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20/09/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info... (suite 2)

À lire ! 

 

Parutions sur le blog du journaliste Marc Laimé

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-la-station-d-epuration ...la plus chère d'Europe

extrait :

La capitale languedocienne aujourd’hui dirigée par l’ambitieux M. Saurel se retrouve au coeur d’un imbroglio provoqué par un accident industriel majeur, celui de la station d’épuration “Maera”, construite et gérée par Veolia, qui n’a jamais fonctionné correctement, provoque des désastres environnementaux à répétition, et va continuer à empoisonner la vie locale pendant de longues années, au prix d’un “sauvetage” hypothétique qui vient d’être décidé par des élus dépassés, et va coûter des dizaines de millions d’euros à des usagers victimes de l’inconséquence abyssale de plusieurs générations d’édiles.

Montpellier dans l’oeil du cyclone ? Ca y ressemble. La capitale languedocienne est l’un des plus intrigants “clusters” de l’eau français : une communauté scientifique de plusieurs milliers de chercheurs, des labos à foison, des noces public-privé célébrées chaque année dans un désopilant festival Hydrogaïa

Le tout ayant présidé à une inquiétante croisade espagnole des barons de l’eau français…

Et désormais une séquence imprévue qui va alimenter un feuilleton qui s’annonce inépuisable.

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-prevenir-les ...inondations

extrait :

L’association Eau Secours 34 qui mène une réflexion depuis plusieurs années pour améliorer la gestion de l’eau à Montpellier réagit sur un mode parodique à l’annonce d’un festival qu’y organise FNE, sponsorisé par Montpellier Méditerranée Métropole, et est labellisé "COP 21"...

FNE Languedoc-Roussillon organise les 25 et 26 septembre à Montpellier le festival« Refaisons le climat ». Cet événement est sponsorisé entre autres par Montpellier Méditerranée Métropole et est labellisé COP21. Le président de Montpellier Méditerranée Métropole et le directeur de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse interviendront lors de la conférence d’ouverture. Un certain nombre de conférence-débats et d’ateliers traiteront de sujets (inondations, montée du niveau de la mer, sécheresse et pénurie d’eau…) sur lesquels Eau Secours 34 mène une réflexion depuis plusieurs années.

 

http://www.eauxglacees.com/Inondations-urbanisation

extrait ;

Philippe Pelletier est membre de la Fédération Anarchiste et géographe. Il est l’auteur d’une superbe biographie d’Elysée Reclus, anarchiste et géographe comme lui. Mais il est malheureusement aussi un peu climatosceptique, ce qui lui fait dire une contre-vérité dans un article qui est par ailleurs excellent. Les épisodes cévenols ont certes toujours existé mais ceux de ces dernières années sont de nature bien différente de ceux d’il y a cinquante ans : les précipitations sont concentrées sur quelques heures au lieu de plusieurs jours. Les précipitations du 23 août dernier étaient d’une intensité jamais mesurée à cette période de l’année par la station de pluviométrie au sud de Montpellier depuis que celle-ci existe (plus de 60 ans). Le changement climatique est passé par là. Il en découle des inondations éclairs plus difficiles à contrôler, d’autant que l’imperméabilisation des sols liés à l’urbanisation accroit considérablement le phénomène de ruissellement.

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notes précédentes sur ce blog : voir ...

La pollution en mer, MAERA... 21/6/2015

Pollution en mer : MAERA en...  4/6/2015

21/06/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info... (suite)

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Sans réponse de la rédaction du Midi Libre (voir la note du 17/6/15 sur ce blog) j'ai cherché moi-même les informations.

et j'ai trouvé :

Compte rendu de la visite du 15 Janvier 2015 de la Station d’Epuration MAERA

extraits :

Les réseaux d'assainissement

Les eaux usées sont collectées sur le lieu de leur production pour être acheminées par un réseau de conduites vers la station d’épuration. Le réseau collecteur est dit séparatif quand il n'achemine que les eaux usées ou unitaire quand il achemine aussi les eaux pluviales. Trois bassins semi-enterrés pour un volume de 25 000 m3 permettent la régulation de ces eaux pour un débit maximum de 4 m3/s, si le débit est supérieur, après de fortes pluies par exemple, la partie supplémentaire est alors déversée directement au Lez.

Elle permet de préserver le patrimoine naturel, rivières, étangs, lagunes. En particulier elle a permis d’améliorer la qualité environnementale lagunaire.

Pour plus d’information du réseau Lagunaire : http://rsl.cepralmar.com/intro_01.html

Les micropolluants contenus dans les eaux traitées ne sont pas totalement éliminés et sont rejetés en mer, ils seront ensuite dispersés dans les eaux pour élimination. Même présents en petites quantités, les micropolluants ne sont pas exempts d'impacts environnementaux et sanitaires.

consultez :

ODAM - Gestion des eaux usées - Compte-rendu de la ... - Ouvaton

odam.ouvaton.org/articles.php?lng=fr&pg=241
 
27 févr. 2015 ... ODAM, OIDEAM, ODEMMI, Déchets, biodéchets, Agglo de ... Consultez :http:// odam.ouvaton.org/file/MAERA_RECYCLAGE_2_07_2010.pdf.

Date de création : 27/02/2015 @ 09:55

extraits :
 
 "La station d’épuration « Maera » C’est le choix d’un investissement excessif de 150 millions d’euros. A ce coût il faut ajouter les frais des raccordements de chaque ville ainsi que l’eau nécessaire pour l’étiage du Lez (eau acheté au bas Rhône), un véritable gâchis. Une « Rolls Royce » qui lui permet de polluer « écologiquement » le Lez après de forts orages et la Méditerranée en permanence jusqu’à ce jour. "...
... (le) tuyau en mer était une aberration. Il y avait bien une réhabilitation de la qualité des eaux du Lez mais à quel prix : envoyer une eau insuffisamment épurée de ses micropolluants vers le Golfe d'Aigues Mortes. Il y avait un pari : le courant Ligure devait balayer cette eau. Or, le courant Ligure balaye bien le Golfe du Lion mais ne pénêtre pas dans le Golfe d'Aigues-Mortes. D'autre part, la station d'épuration de Caen-la-Mer (Calvados) qui a une capacité équivalente à celle de Maera, rejette directement dans l'Orne, de l'eau jugée de "qualité baignade" qui a été stérilisée par des batteries de lampes UV et qui a fini d'être filtrée dans un parc végétal (roseaux, etc.). Ils ont fait l'économie des 65 millions d'euros d'un tuyau de 30 km. Le prix d'une batterie de lampes UV et d'un jardin filtrant, c'est "peanuts". On aurait eu ainsi de l'eau pour soutenir l'étiage du Lez !
La gabegie des fonds publics, à Montpellier-la-surdouée, on connaît !

26/03/2015

Vendredi 27 à la fac des sciences de Montpellier : gaz de schiste

communiqué :

Bonjour à tous,
 
J'ai appris depuis peu que demain, vendredi  27 mars à 14h, le département des Géosciences de l'université de Montpellier organise une conférence suivie d'un débat (voir message ci-dessous) à propos du rôle d'un groupe de scientifiques montpelliérains au cours du débat politique national sur l'exploitation des gaz de schistes. Les organisateurs souhaiteraient en particulier ouvrir une discussion avec des citoyen(ne)s impliqués localement dans la lutte contre les gaz de schistes.
 
Le bâtiment 23, qui n'a pas d'étage, est situé juste en face du portillon de l'entrée "piétons" du campus des Sciences situé sur la route de Mende, juste en face de l'entrée "voitures" de la Fac de Lettres (voir pièce jointe).
 
Je me propose d'attendre à cette entrée "piétons" (la seule à donner sur la route de Mende) à partir de 13h 50, les personnes peu ou pas familiarisées avec la Fac des Sciences. 
 
Cordialement
 
Michel Prévot
 
 
PS. Je vous rappelle que les conférences des universtés publiques sont ouvertes à tous.
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-------- Message transféré --------
Sujet :
Prochaine conférence ED SIBAGHE / Géosciences Montpellier ce vendredi 27 Mars.
Date :
Mon, 23 Mar 2015 08:51:15 +0100
 
 
 
 
 
 
 
« message à diffuser autour de vous » 
 
Bonjour à tous,
 
Nous aurons le plaisir d’accueillir vendredi 27 mars à 14h amphi 23.01(bâtiment 23 campus Triolet-Université de Montpellier)
Lionel SIMONNEAU (INSERM, Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique et Formation, FDE, Université de Montpellier).
 
 
Titre : CONTROVERSE GAZ DE SCHISTE,  
Sciences-scientifiques-société, quelles interactions ?
construction et communication d'une expertise publique par des chercheurs géo-hydro-logues
 
 
Venez nombreux !!!
 
Résumé : En 2011, en écho à une forte opposition citoyenne à l’exploitation des gaz de schiste, des chercheurs géologues et hydrologues de l’Université de Montpellier décident spontanément de construire une expertise ad hoc afin de communiquer directement au public.
 

 

Nous présentons une analyse des discours de communication produits par ces chercheurs, de leurs fonctionnements individuels et collectifs et de leurs représentations des relations “sciences-société”.

Le statut ontologique de la neutralité scientifique est interrogé. Cette expérience révèle la mobilisation de valeurs collectives tout en ménageant une diversité de postures et de représentations individuelles. La communication, comme notre propre travail de recherche autour de la controverse agit pour ces chercheurs comme un véritable opérateur de réflexivité.

Mini CV : Lionel SIMONNEAU est chercheur à l’INSERM. Docteur d’État en biologie (1988), il a travaillé sur la transdifférenciation cellulaire, les processus morphogénétiques et les cellules souches jusqu’en 2009. Depuis, il s’intéresse plus particulièrement à l’épistémologie des sciences de la vie et aux controverses socio-scientifiques.

Campus-Triolet-UM.pdf

28/02/2015

Sivens : les agriculteurs de la FNSEA s'attaquent aux Zadistes

communiqué :


 Bonjour à toutes et tous,
 Les pros-barrage sont passés à l'action et sont en train de tout casser à la ZAD du Testet...

Pour celles et ceux qui peuvent se rendre sur place...
 Faîtes circuler ce message !
 Merci
 Michèle-Chr

sur le même sujet :

Les agriculteurs pro-barrage vont bloquer Sivens dès lundi

 

19/12/2014

Eau : lettre ouverte aux élus de Montpellier Agglomération

communiqué :

Association Eau Secours 34 

190 rue de la Combe Caude

34090 – Montpellier 

Tel 0467541934 

email : eau34@orange.fr   

 

Mercredi 17 décembre 2014

Objet : lettre ouverte aux élus de Montpellier Agglomération

 

 Monsieur le Président, Madame, Monsieur,  

       Lors de la réunion du conseil d'Agglo du 18 décembre vous vous prononcerez sur l'exploitation de la source du Lez. Par ailleurs, le schéma directeur d'alimentation en eau potable prévoit la construction d'une usine de potabilisation de l'eau du Rhône à Valedeau. Cette usine va coûter dans les 75 millions d'euros. Les analyses de l’eau du Rhône ont révélé des taux importants de métaux lourds et de pesticides, la présence de résidus médicamenteux et de nanoparticules n’est pas contrôlée. L’eau de bonne qualité, qui nous alimente à partir de la source du Lez sera mélangée avec celle du Rhône qui est classée comme tout juste  potabilisable. 

       Il est possible d'éviter la construction de cette usine, en réduisant les pertes entre la source et le robinet, il y a aujourd'hui 26 % de perte soit plus de 8 millions de m3 par an. 
L'économie de consommation est déjà réelle et peut encore s'améliorer. Pour Montpellier-Juvignac, entre 2009 et 2013 le volume distribué est passé de 30.301.000 à 28.145.000  m3 en 2013 alors que la population a progressé de 7.596 habitants ( Rapport du délégataire 2013)

En 2013 aucune eau du bas-Rhône n'a été injectée dans la station de potabilisation Arago.

   Concernant l'exploitation actuelle, l'étude du BRGM en date du 22 mai 2014 commandée par l'Agglo constate page 7 : «  un recours à la ressource BRL d'appoint faible, entre 0,6 et 2% des besoins en production du système Lez (environ 340 000 habitants)». On lit dans Synthèse et Conclusion de l'étude page19 :  «  Les résultats des simulations montrent que l’aquifère du Lez serait capable de soutenir un débit d’exploitation supérieur à l’actuel, un recours à la ressource de substitution (BRL,…) resterait ponctuellement nécessaire. »

      Il faut réserver l’eau de la source du Lez à la consommation humaine directe et développer des réserves d’eau notamment par stockage des eaux fluviales lors des périodes de pluie et de crues des rivières pour les besoins secondaires de lavage des rues, arrosages des jardins , irrigation.  

    À investir 75 Millions d’euros il serait plus avisé de les investir dans la construction de réservoirs et de réseaux secondaires d’eau brutes à partir de ces ressources saisonnières. Ce faisant on pourrait ainsi du même coup améliorer la lutte préventive contre les inondations et donner un coup de fouet à la relance d’une agriculture de proximité à l’échelle de la « métropole ». Avec de la meilleure eau que celle du Rhône!                                     

        Aussi, Eau Secours 34 vous demande d'agir afin que soit abandonnée la construction de l'usine de potabilisation de l'eau du Rhône envisagée à Valedeau.

     En attendant que notre demande soit prise en compte, nous vous prions Madame, Monsieur de recevoir nos salutations associatives. 

Pour l'association Eau Secours 34  . 

DUMONT Abel,  FAVIER Jean-Claude, FERRIÉ Sylvie, USO Thierry. 

03/12/2014

Les coupure d'eau sont illégales (confirmation)

lu sur :

France Libertés

www.france-libertes.org/
 
 

03/11/2014

Vos factures d'eau ...

lu sur le site de France Libertés :

France Libertés

 

08/10/2014

Enquête sur le prix de l'eau

communiqué :

Chère Madame, Cher Monsieur,

Depuis trois ans déjà la Fondation Danielle Mitterrand - France Libertés et le magazine 60 millions de consommateurs travaillent ensemble à la réalisation d’enquêtes auprès des citoyens destinées à apporter une plus grande transparence sur les services de l’eau en France.

En 2011, nous nous étions mobilisés sur le prix du service de l’eau. Près de 10 000 consommateurs s’étaient inscrits sur le site www.prixdeleau.fr. Grâce à la contribution des citoyens au recensement de l’opération en nous transmettant une copie de leurs factures d’eau, l’analyse des 4 000 factures exploitables avait révélé que l'abonné au service de l'eau n'est pas toujours en mesure de savoir ce pour quoi il paie, le prix de l’eau demeurant opaque et inéquitable.

Trois ans plus tard, nous relançons cette opération afin d’effectuer des comparaisons et produire une analyse détaillée de la situation à l’horizon mars 2015.

Il nous serait d’une grande utilité de pouvoir consulter les photocopies recto-verso de vos factures d’eau, datées de fin 2010-début 2011 ainsi que de fin 2013-début 2014. Si vous l’acceptez, merci de nous les envoyer à l’adresse suivante : Opération transparence, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, 22 rue de Milan, 75009 Paris, France. Bien entendu, l’exploitation des données demeurera totalement anonyme : notre objectif demeure, comme en 2011, de rassembler un nombre suffisamment élevé de factures pour que notre analyse soit fiable.

Votre participation nous est très précieuse. Nous vous remercions par avance de bien vouloir contribuer à cette grande enquête et vous prions de recevoir, chère Madame, cher Monsieur, nos meilleures salutations,


M. Emmanuel Poilâne                                   M. Thomas Laurenceau
Directeur de France Libertés                          Rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs

15:00 Publié dans eau, Société | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2014

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

communiqué

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

EtatdesEaux2014_AERMC_01102014.pdf

extraits:

150 pesticides différents retrouvés dans les 

rivières en 2013 

36 pesticides interdits retrouvés dans les rivières du bassin en 2013 

Forte corrélation entre la disparition des invertébrés et la concentration en pesticides 

58 masses d’eausouterraine polluées au-delà de la norme eau potable > Coût de la dépollution pour la fourniture d’eau potable: entre 300 et 450 M€

Les nitrates : Des concentrations extrêmes dans les eaux souterraines 

etc, etc ..

 

14/09/2014

La dégradation de ses cours d’eau par les pesticides en Languedoc-Roussillon

lu sur le Midi Libre : (les surllgnages sont de moi)

Languedoc-Roussillon : les pesticides, plaie des rivières

Le Languedoc-Roussillon est l’un des territoires les plus marqués par la dégradation de ses cours d’eau, selon l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.

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Les poissons préfèrent nos rivières d'aujourd'hui, même si seulement 52 % des cours d'eau du bassin sont en bon ou très bon état », note Martin Guespereau, directeur général de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse.
En Languedoc-Roussillon, c'est encore moins : 47 % des cours d'eau et nappes sont en bon état en 2013 contre 41 % en 2009 (*).
Cet organisme, qui livre le bilan annuel de la qualité des nappes souterraines, des cours d'eau et des lagunes du Sud de la France, s'appuie sur « trois millions de données, ce qui en fait le milieu le plus surveillé ». L'état biologique de ce vaste bassin est resté globalement stable entre 2009 et 2013 et s'est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants. A contrario, le bassin versant de la Saône, les moyenne et basse vallée du Rhône et le Languedoc-Roussillon sont les trois territoires « les plus marqués par une dégradation de leurs cours d'eau ». Alpes et Corse concentrent le plus de cours d'eau en bon état.

Un label en 2015

L’Agence de l’eau lance un label “Rivière en bon état”, signalé par des panneaux au bord des routes dès le printemps 2015. Seules 30 % des rivières seront toutefois éligibles à ce label - entre un quart et un tiers dans la région -, qui exige trois années successives de "bon état". "Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières", note Martin Guespereau. Grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles.
Il déplore toutefois qu’en raison des écluses notamment, la moitié des cours d’eau soient des "boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux", empêchant le mouvement des sédiments. Il espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières pour constituer un argument touristique. L’agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d’eau. Plus de 10 000 fois téléchargée. 

58 nappes impropres à la consommation 

« Après un succès historique remporté sur les pollutions organiques avec mise aux normes des stations d'épuration dans les années 2000, l'état de nos rivières butte maintenant sur les pesticides. On retrouve plus de 150 variétés dans nos cours d'eau. Les plus fortes concentrations se retrouvent notamment dans les zones viticoles. » En 2013, 58 nappes phréatiques étaient impropres à la consommation à cause de ce fléau. C'est la principale cause de dégradation de l'état de la faune et de la flore et de déclassement des rivières. « Sur ce plan-là, nous n'enregistrons plus de progrès », a reconnu Martin Guespereau (1).

Parmi les pesticides, les herbicides tiennent une bonne place, dont le glyphosate (Roundup de Monsanto) dont il se vend plus de 4 000 tonnes par an rien que dans la région. Localement, « dans le Roussillon par exemple, sa concentration dépasse 200 fois la norme », précise le directeur général. Cela tue la petite faune des invertébrés - vers, insectes - (mais aussi les abeilles) qui participent à l'épuration de l'eau après un orage ou une inondation et à la sécurité sanitaire en freinant la progression des bactéries. » Autre enseignement, « les pesticides interdits depuis dix ans, comme l'atrasine, l'abrasine ou la terbutilasine, n'ont pas disparu. On en dénombre trente-six différents, notamment dans les zones viticoles » (2).

1 000 captages prioritaires

Nappes et cours d'eau ont aussi à faire face aux nitrates. « C'est un vrai problème même s'il n'y a pas d'algues vertes comme en Bretagne car la Méditerranée est naturellement pauvre en nitrates. » Dans la région, il y a plusieurs points noirs comme Candillargues ou Saint-Nazaire-de-Pézan (Hérault), le Cailar et Manduel (Gard), Capendu (Aude) ou dans le Lauragais et évidemment le long de la côte languedocienne. Là où s'exerce une pression démographique constante et là où la vigne est prééminente.
 "Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région"
Rendre l'eau potable coûte très cher, plusieurs centaines de millions d'euros chaque année. Martin Guespereau préconise l'utilisation de produits bio et de moins utiliser les produits chimiques, en ciblant mieux les périodes à traiter et en limitant aux seuls rangs de vigne par exemple. Et de privilégier aussi le travail mécanique. Enfin améliorer la protection des captages. Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région. C'est aussi pour aider à « franchir un cap » que l'Agence lance un label Rivières en bon état.
Dans la région, l'Orb en amont de Réals pourrait y prétendre tout comme le Gardon à Sainte-Croix-Vallée-Française (Lozère), l'Orbieu amont à Buège (Hérault). « Ce sera un plus pour le tourisme et le tourisme de l'eau, sans parler des entreprises de haute technologie qui ont besoin d'eau pure », défend Martin Guespereau.
(1) « Le bon état, c'est quand, selon une directive européenne de 2000, on observe le bon fonctionnement des processus écologiques, une bonne température, un bon taux d'oxygène... Avec la présence et le maintien de la faune et la flore. »
(2) Des concentrations importantes de pesticides interdits ont été relevées, dans la région, dans le canal de la Robine, la Lergue, le Libron, le Lirou, le Maury, le Pallas, la Peyne, le Sou ou la Thongues.

07/09/2014

Montpellier le 25 septembre : "LE LOBBY DE L'EAU" - Pourquoi la Gauche noie ses réformes

communiqué :

Bonsoir,

à l'heure où l'incertitude règne toujours sur la mise en régie du service public de l'eau et de l'assainissement dans l'Agglo de Montpellier, malgré les déclarations des nouveaux élus, le livre de Marc Laimé, Le Lobby De L'Eau - Pourquoi la Gauche noie ses réformes (épuisé en librairie en à peine deux mois, plus fort que Trierveiler !! ;-) nous apportera un éclairage saisissant sur les enjeux locaux, nationaux et européens, les modes de prise de décision et ce qui attend les usagers et associations. 

(Merci de relayer sur vos agendas et listes de diffusion)
 
Conférences AMD34 Septembre - Amis du Monde Diplomatique

Marc LAIME   "LE LOBBY DE L'EAU" - Pourquoi la Gauche noie ses réformes (Savoirs Citoyens, François Bourin ed. 2014) 

http://www.bourin-editeur.fr/fr/books/le-lobby-de-leau-/362/ 

salle Guillaume de Nogaret, Rue Pitot, Montpellier (à côté du Peyrou)

jeudi 25 septembre à 20 H

02/09/2014

Coupure d’eau : Veolia sciemment hors-la-loi

lu sur le site de France Libertés :

 

 

Coupure d’eau : Veolia sciemment hors-la-loi

Nul n’est censé ignorer la loi. Ce vieil adage ne signifie pas que chaque citoyen doit connaître tous les textes - avec plus de 8000 lois françaises, il y aurait de quoi se casser la tête. Néanmoins, cet adage est indispensable pour éviter que toute personne poursuivie puisse se décharger de sa responsabilité en invoquant son ignorance du texte. Il nous interpelle aujourd’hui dans le cas des coupures d’eau en France.
Une complexité législative sur l'illégalité des coupures d'eau

Petit rappel législatif au sujet de 
l'illégalité des coupures d'eau en France. La situation est d'une belle complexité. Quand on s'y attelle avec la plus grande objectivité possible, c'est-à-dire sans chercher entre les lignes des textes de loi ce qu'on voudrait y trouver, les mots parlent d'eux-mêmes. Jugez par vous-même de la loi en vigueur :
Le premier texte de loi qui parle des coupures d'eau est le décret n° 2008-780 du 13 août 2008 relatif à la procédure applicable en cas d'impayés des factures d'électricité, de gaz, de chaleur et d'eau. Nous pourrions nous attarder sur ce texte sauf que tous les articles qui concernent les coupures d'eau, le 1er particulièrement, ont été modifiés par le décret n°2014-274 du 27 février 2014. Allons donc directement voir ce décret du 27 février 2014, décret d'application de la loi Brottes (dernière loi en vigueur qui légifère sur les coupures d'eau). Ce texte stipule dans son paragraphe introductif que "le décret modifie le décret n° 2008-780 du 13 août 2008 relatif à la procédure est applicable en cas d'impayés des factures d'électricité, de gaz, de chaleur et d'eau afin de tenir compte des évolutions apportées à l'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles par la loi n° 2013-312 du 15 avril 2013" (dite loi Brottes).
Pas besoin d'aller voir plus loin pour comprendre que c'est cet article L. 115-3 du Code de l'action sociale et des familles (CASF) qui donne le "la" au sujet des coupures d'eau. C'est l'alinéa 3 qui donne la clé du mystère juridique : "Du 1er novembre de chaque année au 15 mars de l'année suivante, les fournisseurs d'électricité, de chaleur, de gaz ne peuvent procéder, dans une résidence principale, à l'interruption, y compris par résiliation de contrat, pour non-paiement des factures, de la fourniture d'électricité, de chaleur ou de gaz aux personnes ou familles. [...] Ces dispositions s'appliquent aux distributeurs d'eau pour la distribution d'eau tout au long de l'année."

Des distributeurs d'eau de mauvaise foi ou ignorants ?

Certains distributeurs d'eau, entreprises ou régies, cherchent visiblement entre les lignes leur solution et contournent, voire se jouent de la loi en vigueur, comme le démontre le procès-verbal du dernier CE de 
Véolia Eau Île-de-France en date du 25 juillet 2014. Sans détour, voici le point de vue de Sophie Vidalis-Duvert, DRH de Véolia Eau Île-de-France sur l'actualité législative des coupures d'eau :
"la loi Brottes est une nouvelle loi qui porte notamment sur la tarification de l'eau. Elle comporte trois articles (19, 27 et 28) concernant le service public de l'eau et de l'assainissement [...] Ce texte de loi a été promulgué le 15 avril 2013 [...] L'article 19 interdit les coupures d'eau dans le cas des résidences principales. Avant la loi, les coupures d'eau étaient interdites lorsque deux conditions simultanées étaient réunies : il fallait que la fourniture concerne une résidence principale et que les occupants bénéficient d'une aide du Fonds de solidarité pour le logement (FSL). La loi du 15 avril a supprimé la seconde condition, mais a maintenu la première. En conséquence, la loi interdit désormais toute coupure d'eau à un logement occupé au titre de résidence principale sans que l'abonné ait à prouver son éligibilité à une aide sociale [...] Il existe une incertitude juridique dans l'application de cette loi [...] Cet article L. 115-3 du Code de l'action sociale, issu de l'article 9 de la loi du 15 avril 2013, institue des mesures inverses à celles prévues par la loi précédente. Le décret d'application de la nouvelle loi n'étant pas publié, elle repose sur un décret d'application contraire à son contenu. Toutes les sociétés du secteur, dont Veolia, ainsi que les régies ont décidé d'attendre la clarification de la situation. Dans l'attente de la sortie du décret d'application de la loi, la pratique antérieure se poursuit. [...] Au niveau du Groupe, une opération de lobbying est menée afin que le décret soit publié"
Eh bien, Mme Vidalis, il est l'heure de vous mettre à la page législative. En effet, le décret d'application de la nouvelle loi a été publié le 27 février 2014. Vos lobbyistes peuvent donc arrêter de faire pression sur nos politiques dans la mesure où l'article L115-3 du CASF, modifié par le décret du 27 février 2014, est clair. Il est interdit de couper l'eau en cas d'impayés dans une résidence principale. Et ce, pour tout le monde et toute l'année. Plus d'exception liée à la trêve hivernale ou au statut social de vos abonnés. Il semble donc indispensable d'un point de vue légal que la pratique antérieure soit stoppée sans délai.

Veolia, vous êtes hors-la-loi.

Les témoignages que nous recevons à la Fondation sont éloquents et mettent en lumière de nombreux dysfonctionnement scandaleux de notre service public de l'eau en France, voire dans certains cas d'un dysfonctionnement démocratique de notre pays.

Des responsables politiques qui ne sont plus garants des droits

Il est de la responsabilité des élus politiques, garants des droits, de maintenir l'eau dans tous les logements pour permettre un accès minimum et une vie digne qui réponde aux besoins d'alimentation et sanitaires.

Il est aussi du devoir de ceux qui distribuent l'eau d'agir de façon bienveillante, humaniste et d'inclure dans leurs activités la dimension sociale. Quand on sait que les interlocuteurs des usagers de l'eau dans les grandes entreprises de l'eau ou même dans certaines régies publiques, Nauréade pour ne pas la citer, refusent d'échelonner les paiements, il y a de quoi se demander sérieusement si le service de l'eau en France est un réel service public.

Couper l'eau est immoral, inhumain et aujourd'hui simplement illégal. Les distributeurs d'eau ne pourront pas faire valoir leur ignorance des nouveaux textes en vigueur pour défendre leurs actes illégaux car nul n'est censé ignorer la loi.

On vous coupe l'eau ? 
Faites le savoir ici !

29/04/2014

Vers un retour de la gestion de l'eau en régie publique à Montpellier

Bonne nouvelle lue sur :

http://www.midilibre.fr/2014/04/29/montpellier-la-gestion-de-l-eau-va-passer-en-regie-publique,854742.php

Réunion extraordinaire de l'Agglo de Montpellier le 7 mai. Un seul dossier : la gestion de l'eau.

Midilibre.fr

29/04/2014, 12 h 00 | Mis à jour le 29/04/2014, 12 h 14

Cela n'a pas trainé.

L'Agglomération de Montpellier va se réunir en session extraordinaire le 7 mai à 18 h pour entamer l'une des promesses de campagne du candidat Saurel : le retour de la gestion de l'eau en régie publique.

Les élus communautaires devront se prononcer sur les modalités de transfert lors de cette séance publique dont l'ordre du jour ne comportera que ce dossier.

20/03/2014

Tarifs de l'eau en région

www.midilibre.fr/2014/03/19/de-l-eau-au-prix-tres...

FRANÇOIS BARRÈRE

19/03/2014, 08 h 45 | Mis à jour le 19/03/2014, 09 h 51

19/03/2014

Atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB

Un site intéressant, surtout si vous mangez du poisson :

 

www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html 

extrait :

La bombe PCB et les moyens de la déminer

Voici la 7ème édition de l’atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB. Pour pallier aux éventuelles insuffisances et aux fragmentations des sources officielles, les archives de Robin des Bois et les alertes transmises par des lecteurs des atlas antérieurs sont aussi mobilisées.

Les PCB (PolyChloroBiphényles), notamment ceux qui sont apparentés aux dioxines – les dioxin-like – sont des cancérogènes probables. Ils sont reconnus en tant que perturbateurs endocriniens, ils peuvent générer des malformations fœtales, un affaiblissement des systèmes immunitaires, des troubles du cycle de reproduction, de la croissance et du système nerveux. Ces effets affectent toutes les espèces animales, y compris l’espèce humaine et sont en synergie avec ceux d’autres polluants persistants.

Ici la carte pour le Rhône :

http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#rhone

27/02/2014

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

05/02/2014

Languedoc Roussillon : la qualité de l'eau du robinet, les pesticides

à lire sur le Midi Libre :

En Languedoc-Roussillon, l'eau du robinet est à 97% de qualité. Un satisfecit troublé par le maintien de réseaux vétustes et la contamination de pesticides interdits.

eau-Languedoc.pdf

Image 1.png

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lire aussi :

Languedoc-Roussillon : des pesticides interdits étaient encore utilisés en 2012

pesticides Languedoc.pdf

11/01/2014

La régie publique de l’eau dans l'agglomération de Montpellier : une arnaque !

communiqué :

Merci de faire connaître à vos lecteurs le communiqué suivant  :

Les Verts et le Parti Socialiste ont signé un accord pour les élections municipales de 2014 à Montpellier dans lequel on peut lire : 
" C’est au plus tard à mi-mandat, qu’une régie publique de l’eau et d’assainissement sera mise en place sur le territoire de l’agglomération. 
La Délégation de Service Public (DSP) actuelle sera donc réduite à 3 années au maximum. " 
 Or, suite au vote du Conseil de Montpellier Agglo du 25 juillet, celui-ci a lancé un appel d'offres pour un contrat de délégation de service public 
pour l'alimentation en eau potable et en eau brute publié au Journal Officiel de l'Union Européenne, dans lequel il est écrit  : 
" La durée de la délégation est de 7 ans. 
Le contrat prendra effet pour le service d'eau potable : 
- Le 1.1.2015 sur les communes de Grabels, Juvignac, Lattes, Montferrier-sur-Lez, Montpellier, Pérols, Sussargues et Saint-Brès, 
- Le 4.2.2015 sur les communes de Jacou, Le Crès, Prades-le-Lez, Vendargues et Villeneuve lès Maguelone. 
Pour le service d'eau brute, le contrat prendra effet sur l'ensemble des 31 communes de la Communauté d'agglomération le 1.1.2015. 
Le contrat prendra fin le 31.12.2021. " 


La contradiction est patente : si le contrat est signé pour 7 ans, il sera extrêmement coûteux de le rompre avant son terme. 
Aussi, sauf à prendre les électeurs pour des gogos, la moindre des cohérences impose au président du Conseil d'Agglo de stopper 
immédiatement l'appel d'offres en question. 
Eau Secours 34 rappelle sa position : passer la gestion de l'eau en régie publique sans tergiverser. Elle continue de déplorer le vote 
du 25 juillet du Conseil d'Agglo, qui est à contresens de la volonté majoritaire des habitants de l'agglomération. 
Il n'est pas trop tard pour revenir à plus de raison.

Eau Secours 34

http://eau34.ouvaton.org/index.php?s=collectif
collectif-eau34@orange.fr

09/12/2013

Eau : rassemblement le 10 décembre à 11 heures, place Jean Jaurès à Montpellier

communiqué :

Eau Secours 34 et le Collectif 34 pour une gestion de l'eau en régie publique appellent à un rassemblement le 10 décembre à 11 heures, place Jean Jaurès à Montpellier.

Le 10 décembre est la Journée mondiale des droits de l'homme. C'est aussi le jour où l'Initiative Citoyenne Européenne "L'Eau un droit humain" signée par 1,8 million d'européens va être présentée devant la commission européenne. Le Mouvement Européen pour l'Eau a proposé que partout en Europe soit organisé des rassemblements pour exiger que le droit à l'eau soit inscrit dans la législation européenne et qu'il soit mis en oeuvre par la gestion publique comme le réclame cette Initiative Citoyenne Européenne. Nous profiterons du rassemblement à Montpellier pour présenter notre pétition pour un retour en gestion publique de l'eau et l'assainissement dans l'agglo.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre demain.

http://www.right2water.eu/fr

http://europeanwater.org/fr/ 

03/12/2013

Les services de l'eau et de l'assainissement à Montpellier

communiqué :

mardi  3/12 à 18h30 qu'Eau Secours 34 vous invite à une réunion à l'espace MLK.

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Merci de faire connaître à vos lecteurs le communiqué suivant : 

Par un recours gracieux l'association Eau Secours 34 demandait : 
- l'annulation de la décision verbale de Jean-Pierre Moure, le 3 juillet dernier de prolonger de 7 ans la délégation au privé des services de l'eau et de l'assainissement. Le Conseil d'Agglomération étant compétent sur cette question, et non son Président ;
- l'annulation des 5 délibérations sur l'eau prises par le Conseil d'agglomération du 25 juillet dernier, dont celles prolongeant pour 7 ans la privatisation de l'eau potable et de l'assainissement, et celle concernant la privatisation de l'eau brute (jusque-là gérée en régie publique).
Le président de l'Agglo J.P. Moure n'ayant pas donné suite à ce recours gracieux, l'association Eau Secours 34 déposera un recours devant le Tribunal administratif pour faire annuler ces décisions, qu'elle estime illégales à maints aspects.
Le numéro de ce novembre 2013 de la revue  Que Choisir classe Paris, Grenoble, Nantes, Strasbourg etc. toutes villes en régie publique 
dans la rubrique " prix maîtrisés ". Par contre   Montpellier et d'autres villes en délégation au privé par délégation de service  public (DSP) se retrouvent dans la catégorie "prix élevés". 
Il est confirmé que l'eau gérée dans les villes en régie publique est moins chère que lorsque des entreprises privées la gèrent. En effet les  entreprises privées doivent générer des bénéfices pour rémunérer leurs actionnaires et se développer dans d’autres domaines.
Notre association Eau Secours 34 partie prenante d’un collectif pour une gestion publique de l’eau constitué d’associations et soutenu par des partis politiques a collecté 8.237 signatures sur papier et 1.188 sur internet pour un retour de la gestion de l'eau en régie publique. 
 
Ni Madame Mandroux maire de Montpellier, ni Monsieur Moure le président de l'Agglo auxquels nous voulions présenter nos arguments n'ont daigné nous recevoir. 
Que des élus du Parti Socialiste ne saisissent pas l'occasion de la fin du contrat (connue depuis 1989 ) de la gestion de l'eau avec Véolia pour revenir en régie publique en 2014 est indéfendable. 
De renoncements en renoncements nos élus se déconsidèrent. 

L'association Eau Secours 34 remet en cause la décision du 25 juillet. Décider du mode de gestion de l'eau méritait un vrai débat, donner l'eau à une multinationale n'est pas anodin, c'est un choix politique. Les méthodes employées à l’égard des citoyens, des militants, des élus des petites communes pour entériner le choix du  Président de l'Agglo prouvent un déni de démocratie inadmissible qui ne peut nous laisser sans réaction.
 
L’eau est un bien trop précieux, car indispensable à tous, pour échapper au contrôle citoyen.

Eau Secours 34 


21/11/2013

Palestine : les effets de la politique israélienne à Gaza

les surlignages sont de moi

MAIS QUE FAIT NOTRE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES POUR RÉSOUDRE CE PROBLÈME ???

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/20/a-gaza-la-penurie-d-energie-provoque-une-pollution-et-entrave-le-developpement_3516973_3218.html

A Gaza, la pénurie d’énergie provoque une pollution et entrave le développement

LE MONDE | 20.11.2013 à 11h38 • Mis à jour le 20.11.2013 à 13h54 |Par Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

Les égouts se sont déversés dans Gaza. Cela a commencé jeudi 14 novembre, avec des coulées de boue fétide qui pénètrent dans les cours et envahissent parfois le rez-de-chaussée des maisons. La veille, l'une des principales stations d'épuration des eaux usées avait arrêté de fonctionner, en raison de la pénurie d'électricité et de fioul qui frappe Gaza. Il suffit d'emprunter la route Al-Rachid, qui longe le paysage faussement idyllique de la bande côtière, pour mesurer l'ampleur du défi des égouts de Gaza : au moins huit collecteurs d'un mètre de diamètre se jettent dans la mer.

En voici un, dans le prolongement du village d'Al Zahra, qui sort de la dune sur trente mètres, et expulse une eau verdâtre, mousseuse et pestilentielle dans les vagues de la Méditerranée, destination quotidienne de plus de 90 000 mètres cubes d'eaux partiellement traitées ou non. 

A moins de deux cent mètres de là, cinq ou six pêcheurs tirent leur filet sur le sable... La pénurie d'électricité et de fioul qui frappe la bande Gaza a pour conséquence d'empêcher le pompage des eaux non traitées, et celles-ci s'échappent dans les rues. Heureusement, à l'avenir, il y aura NGEST, soit le "Traitement d'urgence des eaux usées du nord de Gaza".

C'est un projet emblématique pour l'enclave palestinienne, et le plus important projet financé par la France dans l'étroite bande de terre, via l'Agence française de développement (AFD). Paris a déjà contribué pour 16 millions d'euros sur un total (provisoire) de 78 millions d'euros. Les autres partenaires sont la Banque ...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

pour lire la suite, voir :

www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie
http://www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie

... Les autres partenaires sont la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Belgique et la Suède.

A l’origine, une catastrophe sanitaire et environnementale : la station d’épuration du nord de la bande de Gaza recevait les eaux usées de villages où habitent environ 250 000 personnes. Alors qu’elle devait traiter 5 000 mètres cubes par jour, elle en a reçu le triple. Les effluents ont vite formé un lac artificiel, dont les digues se sont rompues en mars 2007. Les eaux se sont répandues dans les sols, polluant l’aquifère.

La nouvelle station de pompage, destinée au transfert des eaux usées vers des bassins d’infiltration, a été achevée en 2010. Quant à la station d’épuration biologique, elle pourra traiter 35 600 m3 par jour et servir quelque 350 000 habitants. Outre que l’eau traitée pourra être utilisée pour l’agriculture, la production de gaz méthane devrait, à terme, couvrir 60 % des besoins énergétiques de la station.

« Une décision politique  »

Beau projet, belle usine, qui devrait être opérationnelle en janvier 2014. En théorie. Car elle est située à la lisière est de la bande de Gaza, en zone interdite, à 200 mètres de la clôture où patrouillent les chars de Tsahal [1].

Pour embrasser le paysage alentour, il faut monter sur une terrasse, après avoir enfilé un gilet fluo rescent de couleur orange, une précaution indispensable pour éviter d’être pris pour cible par la mitrailleuse automatique de l’un des monstrueux miradors de béton qui gardent la frontière avec Israël.

Une centaine d’employés arrivent sur ce site à haut risque à 8 heures du matin, et le quittent impérativement à 17 heures, par ordre de l’armée israélienne. Pendant les années de construction, les retards pour cause de matériaux non autorisés, d’interdictions d’accès au site et de bombardements pendant les guerres de l’hiver 2008 et de novembre 2012, ont été nombreux.

Aujourd’hui encore, les autorités israéliennes mettent en avant des « raisons de sécurité » pour interdire telle ou telle livraison. C’est notamment le cas pour les 200 litres de liquide de refroidissement qui sont indispensables pour faire fonctionner la partie énergétique de la centrale. Mais il y a plus inquiétant : sans électricité, le projet NGEST ne verra jamais le jour.

Après de longs atermoiements des Israéliens, le chef du projet, l’ingénieur Sadi Ali, a obtenu une vague « promesse », le 4 novembre. Israël devrait fournir 3 mégawatts à la centrale (sur les 10 MW nécessaires). Mais rien n’est officiellement signé, et plu sieurs problèmes techniques doivent être résolus. Quant aux 7 MW restants, c’est une autre histoire : « Cela supposerait la modernisation de toutes les infrastructures électriques de Gaza, ce qui demandera beaucoup de temps ; c’est une décision politique », constate sans illusion l’ingénieur Sadi Ali.

NGEST est un projet phare pour la coopération fra çaise – et celle des pays occidentaux – à Gaza. S’il échoue, celui d’une usine de désalinisation de l’eau de mer, qui serait essentiel pour la production d’eau potable à Gaza, ne verra jamais le jour. Or, il s’agit d’un investissement bien plus considérable, de l’ordre de 450 mil lions de dollars (333 millions d’euros), avec une part française, promise en 2012 par l’ancien premier ministre François Fillon, de 10 millions d’euros. La station d’épuration de Gaza est un test de la volonté israélienne de permettre ou non le développement de l’enclave palestinienne, un registre où les précédents n’incitent pas à l’optimisme.

[1] Tsahal est le nom attribué par le gouvernement israélien à l’armée d’occupation israélienne.

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sur le même sujet, lu sur le Canard de cette semaine 

(achetez "le Canard enchaîné" toutes les semaines, pour 1,20€ çà en vaut la peine ! )

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03/07/2013

Le services eau et assainissement à Montpellier

lu sur :

http://eau34.ouvaton.org/index.php?id=47

Le président de la commission Eau et Assainissement sait-il de quoi il parle ?

Un vœu pour le retour en régie publique des services eau et assainissement a été soumis au vote lors du conseil municipal de Montpellier qui s’est tenu le 6 mai 2013,. Les conseillers municipaux du PCF (6), d’EELV (3), de la Gauche Anticapitaliste et de la FASE (2) ont votés pour ; les conseillers municipaux du PS ont voté contre à l’exception de 2 qui se sont abstenus.

Le compte-rendu de ce conseil municipal publié le 16 juin a retranscrit l’intervention de Louis Pouget, président de la commission Eau et assainissement de l’agglo de Montpellier. Louis Pouget a toujours clamé haut et fort sa préférence pour la gestion déléguée au privé sans jamais expliquer en quoi celle-ci était préférable à une gestion directe en régie publique. Il récidive dans cette intervention truffée d’erreurs et qui plus est polémique et méprisante pour tous ceux élus, associations et usagers qui s’inquiètent de l’avenir de la gestion de l’eau à Montpellier.

En voici quelques extraits accompagnés des commentaires de Eau Secours 34.

« Le panel [des usagers] a été fait car nous avons pris une assistance à la maîtrise d’ouvrage. Les choses ont été faites scientifiquement. Je remarque d’ailleurs que, dans le panel, il y avait un membre d’Au Secours 34. Quand il s’est rendu compte que les choses se passaient trop bien, il a ensuite refusé de venir y siéger. »

Eau Secours 34 : Il n’y avait aucun membre de Eau Secours 34 (et non pas Au Secours 34), ni aucun membre des associations constituant le collectif 34 pour une gestion de l’eau en régie publique dans le panel des usagers. Le panel devait être constitué de 25 personnes, il n’y en a eu que 20 dont 2 qui ont abandonné en cours de route. Lors de l’intervention de Eau Secours 34 durant la conférence de consensus, il n’y avait que 14 panélistes présents. Des sources bien informées nous ont néanmoins indiqué qu’un(e) des panélistes était président(e) de l’association des amis de Georges Frêche à défaut d’être membre de Eau Secours 34.

« A propos des pertes du réseau, certains disent que 83 % n’est pas suffisant. 85 %, c’est excellent. On voit que ceux qui parlent de rendements ne connaissent que leur feuille de papier et leur stylo sans jamais voir un tuyau. »

Eau Secours 34 : Il est facile de faire dire aux chiffres tout et n’importe quoi. Avec Louis Pouget, c’est souvent du grand n’importe quoi. D’après lui, 15% de pertes du réseau est excellent. Pourquoi dans ce cas, le taux de perte du réseau de distribution d’eau potable de Montpellier stagne à d’environ 20% depuis les 20 dernières années de délégation à Véolia ? A titre indicatif, le taux de perte moyen en Suisse est de 7%. Les tuyaux suisses ne sont pas différents des tuyaux montpelliérains. La différence est dans la volonté politique et dans les moyens mis en œuvre. Il n’y a aucune délégation au privé des services eau et assainissement en Suisse, ceci expliquant peut-être cela.

« Je ne ferai pas de faux débat avec les problèmes de régie ou de DSP. Le mode de gestion en régie fait porter les responsabilités sur la collectivité qui gère directement. Je rappelle qu’il n’y a pas que Véolia comme prestataire. Certaines régies sous-traitent aussi, ce qui signifie que vous avez tout de même des grands groupes dans le système. »

Eau Secours 34 : Visiblement la responsabilité de la collectivité sur les services eau et assainissement pose problème à Louis Pouget. Nous avons bien compris que depuis une vingtaine d’années, la collectivité dont il est le représentant se décharge de cette responsabilité au profit des délégataires privés. Or, la collectivité doit aussi exercer sa responsabilité dans le cadre de la délégation au privé en contrôlant sérieusement la prestation du délégataire. Cela n’a pas été le cas à Montpellier et ce n’est toujours pas le cas actuellement à l’agglo. Concernant la sous-traitance, il y a une différence majeure entre la régie publique et la DSP. En régie publique, la sous-traitance doit passer par le code des marchés publics ce qui assure un minimum de transparence et de contrôle des prix. En DSP, le délégataire privé sous-traite à ses filiales avec une surfacturation systématique

« Je suis en capacité de dire qu’en maintenant le prix de l’eau tel qu’il est aujourd’hui, on peut arriver en 2030 en laissant aux générations futures une situation excellente. Ce qui compte pour moi est l’avenir. »

Eau Secours 34 : Depuis de nombreuses années, le taux de renouvellement annuel du réseau de distribution d’eau potable à Montpellier oscille entre 0,3 et 0,4% et c’est même plus faible dans certaines communes de l’agglo. L’agglo vient enfin de prendre conscience du problème. Qu’est-ce que Louis Pouget, en charge de l’eau et l’assainissement à Montpellier puis à l’agglo, a fait depuis 20 ans si ce n’est laisser le réseau se dégrader ? Qu’est-ce qui nous assure qu’il soit actuellement en capacité de quoique ce soit concernant la gestion patrimoniale des réseaux ?

« A propos du personnel, j’entends qu’il va être intégré. Le personnel reste privé. Le seul endroit où le personnel peut être intégré dans une régie ne concerne que les régies datant d’avant 1926. Ce n’est pas la peine de fantasmer. Ce sujet est complexe, mais n’empêche pas ceux qui n’y entendent rien d’en parler. Si cela leur fait plaisir. »

Eau Secours 34 : Le retour en régie publique ne peut pas se faire avec la régie directe dont parle Louis Pouget et ce depuis 1926. Le sujet du personnel n’est pas complexe mais il est déclaré complexe par les partisans de la délégation au privé pour effrayer les élus qui envisageraient un retour en régie publique. Le personnel des 2 types de régie publique (régie à autonomie financière, régie à autonomie financière et personnalité morale) a un statut privé sauf le comptable et le directeur général. La collectivité a de plus l’obligation de proposer l’intégration du personnel du délégataire privé dans la régie publique avec un contrat de travail équivalent.

« Faire baisser les prix n’est pas compliqué, tant en DSP qu’en régie. Il suffit d’enlever des prestations. Mais tout le monde n’a pas les mêmes ressources. Par exemple à Grenoble, ils ont l’eau du Drac filtrée par une roche. Quand l’eau sort, elle n’a pas besoin d’être traitée. L’eau, pour un Grenoblois, c’est le sable pour un touareg. Il faudrait vraiment être mauvais pour avoir de l’eau chère à Grenoble. »

Eau Secours 34 : Les conditions locales jouent évidemment un rôle dans le prix de l’eau. Toute chose étant égale par ailleurs, la production et distribution d’eau potable sera toujours moins coûteuse à Grenoble qu’à Montpellier. Par contre, Grenoble nous enseigne que la délégation à Suez a fait fortement augmenté le prix et que le retour en régie publique l’a fait diminuer de 30% tout en multipliant par 3 les investissements pour l’entretien du réseau. On observe aussi une baisse du prix sans baisse de la qualité de la prestation dans la plupart des cas de retour en régie publique des 10 dernières années.

« L’analyse comparative de l’audit dit ceci : « On peut d’ores et déjà signaler que le transfert de l’eau à l’Agglomération permettra de diffuser à une plus grande échelle les bonnes pratiques mises en place par la Ville en matière de pilotage de DSP. La DSP a été préférable à la régie. » […]. Il n’est pas question pour nous d’écarter quelque mode de gestion que ce soit. Je ne suis pas non plus anti-régie. L’assainissement à l’Agglomération est en régie. »

Eau Secours 34 : L’audit n’ayant pas été rendu public, l’allégation de Louis Pouget est invérifiable. D’autre part, contrairement à ce qu’il affirme, l’assainissement est totalement délégué au privé comme indiqué sur le site de l’agglo : « L’assainissement collectif du territoire de l’Agglomération de Montpellier est géré en contrat d’affermage, l’exploitation est déléguée par contrat à une société privée ».

 

27/06/2013

L’eau et la sécurité alimentaire en Méditerranée

lu sur :

http://agriculture.gouv.fr/Lettre-mensuelle-AAER-no79

Lettre mensuelle AAER n°79

 

13/06/2013

Dossier du mois : l’eau et la sécurité alimentaire en Méditerranée

Date de publication : juin 2013

Sommaire : l’eau et la sécurité alimentaire : le défi vital en Méditerranée / Forêt – bois, vers un document-socle : Le schéma régional de la forêt et du bois / Agenda prévisionnel de juin.

Télécharger la lettre du CGAAER n°79. (PDF - 762.1 ko) 

Montpellier ,«Vous, l'Agglo et l'eau», Moure et la ploutocratie

les surlignages sont de moi

communiqué du « Collectif 34 pour un retour en régie publique de l'eau » :

Merci de faire connaître à vos lecteurs le communiqué suivant : Avec nos remerciements. 

La séance du Conseil de l'Agglo du 26 juin s'est encore déroulée à huis clos. 
Des personnes du « Collectif 34 pour un retour en régie publique de l'eau » avaient prévu d'assister à la séance car 18 points à l'ordre du jour concernaient l'eau. 
Comme à toute personne se présentant, l'accès aux locaux nous a été interdit, des vigiles privés faisant physiquement barrage. Très vite les portes ont été fermées à clef. 
Les raisons données pour justifier cette interdiction ont varié : soit il n'y a plus de place, soit vous lancez des boules puantes. ...
Nous remercions les témoins de ces deux faits de nous informer de leur réalité. 

Depuis Novembre le débat « Vous, l'Agglo et l'eau » se déroule dans l'opacité la plus totale. Aujourd'hui encore personne ne dispose de la pièce maîtresse qui est le rapport d'audit sur la gestion de l'eau effectué, au frais du contribuable, par la société SP2000. 
Ce rapport serait-il défavorable au mode de gestion en délégation de service public au privé ? 
Non seulement le Président Moure refuse de nous rencontrer, mais de plus il ne transmet aucune information et en grand défenseur de la démocratie il interdit illégalement depuis des mois au public d'assister aux réunions publiques du Conseil d 'Agglo.
Cela augure très mal de l'avenir s'il devait accéder à d'autres responsabilités...

15/06/2013

Rappel : ce samedi 15 juin à 10h30 place de la Comédie

communiqué :

Comme la loi l'exige, la société Service Public 2000 a effectué un audit sur la gestion de l'eau déléguée à Veolia depuis 24 ans. Cet audit entre dans le coût des 400.000 euros dépensés par l'Agglo pour concocter la pseudo GRANDE concertation sur  " Vous, l'Agglo et l'eau ". (1)

Depuis plus de 6 mois nous demandons au Président de l'Agglo de nous recevoir, nos demandes restant sans réponse nous avons décidé de nous adresser au candidat Jean Pierre Moure. 
Dans un souci de transparence, nous demanderons à J.P. Moure d'avoir accès au rapport de l'audit effectué. Le peu d'éléments, que nous avons depuis la mi avril, nous ont appris que les entreprises privées surfacturent chaque année 10 millions d'euros aux usagers. (250 millions en 25 ans ).
Ce rapport serait-il si explosif que les responsables de l'Agglo le tiennent secret, nous n'admettons pas que la concertation se prolonge dans l'opacité la plus totale. 
Opacité qui joue aussi pour les élus "de base" qui vont devoir voter le 25 juillet. Mais sur quelles bases ?"

Le Collectif pour un retour en gestion publique de l'eau a décidé d'appeler à un rassemblement  : 

Samedi 15 juin à 10h30 place de la Comédie entre Monoprix et le tram, devant la permanence électorale de Moure le Président de l'Agglo.    

Nous diffuserons aussi de l'information et ferons signer la pétition. 

(1) Le " Vous " suggère-t-il que nos représentants à l'Agglo ne sont pas concernés ?

Le Collectif 34 pour un retour en gestion publique de l'eau
Tél : 06 84 29 87 97 / 04 67 54 19 34

Collectif constitué par : Eau secours 34, ATTAC, Greenpeace, SOS Lez environnement, Collectif Grand Montpellier « Gaz de schistes : Non Merci ! », les Amis de la terre 34, Prades environnement, la Fabrica Citoyenne, Lez Vivant, 
Vive Montpellier Nord. 
Soutenu par Sud-Solidaires, Confédération Nationale du Logement, Assemblée Citoyenne entre Lez et Vidourle. 
Soutenu par: EELV, NPA34, FASE, GA34, PCF Montpellier, PG
.

13/06/2013

samedi 15 juin à 10h30 place de la Comédie

communiqué :

 Lors de la réunion du Collectif "eau secours 34" dont Attac fait partie il a été décidé d'appeler à un rassemblement  : 


samedi 15 juin à 10h30 place de la Comédie entre Monoprix et le tram,

devant la permanence électorale de Moure le Président de l'Agglo. 


Comme la loi le demande, la société Service Public 2000 a effectué un audit sur la gestion de l'eau déléguée à Veolia depuis 24 ans. Cet audit entre dans le coût des 400.000 euros dépensés par l'Agglo 
pour concocter la pseudo GRANDE concertation sur le mode de gestion de l'eau. 

Dans un souci de transparence, nous demanderons à J.P. Moure d'avoir accès au rapport de l'audit 
effectué. Le peu d'éléments, que nous avons depuis la mi avril,  nous ont appris que les entreprises 
privées surfacturent chaque année 10 millions d'euros aux usagers. 


Nous diffuserons aussi de l'information et ferons signer la pétition. 

Pour cette action, merci de vous inscrire à 10h30 sur le doodle suivant : 

http://www.doodle.com/n3bqft76ckgbwyx8

06/06/2013

Montpellier : la distribution de l'eau et le bidon ...

communiqué :

La concertation-bidon de l'Agglo sur l'eau est achevée. Opacité totale pour un coût de 400 000 Euros.

Les élus de l'Agglo vont choisir le 25 juillet le mode de gestion de l'eau, nous ne savons rien du choix qu'ils vont faire, si ce n'est celui du vice-Pt Louis Pouget :  
« Pour ma part, j’ai eu [en 2009] un audit du fermier sur 20 ans de gestion et la conclusion de cet audit, c’est qu’en réalité, la Délégation de Service Public [à Véolia] est nettement préférable à la régie [publique] ». (FR3 soir du 17 avril 2013) 
Alors si le retour en régie publique était le choix des autres élus, pourquoi ne pas l'affirmer et prévoir les mesures nécessaires ? 
Dans la brochure Sursaut Montpellier 2020 de mars 2013, les adjoints Jacques Martin et Mickael Delafosse écrivent p.28 : « nous sommes clairement en faveur de la régie ». 
Le 6 mai, revirement total, les deux mêmes votent en Conseil Municipal contre le retour en régie.

Pour faire leur choix, les élus disposent des propositions de 18 panélistes qui n'avaient pas à donner d'avis sur le mode de gestion. Etonnant.
Le Président de l'Agglo, JP Moure, avait invité la population à un Forum de l'Eau le 25 mai au Corum pour une seule matinée. Faute de publicité,  seulement 130 personnes étaient présentes, dont 40 du Collectif pour un retour de la gestion de l'eau en régie publique, mais aussi quelques élus, des cadres de l'Agglo et des personnes du privé. Absence totale du public. Les actes du nouvel audit SP2000 et du Forum de l’Eau ne seront rendus publics qu'autour du 10 juin, aux élus qui vont devoir choisir sans aucun recul. Ce débat tronqué, mené dans l'opacité totale a été un simulacre de concertation dommageable pour la démocratie. Des vigiles empêchèrent même l'accès du public aux délibérations de l'Agglo pourtant publiques. 

Le Collectif a choisi de faire vivre la démocratie en rencontrant la population pour faire connaître les modes de gestion de l'eau dont celui qu'il défend : la gestion en régie publique.

Le Collectif a organisé 5 rassemblements et 14 réunions publiques dans les communes de l'Agglo, rassemblant plus de 1000 personnes, il a rencontré 24 municipalités de l'Agglo pour faire connaître son choix.

Notre pétition pour un retour de l'eau en régie publique totalise à ce jour 7.916 signatures.

Des votations citoyennes ont été organisées à l'initiative du Collectif à Montpellier, Clapiers, Prades le Lez  96% des votants s'y prononcent pour la régie publique, comme à Grabels où la votation organisée par la municipalité recueille sur 1002 votants 95,54% pour la régie publique contre 4.44 pour la DSP.
Le refus de mettre en œuvre le référendum par l'Agglomération manifeste un refus de donner la parole aux usagers et citoyens et de les dessaisir de toute décision.

Une votation symbolique doit encore avoir lieu à Saussan et Villeneuve Lès Maguelone.

Si personne à l'Agglo ne voulait de ce débat, c'est que les décisions étaient déjà prises. Dans l'intérêt de qui ? Certainement pas des usagers du service public de l'eau/assainissement.

Montpellier  le 4 juin 2013.

Collectif 34 pour une gestion de l'Eau en régie publique.

Tél : 06 84 29 87 97

      :  04 67 54 19 34

Pour nous contacter : collectif-eau34@orange.fr       

Notre site : 

Eau Secours 34: Collectif gestion publique

http///eau34.ouvaton.org/index.php?s=collectif

Pour signer la pétition : http://eau34.ouvaton.org/index.php?s=petition

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mes informations personnelles :

lues sur :

Quand le PC était soupçonné d'avoir été acheté par la CGE (Veolia ...

http://www.montpellier-journal.fr/2009/05/quand-le-pc-etait-soupconne-davoir-ete-achete-par-la-cge.html

extrait :

Le Lundi 11 mai 2009 à 21:29

Quand le PC était soupçonné d’avoir été acheté par la CGE (Veolia)

Avec le lancement de la mission d’information sur la gestion de l’eau à Montpellier, revient en mémoire une affaire de « trafic d’influence » et de « corruption ». L’enquête visait les moyens utilisés par la Compagnie générale des eaux (aujourd’hui Veolia) pour obtenir les marchés de l’eau dans plusieurs villes françaises. Dont Montpellier. À l’époque les regards s’étaient tournés vers des élus communistes.

En conseil municipal le 4 mai 2009 (photo : Mj)Normalement, la mission municipale d’information sur l’eau a pour objectif d’évaluer la gestion de Veolia dans le cadre du contrat d’affermage signé en 1989 et pas les magouilles éventuelles dans l’attribution du marché à la multinationale. Pourtant, deux déclarations récentes posent question. La première c’est celle d’Hélène Mandroux à L’Agglorieuse (29/04) : « Je ne suis pas contre le fait que la mission sur l’eau fasse appel à un cabinet extérieur pour une évaluation complémentaire, mais j’ai toute confiance en mes services pour réaliser un audit de qualité. Tous mes cadres sont des nouveaux venus à la mairie, ce qui garantit leur totale objectivité. » Jusque là, le raisonnement du maire de Montpellier se tient : les fonctionnaires municipaux sont nouveaux et ne peuvent donc être tenus pour responsables d’un mauvais contrôle de la gestion de Veolia.

« Au Jardin des sens avec Veolia »

Sauf qu’il y aussi une déclaration de Serge Fleurence, premier adjoint (PS) en conseil municipal du 4 mai assez similaire mais plus explicite : « J’indique aussi, parce que ça c’est important, qu’on a quand même demandé aux services de la ville de faire une expertise. Parce que nous n’avons aucune raison de mettre en doute, et les compétences, et l’objectivité, et la neutralité des fonctionnaires de la mairie de Montpellier. En plus, il faut que vous le sachiez, que ce ne sont que des jeunes très compétents, très dynamiques et qui n’étaient pas là en 89 donc on ne peut pas les soupçonner d’avoir…été manger au Jardin des sens [restaurant très haut de gamme de Montpellier] avec Veolia. »

...

lire la suite sur :

http://www.montpellier-journal.fr/2009/05/quand-le-pc-etait-soupconne-davoir-ete-achete-par-la-cge.html


16/05/2013

Montpellier : lettre ouverte sur la gestion de l’eau

 

Communiqué de Presse

 Lettre ouverte du Collectif 34 pour une gestion de l'eau en régie publique 

La date du vote du Conseil d'Agglomération sur la gestion de l'eau se rapproche sans que le bilan désastreux de la délégation passée du service de l'eau à Véolia ne soit connu des élus et du public. 
Que ce soit au plan du service ou au plan financier, l'audit SP 2000 témoigne pourtant de graves dérives qui doivent être versées d'urgence au débat.
Demain 15 mai à 11 heures à l'hôtel d'Agglomération, une délégation du Collectif 34 pour une gestion de l'eau en régie publique déposera une lettre ouverte au Président de l'Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers d'Agglomération faisant état de ce bilan. Dans cette lettre, le Collectif demande solennellement à Monsieur le Président d'Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers de rendre leur position publique. Les élus et les usagers de l’eau doivent retrouver la place qui leur revient dans la décision à venir.

Le Collectif invite les élus et le public à visionner la courte video suivante, dans laquelle se trouve méthodiquement exposé le bilan de la gestion Veolia.


Contacts : 06 72 66 90 12  - 04 67 54 19 34 

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Lettre ouverte sur la gestion de l’eau

à Monsieur le Président de l’Agglomération de Montpellier,
à Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Agglomération de Montpellier,

À moins de deux mois du vote du Conseil d’Agglomération sur la gestion de l’eau, le Collectif Eau pour un retour en régie publique s’inquiète de ce qu’une décision d’une telle importance puisse être prise sans qu’un bilan indiscutable de la gestion passée ne soit établi et que les éléments décisifs du dossier ne soient portés à la connaissance du public.
Le Collectif Eau demande à Monsieur le Président de l’Agglomération et à Mesdames et Messieurs les Conseillers de se prononcer dans l’intérêt des citoyens qui sont aussi les usagers et les financeurs du service de l’eau. Or le rapport d’audit SP2000 commandé par l’Agglomération montre des dérives inacceptables dans la délégation du service public de l’eau à Veolia durant les 24 années passées.
  • Sur le plan du service 
L’audit indique que « le niveau de pertes est élevé » et « les taux de réparations de fuites et de renouvellement du réseau sont faibles ». Cela signifie que Veolia a manqué pendant vingt-quatre ans à son obligation essentielle  d’entretien des infrastructures.
  • Sur le plan financier 
Alors que Veolia déclare un million de bénéfices, l’analyse financière établie par l’audit montre de fait des profits huit fois plus élevés :
  • l’audit estime la dépense future et correcte du service à 11,4 millions d’euros. Veolia affiche une dépense de 14, 3 millions ; trois millions peuvent donc être économisés sur le fonctionnement du service ;
  • la rubrique « Investissements contractuels » fait apparaître deux autres éléments de surfacturation :
  • concernant le « remboursement » du droit d’entrée versé par Veolia à l’Agglomération
Ce droit d’entrée représentait 250 millions de francs en 1989. Or, 100 millions d’euros ont été facturés aux usagers de l’eau depuis, soit l’équivalent de 670 millions de francs, à raison de 4 millions par an !
Il faut en conclure que non seulement les usagers de l’eau ont « remboursé » ce droit d’entrée sur leur facture d’eau, mais qu’ils l’ont remboursé plusieurs fois versant une rente financière d’un taux d’intérêt exorbitant à Veolia.
  • concernant la taxe d’occupation du domaine public
À partir de 2009, une taxe d’occupation du domaine public a été instituée à Veolia par l’Agglomération ; elle se monte aujourd’hui à deux millions d’euros. Or cette taxe est présentée dans le compte d’exploitation de l’eau, ce qui signifie que ce sont les usagers qui la paient !

Vous serez d’accord, Monsieur le Président d’Agglomération, Mesdames et Messieurs les Conseillers, pour dire que ces dérives doivent cesser. Nous devons tirer les leçons du passé : il est temps de donner aux élus et aux usagers de l’eau la place qui leur revient, à la fois dans le partage de la gestion et comme force de proposition. La création d’une régie publique de l’eau à autonomie morale et financière est donc, vous en conviendrez, le seul et unique moyen d’y parvenir.

Le Collectif représentant les usagers de l’eau, se fera l’écho des prises de position de chaque élu(e)s de l’Agglomération.

Dans l’attente de vos réponses, recevez, Monsieur le Président de l’Agglomération, Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Agglomération, l’expression de nos salutations citoyennes et respectueuses,

Le Collectif Eau pour un retour en régie publique

29/04/2013

Veolia licencie un salarié refusant de couper l'accès à l'eau pour "impayé"

communiqué :

  L'eau est un droit humain !
Pour Veolia c’est une marchandise ! 
 

Veolia a licencié un salarié qui refusait de faire des coupures brutales d’eau aux familles Avignonnaises.

Alors que Marc a toujours favorisé le dialogue avec les abonnés du service de l’eau lors de situations de contentieux, avec la latitude de gestion indiquée par sa hiérarchie, aujourd’hui cette même direction lui reproche de ne pas couper systématiquement chaque abonné en impayé.

Marc préférait négocier avec les usagers en leur indiquant les marches à suivre pour éviter la coupure, il a également longtemps milité pour laisser un accès minimal à l’eau en préférant la pose d’une pastille percée au compteur limitant le débit pour un minimum vital, à la coupure brutale.

Marc vivait mal cette activité qui lui a été imposée depuis 2005, et il avait demandé à changer d’activité à plusieurs reprises. Ces demandes ont toujours été vaines, refusées par les directions locales qui se sont succédées depuis 2005.

Signons maintenant cette pétition pour demander la réintégration de Marc, pour dire stop aux coupures d’eau et oui à la pose des pastilles de réduction de débit !

25/04/2013

Alès : la dernière zone agricole et naturelle de la commune à défendre

communiqué :

Une gigantesque zone résidentielle et touristique centrée autour de deux golfs pourrait bientôt voir le jour aux portes d'Alès dans le Gard, à Saint Hilaire de Brethmas où nous vivons. La dernière zone agricole et naturelle de la commune disparaîtrait alors sous le gazon et les pavillons.

Élaboré en catimini par la communauté d'agglomération d'Alès, sous l'influence d'un petit lobby golfique, ce projet de 360 hectares n'avait jusqu'ici donné lieu à aucune consultation de la population. Des dizaines de petits propriétaires, parmi lesquels des agriculteurs, sont aujourd'hui menacés d'expropriation. Nous avons donc créé une association pour obtenir des informations et être consultés.

Une enquête publique a finalement été ouverte et se termine le 30 avril prochain. Il nous reste donc quelques jours pour donner notre avis sur ce projet délirant. Nous avons lancé une pétition sur Change.org demandant aux responsables politiques le retrait du projet et le lancement d'une concertation pour un projet alternatif respectueux de l'environnement.

Merci de cliquer ici pour signer notre pétition que nous remettrons aux autorités d'ici la fin de l'enquête.

S'il se concrétise, ce projet entraînera la disparition de 260 hectares de terres agricoles, l'urbanisation de 130 hectares, la réalisation de 2 golfs de 145 hectares, mais aussi la création de deux énormes bassins d'irrigation qui vont gaspiller la ressource en eau, dans une région de plus en plus touchée par la sécheresse.

Nos élus font le choix de favoriser des investisseurs privés au détriment de l'intérêt général. Ils décident de sacrifier les ressources locales et les terres agricoles au profit d'une minorité qui profitera de ces aménagements.

Avec les membres de notre association, nous avons élaboré un projet d'aménagement alternatif qui permettrait de conserver à cette zone son caractère rural, agricole et libre d'accès. Si à l'occasion de l'enquête publique, nous montrons que des milliers de personnes demandent le retrait du projet et soutiennent le nôtre, les élus devront revoir leur copie.

Merci de cliquer ici pour sauver les terres agricoles et ressources en eau de notre région.

Nous vous remercions pour votre soutien,

Les membres de l'association St Hilaire Durable.