 90 % à Rennes.

Reste que la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Le plan Ecophyto, lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l'environnement afin de réduire l'usage des produits phytosanitaires de 50 % d'ici à 2018, ne montre pas les résultats escomptés.

Lire : Recul des pesticides : les calculs biaisés du gouvernement

Audrey Garric 
Journaliste au service Planète du Monde

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Lire aussi : Un appel à agir contre les pesticides

et aussi la vaste expertise collective pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) :

Pesticides : Effets sur la santé - Une expertise collective de l’Inserm

13 juin 2013

Une nouvelle expertise collective de l’Inserm vient faire le point sur les connaissances relatives aux effets des pesticides sur la santé. L’ensemble des données concernant les expositions professionnelles et les expositions précoces (fœtus et jeunes enfants) ont été analysées.

 

Depuis les années 1980, l’implication des expositions professionnelles aux pesticides dans la survenue de plusieurs pathologies (cancers, maladies neurologiques, troubles de la reproduction) est évoquée par des enquêtes épidémiologiques. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition, même à faible intensité, au cours de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance).

Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a sollicité l’Inserm pour réaliser un bilan de la littérature scientifique disponible, afin de fournir des arguments sur les risques sanitaires associés à l’exposition professionnelle aux pesticides, en particulier en secteur agricole, et sur les effets d’une exposition précoce du fœtus et du jeune enfant.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm s’est appuyé sur un groupe pluridisciplinaire d’experts constitué d’épidémiologistes spécialistes en santé-environnement ou en santé au travail et de biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire.

D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts, il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours des périodes prénatales et périnatale ainsi que lors la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant.

Pour en savoir plus :

23/04/2014

Enquête sur l'usage des herbicides sur la voie publique à Montpellier

Hier, à 7h30, un employé de la société Nicollin a pulvérisé des herbicides sur les plantes fleuries de la rue de Barcelone.

Cette utilisation de produits chimiques toxiques sur la voie publique était, paraît-il, faite en accord avec la mairie de Montpellier, mandatant la société Nicollin.

Questions :

- la mairie a-t-elle réellement autorisé l'utilisation de produits chimiques toxiques sur la voie publique ?

- la législation française actuelle autorise-t-elle ce genre d'utilisation ?

L'enquête est en cours.

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24/4/14

Nos demandes aux services publics (Legifrance.fr, service-public.fr) n'ont pas encore eu de réponses, MAIS

un commentaire nous apporte les précisions suivantes :

La loi "visant à mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national" est parue au Journal officiel du 8 février 2014. Le texte a été adopté sans modification par l'Assemblée nationale, consécutivement à une proposition de loi du sénateur écologiste Joël Labbé. Il vient interdire sous certaines conditions l'utilisation de produits phytosanitaires par les personnes publiques et les particuliers. 

Cette loi, qui modifie le code rural et de la pêche maritime, comporte deux volets. Un premier volet consiste en une interdiction faite aux personnes publiques (Etat, régions, communes, départements, groupements et établissements publics), d'utiliser des produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, de forêts et de promenades. Cette règle s'appliquera à partir du 1er janvier 2020

Un second volet prévoit l'interdiction, à compter du 1er janvier 2022, de la mise sur le marché, de la délivrance, de l'utilisation et de la détention de produits phytosanitaires pour un usage non professionnel, et concerne donc les particuliers.

Remarquez les dates d'application ! 

www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT...   En cache

LOI n° 2014-110 du 6 février 2014 visant à mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national

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19/03/2014

Atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB

Un site intéressant, surtout si vous mangez du poisson :

 

www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html 

extrait :

La bombe PCB et les moyens de la déminer

Voici la 7ème édition de l’atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB. Pour pallier aux éventuelles insuffisances et aux fragmentations des sources officielles, les archives de Robin des Bois et les alertes transmises par des lecteurs des atlas antérieurs sont aussi mobilisées.

Les PCB (PolyChloroBiphényles), notamment ceux qui sont apparentés aux dioxines – les dioxin-like – sont des cancérogènes probables. Ils sont reconnus en tant que perturbateurs endocriniens, ils peuvent générer des malformations fœtales, un affaiblissement des systèmes immunitaires, des troubles du cycle de reproduction, de la croissance et du système nerveux. Ces effets affectent toutes les espèces animales, y compris l’espèce humaine et sont en synergie avec ceux d’autres polluants persistants.

Ici la carte pour le Rhône :

http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#rhone

27/02/2014

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

05/02/2014

Languedoc Roussillon : la qualité de l'eau du robinet, les pesticides

à lire sur le Midi Libre :

En Languedoc-Roussillon, l'eau du robinet est à 97% de qualité. Un satisfecit troublé par le maintien de réseaux vétustes et la contamination de pesticides interdits.

eau-Languedoc.pdf

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lire aussi :

Languedoc-Roussillon : des pesticides interdits étaient encore utilisés en 2012

pesticides Languedoc.pdf

12/11/2013

Appel aux autorités contre les pesticides

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Lancement d’un appel aux autorités contre les pesticides

L’AFP rend compte du lancement, le 9 novembre, par des élus, des scientifiques et des responsables associatifs d’un appel aux autorités afin de réduire ou supprimer l’usage des pesticides en raison de leurs risques potentiels pour la santé.

Selon les signataires de la pétition, initiée par le député socialiste Gérard Bapt (Haute-Garonne), « l’effet cocktail de ces substances est encore insuffisamment documenté, mais pourrait s’avérer majeur pour un certain nombre d’associations avec des pathologies endocriniennes ou cancéreuses ».

Déjà, une cinquantaine de parlementaires et d’élus ont signé la pétition dont deux anciennes ministres de l’Ecologie, Delphine Batho et Chantal Jouanno, souligne l’agence de presse. Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre hospitalier régional universitaire de Montpellier, a également approuvé cette pétition, ainsi que notamment des représentants du Réseau Environnement Santé (RES) et de Générations Futures.

 

AFP, 09/11

05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

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23/09/2013

Les pesticides dans le vin

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Que Choisir publie une enquête, reprise par Le Journal du Dimanche, qui révèle la présence de pesticides dans le vin.
Selon les résultats d’analyses réalisées sur 92 bouteilles de vin français par la revue, aucun vin qu’il soit issu de raisins cultivés en agriculture traditionnelle, raisonnée, voire « bio », « n’échappe aujourd’hui à la pollution par les produits phytosanitaires appliqués sur les vignes », indique Que Choisir.Le Journal du Dimanche, 22/09, Que Choisir, 01/10
voir aussi:
http://www.midilibre.fr/2013/09/22/des-taux-eleves-de-pesticides-dans-nos-vins,760473.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20130923-[Zone_info]

Le magazine Que Choisir publie une enquête choc sur la présence de pesticides dans les vins français. 22 bouteilles issues du Languedoc-Roussillon, ont été analysées.

12/06/2013

MONSANTO dans la ville de Trèbes (Aude)

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/12/monsanto-au-centre-d-une-nouvelle-bataille-juridique-en-france_3428009_3244.html

Monsanto au centre d'une nouvelle bataille juridique en France

Le Monde.fr | 12.06.2013 à 15h04 • Mis à jour le 12.06.2013 à 18h25

Par Audrey Garric

extraits :

C'est un nouveau revers contre Monsanto en France. Le tribunal administratif de Montpellier a suspendu, mardi 11 juin, les travaux d'extension d'une usine de production de semences du géant américain dans la ville de Trèbes (Aude). Un site régulièrement visé par les collectifs anti-OGM qui le soupçonnent de produiredes graines génétiquement modifiées.

...

CRAINTES SUR LES OGM

Mais si le site de Monsanto suscite tant de craintes et d'oppositions, c'est moins en raison de son caractère industriel que de la question controversée des OGM. Officiellement, l'usine, l'une des plus grosses d'Europe, produit chaque année des dizaines de milliers de tonnes de semences traditionnelles, pour moitié à destination de la France, et pour l'autre vers une trentaine de pays de l'Union européenne (essentiellement l'Espagne et le Portugal), d'Europe de l'Est et du Moyen-Orient.

Toutefois, lors d'une intrusion sur le site, en janvier 2012, des militants anti-OGM avaient découvert des sacs de maïs OGM MON 810 – interdit à la culture en France depuis le 18 mars 2012 – ainsi que des réserves de Poncho, l'un des insecticides systémiques de Monsanto dont l'utilisation est elle aussi prohibée dans l'Hexagone – et dont le principe actif, la clothianidine, sera interdit à partir de décembre dans l'Union européenne en raison de ses effets sur les abeilles.

"Notre site est habilité à produirestocker et faire transiter des semences OGM. Il y a eu une production de maïs MON 810, notamment destinée à l'Espagne, mais nous l'avons stoppée l'an dernier afin de ne pas exposer nos salariés à des actions violentes de militants anti-OGM", rétorque Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto FranceNous utilisons les produits chimiques autorisés dans les pays destinataires de nos semences."

...

lire aussi :

OGM : une fausse bonne idée

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2013/06/12/ogm-une-fausse-bonne-idee.html

27/05/2013

OGM : MONSANTO dans l'Aude

lu sur :

http://www.andlil.com/des-militants-anti-ogm-sur-le-chantier-dun-site-monsanto-111524.html

Des militants anti-OGM sur le chantier d'un site Monsanto

15 avril 2013

Soixante à cent militants anti-OGM ont pénétré lundi sur le chantier d’un site du semencier américain Monsanto à Trèbes (Aude), sans parvenir à entrer dans les locaux, a-t-on appris auprès de la préfecture et des manifestants.

militants anti ogm chantier site monsanto Des militants anti OGM 
sur le chantier dun site Monsanto
MANIFESTATION ANTI-OGM SUR UN SITE MONSANTO DANS L’AUDE

Ces derniers souhaitaient protester contre l’extension du site et procéder à un “contrôle citoyen” pour vérifier qu’aucune semence interdite ne s’y trouvait, a indiqué à Reuters Michel David, secrétaire départemental de la Confédération paysanne et membre du comité national sur les OGM.

À leur arrivée sur les lieux vers 6h30, des gendarmes étaient déjà présents et ont bloqué l’accès aux bâtiments, a-t-il dit.

“Il y a eu un peu de course entre les gendarmes et quelques-uns mais ça s’est à peu près passé dans le calme”, a ajouté le responsable.

Les manifestants, mobilisés à l’appel de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires, ont déployé plusieurs banderoles, avec des slogans comme “OGM, menace sur tout le vivant”.

Des militants anti-OGM de la Confédération paysanne avaient déjà envahi en janvier 2012 ce centre de stockage de Monsanto dans l’Aude.

Cette action intervient quelques mois après la publication des travaux d’un professeur de Caen, Gilles-Eric Séralini, sur la nocivité présumée d’un maïs OGM et d’un pesticide du groupe Monsanto, une étude très critiquée par la communauté scientifique.

“On souhaite ranimer un peu ce qui s’est passé autour du professeur Séralini sur les dangers des OGM sur la santé, notamment chez les rats, et montrer que les essais actuels ne sont pas suffisants dans le temps avant de délivrer les autorisations de mise sur le marché”, a dit Michel David.

Le chef de cabinet du préfet de l’Aude s’est rendu sur place, a indiqué une porte-parole de la préfecture.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse. Source : Reuters

26/05/2013

Médias : OMERTA sur la manifestation contre MONSANTO d'hier

Rien dans les médias que je consulte habituellement.

J'ai trouvé en cherchant par mots clefs :

http://yasminehinot.blog.lemonde.fr/2013/05/25/la-manif-contre-monsanto-cest-le-25-mai-partout-dans-le-monde-paris-sit-in-de-14h-a-18h-esplanade-du-trocadero-parvis-des-droits-de-lhomme/

La manif contre Monsanto, c’était hier 25 mai partout dans le monde !

Manifestation contre Monsanto à Paris le 25 mai 2013

Plus de quatre mille personnes avaient accepté de participer à l'évènement sur le réseau social Facebook et plus d'un milliers étaient présents aujourd'hui 25 mai sur la parvis du Trocadéro, pour crier leur colère contre la frime Monsanto (géant mondial des pesticides, des OGM et des semences).

Une sérieuse averse n'a pas ébranlé la mobilisation des participants venus pique-niquer, lire un journal, ou tout simplement papoter le temps d'un sitting protestataire, dont les slogans étaient : "A bat Monsanto!", "Oui, oui, oui à l'agro-écologie"ou "Avec Monsanto, nos légumes sont accros".

A première vue, Le Monde n'a pas parlé de cette manifestation internationale contre la firme Monsanto et les dégâts qu'elle assure à la nature, à la biodiversité et à l'agriculture. Aujourd'hui ras-le-bol général au Trocadéro, mais plus spécialement dénonciation du lobbying de la firme auprès du Parlement Européen qui cède à tous ses caprices ; pour une agriculture qui respecte le sol,  qui préserve les agriculteurs de la dépendance aux grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global et Le monde selon Monsanto

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http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/26/1634777-manif-citoyenne-contre-monsanto.html

Manif citoyenne contre Monsanto

LaDépêche.fr 

Publié le 26/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/05/2013 à 08:46

«Monsanto empoisonne l'air, la terre, l'eau, les bêtes et les hommes !», se désespère Emma, l'une des manifestantes présentes hier à l'appel d'Europe Écologie Les Verts, place Saint-Étienne, contre la multinationale américaine spécialisée dans les biotechnologies végétales. Une journée internationale organisée afin de dénoncer les atteintes faites par l'entreprise, selon les organisateurs de la journée, à la biodiversité, à l'autonomie des agriculteurs et à la gestion du vivant. Lors de l'événement, une soixantaine de personnes s'est réunie afin de manifester son indignation face à des entreprises comme Monsanto, avec la participation de Catherine Grèze (notre photo-N. Gaillard), députée européenne du Sud-Ouest à l'origine d'un rapport de la commission Développement du Parlement européen sur la biopiraterie, qui estime : «Les populations du Sud mais aussi du Nord sont lésées par la biopiraterie, ce pillage du vivant effectué par le biais de brevets. Monsanto, géant des biotechnologies participe allègrement à ce phénomène inquiétant».

S. HY.

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http://alsace.france3.fr/2013/05/25/manifestation-anti-monsanto-strasbourg-257690.html 

Manifestation anti Monsanto à Strasbourg - France 3 Alsace

A l’initiative du mouvement Occupy américain est organisée la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto, contre ses OGM et ses pesticides. 

  • Par Denis Becker
  • Publié le 25/05/2013 | 16:47, mis à jour le 25/05/2013 | 19:27
monsanto.jpg
 
Monsanto est une entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales. Depuis longtemps déjà, elle est accusée de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à l’écosystème. Dans le même temps, ses méthodes de lobbying sont contestées.

La manifestation à Strasbourg : rendez-vous devant le parlement Européen ce samedi 25 mai à partir de 14h00 pour un cortège à travers les rues de la ville dont un arrêt devant le Conseil de l'Europe.
Selon les responsables de ce mouvement :
"Ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui veulent la reconnaissance du droit à un environnement sain pour tous et réclament une nourriture dépourvue de poison chimique!
Nous, citoyens, appelons tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement.
Nous demandons aux représentants du peuple français, ainsi qu’aux responsables européens de :
•      Rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.
•      Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.
•      Réévaluer les molécules de synthèse employées par l’agrochimie. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par ces firmes dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.
•      Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants...) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.
•      Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre LA Transition Ecologique.

Au même moment, plusieurs centaines de manifestations se déroulent à travers le monde. Des manifestations organisées par des citoyens mobilisés  contre les OGM.

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http://fr.euronews.com/2013/05/25/premiere-manifestation-internationale-simultanee-contre-le-geant-americain-de-l/

Première manifestation internationale simultanée contre le géant américain de l’agrochimie Monsanto

Cette manifestation a eu lieu ce samedi dans de nombreux pays. 
Des centaines de personnes y ont participé. L’entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales, est accusée depuis longtemps de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à 
l’écosystème.

Plus d'actualités sur : 

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http://www.journaldemontreal.com/2013/05/25/mobilisation-mondiale-contre-monsanto

Manifestation contre Monsanto et les OGM - Le Journal de Montréal

Plusieurs centaines de militants ont bravé la grisaille, samedi à Montréal, pour protester contre les semences contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que contre Monsanto, grand producteur mondial de ce type de semences qui possède 90% des semences génétiquement modifiées sur la planète.

Ils ont ainsi joint leur voix aux manifestants de plus de 300 villes d’un peu partout à travers le monde en cette journée de mobilisation mondiale.

À Montréal, les protestataires se sont d’abord réunis au Square Dorchester avant de commencer à marcher, vers 14 h 30, pour se rendre jusqu’au parc Jeanne-Mance.

Dans la province, il y avait des rassemblements dans les villes de Sherbrooke et de Québec. Plusieurs grandes villes de l’Europe et de l’Asie se sont aussi mobilisées.

Les militants réclament notamment l’étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM alors que les plus ardents opposants souhaitent que tous les produits génétiquement modifiés soient complètement bannis au Canada.

«On est très ignorants des conséquences»

Alors qu'il devait y avoir une diminution des pesticides, l'agronome et agricultrice Andrée Deschênes a dénoncé le fait que l'objectif n'a pas été atteint. Elle a rappelé également qu'en créant les modifications génétiques, on affirmait vouloir nourrir davantage l'humanité, mais que le résultat en est tout autre, puisque plus d'agriculteurs sont désormais dépendants de leurs fournisseurs.

«Il y a des recherches qui se font sur les effets des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il est très difficile d'obtenir des conclusions à court terme et notre expérience avec ces plantes est trop brève», a avoué l'agronome, en entrevue à TVA Nouvelles.

Un lobby puissant

«Du côté des agriculteurs, c'est à la fois un outil qui a été bien adopté, bien diffusé, mais présentement ce serait difficile pour eux de retourner à une autre méthode. Ils sont pris dans une situation où ils n'ont plus d'autonomie quant aux semences et à leur principal approvisionnement pour produire», a rajouté Mme Deschênes, en expliquant que les décisions ne sont plus prises aujourd'hui dans l'intérêt général, mais sous la pression de lobbys.

Cette grande manifestation contre la firme Monsanto est en partie le résultat du problème lié au Roundup, cet herbicide né il y a un peu plus de 30 ans et une exclusivité de l'entreprise pendant de nombreuses années.

Dès le départ, des publications affirmaient que des produits cancérigènes se trouvaient sur les plantes après l'utilisation de cet herbicide. «Ce n'était pas un problème à l'époque puisque les plantes étaient toutes détruites, mais avec les OGM maintenant, les plantes résistent au Roundup de sorte qu'il est présentement hébergé dans les plantes alimentaires qui viennent dans nos assiettes», a expliqué Mme Deschênes.

Avec cette manifestation planétaire, les organisateurs ont dit souhaiter une agriculture sans OGM et sans pesticide, qui respecte les écosystèmes et la santé humaine

21/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO (suite)

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

11/05/2013

Les sites pollués aux PCB en France

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/02/550-sites-sont-pollues-aux-pcb-en-france_3169999_3244.html

550 sites sont pollués aux PCB en France

Le Monde.fr | 02.05.2013 à 14h53 • Mis à jour le 02.05.2013 à 15h00

Par Lucie Soullier

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Ils sont 550. Soit 113 de plus qu'en juillet 2011. L'association Robin des bois vient de réactualiser son atlas des sites terrestres pollués aux PCB. Et les points rouges essaiment la carte de France. S'ils sont interdits depuis 1987, les polychlorobiphényles, plus connus sous le nom de pyralènes, n'en demeurent pas moins persistants dans les écosystèmes. Pire, ils s'insinuent dans les sols, se propagent dans l'atmosphère et s'accumulent dans les sédiments marins et de rivières. "Nous étions conscients que les PCB existaient partout. Cela nous a été confirmé par le fait que quasiment tous les bassins de pêche étaient touchés", souligne Christine Bossard, porte-parole de Robin des bois.

En témoigne la carte des rivières polluées. Finie la sortie dominicale, les arrêtés d'interdiction de pêche touchent de plus en plus de cours d'eau, tout comme les recommandations de ne pas consommer certaines voire toutes les espèces. La pêche à la sardine est ainsi interdite en baie de Seine depuis 2010. Très peu solubles dans l'eau, le caractère lipophile des PCB en fait des adeptes des corps gras. Saumon, anguille, brème ou encore silures font partie des poissons les plus contaminés à ces composés chimiques dangereux.

Chez l'enfant exposé in utero, une exposition chronique peut notammentprovoquer des troubles neurocomportementaux et, chez l'adulte, perturber le système endocrinien. C'est pourquoi la vente des aliments présentant une teneur supérieure aux limites fixées par les pouvoirs publics est interdite en France, insiste l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments).

UN PLAN D'ACTIONS NATIONAL

Mais ils ne se limitent pas à interdire la pêche ou la consommation des produits déjà contaminés. Un plan national d'actions a été mis en place, début 2008, par les ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de la pêche, et de l'écologie. Parmi ses missions : la gestion de la pollution aquatique, le contrôle des poissons destinés à la consommation ou encore la prévention du risque sanitaire. Une vigilance accrue qui explique également la hausse du nombre de sites contaminés sur l'atlas.

La recherche des causes de la pollution a ainsi conduit à une première étape importante : l'élimination des appareils contenant le plus de PCB, comme les transformateurs. Début avril 2012, la seconde phase de décontamination a été lancée par la ministre de l'Ecologie. Delphine Batho a signé un décret prévoyant l'élimination d'ici à 2025 de près de 500 000 appareils contenant du PCB.

"Mais cela ne concerne que la moitié de la production de PCB, selon Christine Bossard. L'autre moitié a été utilisée dans des peintures, des joints, des encres d'imprimerie... Ce qui explique qu'on les retrouve aux quatre coins de la France."

Pour l'association, le travail de dépollution ne fait donc que commencer.Diagnostiquer tous les sites pollués, interdire les rejets en mer de sédiments de dragage, être plus vigilants sur l'épandage des boues de stations d'épuration sur les champs ainsi que les brûlages agricoles et les incendies de sites qui exportent la pollution au PCB dans l'atmosphère... Les efforts à faire sont encore nombreux pour que la vie soit un long fleuve tranquille. Et propre.

Lire : Le taux de pesticides dans le corps humain est plus élevé chez les Français

Lucie Soullier

 

02/05/2013

Informations médicales du jour : pesticides, alcool

lues sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon une étude de l’InVS, la première du genre sur le sujet, publiée dans le cadre de l’étude nationale nutrition santé, la population française présente « un taux d’imprégnation par les pesticides parmi les plus élevées, par rapport à ceux relevés dans les pays comparables », indique Le Monde.
L’étude comporte deux volets, mais c’est le premier qui est le plus inquiétant : l’exposition aux pyralènes et aux pesticides.
Une des explications apportées est que la France présente des retards chroniques en matière de « biosurveillance », comparé aux autres pays européens. S’agissant du deuxième volet de l’étude, la présence de métaux lourds dans l’organisme, les conclusions sont plus rassurantes et soulignent des taux de plomb en baisse de 60% par rapport à 1995.
Le Monde, 02/05

Un article de La Croix s’intéresse à une étude du Laboratoire de psychologie médicale et d’addictologie de l’Université libre de Bruxelles, selon laquelle « pour effectuer une tâche simple de mémorisation, les jeunes pratiquant la ‘défonce alcoolique’ doivent beaucoup plus activer le cortex de leur cerveau » que les autres.
Le « binge drinking », s’il ne laisse rien apparaître de négatif en termes de performance et de réussite universitaire, induirait donc des modifications au niveau cérébral, dont on ignore encore si elles sont réversibles ou non.
La Croix, 02/05

24/04/2013

Pesticides : le ministère de l'agriculture et l'État coupables de négligence, la santé des français sous la coupe des lobbies

... et le contribuable paye les dépenses de santé. 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/23/des-dizaines-de-pesticides-sont-autorises-en-france-contre-les-avis-d-experts_3164733_3244.html

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Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts

LE MONDE | 23.04.2013 à 13h02 • Mis à jour le 23.04.2013 à 13h02

Par Stéphane Foucart

La révélation pourrait alourdir encore l'atmosphère de défiance qui s'installe en France entre la société civile et les pouvoirs publics : des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Des courriers, adressés par la direction générale de l'agence au ministère de l'agriculture, obtenus par l'association Générations futures et rendus publics mardi 23 avril, témoignent de profonds dysfonctionnements dans le système d'attribution ou de reconduction des autorisations de mise sur le marché des pesticides. Ces dernières sont délivrées par la direction générale de l'alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Ces anomalies justifient, selon l'association, des recours en justice et, notamment, un dépôt de plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

De quoi s'agit-il ? Dans un courrier daté du 27 août 2012, Marc Mortureux, le directeur général de l'Anses, rappelle à Patrick Dehaumont, directeur général de l'alimentation, avoir déjà "attiré l'attention" de ses services, en octobre 2009, sur "les problèmes posés" par le fait que les avis de l'Anses relatifs aux pesticides ou aux produits fertilisants "n'étaient pas tous suivis d'une décision par le ministère chargé de l'agriculture dans les délais prévus par la réglementation". Le courrier divulgué par Générations futures pointe également "le maintien sur le marché de produits pour lesquels avait été émis un avis défavorable ou un avis favorable avec restrictions", précisant que "des différences sont régulièrement repérées entre les avis de l'agence et les décisions" de la DGAL.

NON CONFORMES AUX EXIGENCES DE LA LÉGISLATION EN VIGUEUR

Pour preuve, le directeur général de l'Anses joint à son courrier trois listes "qui n'ont pas la prétention d'être exhaustives", mais qui rassemblent tout de même quelque 200 produits pour lesquels "des différences et anomalies ont été repérées dans ce cadre".

A la date de l'examen, par les services de l'Anses, de la base de données des produits phytosanitaires autorisés – soit le 16 août 2012 –, plusieurs dizaines de pesticides étaient autorisées en France, en contravention avec les avis de l'agence nationale. "De très nombreux pesticides restent autorisés alors qu'ils devraient, selon l'Anses, être interdits, car non conformes aux exigences de la législation en vigueur", s'insurge Générations futures.

D'un strict point de vue réglementaire, la DGAL n'est pas tenue de se conformer aux avis de l'Anses. Le grand nombre d'écarts relevés est cependant suffisamment anormal pour avoir suscité la réaction de l'agence sanitaire.

La plupart des risques ignorés par la DGAL concernent l'environnement, mais une demi-douzaine de produits épinglés présentent, selon les évaluations même de l'Anses, des risques sanitaires pour l'utilisateur, qu'il soit jardinier amateur ou employé agricole.

La situation a évolué depuis août 2012, fait-on valoir à la DGAL, et certains produits ont été mis en conformité avec les avis de l'Anses. Combien ? La DGAL ne peut, dans l'immédiat, le préciser. Elle ajoute que certaines anomalies peuvent être expliquées par des défauts de mise à jour de la base de données du ministère, ou encore par des agendas français et européens décalés. "Avant de tenir compte d'un avis de l'Anses, il faut parfois attendre certaines réévaluations en cours au niveau européen", plaide-t-on à la DGAL. C'est en effet à l'échelon communautaire que les molécules actives sont évaluées, les mélanges commerciaux étant ensuite évalués ou réévalués, puis autorisés ou interdits par chaque Etat membre.

Ces explications ne permettent cependant pas d'expliquer l'ensemble des dysfonctionnements mis au jour. Générations futures a annoncé son intention de former un recours pour "carence fautive de l'Etat" et de saisir une juridiction administrative pour obtenir le retrait des autorisations délivrées aux pesticides concernés.

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sur le même sujet, lu dans le Canard enchaîné de cette semaine et voir :

Flazasulfuron - Wikipédia

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20/04/2013

Étude épidémiologique sur le Distilbène : recherche de volontaires

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/distilbene-une-etude-epidemiologique-en-france_3162105_1650684.html

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Distilbène : une étude épidémiologique en France

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 18.04.2013 à 16h13

Pascale Santi

Les filles exposées au Distilbène dans le ventre de leur mère présentent-elles un risque accru de cancer du sein ? C'est l'une des questions auxquelles doit répondre la première étude épidémiologique française sur les effets de cet oestrogène de synthèse. Le DES (pour diéthylsilboestrol) a été prescrit aux femmes enceintes entre 1948 et 1977 pour éviter les fausses couches. Il s'est révélé délétère pour les enfants à naître et leur descendance.

L'étude "Santé publique, quelles conséquences du Distilbène" est pilotée par l'association DES France et la Mutualité française et financée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé à hauteur de 40 000 euros.

En France, 200 000 femmes enceintes ont pris du Distilbène et environ 160 000 enfants sont nés de ces grossesses. L'apparition alarmante, dès 1971, de cas de cancers du vagin et du col utérin chez des jeunes femmes de 14 à 22 ans dont la mère avait pris du Distilbène (les "filles DES") avait conduit les Etats-Unis à l'interdire. Il a été contre-indiqué chez la femme enceinte en 1977.

Parmi les effets nocifs chez les "filles DES" figurent des malformations congénitales, des difficultés de reproduction, des ménopauses précoces et des cancers du col de l'utérus ou du vagin.

L'incidence sur le cancer du sein est moins connue. Le débat sur le risque cancérigène du Distilbène pour la deuxième génération avait été relancé avec la mise en évidence de la toxicité du bisphénol A, molécule voisine ("Science & techno" du 13 avril). Une étude américaine de 2006 a montré que le risque de cancer du sein était multiplié par 1,91 chez les femmes de plus de 40 ans exposées dans le ventre de leur mère au Distilbène. Cette étude portait sur deux groupes comparables de 3 812 femmes exposées et 1 637 témoins, de 1978 à 2003.

EFFET DOSE

"En 2010, une étude néerlandaise ne retrouve pas cette augmentation de risque, peut-être en raison de doses administrées inférieures", indique le professeur Michel Tournaire, ancien chef de service à la maternité Saint-Vincent-de-Paul, conseiller médical du réseau DES France.

En revanche, l'effet perturbateur endocrinien de l'hormone, lui, dépend plus largement de la date d'administration pendant la grossesse, au moment de la formation des organes génitaux du bébé, note-t-il. L'étude doit caractériser ce lien. Elle permettra aussi d'étudier ses conséquences sur trois générations concernées à ce jour : les mères, les filles et fils exposés in utero et les petits-enfants. Une étude menée par l'équipe du professeur Charles Sultan (CHU de Montpellier et Inserm) auprès de 529 familles publiée dans la revue Fertility and Sterility en avril 2011 avait montré cet effet transgénérationnel. Chez les garçons, ces malformations consistent surtout en une anomalie du pénis, appelée "hypospadias", où l'extrémité du canal urinaire n'est pas à sa place normale.

Marraine du réseau DES France, l'écrivaine Marie Darrieussecq, elle-même "fille DES" et mère de trois enfants, déplore la difficulté d'avoir des informations et "la flopée de médecins qui sont encore dans le déni alors que l'utérus mal formé, ça se voit à l'échographie".

Un vaste appel a été lancé pour trouver des volontaires, tant dans les familles touchées par le Distilbène que chez des femmes âgées de 36 à 63 ans non concernées pour constituer un groupe de comparaison (témoin).

Le questionnaire peut être téléchargé sur Des-etude3generations.org.

17/04/2013

Action locale anti-OGM : les forces de l'ordre protègent MONSANTO

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/15/des-militants-anti-ogm-penetrent-sur-un-site-de-monsanto-dans-l-aude_3159674_3244.html

Des militants anti-OGM pénètrent sur un site de Monsanto dans l'Aude

Le Monde.fr avec AFP | 15.04.2013 à 10h45 

Une centaine de militants anti-OGM sont entrés lundi matin 15 avril sur un chantier d'agrandissement du site du géant américain Monsanto à Trèbes, dans l'Aude, pour tenter de vérifier que ne s'y trouvait pas du maïs transgénique. Mais ils ont été empêchés par les gendarmes de pénétrer dans les locaux de l'entreprise proprement dits. Les forces de l'ordre, visiblement prévenues de l'action qu'entendaient mener les militants hostiles au recours aux organismes génétiquement modifiés, se trouvaient sur les lieux à leur arrivée, a pu constater un photographe de l'Agence france-presse.

Les anti-OGM voulaient mener "une inspection citoyenne pour vérifier que le site n'abritait pas le maïs OGM MON 810 du groupe américain, interdit en France", a déclaré un des participants, Jacques Dandelot.

CONTRE LE PROJET D'EXTENSION

En janvier 2012, les militants anti-OGM avaient découvert sur le site des sacs de maïs MON 810, ce qui avait poussé le gouvernement de l'époque à annoncer l'interdiction de leur culture.

Les militants entendent aussi protester contre le projet d'extension du groupe américain de ses installations à Trèbes. Ils ont déployé des banderoles sur le chantier d'agrandissement sur lesquelles on pouvait lire : "OGM = menace sur tout le vivant" et "60 silos en plus = plus de pesticides et moins d'abeilles"

Deux organismes génétiquement modifiés seulement ont été autorisés à la culture dans l'Union européenne : la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée être un échec commercial, et le maïs OGM MON 810.

La culture du MON 810 a été autorisée en 1998 pour dix ans. Monsanto a demandé le renouvellement de ce permis en 2007, mais le processus d'autorisation est gelé en raison de l'hostilité de plusieurs Etats. Huit pays – France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne – ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leurs territoires la culture des organismes génétiquement modifiés autorisés.

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Planète

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25/03/2013

La qualité de l'eau potable en bouteille

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/traces-de-medicaments-et-pesticides-dans-10-des-eaux-en-bouteille-25-03-2013-1645222_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130325

Traces de médicaments et pesticides dans 10% des eaux en bouteille

AFP publié le 25/03/2013 à 08:39

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ 10% des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité, révèle lundi une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés.

"A court terme, il n'y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables", insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau, interrogé par l'AFP. "On est dans l'ordre de l'ultra-trace, du millième de micron, c'est vraiment minuscule", a-t-il précisé.

L'enquête "ne met absolument pas en cause l'honnêteté des embouteilleurs", mais interroge la contamination de l'environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. "Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale", résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à "la remise à plat des normes de qualité" prenant en compte les nouveaux polluants.

L'analyse a porté sur 47 bouteilles d'eau, trois bonbonnes d'eau, et une dizaine d'échantillons d'eau du robinet prélevés dans trois départements.

Sur les bouteilles d'eau étudiées -- portant sur l'ensemble du marché --, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

"La grande surprise", écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l'abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline).

La teneur est "infime" mais c'est "suffisant pour qu'on s'interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales", souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l'analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de "faux positifs".

"La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d'en expliquer l'origine", écrit 60 millions de consommateurs. "L'affaire est suffisamment sérieuse pour qu'on lance des analyses à plus grande échelle", estime M. Laurenceau.

Potentiels effets cocktail

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l'Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second.

Par ailleurs, des traces d'Atrazine et d'Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

"Ce qu'on en retire, ce n'est pas de dire que telle marque est plus risquée qu'une autre. Il n'y a pas les bons et les mauvais. Sur l'ensemble des marques, il y a un problème", poursuit M. Laurenceau. "Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu'il peut y avoir (des micropolluants), même si c'est infinitésimal, qui ne devraient pas être là".

Et l'eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges).

Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l'Obio, et de Bisphénol A, d'Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne.

"Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail", souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l'Opération transparence sur l'eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l'eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

19/03/2013

Des pesticides "sans risques" ?

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/14/des-traces-de-pesticides-sans-risques-dans-les-assiettes-europeennes_1847680_3244.html

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Des traces de pesticides "sans risques" dans les assiettes européennes

LE MONDE | 14.03.2013 à 12h27 Par Stéphane Foucart

Alors que le scandale de la viande de cheval bat toujours son plein, l'information est de nature à réintroduire un peu de confiance entre le consommateur et son assiette. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu public, mardi 12 mars, son rapport annuel sur les résidus de pesticides dans l'alimentation et conclut à "des taux de conformité qui demeurent élevés".

Selon l'agence européenne basée à Parme (Italie), l'analyse des données transmises par les 27 pays membres de l'Union européenne (ainsi que la Norvège et l'Islande) montre que 97,2 % des échantillons prélevés en 2010 présentent des résidus de pesticides inférieurs ou égaux à la limite légale, encore appelée limite maximale de résidus (LMR).

TRACES DURABLES DANS LES GRAISSES ANIMALES

Cependant, l'association Générations futures estime que la contamination des aliments "reste à un haut niveau, avec 65 % des fruits et 39 % des légumes contenant des résidus" et qu'au total "26,6 % des échantillons de ce plan de surveillance contiennent des résidus de deux pesticides ou plus".

A l'inverse, environ 87 % des échantillons de produits animaux sont exempts de toute trace détectable de pesticides et seuls 0,1 % excèdent la LMR. Les deux substances les plus fréquemment détectées dans cette catégorie d'aliments sont le DDT et le HCH, deux insecticides organochlorés, interdits il y a environ trente ans en Europe, mais qui s'accumulent durablement dans les graisses animales sans se dégrader. Ils seront toujours là dans quelques siècles.

Au total cependant, les faibles taux moyens de contamination conduisent l'EFSA à conclure qu'"il n'existe pas de risque à long terme pour la santé des consommateurs en relation avec les résidus de pesticides présents dans l'alimentation". Selon le rapport européen, seuls 0,4 % des échantillons testés présentaient des résidus de pesticides en quantité suffisante pour présenter des risques d'intoxication aiguë.

LE RECORD DU CHOU CHINOIS

Les produits les plus fréquemment détectés en excès sont l'avoine (5,3 %), les laitues (3,4 %), les fraises (2,8 %) et les pêches (1,8 %). Les produits biologiques sont globalement trois à quatre fois moins pris en défaut que ceux issus de l'agriculture conventionnelle, mais l'EFSA relève que certains pesticides détectés dans ces produits ne sont pas autorisés en agriculture biologique. Ces chiffres rassurants masquent de grandes disparités selon l'origine des produits. "Les taux de dépassement des LMR pour les aliments importés, note l'EFSA, se sont révélés plus de cinq fois plus élevés que ceux des aliments produits dans l'Union européenne, en Norvège et en Islande : 7,9 % contre 1,5 %."

Le record est détenu par le chou chinois (importé de Chine), qui contient un ou plusieurs produits en excès dans 83,3 % des cas, suivi par le brocoli chinois (79,6 %) et par la feuille de vigne turque (64,3 %).

Les pays ou régions le plus souvent en excès sont le Cambodge, dont 50 % des productions testées en Europe contiennent trop de pesticides, la Mongolie (50 %), Hongkong (47,8 %), le Bangladesh (44,4 %), la Bolivie (33,3 %) ou encore l'Inde (28,3 %) – l'EFSA note cependant que le faible nombre d'échantillons rend ces estimations statistiquement fragiles.

Quant à la France, 2,6 % des denrées échantillonnées qui y sont produites présentent un excès de résidus de pesticides, tandis que 3,2 % des produits échantillonnés sur son sol (toutes provenances confondues) sont dans ce cas.

François Veillerette, porte-parole de Générations futures, suspecte une franche sous-estimation. La France, dit-il, se situe "parmi les derniers pays européens pour le nombre d'échantillons analysés par tranche de 100 000 habitants". De plus, les analyses qui y sont conduites "ne recherchent que 332 molécules, contre 788 en Allemagne". La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), chargée de ces mesures pour la France, n'a pas donné suite aux sollicitations du Monde.

16/02/2013

Les médicaments se retrouvant dans les eaux usées affectent les poissons

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.nytimes.com/2013/02/15/science/traces-of-anxiety-drug-may-affect-fish-behavior-study-shows.html?ref=science&pagewanted=print

 
The New York Times
 

 


February 14, 2013
 

Traces of Anxiety Drug May Affect Behavior in Fish

Traces of a common psychiatric medication that winds up in rivers and streams may affect fish behavior and feeding patterns, according to a study in the journal Science published Thursday.

Researchers in Sweden exposed wild European perch to water with different concentrations of Oxazepam, an anti-anxiety medication that can show up in waterways after being flushed, excreted or discarded.

Researchers reported that fish exposed to Oxazepam became less social, more active and ate faster, behaviors they said could have long-term consequences for aquatic ecosystems.

Scientists who study pharmaceuticals in waterways said the research was intriguing because it examined the potential effect on animals of a specific medication intended to affect human behavior.

“It seems to be a solid study with an environmentally relevant species,” said Donald Tillitt, an environmental toxicologist with the United States Geological Survey, who was not involved in the study. He said it made sense that a medication that binds with a certain brain receptor in people could act similarly in fish, and the measures of behavior — activity, sociability, boldness and feeding rate — “are all important ones that we like to look at when we’re trying to see the environmental effects of pharmaceuticals.”

Still, because even the lowest concentration of Oxazepam in the study was higher than that found in a Swedish waterway that researchers tested, “the relevance of their study to the real world is unclear,” the United States Environmental Protection Agency said in written answers to questions.

The agency said that while “most pharmaceuticals do not seem to pose known risks to humans, animals or the rest of the ecosystem” at the levels they occur in the environment, there are some medications “for which some researchers have noted physiological effects in fish exposed to levels close to those occasionally reached in the environment. These include some ingredients used for contraception, hypertension and mood disorders.”

The agency said how often this occurs and the possible environmental repercussions are unknown.

The study joins a small but growing body of research exploring the possible environmental impact of chemicals in pharmaceuticals, cosmetics and other products. Many of these chemicals are not removed by wastewater treatment plants, which are intended to remove bacteria and nutrients, experts said.

The topic is difficult to study partly because concentrations of chemicals in waterways can vary with season, hour and distance from treatment plants, and other medications in water may influence a chemical’s effects.

The United States Geological Survey has found “intersex fish,” or male fish that develop female sexual characteristics, in the Potomac River and its tributaries, raising questions about whether hormone residues might be responsible. A study in the journal Environmental Science and Technology found antidepressants like Prozac and Zoloft in the brains of fish collected downstream from wastewater discharge in Colorado and Iowa. But some antidepressants that were more common in those waterways, including Zyban and Citalopram, were not found as frequently in the fish.

In the Swedish study, researchers first tested perch in the wastewater-treated Fyris River, near the city of Uppsala, and found their muscle tissue contained six times the river’s concentration of Oxazepam, said Tomas Brodin, the lead author and an assistant professor of ecology at Umea University.

Researchers then took baby fish hatched from the roe of wild perch in what they considered a drug-free waterway, and divided them into three groups of 25. One group had no exposure to Oxazepam; the other two were placed in water with what researchers called a low concentration, at three times higher than the Fyris River, or an extremely high concentration, at 1,500 times higher.

The more Oxazepam they ingested the more active the fish were, measured by the number of swimming motions in a 10-minute period. They were also less social, spending less time near a section of the tank with other fish and more time near an empty compartment. And they were quicker to grab and eat zooplankton. At the highest Oxazepam concentration, fish were also bolder, measured by how long it took them to leave a box in the tank and explore new territory.

“Basically, no one left the box before they were subjected to the drug,” said Dr. Brodin, who said he saw the difference when he entered the room each day. The non-exposed fish “were hiding basically,” while the others “were out there, greeting me. They were totally different fish.”

In a statement, Matthew Bennett, senior vice president of the Pharmaceutical Research and Manufacturers of America, said the study yielded “somewhat expected results” because of its higher-than-natural concentrations. He said the behavioral changes were small, and the study methods contradicted “widely accepted protocols that determine how the low levels of Oxazepam found in the environment accumulate in fish. The environmental relevance and potential for long-term impact from this drug, which has been in use for decades, are therefore debatable.”

Joel A. Tickner, an environmental scientist at the University of Massachusetts Lowell, who was not involved in the research, said he considered the study significant. “These effects may be very subtle,” he said, but “what they’re finding is it’s biologically relevant.”

Dr. Brodin said the implications were unclear for perch, which might benefit from Oxazepam exposure by becoming more efficient eaters or be disadvantaged because enhanced risk-taking behavior might increase their vulnerability to predators. Zooplankton, algae and other organisms could also be affected by changes in fish behavior, he said.

Dr. Tillitt, the toxicologist with the United States Geological Survey, said, “We’re smart enough and we should be able to design chemicals that fulfill these same sorts of functions but with less stress on the environment.”

24/01/2013

"Nos enfants nous accuseront"

À la suite du commentaire de Pat (ci-dessous *), je constate, après avoir été sur le lien donné (http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/nos-enfants-nous-accu...) que j'ai transmis un hoax. Mais  le film mérite sans doute d'être vu.

* commentaire : " C'est sûr il faut voir ce film absolument dispo en DVD sur le site du réalisateur : http://www.jplusb.fr/films.html . Quant au message ci-dessus, diffusé en chaîne dans les boites à mails, il est moins convaincant si on va faire un tour là : http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/nos-enfants-nous-accu... "

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http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/nos-enfants-nous-accu... indique :

Vous êtes nombreux à avoir reçu, ces derniers temps, un message vous invitant à visionner la bande-annonce d'un film écologique afin qu'il puisse sortir en salle.

Un simple coup d'oeil sur Allociné suffit à montrer que le film en question existe bel et bien bien, et qu'il est déjà sorti en salle le 5 novembre 2008 ! (Il est même disponible en DVD depuis le 26 octobre 2009.)
 
Autrement dit, même s'il était possible que le visionnage de la bande-annonce aide le film à trouver un distributeur (ce qui est douteux), le message en question est périmé - sort commun à beaucoup de chaînes.
 
N'ayant pas vu le film, nous ne sommes pas en mesure de vous dire s'il a tendance à "confondre militantisme et propagande", comme l'a affirmé Télérama , mais nous pouvons constater que ses auteurs n'ont pas choisi la façon la plus écologique d'en faire la promotion.
 
Ne serait-ce que parce que que la transmission de chaînes consomme beaucoup d'énergie, et contribue donc forcément au réchauffement climatique, au même titre que le spam...

 

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communiqué :

Voici une affaire qui nous concerne tous, SANS EXCEPTION !
La sortie en salle du film : "Nos enfants nous accuseront".
Pour que ce film soit en salle (film qui dénonce les méfaits de la
mauvaise alimentation et des pesticides), il faut qu'un maximum de
personnes regardent la bande annonce dans les 2 jours qui suivent.
 
C'est le nombre de visites dans les 2 jours qui fera emporter la
décision de sa mise en distribution grandes salles.
Faites le suivre rapidement, s'il vous plaît, à tous vos contacts,
merci par avance.
 
Voici la bande annonce à visionner et à transmettre :
 
 
Pour que Monsanto & Consorts ne soient pas leur futur...

22/01/2013

Lutte biologique contre les insectes nuisibles : un exemple à suivre

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/21/a-lima-la-guerre-des-bons-insectes-contre-les-mechants-parasites_1820013_3244.html

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Pérou : Lima lance la guerre des "bons" insectes contre les "méchants" parasites

LE MONDE | 21.01.2013 à 14h09 • Mis à jour le 22.01.2013 à 17h13 Par Chrystelle Barbier - Lima, correspondance

Isolé dans un entrepôt de Lima, l'insectarium municipal du riche quartier de Miraflores ne mesure pas plus d'une vingtaine de mètres carrés.

C'est ici que la biologiste Patricia Llanos, qui le dirige, élève tous les insectes destinés à être relâchés pour éliminer les parasites qui ravagent les parcs de la capitale péruvienne et ruinent les efforts des jardiniers. "Tout cela sans utiliser d'insecticides chimiques, sans polluer et en protégeant la biodiversité", s'enthousiasme la scientifique.

"Cette expérience de lutte biologique a commencé il y a six ans", raconte le maire de Miraflores, Jorge Muñoz, lorsque la municipalité s'est aperçue que les insecticides utilisés jusqu'alors avaient également des effets néfastes sur l'ensemble de la faune.

80 300 INSECTES ÉLEVÉS EN CAPTIVITÉ ONT ÉTÉ LIBÉRÉS

Depuis 2011, 80 300 insectes élevés en captivité ont été libérés dans les parcs de Miraflores, notamment dans la zone de bord de mer, aujourd'hui totalement libre d'insecticide.

"Dans tout écosystème, pour chaque prédateur il existe une proie. Dans la nature, les insectes comme les coccinelles, les punaises ou encore les chrysopes, se nourrissent de parasites comme les mouches blanches ou les pucerons qui abîment les fleurs et feuilles", explique Mme Llanos.

Le but de l'insectarium de Miraflores est donc de rétablir un équilibre naturel en élevant ces "bons" insectes en masse afin de les libérer dans les parcs infestés pour qu'ils dévorent à leur tour les parasites.

LES RÉSULTATS SONT VISIBLES EN QUELQUES JOURS

"L'important n'est pas d'éliminer totalement les parasites – sans lesquels les insectes prédateurs n'auront plus rien à manger –, mais de limiter au maximum leur action pour qu'ils ne défigurent pas nos espaces verts", souligne Mme Llanos, qui affirme que les résultats sont visibles en quelques jours.

Evidemment, les insecticides ont, eux, un effet immédiat sur les parasites. "Mais ils polluent et laissent une odeur pouvant être dangereuse pour la santé publique", rappelle la biologiste.

"Ces insectariums sont faciles à mettre en place et peu coûteux", insiste, pour sa part, Roberto Mannucci, le gérant des espaces verts du district, qui espère que l'expérience fasse des émules.

MIXTURE À BASE DE MIEL, DE LEVURE DE BIÈRE ET DE MACA

Doté d'un faible budget de 3 100 euros par an, l'insectarium de Miraflores fonctionne en effet de manière très rudimentaire. "Je conserve les œufs dans des verres ou des boîtes en plastique", raconte Patricia Llanos, en préparant une mixture à base de miel, de levure de bière et de maca, une céréale andine faisant partie du régime des prédateurs.

"Je leur réserve un repas très nutritif pour qu'ils soient efficaces, s'amuse la biologiste. Il faut s'occuper des larves quotidiennement, sinon elles meurent."

Chaque semaine, elle accueille des classes de collégiens pour leur expliquer l'utilité de l'insectarium, en espérant que cela aidera à sensibiliser petits et grands au rôle des insectes dans la protection de l'environnement.

13/01/2013

Les flamants et la pollution des riziculteurs de Camargues

lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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16/11/2012

Agriculture et réduction des pesticides

l'article du Monde n'est plus disponible mais voici quand même un résumé :

  • de détails - CER FRANCE 60 - Galerie photos des actualites du ...

    www.cerfrance60.fr/default.asp?page=actualites_photos&idE...En cache
    Moins de phytos, c'est une affaire de portefeuille » 28/10/2012. A la tête d'une exploitation de 170 ha, un exploitant de l'Aude s'est lancé dans une démarche de ...

      « Moins de phytos, c’est une affaire de portefeuille » 28/10/2012

    A la tête d’une exploitation de 170 ha, un exploitant de l’Aude s’est lancé dans une démarche de réduction des pesticides. « Je suis allergique aux pesticides, cela me donne des migraines », a-t-il confié au Monde. Le frère de cet exploitant ajoute que « réduire les phytosanitaires, c’est d’abord une affaire de portefeuille ». L’agriculteur fait partie du réseau Delphy, qui, créé dans le cadre du plan Ecophyto visant à réduire, si possible, de moitié l’usage des pesticides, regroupe 19 000 fermes pilotes ayant pour vocation de montrer l’exemple en matière de réduction des produits phytosanitaires. Ayant fréquemment des contacts avec les agriculteurs de la région faisant également partie de Delphy, l’exploitant remplace les pesticides par différents techniques : la diversité et la rotation des cultures ; le labourage mécanique ; et les faux semis effectués après la récolte.