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03/08/2015

Foulkan ...

France, ta langue foulkan ! (fout le camp ? full kant ? foule le camp ???)

lu sur  le Midi Libre, ce jour : (ceux jours ? se jour ?)

Selon une enquête révélée au mois de juillet, la grande muraille de Chine subirait continuellement le pillage de ses pierres. Une situation jugée...

( z'avez compris ??? les pierres ... pillées par ... que diable , Ventre-Saint-Gris !)

27/02/2015

Ce soir, vendredi 27 février à 18h30

communiqué :

ce soir, vendredi 27 février à 18h30 à la librairie

vernissage de l'exposition de MiccamIndustrie de diptères avec une proposition sonore de Guillonne Balaguer

Industrie de diptères est aussi un livre paru aux éditions l'Arachnoïde

dimanche 1er mars à 10h30 à la librairie

dans le cades d'Escapades en librairies

l'abc des abc

Michéa Jacobi vous propose un atelier créatif unique. Venez vous initier à la fabrication d'un abécédaire et créer votre propre livre, le façonnage de votre exemplaire de l'abc de Montpellier pour la version light, ou la création de a à z pour les plus motivés .

 

lundi 2 mars à 20h30 à la Laiterie (4 rue Lunaret), le Bistrot des Ethnologues reçoit

Mohammed Hachemaoui présentera son ouvrage Clientélisme et patronage dans l'Algérie contemporaine (éditions Karthala)
Comment interpréter, à l'heure des soulèvements populaires arabes, l'endurance de l'autoritarisme en Algérie ? Pourquoi la politique électorale est-elle aussi importante pour les gardiens du régime autoritaire ? Est-elle une menace pour la survie de l'autoritarisme ou un mécanisme de durabilité de celui-ci ? À l'inverse des schémas préconçus, cet ouvrage entreprend une immersion ethnographique pour percer l'énigme de la politique en Algérie. En projetant la lumière sur le rôle peu analysé des tribus, des confréries et des magnats dans la politique électorale, il renouvelle la compréhension de l'Algérie. L'auteur construit un pont analytique et conceptuel entre science politique, anthropologie et sociologie historique et offre ainsi au lecteur une nouvelle perspective pour appréhender la politique en Algérie et plus généralement dans le monde arabe.

 

mardi 3 mars à 19h30 à l'Amuse-Vins, 76 rue de l'Aiguillerie

Jean-Louis Cianni présentera son livre Les armes d'Hercule (pour affronter le monde du travail) paru aux éditions Marabout.

 

Daniel Le Moigne

librairie l'Ivraie

21 rue de la Cavalerie à Montpellier

04 67 40 80 26

www.livraie.fr

le facebook

la librairie est ouverte du mardi au samedi de 10h à 19h20

10/09/2014

Montpellier Danses A2

communiqué :

Maquette - Copie- rentrée2014 copie.jpg

04/10/2013

NON À L'ANGLICISATION DE CARREFOUR, DE LA FRANCE ET DE L'EUROPE !

communiqué :

NON À L'ANGLICISATION DE CARREFOUR, DE LA FRANCE ET DE L'EUROPE !
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 3 octobre 2013.

 

Le M’PEP soutient totalement l’initiative du syndicat CGT du magasin Carrefour Nîmes-Sud et s’engage à ses côtés. Ce syndicat a lancé une pétition de protestation contre la politique anglicisante de Carrefour et contre la politique d’anglicisation qui s’opère actuellement en France et partout en Europe.

 

Carrefour en effet, groupe français dans la grande distribution, donne des noms anglais à ses produits : First line, Blue Sky, Top Bike, Green Cut, Bootstore, Ooshop, Home, Ink Set, Powder Flash, Carrefour Discount, Tex Fashion Express, Tex Baby, Energy Drink, N°1 Apple Nectar’s, Pomelos Drink, Ananas Juice, N°1 Home Clean, Carrefour Light, Carrefour on line, etc.
 
POURQUOI CETTE ORGIE DE MOTS ANGLAIS ? SERIONS-NOUS SOUS PROTECTORAT ANGLO-AMÉRICAIN ?

 

Au Québec, pays où la défense de la langue française est synonyme de devoir civique et de combat pour la liberté, l’expression « au volant » est employée couramment en lieu et place du terme anglais "drive". Pourquoi Carrefour n’emploierait-il donc pas cette dénomination ?

 

 

 




02/07/2013

Il est plus que temps de défendre la langue française

Un appel qui est toujours d'actualité.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/12/07/langue-francaise-etat-d-urgence-par-un-collectif-d-associations_1277289_3232.html

Langue française : état d'urgence, par un collectif d'associations

Le Monde.fr | 07.12.2009 à 16h46 • Mis à jour le 07.12.2009 à 18h02

Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. 
"Langue de la République" (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre-ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l'"identité nationale". Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu'au Québec, en Afriquefrancophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l'est moins par l'air du temps que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprisesfrançaises avec l'appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d'abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu'" il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation", le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L'heure est donc venue d'appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l'égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Depuis longtemps, on n'en est plus aux seuls emprunts massifs à l'anglo-américain ; nombre de grandes entreprises s'emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : "Time to move !" est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l'humiliation linguistique à l'effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C'est aussi la mode – le "mood" – chez AREVA... Dans la distribution, Carrefour, Auchan... basculent leurs produits et enseignes à l'anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, La Poste ou Air France... Loin du programme du Conseil national de la Résistance, la devise du Medef n'est-elle pas"ready for the future" ? Sommet du "dialogue social" : c'est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d'usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC..., ont dûmonter au créneau pour " défendre le droit de travailler en français en France ".

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l'acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils ne sont souvent plus pensés et écrits par nos chercheurs qu'en anglo-américain, même pas toujours traduits en français. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants... Que fait le CSA ?

On ne voit que trop qui sert cette politique d'anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette "élite" et ces privilégiés qui, pas seulement à droite, n'hésitent pas à désintégrer leur langue maternelle pour mieux intégrer l'élite mondialisée et ressembler à leurs maîtres ! Les "gens de peu", pour leur part, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s'en tirer en ingurgitant le "Wall Street English" promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l'anglais au français, des petites classes jusqu'à l'enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l'Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l'Etat annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés "en langues étrangères"(traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c'est peu dire que l'Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s'emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c'est souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pourcontourner la loi.
C'est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l'assassinat linguistique planifié ne puisse s'accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défensede sa langue.

L'actuel gouvernement qui glose sur l'identité nationale va-t-il contribuer àenfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Parlons ici seulement de ce qu'il faut pour revenir au bon sens : à l'école élémentaire ou au collège, asseoir d'abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l'anglais ; réaffirmer le français comme langue de l'enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; fairerespecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

Notre appel s'adresse aussi aux espérantistes, aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée, aux immigrés qui veulentcontinuer à parler notre langue sans oublier celle de leur pays d'origine, à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l'anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s'adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l'habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c'est le peuple qu'en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité les écrivains, penseurs, traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie, partout où notre langue est pratiquée et aimée :vous dont la langue constitue l'outil de travail et l'élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la "défense et [l']illustration" du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l'argent roi.

Signataires :

Alliance Champlain,
Association francophonie avenir 
(Afrav),

Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf),
Avenir de la langue française (ALF),
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC),
CO.U.R.R.I.E.L.,
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France (DLF Paris-IDF),
Forum francophone international France (FFI France),
Le droit de comprendre (DDC),
Le français en partage,
Gerflint.

18/06/2013

Visite à Sète

lu sur :

http://www.lemonde.fr/style/article/2013/05/29/sete-dans-les-pas-des-artistes_3420064_1575563.html

Sète, dans les pas des artistes - Le Monde

LE MONDE | 29.05.2013 à 11h22 • Mis à jour le 29.05.2013 à 16h00

François Bostnavaron

L'île singulière". Cette formule, du poète Paul Valéry, les Sétois l'ont, depuis longtemps, faite leur. Comment mieux qualifier ce quasi-archipel qui se niche au pied du mont Saint-Clair, bordé au nord par l'étang de Thau et au sud par la Méditerranée ? Une ville, sorte d'écluse géante entre deux étendues d'eau parcourue par des canaux. Ce qui lui valut, avec une certaine facilité, qu'on la surnommât la "petite Venise languedocienne".

Mais Sète n'est pas que singulière, elle est surtout plurielle. Par ses origines mêlées : italiennes, catalanes, maghrébines, françaises. Toutes les communautés y ont leurs racines : le patois encore parlé par les plus anciens est un mélange d'italien et d'occitan. Côté cuisine, avantage à l'Italie avec la tielle, tourte à base de poulpe, de sauce tomate et d'épices ou la macaronade, l'autre spécialité locale à base de macaronis et de viande, dont on dit qu'il y a autant de recettes qu'il y a de Sétois.

Quant à la pêche, qui a permis à la ville de se hisser au premier rang des ports méditerranéens, le match serait nul : les Espagnols auraient apporté la voile et les Italiens la méthode de pêche au chalut avec les bateaux-boeufs, appelés ainsi car ils pêchaient par deux, comme s'ils étaient attelés. Ce mélange de cultures se retrouve partout en ville avec cependant, dans les quartiers hauts ou la Pointe courte, une dominante transalpine.

Pour mieux appréhender la cité, les Sétois vous conseilleront de prendre de la hauteur, en partant, par exemple, à l'ascension du mont Saint-Clair. Avec ses 183 mètres de hauteur, ce n'est pas le mont Blanc, mais les Sétois en tirent, non sans humour, la même fierté que les Chamoniards ! Le camp de base de l'ascension se situe devant la mairie. Prendre la rue Paul-Valéry, poursuivre par la rue Louis- Ramond, faire une pause devant l'Ecole des beaux-arts et reprendre sa route, par la rue de Belfort et enfin, par le chemin de Biscan-Pas.

STREET ART ET MUSIQUE

Une fois arrivé, profiter de la vue, du vieux port jusqu'à la Pointe courte, Frontignan, et même au-delà... Avant de repartir vers les Pierres-Blanches, à l'opposé de ce belvédère, prendre quelques instants pour découvrir la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette dont les murs sont décorés, depuis 1952, par des fresques du peintre Jacques Bringuier.

De là, suivre le chemin des Pierres-Blanches pour rejoindre le lieu-dit éponyme. En redescendant, prendre la direction du cimetière marin, celui des "riches" où reposent de nombreux notables sétois, par opposion à celui, plus modeste, du Py, face à l'étang de Thau. C'est dans ce cimetière que l'on trouve les dernières demeures de Paul Valéry, mais aussi du metteur en scène Jean Vilar ou du peintre Pierre François dont la tombe, située près de l'entrée sud, a la particularité d'être ceinte d'une clôture de la couleur bleue qu'il affectionnait par dessus-tout.

Juste en face de l'entrée haute du cimetière se dresse le Musée Paul- Valéry. Installé sur une terrasse, il trône au-dessus du cimetière marin et de la Méditerranée. Son architecture, en béton, acier et verre, conçue par Guy Guillaume, date du début des années 1970 et s'inscrit dans la logique des bâtiments de Le Corbusier.

Passé l'entrée, on pénètre de plain-pied dans la culture sétoise. Il y a non seulement de très belles toiles représentant les célèbres joutes, définitivement liées à la ville, mais aussi les oeuvres de Robert Combas ou des frères Di Rosa, pionniers de la figuration libre. Un très complet fonds Paul-Valéry réunit plus de 300 documents et objets.

"UNE HEURE AVEC BRASSENS"

L'art et Sète, c'est une histoire d'amour. Comme celle écrite par Hervé Di Rosa etBernard Belluc en 2000 qui a donné naissance au très riche et insolite Musée des arts modestes (MIAM). Fidèle à l'objectif qu'il s'était fixé dès sa création, le "I" signifie toujours international et, pour mieux l'incarner, il accueille jusqu'au 22 septembre "Manila Vice", un regard sur la création contemporaine philippine.

Hors de question de quitter "l'île singulière" sans avoir visité l'Espace Georges-Brassens. Depuis vingt-deux ans, Régine Monpays préside à la destinée de cet espace. Plus d'un million de visiteurs sont déjà venus "passer une heure avec Brassens", comme le résume avec simplicité une phrase relevée sur le livre d'or. La visite commence par sa jeunesse à Sète, les premiers copains, et se termine avec les paroles de Supplique pour être enterré sur une plage de Sète.

L'art à Sète n'est pas cantonné aux musées. Pour preuve l'initiative, prise il y a cinq ans par le festival K-Live et ses cofondateurs, Crystel Labasor et Laurent Vilarem, qui consistait à faire cohabiter street art et musique, le temps d'un week-end. Cette année, du 29 mai au 1er juin, après M. CHAT, Poch, C215, etc., ce sera au tour d'Alëxone de venir grossir les collections du MaCO, le fameux musée à ciel ouvert de Sète. Avec, en prime, un concert exceptionnel de Tricky, le 1er juin, au Théâtre de la mer.

Avant de quitter Sète, une dernière visite s'impose : celle de la Pointe courte, chère à la cinéaste Agnès Varda, qui n'est pas native de Sète mais l'a filmée, il y a plus de cinquante ans, comme une Sètoise...

François Bostnavaron

08:10 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2012

vendredi 13 avril à Bédarieux

communiqué:

vendredi 13 avril projection du film "Les nouveaux chiens de garde"

au cinéma Star de Bédarieux

 

Les nouveaux chiens de garde

www.lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?article11

 


09/12/2011

Cette semaine dans le Canard

Image 1.png

01/09/2011

A Sommières, les photos de vacances existentielles de Johan van der Keuken

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/08/31/a-sommieres-les-photos-de-vacances-existentielles-de-johan-van-der-keuken_1565819_3246.html

A Sommières, les photos de vacances existentielles de Johan van der Keuken

LE MONDE | 31 août 2011 | Michel Guerrin | 512 mots

 

C'est une belle histoire, comme il en arrive souvent dans la photographie : découvrir des images inédites d'un auteur illustre, des décennies après sa mort. L'auteur en question s'appelle Johan van der Keuken (1938-2001), un Néerlandais célèbre pour la cinquantaine de films expérimentaux, entre documentaire et fiction, qu'il a réalisés. Mais aussi pour des photographies "existentielles", au plus près de sa vie, de ses proches, qu'il a entrepris adolescent.

Durant l'été 1961, alors qu'il s'est installé à Paris pour suivre les cours de l'école de cinéma Idhec, Johan van der Keuken décide de visiter le sud de la France. Un de ses camarades, Frédéric Gaussen (journaliste au Monde de 1964 à 1994), l'emmène à Sommières, belle cité du Gard. Ivan Gaussen, père de Frédéric et président du syndicat d'initiative, prend le Néerlandais par le bras, lui fait découvrir les ruelles, la tour, les remparts, les gens surtout.

De ces vacances, van der Keuken a tiré une trentaine d'images, en noir et blanc et en couleur, qu'il a collées dans un album qu'il a offert à Ivan Gaussen. Ces photographies, jamais il ne les a montrées dans ses expositions ou publiées dans un de ses livres.

Cinquante ans exactement après ce voyage, les images de Sommières sont exposées, jusqu'au 1er octobre, sur les lieux même du "délit", à la chapelle de l'Espace Lawrence Durrell - puis à Forcalquier (Alpes-de-Haute-provence) du 15 au 18 décembre -, et publiées dans un petit livre élégant, avec un texte sensible de Frédéric Gaussen (Johan van der Keuken, Sommières 1961, Im (r) age éditions, 48 p., 20 euros). "Tout l'enchantait, le surprenait, l'amusait. Les rues basses, le marché, les cafés sur les quais, l'esplanade, les arènes...", écrit Frédéric Gaussen.

Figer le sourire

Ce voyage à Sommières arrive à un moment-clé de l'oeuvre de l'artiste néerlandais. Il est encore un photographe, mais il va basculer dans le cinéma. En 1955, à l'âge de 17 ans, il a publié son premier livre, un chef-d'oeuvre de l'histoire de la photographie : Nous avons 17 ans, qui contient une trentaine de portraits de garçons et de filles avec qui il vit. "Nous étions en résistance contre l'optimisme forcené lié à la reconstruction d'après-guerre", confie le photographe au Monde, en 1998. Il y a aussi cette façon d'évider l'image de toute anecdote pour restituer au mieux la perception de l'instant. "C'est ça qui m'intéressait. On prend le thé, et on peut prendre une photo de ça. Ce n'est pas la tasse de thé idéalisée, c'est le thé qu'on a pris."

On retrouve les préoccupations de van der Keuken dans les photos de Sommières. Cet intérêt pour les gens, autant que pour les lieux, cette façon de couper sec son cadre, de jouer avec la lumière comme un scalpel, d'inscrire un ouvrier dans sa ruelle, d'arrêter le dialogue d'un curé ou de deux hommes, de figer le sourire d'un gamin, de donner chair aux corps et aux gestes dans la rue, de faire s'entrechoquer deux plans dans l'image. On sent le Néerlandais heureux d'être là, mais sans tomber dans la facilité.

A la fin de son texte, Frédéric Gaussen écrit : "Johan n'est jamais revenu à Sommières. Mais quand on se voyait, il ne manquait jamais d'évoquer, avec un sourire dans la voix, ses vacances de 1961."

Michel Guerrin

19:45 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2011

Le MIAM à Sète

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/07/30/l-art-modeste-un-territoire-inattendu-a-arpenter-a-sete_1554461_3246.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110801-[deroule]

"L'art modeste", un territoire inattendu à arpenter à Sète

LEMONDE | 30.07.11 | 15h14   •  Mis à jour le 30.07.11 | 15h14

SÈTE (HÉRAULT), ENVOYÉ SPÉCIAL 

N'iriez-vous pas plus loin - ce qui serait une lourde erreur -, la seule vision de l'entrée du Musée international des arts modestes (MIAM) justifierait le déplacement. Différents présentoirs y sont accumulés, sur lesquels sont accrochées des collections d'enveloppes, de tapettes à mouches et de toutes sortes d'autres objets extrêmement pauvres, de ceux que l'on ne prend pas en considération d'habitude. Si curieux soient-ils, on ne leur prête attention que dans un deuxième temps : le regard est d'abord absorbé par une immense carte, peinture murale de vingt mètres de long.

C'est la carte de l'art, rien moins. A chaque zone sa couleur et, comme sur tout planisphère digne de ce nom, en capitales, le nom du pays : Cinéma, Art religieux, Archipel des collections. Le plus curieux, ce sont les voisinages. Art moderne et Art primitif ont une longue frontière commune. Art naïf et Art brut aussi, mais ces deux micro-Etats semblent sous la menace d'un voisin plus étendu, Art commercial. Littérature, qui se situe à l'est d'Art naïf, fera-t-elle alliance avec celui-ci ? Quelle sera l'attitude d'Art traditionnel, vaste nation qui s'étend au nord d'Art modeste, lui-même divisé en un nombre considérable de régions ?

Sur cette carte, on peut jouer à une sorte de Risk esthétique loufoque. Ou la comparer à d'autres tentatives du même ordre dont les schémas ont paru dans des livres et des catalogues réputés sérieux et savants. La différence essentielle tient à ce que l'atlas sétois répertorie des formes de création qui, longtemps, n'ont pas été jugées dignes d'attention, ces "arts modestes" que le MIAM étudie depuis dix ans et son ouverture en 2000, à l'initiative du peintre et sculpteur Hervé Di Rosa et du "collectionneur-artiste" Bernard Belluc. L'exposition "Les territoires de l'art modeste" a été conçue pour célébrer cette décennie d'explorations. Et qui dit explorations, dit carte.

L'exposition, au lieu de récapituler les découvertes déjà faites, en propose d'autres, dans des directions qui n'avaient pas encore été suivies, ou moins loin. Dans ce goût pour l'enquête se reconnaît l'état d'esprit de Di Rosa, artiste nomade. Ces recherches n'ont qu'un point commun, observer des formes de création visuelle qui ne relèvent pas des "beaux-arts", au sens occidental de la notion. Chacun des douze chapitres de l'exposition propose un déplacement. Le regard est ainsi invité à se poser sur les rouleaux peints par les patuas - chanteur ou chanteuse itinérant - du Bengale-Occidental. Ils racontent des mythes religieux ou des histoires actuelles et leur déploiement accompagne le chant du patua. Les figures sont dessinées en noir sur les couleurs préalablement déposées en frottis légers.

MOUCHOIRS

Dessins encore, ceux des artistes bamoun du Cameroun qui tiennent sur papier la chronique du quotidien avec un goût prononcé pour la satire. Ou ceux des paños, les mouchoirs que les prisonniers chicanos des pénitenciers du sud des Etats-Unis couvrent d'images religieuses, érotiques ou autobiographiques avec une dextérité qui rappelle celle des tatoueurs. Ou enfin ceux des cordels brésiliens, très petits livres illustrés de gravures sur bois ou sur lino.

En Europe, de telles surprises viennent de la bande dessinée, quelquefois, et, plus souvent, des jeunes graffeurs du street art. Elles viennent aussi des marginaux de ce que Dubuffet appelait "art brut", terme frappant et vague. Plusieurs figurent dans l'exposition. Si les assemblages et manèges taillés dans le bois par le paysan lotois Emile Ratier sont désormais connus, on ne peut en dire autant de Germain Tessier, pop artist autodidacte de Pithiviers. Ni des cathédrales fantastiques que peignait Marcel Storr. Balayeur au bois de Boulogne, illettré, presque analphabète, il passait pour idiot. Dans une solitude d'autant plus totale qu'il était sourd, il a peint des architectures gothico-bouddhiques à côté desquelles Gustave Moreau ferait pâle figure.

La leçon est simple : de l'endroit le moins attendu, de l'être le plus modeste peuvent venir des créations dont le surgissement plonge dans la stupeur. Sans doute le sait-on, en théorie. Mais de ce savoir à sa mise en pratique et à une curiosité sans limite du regard, la distance peut être longue. C'est pourquoi des lieux comme le MIAM à Sète, le LAM à Villeneuve-d'Ascq ou la collection Abcd à Montreuil sont absolument nécessaires : l'atlas des arts y est sans cesse recommencé.

"Les Territoires de l'art modeste", MIAM, 23, quai Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, Sète (Hérault). Tél. : 04-99-04-76-44. Jusqu'au 2 octobre. De 9 h 30 à 19 heures. 5 €. Miam.org

Philippe Dagen

18:39 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2011

À Sète, Juan Gris, bien au-delà du cubisme

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/07/21/juan-gris-bien-au-dela-du-cubisme_1551230_3246.html 

Juan Gris, bien au-delà du cubisme

A Sète, une rétrospective témoigne de l'étendue et de la variété de l'oeuvre du peintre espagnol.

20/07/2011

À Arles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ete/article/2011/07/20/les-stars-de-la-photographie-au-service-de-la-presse_1550824_1383719.html

Les stars de la photographie au service de la presse

A Arles, une superbe exposition présente le travail de ces artistes reconnus pour le "New York Times Magazine".

18:36 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)

À Sète

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ete/article/2011/07/18/a-sete-tous-les-festivals-menent-a-la-mer_1550030_1383719.html

A Sète, tous les festivals mènent à la mer

Calée entre l'étang de Thau et la Méditerranée, "l'île singulière", selon Paul Valéry, un Sétois, enfile les festivals comme perles en collier, du début juin jusqu'à la mi-août.

Sète a promis pour l'été "un festival de festivals". Calée entre l'étang de Thau et la Méditerranée, "l'île singulière", selon Paul Valéry, un Sétois, enfile les festivals comme perles en collier, du début juin jusqu'à la mi-août. Déjà passés : Quand je pense à Fernande (15-25 juin, variété française, de Zaz à Sylvie Vartan, en référence à Georges Brassens, pacifiquement enterré au cimetière du Py) ; le Worldwide (6-10 juillet, la manifestation électro du DJ britannique Gilles Peterson, tombé amoureux des plages, des flamants roses et de l'esprit "World village" de Sète) ; Jazz à Sète (12-17 juillet, programmation en prolongement des "grands" festivals, par exemple Joshua Redman en duo avec Brad Mehldau). A venir : Les Voix vives de la Méditerranée (22-30 juillet, poésie et musique, de Carole Bouquet à Angélique Ionatos) et Fiest'à Sète (25 juillet-8 août, un pionnier consacré aux musiques du monde, qui fête sa 19e édition). A cette liste, il convient d'ajouter le Festival de Thau (du 19 au 24 juillet, musiques du monde), qui assure les arrières festifs de la ville portuaire et l'animation des communes productrices d'huîtres, de palourdes, d'escargots, d'oursins et de couteaux. Le Picpoul, vin blanc des coteaux avoisinants, s'apprécie frais.

Pourquoi tant de festivals ? Sète est estival, mais c'est aussi un port, où l'on fête en juillet le Grand Pardon de la Saint-Pierre, patron des pêcheurs, avec joutes, rouille de seiche, bourride de baudroie. La colline de Sète (en forme de cétacé) fait face à la mer. La ville, percée de canaux, a de l'imagination, un passé profond ; des artistes d'envergure y sont nés : Paul Valéry, Georges Brassens, Jean Vilar. Dans les années 1980, les peintres Robert Combas et Hervé Di Rosa y ont pensé le mouvement de la figuration libre. Ce dernier y a fondé, avec Bernard Belluc, un Montpelliérain, le Musée international des arts modestes. Les objets symboles de la société de consommation, récupérés, y sont mis en valeur.

Ce qui suscite tant de vocations festivalières à Sète, c'est l'alliage d'un goût certain des arts populaires, mais aussi l'exceptionnel emplacement du Théâtre de la mer, épicentre du festin musical. En surplomb, fait de gradins de pierre que l'on croirait antiques, mais qui sont de création récente, le Théâtre de la mer domine la grande bleue dans un mouvement plongeant, donnant l'impression qu'un simple glissement suffirait à précipiter tout le monde à la baille.

A la crête des vagues

A la pointe de la Corniche, cet amphithéâtre a été installé en 1960 par l'acteur Jean Deschamps, un disciple de Jean Vilar (Sétois, il avait choisi sa ville avant Avignon afin d'y créer un grand festival de théâtre).

Dans le fort Saint-Pierre construit en 1746 par l'ingénieur Niquet, il a placé la scène à la crête des vagues - ces vagues, plates et méditerranéennes, immortalisées dans les marines du photographe Gustave Le Gray en 1857.

Au cimetière du Py, la tombe de Georges Brassens est parsemée de petits présents simples : une pomme de pin, un galet, un mot griffonné sur une page de carnet, un billet SNCF pour montrer que l'on venait de loin. Qu'on avait compris que l'important pour lui était de pêcher à pied dans l'étang de Thau avec sa mère Elvira, ou en bateau avec sa demi-soeur Simone... Des choses simples, bleues.

Véronique Mortaigne

19/07/2011

Le "peuple" existe-t-il ?

lu sur :

LE MONDE | 15 juillet 2011 | 192 mots
 
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Organisées par France Culture et Le Monde, les XXVIes Rencontres de Pétrarque se tiendront du lundi 18 juillet au vendredi 22 juillet, à Montpellier, sur le thème « Le peuple a-t-il un avenir ? » Rectorat, cour Soulages, rue de l'Université, de 17 h 30 à 19 h 30 (entrée libre). 

Renseignements : Franceculture.com

Lundi 18 juillet

Leçon inaugurale par Pierre Rosanvallon, historien, professeur au Collège de France.

Mardi 19 juillet

« Vous avez dit populisme ? »

Clémentine Autain, codirectrice du mensuel Regards ; Annie Collovald, sociologue ; Guy Hermet, politologue ; Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires ; Myriam Revault d'Allonnes, philosophe ; Alain-Gérard Slama, historien.

Mercredi 20 juillet

« Les nouvelles fractures du peuple » Jean-Loup Amselle, anthropologue ; Nacira Guénif Souilamas, sociologue ; Louis-Georges Tin, porte-parole du CRAN et président du comité Idaho ; Michèle Tribalat, démographe ; Sophie Wahnich, historienne.

Jeudi 21 juillet

« Monde arabe, révolutions populaires » Fethi Benslama, psychanalyste ; Leyla Dakhli, historienne ; Vincent Geisser, sociologue ; Benjamin Stora, historien.

Vendredi 22 juillet

« Goûts de l'élite, goûts du peuple » Ariane Ascaride, actrice ; Gérard Noiriel, historien ; Lilian Thuram, ex-footballeur ; Marin de Viry, écrivain et critique littéraire ; Marc Weitzmann, écrivain.

07/06/2011

Vol à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

lu sur :

http://www.rue89.com/oelpv/2011/06/04/une-expo-photo-de-fontcuberta-volee-dans-sa-quasi-integralite-206115

Une expo photo de Fontcuberta volée… dans sa quasi-intégralité

C'est pas tous les jours que l'on vole une exposition photo. Une première en Europe, selon la police spécialisée en œuvres d'art. C'était pendant la nuit du 25 au 26 septembre dernier. Le lieu : dans le Gard, la prestigieuse Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (XIVe siècle), Centre national des écritures. L'exposition : Miracles & Co. , soit 35 photos encadrées (des 50x60 et 30x40). Le photographe : Joan Fontcuberta. La suite

C'est pas tous les jours que l'on vole une exposition photo. Une première en Europe, selon la police spécialisée en œuvres d'art. C'était pendant la nuit du 25 au 26 septembre dernier. Le lieu : dans le Gard, la prestigieuse Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (XIVe siècle), Centre national des écritures. L'exposition : Miracles & Co. , soit 35 photos encadrées (des 50x60 et 30x40). Le photographe : Joan Fontcuberta.

Si nous ne savons que depuis peu l'information, c'est qu'une extrême discrétion a suivi le forfait. Discrétion du côté de La Chartreuse (ça la fout mal…), discrétion voulue par la police (pour mieux enquêter).

Discrétion toute relative néanmoins : le lendemain du forfait, dans son atelier de Catalogne, lorsque Joan Fontcuberta apprend la nouvelle, il est en compagnie d'une journaliste d'El País venue l'interviewer sur un autre sujet. Il ne peut cacher son émotion et le 28 septembre, l'information paraît dans le quotidien espagnol. Bizarrement, elle n'est ni relayée dans les rubriques artistiques, ni dans dans les milieux professionnels hors d'Espagne.

Joan Fontcuberta et ses essais photographiques

Pourtant, Joan Fontcuberta est un photographe espagnol (catalan) de renommée internationale (le seul exposé au MoMA de New York). Historien, critique, enseignant, il étudie depuis toujours – et de façon malicieuse – les forces et les faiblesses de la véracité des images, ses transformations selon leurs modes de communications, ses changements profonds dans ses usages à l'heure d'Internet.

Pour éprouver ses fragilités, il invente des scénarios qui reposent sur des histoires réelles – ou fictives – dans lesquelles il se met en scène. Exemple : la série « Sputnik » (1997) ou l'Odyssée de Soyouz.

Pour l'exposition Miracles & Co (2002), il se fait journaliste d'investigation infiltré dans une communauté religieuse, orthodoxe, habitant le monastère de Valhamönde, installé en Carélie, au fond de la Finlande, au milieu d'un labyrinthe de lacs et d'îlots.

Le reporter raconte l'histoire du monastère, terre d'accueil de grands tapés (Cagliostro, Raspoutine, Ron Hubbard…). C'est un lieu où l'on apprend à faire des miracles « censés conférer à celui qui les réalise un grand pouvoir sur les masses ».

Le miracle de la chair (Joan Fontcuberta).Notre reporter découvre vite que ces miracles sont fabriqués par une équipe de prestidigitateurs engagés par les moines. Une arnaque. Parmi les miracles, on citera le plus prisé, celui de la chair, où le visage du Che apparaît sur une tranche de jambon (image ci-contre).

Il est écrit dans un catalogue :

« Cet essai photographique fait une référence critique à la foi religieuse, au fanatisme, à la superstition, au paranormal, et à la crédulité. »

Généralement, les visiteurs se marrent à parcourir l'exposition. Mais au matin du 26 septembre, on ne rigole plus. Toutes les photos de Miracles & Co ont bel et bien disparu. Escamotées comme par miracle. Seule une grand format de 1,20m x 1,60 est restée sur le mur. Ainsi que les cartels d'explication des scènes.

Le mobile du vol ? Hypothèses plus ou moins fantaisistes

Après avoir escaladé le mur d'enceinte et pénétré sans encombre dans le bâtiment, les monte-en-l'air ont soigneusement décroché les cadres sous verre. Une fois déposés, ils en ont ouvert le dos, puis découpé au cutter les marie-louise afin de ne prendre que les photos et les transporter plus facilement enroulées. Seul un cadre a été endommagé (il n'y a pas de casse zéro).

Détail (pour les apprentis détectives) : le cambriolage a eu lieu quatre jours avant la fin de l'exposition. Autre détail (dans lequel se cache peut-être le diable) : la disparition de tous les petits « tortillons » de fil de fer qui servaient à relier le piton du mur à l'anneau du cadre et empêcher le larcin compulsif.

Les murs de la Chartreuse après le vol (DR).

Fétichistes, les voleurs ? Plusieurs hypothèses circulent pour essayer de les profiler. Dans le désordre :

  • un groupe de catholiques intégristes, actifs dans la région, tendance iconoclaste, voulant punir le sacrilège. Mais plus vandales que méticuleux (cf. l'affaire « Piss Christ »), ils auraient sans doute détruit l'exposition sur place ;
  • un acte de nuisance dirigé contre l'équipe et son directeur, François de Banes Gardonne ;
  • un geste artistique suivi d'une performance, style potache. Vu la durée du recel, la performance risquerait de se terminer aux Baumettes (prison de Marseille) ;
  • Joan Fontcuberta nous a signalé qu'au lendemain de l'article parue dans El País, quelques bloggeurs ibériques l'ont suspecté d'avoir lui-même monté le coup. Il en rit (jaune) ;
  • un mouvement genre FLNJ (Front de libération des nains de jardins) assorti aux photographies prisonnières des murs. Il n'y a pas de revendication ;
  • l'hypothèse qui tient la corde : une équipe de professionnels commandée par un collectionneur. Le respect porté aux photos en serait un indice.

Ce qui nous emmène à la valeur du dommage. Les tirages, propriété de Fontcuberta, sont récents (après 2000). Le coût de leur remplacement est, sans surprises, au tarif de laboratoire. Mais le préjudice moral subit par le photographe est difficile à évaluer. Sa première estimation (dans El País), faite sous le coup de l'émotion, fixe le prix de chaque photo à 5 000 - 6 000 euros environ. Aujourd'hui, il juge sa perte globale à 80 000 euros. Une somme excessive pour La Chartreuse, qui propose un dédommagement de 1 000 euros par photo.

Et l'assureur, Axa ? Arguant du manque de sécurité (les vidéos de surveillance seraient factices), il ne veut rien entendre.

Bref, tout le monde est fâché. Le ton monte du côté de l'auteur, soutenu par El País (voir son édition du 30 mai). C'est désormais au tour des avocats de tenter le miracle de la conciliation.

Et les photos, où sont-elles ? Dieu seul le sait.

Lévitation (Joan Fontcuberta).

Photos : l'exposition Miracles & Co de Villeneuve-lez-Avignon avant le vol (DR) ; le miracle de la chair (Joan Fontcuberta) ; les murs de La Chartreuse après le vol (DR) ; lévitation (Joan Fontcuberta).

 

14/04/2011

IVème QUINZAINE AMERIQUE LATINE Montpellier, 16 au 29 mai 2011

Collectif ALBA AMERIQUE LATINE de Montpellier

 

IVème QUINZAINE AMERIQUE LATINE 2011

 

« ARTS LATINOAMERICAINS – CHEMINS DE LIBERTE »

 

Montpellier, 16 au 29 avril 2011

 

 

INVITATION INAUGURATION

 

Le Collectif ALBA AMERIQUE LATINE, a le plaisir de vous inviter à l’Inauguration de la IVème Quinzaine Amérique Latine 2011, le lundi 18 avril à 18H30, au Centre RABELAIS (Esplanade).

 

Nous avons souhaité célébrer cette année les arts latino-américains, expression de résistance, de création, de liberté.

 

Nous avons décidé de destiner les fonds récoltés lors de cette quinzaine à un projet de solidarité en Haïti.

 

A l’occasion de l’ouverture de la Quinzaine et après la présentation du programme, un représentant de l’association Les Amis des Enfants d’Haïti fera un exposé sur la situation socio-économique et politique actuelle en Haïti. Nous clôturerons cette inauguration avec un vin d’honneur offert par notre Collectif.

 

Vous trouverez ci-joint le programme complet de la Quinzaine.

 

Collectif ALBA AMERIQUE LATINE

 

Blog: http://collectifalbamontpellier.blogspot.com

11/08/2010

Devoir de vacances

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2b0505c2-a4af-11df-901b-eb0281fc56b4/Ventousard_b%C3%A9cot_assidu

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Ventousard, bécot assidu

Saveurs du français mercredi11 août 2010

Chaque jour de l’été, sans prétention, «Le Temps» déguste un mot de la langue française

Voici un terme admirable de contradiction, étant donné le milieu d’où il provient. Dans le monde de l’argot classique, cet univers de pépés comptables, de ruffians revendicatifs et d’entremetteurs pressés, l’amour et ses effusions n’ont pas vraiment bonne presse. Tout dépend, en somme, de son tarif. C’est pourtant de ce terreau linguistique qu’émane le «ventousard», une embrassade particulièrement soutenue. On le déniche dans le mal nommé Dictionnaire de l’argot d’Albert Doillon, édité récemment chez Robert Laffont/Bouquin – en réalité, une collection de lexiques thématiques sur les mots argotiques de la santé, du sport ou du sexe.

L’auteur décrit le ventousard comme un «baiser glouton» ou un «suçon appuyé». Il cite J. Guernec (1947): «Et la voilà qui se dresse sur la bergère et me balance un ventousard de matador.» On relèvera l’association d’idées avec la corrida. L’argot des grisettes aurait déjà connu, au milieu du XIXe siècle, la «ventouse», d’acception identique. Encore auparavant, ce même terme désignait le sexe féminin.

S’agissant de ce patin langoureux, les expressions ne manquent pas. Notamment ce riche registre inspiré du jeu de langues; on se roule une escalope, une crêpe, un anchois ou une galoche. Et bien sûr, l’argot regorge de mots pour qualifier la suite des opérations, à plus forte raison si la belle est une dégrafée, voire une vésuvienne. Et que son larron ne roule pas sur la jante – qu’il ne soit pas impuissant. Pour sûr, ces deux-là vont finir par aller au radada. N’empêche: en dépit de son caractère illustratif, du genre qui ne s’embarrasse pas pour imager son propos, ce «ventousard» conserve presque un petit air sentimental.

 

 

11:11 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : langue