Dans son numéro du 29 septembre 2010, Le Canard Enchaîné informait de la création du « Parc régional d’activités économiques » (PRAE), sur une surface de 115 hectares près de Lodève dans l’Hérault. Ce parc a ceci de particulier qu’il va se situer exactement sur l’emplacement de l’ancien complexe d’extraction d’uranium exploité pendant 20 ans par la Cogema et fermé en 1997 . Sur les 210 site miniers exploités en France (le dernier ayant fermé en 2001), le PRAE de Bosc constitue ainsi un cas unique en France. 

Sur ce site de « 450 hectares, pas moins de 16 mines à ciel ouvert … 14 630 tonnes d’uranium en ont été extraites… Quand l’industriel a plié bagage, il a démantelé l’usine, enfoui les matériaux de construction sur place. Et tant qu’à faire il y a aussi enterré 4,1 millions de tonnes de déchets radioactifs » précise le Canard.

Il faut y ajouter les 26 millions de tonnes de stériles encore stockés sur place. Ces roches extraites pendant l’exploitation de la mine, et qui contiennent très peu d’uranium ne sont pas traitées. Si ces stériles ne sont pas par la suite pas correctement recouverts, ils rejettent du radon et des poussières radioactives dans l'air et, par infiltration d'eau de pluie des matières toxiques et radioactives passent dans les eaux souterraines et superficielles. De même les minerais dont la teneur de situe entre 0,03 et 0,8 %, les minerais pauvres (estimés à 0,8 million de tonnes sur le site du Bosc) ne sont pas toujours traités et posent les mêmes problèmes que les stériles, aggravés par leur teneur supérieure en uranium.

A Lodève on investit 28 millions d’euros dans ce projet de parc d’activités radioactif !

Radioactif aujourd’hui et pour des milliers d’années : la CRIIRAD a effectué des analyses de radioactivité sur ce site en 2003-2004 et a constaté que sur certains points « chauds » la radioactivité était de 3 à 8 fois supérieure à la normale. D’autres analyses sont en cours et la région a promis que le projet ne se réaliserait pas si les résultats étaient « franchement négatifs ». Le Canard explique que « 4 millions d’euros ont été investis en 2009 par la Région pour racheter les terrains et réaliser les premiers travaux d’aménagement …. Sans compter que les premiers lots seront commercialisés à la fin du premier semestre 2011. »

A fin décembre 2010, la commune du Bosc avait validé l’ensemble des périmètres du parc d’activités, la ZAC est en cours de création. 

C’est toute la filière du nucléaire qui est mortifère. Il faut l’arrêter immédiatement.