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26/12/2014

Mais que fait la police ???

(à quoi servent nos impôts ??? La justice n'a que çà à faire ?)

communiqué :

Le 27 mai dernier, un groupe de 3 personnes a récupéré des sacs de nourriture dans les poubelles du supermarché "Intermarché Frontignan".

La nourriture ainsi récupérée était "périmée" de quelques jours, quelques heures parfois, mais ne présentait aucun danger à la consommation. Ces denrées ayant perdu leur valeur monétaire (mais pas nutritionnelle !), elles étaient destinées à être jetées.

Ils ont été arrêtés par la Brigade Anti-Criminalité (BAC) en sortant du parking du magasin, et ont ensuite passé 12h en garde à vue au commissariat de Sète pour avoir "frauduleusement soustrait des denrées périssables avec date dépassée". Ils sont convoqués en audience correctionnelle au TGI de Montpellier, le 3 février 2014 à 14h00.

Pour mettre au point avec eux nos actions solidarité sur Sète et Frontignan, nous vous invitons à venir en discuter le samedi 10 janvier 2014 à 14h30 au 51 rue Pierre Semard à Sète.

Nous avons pensé faire un tract avec diffusion sur les 2 communes et une affichette. Le jour du procès nous aimerions également faire une soupe avec des restes récupérés la veille au marché. Ce ne sont que des propositions, nous en discuterons tous ensemble le 10 janvier avec les interpellés de Frontignan. Si vous avez d'autres idées, nous sommes preneurs.

17/05/2013

Jeudi 30 mai : les luttes des peuples autochtones des hauts plateaux andins

communiqué :

Jeudi 30 mai 2013 de 18 h à 22 h 


à l'Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc (Montpellier, Tram Corum ou Louis Blanc), 

 

A l'invitation du collectif montpelliérain "Paysans sans terre, d'ici et d'ailleurs" 


Soirée d'information sur les luttes des peuples autochtones des hauts plateaux andins :  

 pour le droit à la terre, contre des mines d'extraction de métaux très polluantes et à ciel ouvert 

 

AVEC ROGER ET SUSANA MOREAU 

 

- 18 h, projection du film "Eloy Luzco, portrait d'un caravanier", de Blaise Moreau.  

Ce film est centré sur le caravanier Don Eloy Luzco, qui évoque sa vie sur les pas de ses ancêtres... "C'est un témoignage-portrait, méditatif, poétique, anthropologique. Le personnage et la situation d'Eloy sont tout-à-fait significatifs de la société rurale indigène qui constitue la toile de fond de la roblématique sociale et culturelle régionale de notre propre engagement."


- court débat après le film, repas partagé sur place,


- 20 h 15, causerie de Roger Moreau "Le Cri de la terre", sur les menaces environnementales qui pèsent sur ces régions et les populations autochtones, puis débat avec Roger et Susana sur leurs 

actions sociales et militantes. Dans cette région, de nombreux gisements de métaux sont extraits à ciel ouvert, entraînant des pollutions importantes et destructrices, incompatibles avec une gestion des 

réserves minérales et aquifères naturelles, avec le respect de l'environnement, de la santé humaine...  

09/02/2013

il FAUT changer !

les surlignags sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE 

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE 

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles BoeufNous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

30/12/2012

Êtes-vous pour le gaz de schiste ou pour les économies d'énergie ?

communiqué :

Le Conseil Général de l'Hérault, sur son site Internet, nous pose la question : "faut-il exploiter le gaz de schiste ?".

Si vous avez envie de vous exprimer (nombreux), c'est => ici <=

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http://www.herault.fr/2012/12/19/faut-exploiter-gaz-de-schiste-13778

19/07/2012

Montpellier : Mao et l'argent public

... Mao et les autres aussi ... N'y a-t-il rien de mieux à faire avec l'argent public ? La gratuité des transports en commun par exemple

(voir : La gratuité des transports en commun est-elle une utopie - Novethic )

http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/transports/la_gratuite_transports_en_commun_est_elle_utopie/73456.jsp

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/07/18/mao-va-rejoindre-lenine-a-montpellier_1735363_3224.html

Mao va rejoindre Lénine à Montpellier 

Cette nouvelle arrivée fait débat, tout autant que le coût de ce projet dans une période de difficultés économiques.

Son arrivée est prévue pour le 24 juillet, place du XXe-Siècle à Montpellier : avec quatre autres statues, celle de Mao va s'installer dans la ville du sud de la France pour rejoindre cinq autres statues, dont celle d'un autre dirigeant communiste, Lénine. Une nouvelle recrue qui fait polémique.

Ainsi, les statues de bronze de l'Indien Mohandas Karamchand Gandhi, de l'Israélienne Golda Meir, du Sud-Africain Nelson Mandela, de l'Egyptien Gamal Abdel Nasser et du Chinois Mao Zedong vont prendre place aux côtés de celles des Français Jean Jaurès et Charles de Gaulle, du Britannique Winston Churchill, de l'Américain Franklin Delano Roosevelt et du Russe Vladimir Illitch Lénine, a annoncé mercredi 18 juillet Montpellier-Agglomération.

Ce projet d'installer dix statues avait été porté par le défunt maire et président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (socialiste), décédé en 2010. L'élu voulait ouvrir une passerelle sur l'histoire, en érigeant ces statues de grandes personnalités. Le projet n'a cependant jamais soulevé l'enthousiasme dans la ville et a suscité diverses polémiques.

"CERTAINS ONT BIEN SÛR UNE PART D'OMBRE"

En 2010, un groupe de 70 eurodéputés, dont l'ancien président lituanien Vytautas Landsbergis, avait envoyé une pétition à la ville de Montpellier, en lui demandant d'enlever de la place la statue de Lénine, y voyant une insulte aux victimes des répressions soviétiques. C'est cette fois, Mao qui fait débat, tout autant que le coût de ce projet dans une période de difficultés économiques.

Mais le président de l'agglomération, Jean-Pierre Moure (PS), a dit vouloirassumer l'héritage de M. Frêche. "Ces statues ne sont pas là pour glorifier des individus, dont certains ont bien sûr une part d'ombre. Ces personnages symbolisent les idéologies politiques majeures qui ont traversé le XXe siècle", a justifié M. Moure dans le magazine de la collectivité.

24/04/2012

Ce soir, 24 avril à l'Espace Martin Luther King

communiqué :

Présenté par les Américains pour la Paix et la Justice
En hommage au combat non-violent de Martin Luther King, Jr., qui aurait bien apprécié
le mouvement “Occupy”
...et en hommage à Larry Portis, cofondateur de l'APJ, disparu en 2011
Le Mouvement “Occupy” aux
Etats-Unis (et ailleurs)
Intervenants, clips videos, interview, débat
Mardi 24 avril à 20h15
Espace Martin Luther King, 27 Boulevard Louis Blanc,
(Tram: Corum ou Louis Blanc)
Entrée libre

06/04/2012

vendredi 13 avril à Bédarieux

communiqué:

vendredi 13 avril projection du film "Les nouveaux chiens de garde"

au cinéma Star de Bédarieux

 

Les nouveaux chiens de garde

www.lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?article11

 


21/03/2012

Mardi 27 mars à 20h au Corum

Mardi 27 mars à 20h au Corum de Montpellier (salon du Belvédère), exposé-débat organisé par les Amis du Monde Diplomatique:

 

"Réinventer la démocratie : laboratoires révolutionnaires, indignés, doléants"

 

par Sophie Wahnich

 

Historienne de la Révolution française, Directeur de Recherches au CNRS et enseignante à EHESS,

co-auteur de l'ouvrage collectif "Est-ce ainsi que les hommes vivent? Cahier de doléances contemporain" (2011).

 

28/02/2012

La chimie envahissante

La Maison de la Prévention Santé externalisera pour la première fois une action au

Centre Rabelais (27 boulevard Sarrail - 34000 Montpellier),

le mardi 28 février à 20h pour une projection-débat du documentaire « La grande invasion »

en présence de la réalisatrice Stéphane Horel ainsi que d'un expert de la thématique.

"Influences de l’environnement sur notre santé" Cinéma Santé Débat à Montpellier

Le 28/02/2012 , Centre Rabelais situé 27, boulevard Sarrail à Montpellier 

Inscription                           

La Mutualité Française Languedoc-Roussillon et la ville de Montpellier vous invitent le Mardi 28 février 2012 à 20h00 au Centre Rabelais à Montpellier
à un ciné santé débat autour du film "La grande invasion" de Stéphane Horel.
Des intervenants spécialisés répondront à vos questions sur les liens santé-environnement.

Sur un ton décalé et plein d'humour, ce documentaire décrypte cette "grande invasion" à l'aide d'interventions de chercheurs reconnus, d'animations en papiers collés et d'archives commerciales des années 1950-60 - allégorie de la frénésie du progrès. Cette projection sera suivie d’un débat animé par Léopoldine Dufour en présence de la réalisatrice et d’experts en santé-environnement.

Dans nos maisons, à notre insu, des milliers de substances chimiques partagent notre vie quotidienne, nichées dans la nourriture et l'eau, incrustées dans les détergents, les plastiques ou les tissus. Les hommes, les femmes, les enfants et même les ours polaires ont dans le sang des produits chimiques censés se trouver dans les tapis et grille-pains du monde moderne. Quels sont les risques pour la santé ? Tandis que l'industrie défend ses marchés et ses secrets de fabrication, les scientifiques s'inquiètent de l'augmentation de l'asthme, de certains cancers, de troubles du développement et du comportement ou de la chute spectaculaire de la fertilité dans les pays développés. Pour eux, cette pollution invisible et continue empoisonne l'humanité en toute discrétion, et touche en premier lieu les bébés. Souvent ignorée dans le débat environnemental, cette "Grande Invasion" soulève des questions qui dépassent largement le domaine de la médecine et de la science. Elle touche à l'organisation de nos systèmes économiques et politiques, et aux fondements de nos sociétés de profusion.
Ce ciné santé débat permettra de rendre accessible les travaux scientifiques les plus récents en santé environnement et proposera des solutions pratiques pour se préserver.

 

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11/02/2012

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 3)

commentaire sur la décision prise :

Cette décision est à la fois stupide et contestable. Elle va conduire à un changement de la fréquentation de la plage mais certainement pas à une protection du site, qui n'est pas mis en danger par les usagers mais par l'érosion marine.

Il faut savoir que la modification du littoral résulte d'une part des courants, d'autre part de la disparition de la recharge en sable à la suite de la construction des barrages sur le Rhône, le delta de ce fleuve et la recharge en sable des côtes voisines provenant des matériaux résultant de l'érosion du fleuve.

Qu'en est-il de la plage entre Carnon et la Grande-Motte ? Elle n'est plus naturellement rechargée en sable et l'érosion l'attaque d'autant plus que des épis ont été construits à Carnon et Palavas et retiennent le sable qui pourrait la recharger de façon naturelle en raison des courants marins. La seule solution est de la recharger périodiquement en sable, comme ce fut fait il y a 3 ans.

Que va-t-il se passer, quant à sa fréquentation ? Les familles avec enfants, en particulier les familles modestes, venant avec pique-nique, parasol, etc ... seront pénalisées sur le plan de la durée et la difficulté du transport et céderont la place aux "adultes-aisés-sportifs-sans enfants". Est-ce une bonne chose ? Certainement pas ! 

On peut se demander ce qui motive nos politiciens locaux dans cette décision.

La phrase du maire de Mauguio, Yvon Bourrel, qualifiant la route de "point dur contribuant à l’érosion, car il empêche la fixation du pied de dune" est une "absurdité géologique", permettez moi l'expression ! Réfléchissez : loin de contribuer à l'érosion, la route protège l'intérieur des terres. Car derrière la route, et avant l'étang de Mauguio il y des dunes "fossiles" (ie: qui ne sont plus rechargées en sable). Que se passerait-il si on laissait l'érosion se faire sans recharger la plage en sable ? Tout simplement, la plage disparaîtrait, la mer finirait par atteindre la voie rapide (D62) puis l'étang de Mauguio. Pas tout de suite, bien sûr, mais en l'espace de quelques décennies. Ce sera pour nos petits-enfants, ou les enfants de nos petits -enfants.

Est-ce là ce qui est envisagé ? 

Je ne le pense pas : imaginez la disparition complète de la plage et de la voie rapide : quel responsable politique local est prêt à l'envisager ???

Finalement, n'y aura-t-il pas une privatisation de fait du littoral, avec avantages accordés aux plages privées, aux parkings présents et futurs théoriquement gratuits mais qui seront payants un jour ou l'autre, comme à Maguelone. Vous ne croyez pas ?

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Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 2)

On peut donner son avis sur la décision prise en cochant une case (aller sur le lien en bleu de la note ci-dessous).

À l'heure où je mets en ligne (15h00, soit environ 5 heures après la mise en ligne de l'article), il y avait 2440 votants ... Çà me paraît beaucoup en si peu de temps, mais peut-être y avait-il des instructions données aux sympathisants de ceux qui ont pris la décision ??? 

Sachez aussi que vous pouvez voter plusieurs fois ! Il suffit de se déconnecter de son navigateur puis de se reconnecter ! Simple, non ?
 

17/10/2011

À propos du drame du lycée de Béziers

Communiqué :

 lettre d' un collègue de Jean Moulin 

Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s'est immolée est décédée.Nous sommes tous bouleversés voire traumatisés.Nous sommes en AG depuis 2 jours et avons refusé d'accueillir les élèves en classe,et décidés une grêve illimitée jusqu'à ce que les responsabilités soient établies.
  Voici notre programme :
 Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers
 Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier
  Mercredi: obsèques ?
 Jeudi 10h débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.
  Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus
.
  PS Lise à dit en s'enflammant : "je le fais pour Vous"
   Luc  Chatel a menti , elle n'était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente,aimant son travail et courageuse.
  Nous comptons sur Vous tous.
 Merci de diffuser ce mail à toutes vos connaissances afin d'alerter l'opinion, pour que l'éducation nationale ne devienne pas France-telecom...

lycée Jean-Moulin- Béziers

  http://www.midilibre.fr/2011/10/14/beziers-l-enseignante-...

En hommage à Lise Bonnafous

Notre collègue du lycée Jean Moulin de Béziers, Madame Lise Bonnafous, a pris la décision terrible de mettre fin à ses jours jeudi 13 octobre à 10h. Elle s'est immolée dans la cour du lycée, sous les yeux des élèves et de ses collègues de travail. Ses graves brûlures ont entraîné sa mort ce vendredi 14 octobre. 

Les collègues biterrois de Lise Bonnafous, dans les cités scolaires Henri IV et Jean Moulin, ont exprimé toute la peine et la colère que ce drame a suscité en eux. "Solidarité avec Lise", "Plus jamais ça" : ces phrases ont émaillé leurs témoignages. Ils organiseront lundi à Béziers une marche blanche en mémoire de Lise Bonnafous, et rendront hommage à la défunte durant les prochains jours. 

Mais cet événement terrible doit avoir un écho au niveau national. Le suicide d'un enseignant sur son lieu de travail, et dans des conditions aussi violentes, doit être l'occasion d'une profonde prise de conscience de la part de toute la société. 

Suite aux discussions entre collègues qui ont eu lieu sur le forum neoprofs.org, nous invitons l'ensemble des professeurs, ainsi que toutes les personnes émues par ce décès, à porter un brassard blanc lundi 17 octobre 2011 à partir de 14h, heure de la marche qui aura lieu à Béziers en hommage à Lise Bonnafous. Nous vous invitons également à porter ce même brassard jeudi 20 octobre au matin, une semaine après l'immolation de l'enseignante qui a eu lieu jeudi 13 octobre à 10h. 

D'autres actions collectives peuvent être envisagées : certains collègues envisagent par exemple d'observer une minute de silence lundi 17 octobre à 14h, ou jeudi 20 octobre à 10h. D'autre part, les syndicats de l'Education nationale relaieront, le cas échéant, les appels au débrayage lancés par les collègues biterrois. 

Toutes nos pensées vont aux collègues, aux personnels techniques, à l'administration, aux cadres et aux élèves de la Cité Jean moulin de Béziers, qui ont perdu une collègue dans des conditions terribles. Ils ont malgré tout trouvé la force nécessaire pour appeler l'ensemble de la société et des enseignants à rendre hommage à Lise Bonnafous. Nul doute qu'ils auront besoin d'un soutien amical, fût-il symbolique, de la part de toutes celles et ceux qui se sentiront touchés par le décès brutal et violent de Lise Bonnafous sur son lieu de travail. 

Outre les discussions qui ont eu lieu sur neoprofs.org, plusieurs témoignages d'hommage sont déjà lisibles sur internet : 
- Sur Facebook, un groupe d'hommage a été créé par un élève de Lise Bonnafous : http://www.facebook.com/#!/groups/291836954161765/ 
- Sur Facebook également, une page d'hommage a été réalisée par un enseignant : http://www.facebook.com/#!/pages/En-hommage-%C3%A0-Lise-Bonnafous-du-lyc%C3%A9e-Jean-Moulin-de-B%C3%A9ziers/301406463219576 
- Un blog consacré aux réactions suite à ce suicide a été lancé : http://hommagealisebonnafous.unblog.fr/ 

Merci de relayer ce message auprès de vos contacts, de vos collègues, de vos proches et de vos amis, ainsi que sur les supports de communication (sites, blogs...) et sur les réseaux auxquels vous participez habituellement.

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Pour la défense  des personnels  confrontés aux risques psycho-sociaux 

(collectif d'enseignants toulousains)

         D'année en année, la situation des publics scolaires et des personnels s'aggrave, donnant lieu désormais à des faits dramatiques: tentatives de meurtre, suicides...     Cette crise,  alimentée par un dispositif de réformes  destructrices et par la montée réactionnelle des violences au niveau des publics, est accentuée par les états de fait suivants:

  -pas d'évaluation ministérielle de la souffrance au travail (à la différence de l'entreprise France Télécom, par exemple) 

   -comportement aléatoire des personnels d'encadrement, qui peuvent soutenir le/la collègue en difficulté ou l'incriminer pour des manquements en matière d'autorité 
  
   
-pas de prise en compte de la féminisation de la corporation comme facteur de vulnérabilité psycho-sociale 
    
-isolement des personnels mis en difficulté: pas de prise en charge par la MAIF-Autonome de solidarité  de la grande majorité des cas de violence (seuls sont pris en compte  les faits passibles de peines, par exemple sous forme de violence physique); 
prise en compte insuffisante de cette problématique par les syndicats 
    - 
récupération de ce déficit par SOS Education, association proche de l'extrême-droite.

    La défense syndicale des personnels en difficulté passe entre autres par la réalisation des objectifs suivants:
 - accueil et écoute des personnels; conseil sur les démarches administratives, médicales, juridiques...à mener 
-défense des personnels auprès des autorités administratives: suivi de leur carrière, souvent bloquée de ce fait (phénomène de la «double peine»)

-constitution et large diffusion de statistiques sur l'évolution du phénomène 
-interpellation régulière des pouvoirs publics, dans le sens du strict respect des prérogatives et de l'autorité des personnels enseignants et d'éducation, de l'application à l'Education nationale des procédures concernant la souffrance au travail dans les entreprises (France Télécom...) et de la promotion d'une politique éducative active en matière de citoyenneté et de parité.

--------------------
Objet : [Cultures] profs à vie, c'est fini : article du journal du dimanche (16 octobre)

Une page du journal du dimanche d'aujourd'hui, dans la rubrique société, s'intitule "profs à vie, c'est fini"
Voici le chapeau :
Education : Mal préparés, peu écoutés, stressés, les enseignants doutent. Certains même, de plus en plus nombreux, quittent le métier

A rapprocher du rapport de l'OCDE " Le rôle crucial des enseignants : Attirer, former et retenir des enseignants de qualité", téléchargeable en ligne.
http://www.oecd.org/document/52/0,3746,fr_2649_39263231_36221243_1_1_1_1,00.html

La poussée néolibérale, l'autoritarisme et le sécuritarisme, au lieu d'améliorer le système scolaire par la concurrence, génère une fuite des novices non formés et des enseignants qualifiés les plus motivés pour une pédagogie populaire. L'immolation par le feu de Béziers est l'expression d'un système qui génère une injonction paradoxale, une double contrainte, qui finit par produire, selon Laborit, la fuite (abandon de plus en plus massif de la profession), l'auto-agression (l'immolation par le feu) ou l'agression et la rébellion (les désobéisseurs). 

31/03/2011

1er avril 2011 à Montpellier

lu sur :

http://www.toutmontpellier.fr/projet-urbain-1ere-conference-debat-et-si-la-ville-commencait-par-la-mobilite---18889.html

Projet urbain : 1ère Conférence-débat

«Et si la ville commençait par la mobilité ?«

extraits :

..."Une première conférence-débat est donc programmée le vendredi 1er avril à 18h à la salle Pétrarque, autour du thème Et si la Ville commençait par la mobilité ? Elle se tiendra notamment en présence d'Hélène MANDROUX, maire de la Ville de Montpellier."...

..."Deux conférenciers introduiront les débats lors de ce rendez-vous :

- Mr Francis Beaucire, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- Mr Marc Le Tourneur, ancien directeur général de TAM, conseiller technique du directeur de Véolia-Transdev.  

Ils interviendront sur les thèmes des transports en commun et le développement urbain, de l'usage des transports alternatifs à la voiture individuelle, de l'évolution de la demande de mobilité suite à la généralisation de l'Internet dans nos modes de vie. Ils apporteront les enseignements qu'ils tirent de leur connaissance d'autres villes en France et à l'étranger.

Entrée libre

08/03/2011

L’eau publique dans la région de Montpellier

Le rendez vous à ne pas manquer -

Vendredi 11 mars 2011 à 19h
Rencontre-débat  autour de la projection du film
« Water Makes Money »  de Leslies Franke et Herdolor Lorenz


L’eau publique dans la région de Montpellier, 

un débat démocratique nécessaire



Invitée exceptionnelle :

Madame Danielle Mitterrand (fondation France-Liberté)
Avec les participations de Jean-Luc Touly (élu régional Ile de France Europe-écologie et fondateur de l’Association pour un contrat mondial de l’eau) et Emmanuel Poilane (France Liberté), Nathalie Medeiros (élue Europe-écologie de Montpellier)

Programme : 19h-20h accueil festif sur le parvis
20h Projection du film « water makes money » (en français)
21h30 Intervention de Danielle Mitterrand
suivie du débat animé par Thierry Ruf

lieu :

La Passerelle,

nouvelle salle de spectacle de Jacou, Parc Bocaud

 

03/03/2011

Montpellier : compte rendu de la réunion sur le gaz de schiste du 1/3/11

1. Compte-rendu de la coordination nationale du 26/02 (par Robert et Daniel)

- beaucoup de monde présent à cette coordination : de nombreuses associations ; les partis présents ne se sont pas manifestés en tant que tels pour éviter toute récupération politicienne. 
- la réunion elle-même était animée par Corinne Lepage, José Bové et Fabrice Nicolino
- la coordination prévoit de constituer une association à des fins de collecte d'argent notamment pour faire face à des actions en justice (sur le modèle de qui s'était fait dans la lutte contre les OGM)
- rassemblement très nombreux pour la manif, avec beaucoup d'élus.


actions prévues 
*les travaux sur un puits non conventionnel (puits existant déjà) devraient demarrer dès avril à Doue (Seine et Marne) ; les collectifs d'Ile de France prévoient une occupation du chantier dès mars
*projet d'une journée nationale d'actions (à voir au niveau local) le 15 avril, à l'occasion de la sortie du 1er prérapport de la commission d'enquête
* demande de rdv avec NKM et Besson, les 2 devant être présents sinon le rdv ne sera pas considéré comme valable


- pistes évoquées pour les collectifs locaux 
* mettre l'accent sur l'information du grand public (diffusion du film Gasland bon outil pour cela) 
* pousser les collectivités locales à prendre des arrêtés, voeux etc contre les travaux pour les gaz de schiste (si la mairie interdit les travaux ou le passage des camions, la préfecture serait obligée d'attaquer les arrêtés pour que les travaux commencent -temps gagné, médiatisation...)
- du matériel est sorti : affiches de différents formats, autocollants...

2. Activité du collectif

- une question est posée concernant un chantier à Saint Dionisy : travaux visibles autour d'un puits de Total... il s'agirait en fait du rebouchage d'un ancien puits... à suivre, quelqu'un a-t-il plus de renseignements ?

Sont posées plusieurs questions concernant l'organisation du collectif : comment s'organiser pour réagir rapidement à l'arrivée de camions par ex ? comment créer un collectif dans une commune ? comment s'informer, trouver de la documentation ?

- pour créer un collectif, quelques personnes d'une même commune peuvent projeter le film Gasland (plusieurs versions disponibles en version numérique); il faut trouver une salle, diffuser l'info... le collectif 34 pouvant bien sûr aider à trouver un intervenant, à faire la pub, à trouver le matériel etc.
Samuel se propose de mettre en contact les personnes d'une même commune : lui écrire pour lui indiquer vos disponibilités dans les différentes communes, samuelalizon@orange.fr 


- dans le contexte des élections cantonales, possibilité d'interpeler les candidats sur cette question, et même de leur proposer d'intégrer la question à leur profession de foi (qui sera définitive lundi prochain) pour large diffusion

- création en cours d'un site internet centralisant de nombreux documents (à venir, un Power point utilisable pour des réunions publiques) : http://www.pasdegazdeschistes.rd-h.fr

- pour avancer dans les actions, il est décidé que plusieurs commissions se chargent de proposer à la prochaine réunion
* des actions (commission actions, contact Florian : bugin@no-log.org)
* du matériel de communication (une réunion a déjà eu lieu au cours de laquelle un tract a été produit ; la commission communication est chargée de produire des supports de plusieurs niveaux, un tract facile d'accès et des 4 pages plus argumentés - contact Robert, robertmartin.34@orange.fr) 
* une réflexion sur le financement (Claude, Yohan, Christine, christine.richard34@wanadoo.fr)

- il a été proposé au collectif de tenir un stand le 20 mars sur l'Esplanade, dans le cadre de la fête des associations à l'occasion de la semaine de l'environnement : contacter Frédéric (fredericbaldy@gmail.com) pour proposer vos disponibilités à préparer / tenir le stand - des tracts seront tirés, les affiches du collectif national seront disponibles. Appel à créativité pour fabriquer derricks miniatures : contacter Nicolas (tarakahan@hotmail.com)

- il est suggéré de constituer une commission de veille qui s'intéresse notamment aux questions juridiques, aux transformations du code minier... contact Christine christine.richard34@wanadoo.fr 

- la liste de diffusion du collectif va être hébergée le serveur local alternative34, son nom sera désormais nogazaran@alternative34.ouvaton.org ; une adresse sera créée pour s'inscrire/se désinscrire soi-même, à suivre.

- un "bureau" est chargé de préparer la prochaine réunion, dont la date est fixée au mardi 22 mars à 20h (Hélène; Stéphane; Florian)
contact pour suggestion de points à l'ordre du jour raux.helene@gmail.com ; y a-t-il un-e volontaire pour préparer un point rapide d'actualité du dossier à présenter en début de réunion ?

28/02/2011

Demain mardi 1er mars

Mardi 1er Mars de 20h à 22h au  Centre de Rencontre – 665 Route de Mende

Réunion du Collectif Héraultais « Gaz de schiste : Non merci ! », vous êtes invité.
 
Le 26 février :  Rassemblement contre l'exploitation des GDS à Villeneuve de Berg - Ardèche où deux puits doivent être forés d’ici la fin de l’année: 
 Principales inquiétudes des opposants : la pollution des nappes phréatiques et les dégâts sur les activités rurales et touristiques. Pour extraire ce gaz, il faut effectivement forer des puits tous les 200 mètres et y injecter des millions de m3 d'eau additionnée de sable et de produits chimiques afin de libérer les particules gazeuses.
Même "la collectivité n'a rien à y gagner, sauf qu'elle devra entretenir les routes abîmées par les camions", insiste M. Vermorel.
Pour José Bové, député européen Europe Ecologie, fer de lance de la contestation et présent au rassemblement, l'exploitation de ces gisements pose la question du "gaspillage énergétique". "Il est temps de se demander comment on rend l'énergie plus efficace, renouvelable et non destructrice de l'environnement", plaide l'ancien du Larzac.
A ses yeux, il n'y a qu'une issue à la mobilisation, née en quelques semaines seulement "du mépris des citoyens et des élus"  par le gouvernement et des entreprises qui "jouent aux apprentis sorciers" : l'abrogation des permis.
Pour appuyer leur combat, les différents collectifs départementaux se sont par ailleurs constitués samedi matin à Valence en coordination nationale. Dans la foule, barbe blanche et cheveux longs, Alain Gibert, maire écologiste de Rocles, estime qu'"il se passe la même chose qu'avec les OGM : les populations ne sont pas consultées". Et les maires non plus.
Alors, dans sa commune ardéchoise de 240 habitants, il a pris, comme contre les OGM, un arrêté pour interdire l'exploitation de ce gaz.
A ce jour, la préfecture ne l'a toujours pas contesté. Et la culture des OGM est interdite en France.  AFP 26/02/11 
 
Pour nous écrire
Contact mail : collectif34.gazdeschiste@gmail.com

13/12/2010

Un problème de société tabou

lu sur :

http://www.rue89.com/2010/12/12/elles-couchent-pour-ne-pas-avoir-a-dire-non-180330

Elles couchent pour ne pas avoir à dire « non »

« Pour ne pas passer pour une gourde, je le faisais sans aucun plaisir. » Paroles de celles qui cèdent faute de confiance en elles.

Chloé -les prénoms ont été changés- se souvient d'avoir dit « non » un jour sur un trampoline en Normandie. Sur un trampoline ?

« Oui, le gars m'embrassait et voulait m'emmener chez lui, pour aller plus loin. J'ai refusé. Comme quoi, je sais dire “non”. »

A 27 ans, si elle est fière de cette anecdote, c'est qu'elle a connu de nombreuses « relations sexuelles non pleinement consenties ». Celles que les filles ne désirent pas vraiment, pas comme ça, et auxquelles elles cèdent par paresse ou par peur de passer pour des cruches.

Son pire souvenir, c'est avec un type rencontré en Corse, « du genre “bad boy” qui ne va jamais t'aimer ». Sa spécialité quand elle avait 20 ans. Dès le début, il insiste pour faire des choses qui ne lui plaisent pas.

« Il m'emmenait faire des préliminaires dans les fourrés, j'en ressortais avec des piqûres partout, c'était désagréable et ça m'agaçait, mais je ne disais pas “non”. »

Plus tard, au cours d'un week-end à la campagne, chez lui, « j'ai compris que ça allait être chaud pour moi ».

Chloé est alors vierge, « avec un seuil de respect de mon corps assez bas » :

« Des garçons me touchaient souvent les seins, pour rire. Ce qui n'est pas normal. »

En arrivant dans la « baraque », elle se rend compte qu'il a prévu de dormir dans le même lit qu'elle. Elle va devoir lui dire qu'elle ne l'a jamais fait. Préfère se saouler à la vodka. Elle finira la soirée « complètement allumée » dans le lit double. Le lendemain, elle se réveille en ayant mal « entre les cuisses » :

« Il ne m'a pas calculée de la journée et je n'ai rien osé dire. »

« Je préfère avoir une MST que casser l'ambiance »

Amandine, maintenant 26 ans, a autrefois pratiqué des fellations à répétition pour plaire à un petit copain.

« Il avait bien fait passer le message. Je savais qu'il adorait ça et je sentais une pression. Pour ne pas passer pour une gourde, je le faisais régulièrement, sans prendre aucun plaisir.

Le lendemain, j'étais une gourde, un peu sale en plus. »

Anne a quant à elle accepté une relation sexuelle avec un quasi-inconnu en vacances :

« Je me suis dit qu'il allait insister des heures, alors j'ai préféré me laisser faire. » (Voir la vidéo en anglais d'un extrait de « Pas de printemps pour Marnie »)

Et puis, le témoignage de poids. Celui d'Esther Freud, « arrière-petite-fille de ». La romancière s'est inspirée de sa propre expérience dans un passage de son livre, « Love Falls » (éd. Bloomsbury). Une scène de sexe forcé. En 2007, dans le Guardian, l'auteur ne se cache plus derrière son personnage. Elle raconte le traumatisme d'une longue nuit avec un inconnu.

Elle rappelle aussi les chiffres de l'association NSPCC (National Society for the Prevenion of Cruelty to Children) selon lesquels 45% des jeunes adolescentes britanniques auraient eu des expériences sexuelles non voulues (voir les chiffres 2009). En anglais, on appelle cela du « sexe bullying » (« sexe avec brutalité »).

Sur Internet, on trouve également de nombreux témoignages de filles, ici ou ici. Grand classique également, l'incapacité à dire « non » à un garçon qui ne veut pas mettre de préservatif. Chloé à nouveau :

« Je répète la phrase –“ mets un préservatif ”- douze mille fois dans ma tête avant de la prononcer. Si le mec refuse ou me dit qu'il ne préfère pas, je cède à mes risques et périls. »

Puis, en riant :

« C'est con hein, mais je préfère avoir une MST que casser l'ambiance. »

« Des gestes sexuels impensables il y a trente ou quarante ans »

A ce stade, on peut penser que Chloé, Amandine, Anne et Esther étaient des adolescentes un peu « tarte » ou fragiles. En réalité, elles souffraient d'un manque de confiance en elles et une peur du rejet, des maux courants chez les adolescentes et les jeunes femmes. « C'est le moment de la vie où le regard des autres est vécu comme déterminant », dit Annie Rolland, psychothérapeute spécialiste des ados.

La popularité est le maître mot, la pression du groupe de pairs, déterminante. Il y a les autres filles qui ont déjà couché et s'en vantent. Et les garçons, qui « jouent un jeu cruel, en faisant croire à la fille que si elle ne couche pas, elle perd toute sa valeur », dit Annie Rolland. Sur ce forum (cela fait peur), ils se demandent jusqu'où ils ont le droit d'insister.

Michel Fize, sociologue, auteur du livre « Les Nouvelles adolescentes » (éd. Armand Colin) explique :

« C'est d'autant plus inquiétant aujourd'hui que l'accès très facile à la pornographie change les représentations sexuelles.

Les garçons demandent et les filles acceptent des gestes sexuels impensables il y a trente ou quarante ans. »

Nicolas, 15 ans, en troisième à Paris :

« J'ai quatre copines qui font des fellations, on dit des “gâteries”, alors que ce n'est pas leur truc. C'est juste pour paraître cool. »

Education sexuelle et « capacité argumentaire »

Selon Annie Rolland, les normes ont changé : les parents sont plus permissifs, les ados plus responsabilisés et moins protégés. Or ces « incidents » ont souvent lieu lors de fêtes alcoolisées. La prévention passe par un meilleure éducation sexuelle :

« Il faut que les filles sachent qu'elles peuvent dire “non” jusqu'à la dernière minute et que ce n'est pas grave. Elles ont droit de porter des mini jupes et de dire “non”. »

C'est le rôle de l'école et surtout des parents de les en convaincre. Mais le savoir ne suffit pas. Sarah Oussekine de l'association Voix d'elles rebelles organise pour les filles de Saint-Denis des ateliers pour apprendre à dire « non » « dans tous les domaines de la vie en général ». La clé : travailler sur l'estime de soi.

Hélène Manseau, directrice du département sexologie de l'université du Québec, a travaillé pendant dix ans, dans des centres jeunesse à Laval. Elle y organisait des ateliers, pour des jeunes en difficulté. Certains étant des jeunes parents par accident.

Avec les filles, « qui ne parlaient généralement pas d'elles de façon positive », elle travaillait l'estime de soi et une « capacité argumentaire ».

« Nous nous sommes rendues compte que face aux sollicitations sexuelles, elles n'avaient aucune objection à faire. Elles étaient sans voix. »

Lors de jeux de rôle, les filles ont appris à trouver les mots pour dire « non ».

Lui mettre un poing dans la figure

Chez les jeunes pères, la chercheuse a observé un rapport sexiste à la sexualité, valorisant la performance.

« Leur volonté de passer pour un bon amant les amenait à faire des gestes, à la limite de la liberté de l'autre. »

L'un des ateliers consistait à « érotiser le condom », pour que ces derniers maîtrisent leur peur de perdre leur érection et n'imposent plus aux filles des rapports non protégés.

Chloé n'est jamais tombée enceinte, mais elle vit son histoire comme un quasi-viol :

« Maintenant, j'ai besoin qu'on me rassure beaucoup pendant l'acte sexuel, sinon je le vis comme violent et tout mon corps se contracte. »

Elle n'a jamais revu son agresseur, mais l'idée d'aller lui mettre un poing dans la figure surgit de temps en temps.

Quant à Esther Freud, elle l'a recroisé quelques années plus tard dans
la rue :

« Derrick a semblé surpris et un peu embarrassé. »

Avec le recul, elle raconte que cette histoire l'a faite grandir et sortir de certaines passivités. Elle espère que sa fille sera assez confiante pour dire « non » ou « oui », « et le penser vraiment ».

10/12/2008

PÉTITION EN LIGNE

VOUS POUVEZ SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE sur :

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=a268a1d005fc5bf4d946170f8f359f36


Auteur : Collectif : Une place pour tous.
Rue de la méditerranée - Montpellier
sauvonslaplace@gmail.com
C'est un collectif de quartier qui veut sauver l'unité et la convivialité de la place F. JAUMES à Montpellier autour de 5 arbres.
Cette pétition s'adresse aux Montpelliérains.

A l'attention de : La mairie de Montpellier


SAUVONS LA PLACE F. JAUMES RUE DE LA MEDITERRANEE.
Non à la création d'une nouvelle rue sous les arbres de la place entraînant leur disparition.
Nous soussigné demandons l'amendement du chantier prévu.
Loin d'être opposés au projet de rénovation de la place, nous avons un projet pour la mettre en valeur au lieu de la détruire. Un jardin d'enfants, bancs publics, espace partagé avec les terrasses des commerces de la place. Vitesse des autos limitée à 30km/h dans tout le quartier.

Lien vers le texte : http://sauvonslaplace.hautetfort.com/

e-mail: collectif.uneplacepourtous@laposte.net