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26/04/2015

SANOFI-communiqué de presse des salariés

COMMUNIQUĒ DE PRESSE DU SAMEDI 25 AVRIL 2015 

 

NOTRE METTIER, EST DE PRODUIRE 

DES MEDICAMENTS PAS DES DIVIDENDES ! 

 

Aveugle et sourde, la direction déclare le 17 Mars aux organisations syndicales qu'elle ne 

changera pas sa feuille de route. Aucun engagement garantissant le maintien de l’emploi n’est 

pris. La stratégie est claire : continuer de nourrir l’appétit financier sans pareil des actionnaires 

au lieu de proposer un vrai projet industriel d’avenir tourné vers le patient. 

 

Les restructurations dévastatrices sur l’emploi et l’hémorragie des départs dits « volontaires », 

se traduisent par des organigrammes plus qu’incomplets. Les bras manquent et les embauches se 

font attendre. Pire, le recours à la sous-traitance des activités, là ou un « sanofien » avait un 

poste avant les restructurations. Tout ceci, crée une situation dangereuse de mise en échec des 

salariés dans l’exécution de leur contrat et bafoue les conditions de travail. La charge reste la 

même, chaque salarié doit faire face au travail comme si aucun poste n'avait été supprimé, au 

détriment de sa santé physique et psychologique. 

...

Pour lire la suite  :

SANOFI-communique de presse.pdf

29/08/2014

Vers l'autonomie semencière

communiqué :

La ferme de la campagne "Semences sans Frontières" de Kokopelli

Vers l'autonomie semencière des populations

Cher(e)s ami(e)s de Kokopelli,

La collecte de fonds, pour le financement de l’installation de la ferme de production de semences pour la campagne “Semences sans Frontières”, est déjà une réussite, et ce n'est pas terminé !

Tout cela, c'est grâce à vous !

L'enthousiasme de tous, les encouragements, les dons de matériel, les participations financières, etc. nous rappellent que nous ne sommes pas seuls dans ce combat pour la vie ! En 40 jours, nous avons atteint sur kisskissbankbank plus de 200% du premier objectif (12 000€ afin d'installer un tunnel de stockage pour le matériel agricole). Le budget global du projet est de 77 000€, il reste encore 3 jours pour soutenir le projet et nous aider à nous approcher le plus possible de cet objectif. Parlez-en autour de vous, soutenez le projet si vous ne l'avez pas déjà fait, faites circuler l'info dans vos réseaux, etc. Nous avons besoin de votre mobilisation.

Quelques avancées du projet :

- Nous avons profité de cette saison extrêmement humide pour faire de nombreuses rotations d'engrais verts sur les premières buttes destinées à la production de semences. Trèfleluzernephacélielupinsarrazinvescemélilotmoutardepoisbourrache, etc. La terre étant très argileuse, et assez pauvre, nous devons, dans un premier temps, nous concentrer sur l'amélioration du sol. Nous récolterons, malgré tout, les semences de quelques espèces cette année.

- Nous avons commencé, cette semaine, la pose de la clôture anti-sangliers !

- Nous accueillerons bientôt des brebis ; celles-ci auront quelques hectares de prairie bien verte à pâturer - nous évitant ainsi un important travail d'entretien.

- Nous posterons prochainement, sur le site de "Semences sans Frontières", les photos de la charbonnière "à l'ancienne" que nous allons bientôt allumer. Nous prévoyons, en effet, l'utilisation d'une importante quantité de charbon dans les buttes de culture afin d'aérer les sols, technique inspirée de la "Terra Preta".

Agissez à nos côtés afin d'envoyer des Semences de Vie gratuitement partout sur la planète :

- Envoyez-nous le surplus de vos récoltes de semences

- Soutenez la campagne en faisant un don

- Amenez avec vous des semences lors de vos voyages dans les pays les plus pauvres

Nous vous remercions pour votre confiance.

L'équipe de Kokopelli.

* * * * *

 
Pollinisation manuelle de courgettes.

 

Association Kokopelli - 22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 / semences@kokopelli-semences.fr - www.kokopelli-semences.fr
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31/07/2014

Le Grand marché transatlantique, le TAFTA

communiqué :

ci-joint le lien pour voir la vidéo de la conférence de Frédéric Viale (57 mn) sur le TAFTA de jeudi dernier :

VIALE Frédéric contre le TAFTA à Montpellier
Conférence d'ATTAC Montpellier et du comité Stoptafta à Montpellier avec Frédéric VIALE le jeudi 26 juin 2014. Conférence sur les négociations menées secrètement par la Commission européenne sur des accords bilatéraux de libre-échanges entre l'Union européenne et les USA et l'UE et le Canada. Vidéo réalisée par Serge Tostain d'ATTAC 34. 1er juillet 2014.http://stoptafta.wordpress.com

Rappel :
Raoul Marc Jennar : Le Grand marché transatlantique Les conférences des Amis du Monde diplomatique de Montpellier : Raoul Marc Jennar explique les objectifs des négociations sur le projet de grand marché transatlantique à Montpellier le 28 novembre 2013

20/04/2014

Avons-nous besoin de l'Europe à 27 ? La part du tourisme dans le PIB français

Un chiffre de 2011 (si vous avez des chiffres plus récents, mettez les en commentaires)

www.vie-publique.fr/actualite/alaune/tourisme...france.html

  

 

Tourisme : son poids économique et social en France

le 17 02 2011Archives. 

Le Conseil national du tourisme (CNT) a remis le 15 février 2011 au secrétaire d’Etat chargé du Tourisme un rapport faisant le point sur le poids économique et social du tourisme en France.

Le rapport montre que la part de valeur ajoutée du tourisme (41,6 milliards d’euros) dans le PIB est bien supérieure à celle d’autres secteurs, comme l’énergie et l’agriculture (30 milliards d’euros chacun), les industries agro-alimentaires (25,7 milliards) et l’automobile (11,2 milliards). Le tourisme emploie directement en France un million de personnes et fait travailler tous les autres secteurs de l’économie.

Les 235 000 PME du secteur ont enregistré une croissance annuelle de 1,6% depuis 2000. Le rapport souligne que le tourisme est également un facteur structurant du territoire français (activités liées au tourisme urbain et d’affaires, à la thalassothérapie, aux sports d’hiver, au tourisme de nature et culturel, etc.) et qu’il représente un enjeu social fort, notamment par l’intégration par l’emploi de jeunes en échec scolaire ou professionnel (création moyenne annuelle de 27 000 emplois depuis 10 ans et faible niveau de formation requis).

Selon le CNT, l’importance du tourisme en France s’explique notamment par la diversité de son patrimoine culturel et naturel, mis en valeur par les différents programmes d’aménagement menés au cours des décennies 1960 à 1980, tant sur le littoral qu’à la montagne. Mais ces équipements sont aujourd’hui datés (infrastructures de transport et équipements d’accueil) et la question de leur remise à niveau se pose, pour répondre à la fois aux nouvelles exigences de confort et d’améliorations techniques (préconisations du Grenelle de l’Environnement).

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voir aussi la note :

Les référendums nationaux.

Les référendums nationaux sur la Constitution Européenne et la possibilité de sortir de l'Union européenne

Mots clés : 

17/04/2014

Le réseau de coopératives agricoles Longo Maï

lu sur Le Temps (Suisse):

VIE ALTERNATIVE Jeudi 17 avril 2014
 

L’insoumission comme mode de vie

SOCIÉTÉ 
L’insoumission comme mode de vie 

Depuis 1987, au Montois, dans le Jura, vit une petite communauté autogérée, anarchiste et anticapitaliste. Elle fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï, qui célèbre ses 40 ans. Reportage

Ce n’est peut-être pas le bout du monde, le Montois, mais ça y ressemble. Une ferme isolée, à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, au pied des gorges du Pichoux. Un écrin de verdure et de tranquillité, où la rudesse du climat se vérifie pourtant chaque hiver: deux mois sans soleil, de décembre à février, à cause d’une montagne qui fait de l’ombre, et un arc de froid qui fait que «le – 10 de la nuit subsiste toute la journée», dit Raymond Gétaz, qui vit là depuis vingt-sept ans.

LeTemps.ch | L’insoumission comme mode de vie.pdf

07/04/2014

Bon début pour le nouveau maire de Montpellier

... pourvu que çà dure ...

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2014/04/07/le-futur-quartier-oz-n-est-plus-une-priorite,845238.php

Montpellier : trop cher, le futur quartier Oz n’est plus une priorité

G. L.

07/04/2014, 09 h 01 | Mis à jour le 07/04/2014, 12 h 45

Le nouveau maire de Montpellier (Hérault), Philippe Saurel, considère que ce projet coûte cher.

Le candidat UMP, Jacques Domergue, voulait en faire le nouveau quartier nocturne et branché de Montpellier. Jean-Pierre Moure, lui, l’initiateur du projet, rêvait de voir s’y développer un quartier d’affaires rassemblant plus de 350 000 m2 de bureaux et le futur campus de Sup de Co, gérée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Montpellier. De tout ça, il n’en est désormais plus - ou pas - question ! Le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel, a décidé, au lendemain de son investiture, de mettre en sommeil le projet de création du nouveau quartier baptisé Oz. "Je veux qu’un bilan complet et détaillé soit fait sur l’état de ce dossier.

Le coût de ce projet est très élevé et la situation financière actuelle de l’agglomération ne permet pas, pour l’instant, de s’engager favorablement. Et puis, soyons clairs, ce sujet n’est pas prioritaire !" Ainsi, 2017 comme date annoncée de l’inauguration de ce futur quartier, coincé entre Odysseum et Lattes, est à rayer des agendas.

André Deljarry dans le collimateur

Mais au-delà du coût "excessif" de ce projet, le premier magistrat de Montpellier a également la dent dure à l’encontre du président de la CCI, qui avait annoncé, il y a quelques mois, l’implantation dans ce nouveau quartier du futur campus. "Monsieur Deljarry, qui n’a eu de cesse de critiquer la Ville ces derniers temps, oublie un peu trop vite que c’est grâce à elle qu’il a pu mener cette opération financière."

Le zonage a été modifié 

Et le maire d’expliquer : "Il y a quelques années, la Ville a modifié le zonage de l’actuel terrain de l’école de commerce, afin que soit augmentée la capacité à construire. Et cela, dans le but d’attirer de futurs promoteurs et de réussir à moindre coût son opération de transfert vers Oz. Monsieur Deljarry est prié de ne pas l’oublier !"

L’heure des règlements de compte a sonné.

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sur le même sujet, lire aussi un communiqué d'EELV de 2013 (donc avant que EELV s'allie à Moure):

http://montpellier.eelv.fr/over-doz-de-la-precipitation-a-lindigestion-urbaine-2703

Over d’OZ : de la précipitation à l’indigestion urbaine

Publié le 11 juin 2013 dans Actualités Communiqués de presse

Depuis plusieurs semaines le projet d’aménagement « Oz Montpellier» de l’Agglomération est exposé à longueur de publicité, promettant la verte perspective de chevaux broutant tranquillement entre deux autoroutes, d’arbres déjà centenaires au milieu de bureaux transparents. «Nature urbaine», «Quartier intelligent», «exubérance végétale» : tout semble pour le mieux dans «l’agglomération du 3e millénaire » Alors, simple écoblanchiment pour entretenir l’appétit d’immobilier d’affaire, ou réelle rupture après des décennies d’aménagement autoritaire ?

Au-delà des belles images, il y a hélas encore une fois un fait accompli, au détriment d’une vision équilibrée du développement de l’agglomération. Ce projet précipité et gourmand en investissement publics limitera les capacités de mise en œuvre d’autres propositions plus respectueuses des paysages périurbains et du Schéma de cohérence territoriale.

La politique du fait accompli: laissez-nous faire, et circulez !

Il faut noter tout d’abord que le projet de gare TGV autour duquel est positionné Oz est totalement prématuré. Comme l’ont bien rappelé récemment les associations d’usagers des transports, construire dès aujourd’hui une nouvelle gare sur cette zone est tout à fait discutable, tant les perspectives de saturation de l’actuelle sont lointaines, même en tenant compte des nouvelles voies à grande vitesse en chantier ou à venir.

C’est pourtant au nom de cette soi-disant nécessité que l’ont veut consommer 350 hectares de terres agricoles. Cherchez l’erreur… D’un côté la ville défend la densification urbaine, pour limiter son étalement, de l’autre on s’entête à prolonger Montpellier jusqu’à la mer à coups de ZAC et de «pôles d’affaires» proliférant depuis Odysseum. 

Investissements et coûts cachés: encore une hypothèque sur l’avenir 

Tout ceci revient à signer l’arrêt de mort de la ceinture verte au sud de Montpellier, déjà longuement impactée par le doublement de l’A9 et le tracé ferroviaire. Plus encore, par les dépenses d’équipements qu’il annonce, tout comme celles qu’il entraînerait  forcément (un lien  entre les 2 gares, tramway ou navette ? et un boulevard urbain ?), le projet Oz détournera durablement les financements de l’Agglomération, au lieu de les consacrer à la transition écologique de la Ville comme le propose Europe Ecologie-Les Verts Montpellier depuis des années. 

Quand une ville en arrive à ce qu’il faille s’attacher aux grilles d’un parc pour sauver un espace boisé (Clemenceau), que des projets immobiliers poussent sur des terrains de foot (Beaux-Arts) ou des poumons verts (Montcalm), que l’on cède des jardins historiques à des promoteurs (Jardin de la Reine) pour maintenant s’étaler à coups d’expropriations des terres agricoles de proximité, on se dit que Montpellier et son agglomération ne tournent pas rond en matière d’urbanisme.

Exemple symptomatique, Oz tient donc moins du projet magicien que de la classique bétonnite aiguë, fut-elle labellisée écoquartier. La seule véritable « campagne » présentée dans ce projet est en tout état de cause visiblement électorale…

Le groupe local EELV-Montpellier
Contact : Christophe Tardy, 06 79 41 42 02

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et à propos d'EELV, lire aussi :

Montpellier : les Ecoloactifs réclament la dissolution du groupe #EELV

  • Écrit par  Rémy Cougnenc lundi 7 avril 2014 10:46

Après le fiasco des municipales, les écologistes sont au bord de l'implosion à Montpellier. Dans un communiqué au vitriol, la motion des Ecoloactifs réclame à ses instances nationales "la dissolution du groupe local Europe Ecologie les Verts (EELV) et sa re-création sur des bases saines".

Les auteurs du communiqué (Christian Dupraz, Nicolas Dubourg, François Baraize, Jacqueline Markovic, Marie Massart, Nadja Flank, Manu Reynaud) déplorent la situation de "mort clinique" du groupe EELV à Montpellier, aboutissement d'une "lente dérive clientéliste", d'un "projet indigent", d'une "stratégie inepte" et de "leaders disqualifiés".

"Ce résultat (ndlr : Mustapha Majdoul, seul élu d'opposition au conseil municipal) est la conséquence d'une stratégie désastreuse, d'une combinaison politicienne à courte vue mise en oeuvre par Mustapha Majdoul, fort d'une écrasante majorité basée sur des adhésions de complaisance et des pratiques frauduleuses", écrivent les auteurs du communiqué.

R.C

Publié dans Flash Hérault

24/03/2014

"Grand marché transatlantique", "Europe à 27", multinationales ...

 communiqué :

Demain soir : Conférence de Raoul Marc JENNAR

"les enjeux secrets des élections européennes" 

le mardi 25 mars à 20h00 à Montpellier - Salon du Belvédère  - Corum à Montpellier

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et à Bédarieux le mardi 15 avril :

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29/01/2014

Le déficit démocratique en France et dans l'Europe à 27

www.monde-diplomatique.fr/cahier/europe/deficitdemo   En cache

Des caricatures de fonctionnement démocratique. La construction communautaire s’est faite par des traités : celui de Rome (1957), l’Acte unique (1986), celui de ...

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Voir aussi la note du 20/5/2013 sur ce blog :

 Sortir de "l'Europe à 27" ?

et aussi :

Une Europe en déficit de démocratie.pdf

29/11/2013

L'Europe de la concurrence "libre et non faussée", qu'est-ce ?

voir aussi la note du 21/11/13 sur lebloglibredemonquartier.midiblogs.com :

 L'Europe de la concurrence...

... jusqu'à 500 000 chômeurs français en plus grâce à l'Europe de la concurrence libre et non faussée !

lu sur le Canard enchaîné de cette semaine  :

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extraits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11/11/2013

Les PPP, un bon moyen pour détourner l'argent public vers le privé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/05/bercy-face-a-la-bombe-a-retardement-des-partenariats-public-prive_1842821_823448.html

Bercy face à "la bombe à retardement" des partenariats public-privé

LE MONDE | 05.03.2013 à 11h21 • Mis à jour le 05.03.2013 à 12h09 |Par Bertrand Bissuel

Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreuses personnalités de gauche avaient pris position contre les contrats de partenariats publics-privés (PPP). Au motif que ces dispositifs, qui délèguent à des entreprises la construction et l'exploitation d'infrastructures, sont trop onéreux et trop favorables aux majors du BTP.

Lire aussi Des contrats juteux pour les groupes de BTP

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Certains avaient même alors parlé de "bombe à retardement" budgétaire menaçant d'exploser au visage des générations futures. Depuis l'élection de François Hollande, les critiques subsistent mais le gouvernement ne parle pas d'abandonner ces outils. Il a commencé à esquisser une nouvelle doctrine, moins coûteuse pour les finances publiques. L'idée sous-jacente est de lever le pied sur ce type d'opérations.

L'EMBALLEMENT DU RECOURS AUX PPP

Instaurés par une ordonnance de juin 2004, les contrats de PPP permettent à une collectivité publique de confier à un opérateur privé le financement, la construction, l'entretien et l'exploitation d'équipements collectifs (collège, éclairage, etc.). En contrepartie de la réalisation du projet, le donneur d'ordres public verse un loyer sur plusieurs décennies – jusqu'à 40 à 50 ans pour les infrastructures de transports. Lorsque le contrat arrive à échéance, la personne publique devient propriétaire de l'ouvrage.

En à peine neuf ans d'existence, les PPP ont connu un emballement spectaculaire : de 146 millions d'euros en 2007, le montant des investissements programmé dans ce cadre a atteint près de 5,6 milliards en 2011, plaçant la France au premier rang européen.

Un peu plus des trois quarts des chantiers ont été attribués par des collectivités locales, le solde relevant d'initiatives de l'Etat. "Les banques et les industriels les ont promus en mettant en avant deux arguments : c'est plus rapide et ça ne coûte pas plus cher que les autres modalités d'investissements publics", explique Didier Guidoni, du cabinet de consultants Kurt Salmon.

UN DISPOSITIF CRITIQUÉ
 

Mais ces dispositifs ont mauvaise presse. Au Royaume-Uni, ils ont tourné au fiasco dans une soixantaine d'hôpitaux, à cause de remboursements trop lourd. En France, plusieurs opérations sèment la controverse. L'exemple sans doute le plus emblématique est celui du Centre hospitalier sud-francilien, réalisé par le groupe Eiffage. Le loyer à payer représente "une somme énorme" qui "a mis en faillite" l'établissement, dénonce l'ancien directeur, Alain Verret, dans un entretien au Journal du dimanche du 3 mars. Les syndicats de l'hôpital, eux, fustigent cette charge financière qui oblige la direction à faire des économies et à supprimer des postes.

Plusieurs rapports ont épinglé ces dérives, le dernier en date (décembre 2012) émanant de l'Inspection générale des finances (IGF). Ce document, révélé par Le Canard enchaîné et que Le Monde s'est procuré, constate de "graves défaillances dans l'utilisation des PPP". Les donneurs d'ordre publics y ont recours "pour s'affranchir des contraintes budgétaires", déplore l'IGF : la dépense est étalée dans le temps et, jusqu'à une période récente, n'était pas comptabilisée comme une dette dans le bilan de l'acheteur public. "Or, poursuit l'IGF, un PPP initié pour des raisons budgétaires est risqué : il incite l'acheteur public à investir au-delà de ce que ses ressources lui permettraient d'envisager avec raison." Dès lors, le risque est grand "de surpayer un investissement" ou de lancer "des projets manifestement surcalibrés".

L'IGF souligne aussi le problème des "clauses léonines" qui peut se poser en particulier pour les collectivités locales : celles-ci n'ont "pas toujours de ressources internes suffisantes pour négocier avec des entreprises disposant de nombreux conseils".

Ce n'est pas le dispositif en lui-même qui est en cause, mais les conditions de sa mise en place, objecte, sous le sceau de l'anonymat, un consultant. "Les PPP peuvent être tout à fait adaptées à certaines opérations, renchérit M. Guidoni. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, les dérives ne sont pas systématiques." Selon une étude diffusée en octobre 2012 par l'Institut d'administration des entreprises de Paris-Sorbonne, "la personne publique se déclare satisfaite ou très satisfaite du respect du coût des travaux" dans 90 % des projets.

LE PRAGMATISME DU GOUVERNEMENT

Plusieurs membres du gouvernement n'en restent pas moins très réservés. Dans un entretien au journal Acteurs publics, le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré, fin octobre 2012, que les contrats de PPP "coûtent trop cher sur le long terme""Cette façon de masquer l'impécuniosité de l'Etat est dangereuse (...)", a-t-il conclu. M. Hollande, lui, est plus mesuré. Lors d'un déplacement à Bordeaux, le 10 janvier, le président de la République a regretté "de mauvaises surprises avec ces partenariats". Mais il ne veut pas les "jeter aux gémonies".

A Matignon, on précise que le sujet est abordé "sans tabou""Les mauvais PPP sont ceux qui transfèrent de la dette", déclare un conseiller mais il existe aussi des partenariats "de type péage qui ont du sens". Cette réflexion laisse entendre que le gouvernement a désormais une préférence pour les "dispositifs concessifs" financés par l'usager et non pas par le contribuable, observe un bon connaisseur du sujet. Avantage : les collectivités publiques sont moins sollicitées, sur le plan financier.

Dans ce contexte, le nombre de projets pourrait reculer, même si l'exécutif ne le dit pas officiellement. "Le cadre reste encore à définir", indique-t-on dans l'entourage du premier ministre. Des annonces pourraient être faites au début du printemps.

15/10/2013

Les collectivités locales et le financement du clientélisme ?

à lire sur :

http://www.liberation.fr/economie/2013/10/14/la-cour-des-comptes-demande-aux-collectivites-d-appuyer-sur-le-frein-de-la-depense_939542

La Cour des comptes demande aux collectivités de freiner les dépenses

La Cour des comptes demande aux collectivités de freiner les dépenses - Libération.pdf

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et aussi :

http://www.midilibre.fr/2013/10/15/depenses-publiques-la-region-mauvaise-eleve,769979.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20131015-[Zone_info]

La Cour des comptes incite les collectivités à faire des économies et à mieux gérer le personnel. La région Languedoc-Roussillon fait partie des mauvais élèves en ce domaine.

23/09/2013

Une monnaie solidaire en Ille-et-Vilaine : le galléco,

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/le-galleco-premiere-monnaie-solidaire-de-france-20-09-2013-1733634_28.php

Le gallécopremière monnaie solidaire de France

Le Point.fr - Publié le 23/09/2013 à 16:51

Le Point.fr - Publié le 20/09/2013 à 23:05 - Modifié le 21/09/2013 à 09:41

Le conseil général d'Ille-et-Vilaine a annoncé la mise en circulation de 10 000 billets pour une valeur de 40 000 euros, qui pourront être dépensés dans des commerces partenaires.

source AFP

Le département d'Ille-et-Vilaine lance samedi le galléco, une monnaie solidaire conçue pour "favoriser l'accès de tous à la consommation responsable" à Rennes, Fougères et Redon dans un premier temps, a-t-on appris vendredi auprès du conseil général. "Si d'autres initiatives de monnaie complémentaire ont vu le jour ou sont en cours d'élaboration en France (Toulouse, Brest, Nantes...), la dimension départementale du galléco est inédite", affirme le conseil général dans un communiqué.

"Trois territoires - Rennes sud, Fougères et Redon - ont été choisis pour expérimenter" le galléco, a-t-on précisé au conseil général, avec l'ambition de l'étendre au département si la phase d'expérimentation se révèle concluante. Quelque 10 000 billets ont été édités pour une valeur de 40 000 gallécos (40 000 euros), selon la même source. Pour l'utiliser, les habitants doivent adhérer à une association issue des comités locaux ayant préparé l'expérimentation, puis échanger des euros contre des gallécos auprès du Crédit coopératif, du Crédit agricole ou du Crédit mutuel. Ils pourront ensuite les dépenser dans des commerces (cafés, restaurants, alimentation, etc.), associations et équipements publics partenaires.

27/08/2013

Le slip français, vous connaissez ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/27/l-innovation-et-le-web-cles-du-succes-du-slip-francais_3466872_3234.html

L'innovation et le Web, clés du succès du Slip français

LE MONDE | 27.08.2013 à 09h18 • Mis à jour le 27.08.2013 à 13h50 |Par Julien Dupont-Calbo

Même pour des slips baptisés "Le Redoutable", "L'Intrépide" ou "Le Marcel", la méthode peut fonctionner : fabriquer dans l'Hexagone, vendre sans intermédiaire sur Internet et faire sa publicité sur les réseaux sociaux.

"C'est un véritable modèle de développement pour les start-up", affirme Guillaume Gibault, 28 ans, déjà à la tête de deux sociétés made in France.

La première, Leon Flam, propose des bagages de luxe. M. Gibault a repris le flambeau de son grand-père, qui tenait une fabrique de bagages pour les pilotes de l'Aéropostale dans les années 1920.

La seconde, Le Slip français, lancée en septembre 2011, espère atteindre 800 000 euros de chiffre d'affaires en 2013. La société compte six salariés. "Au début, c'était un juste défi entre amis... Mais, au fil du temps, je me suis dit que cela pouvait devenir sérieux", explique-t-il.

Aujourd'hui, l'entreprise collabore avec une quinzaine de sous-traitants, dontMoulin Neuf Textiles, en Dordogne, ou l'usine Lemahieu, à Saint-André (Nord), avec qui le jeune homme lance en ce moment son "slip qui sent bon".

Des microbilles odorantes implantées pendant le tissage. "Lemahieu, c'est une grosse PME qui peut nous suivre plus vite." La capacité de production est, en effet, l'un plus gros défis du "made in France", constate le patron.

L'ATOUT DES RÉSEAUX SOCIAUX

Pour écouler ses sous-vêtements, la société mise sur la vente directe. Le site Internet pèse entre 80 % et 90 % des ventes. Le Slip français est présent dans quelques grands magasins, comme le BHV dans le centre de Paris ou les Galeries Lafayette, sans vraiment y gagner d'argent. "C'est seulement pour sefaire connaître", souligne M. Gibault, qui privilégie d'ailleurs les "concept stores" ou les "pop-up stores", ces "magasins éphémères" qui fleurissent en France depuis quelques années.

Côté marketing, M. Gibault mise sur les réseaux sociaux. L'entreprise a connu un essor lors de la campagne présidentielle, quandà détourner les slogans des candidats. "En slip, tout devient possible""Le changement de slip, c'est maintenant". Dernier succès en date, une vidéo publicitaire "rétro" a été vue presque 800 000 fois sur YouTube.

Quant au "slip qui sent bon", l'idée a été lancée sur un site de financement participatif. M. Gibault a ainsi récupéré 23 000 euros. Mais, surtout, il s'est assuré de l'appétit des consommateurs pour son nouveau projet.

Pour l'instant, Le Slip français s'autosuffit et se finance par endettement. "Nous n'avons pas un important stock, nous fabriquons et nous vendons dans la foulée.Voir l'argent rentrer rassure mon banquier", s'amuse M. Gibault.

La société devrait être à l'équilibre en 2013 si son aventure en Asie – en partenariat avec la marque de vêtements Agnès b. – ne fait pas déraper les comptes. Avec sa méthode, chaque slip vendu par ses soins est rentable.

Julien Dupont-Calbo

23/08/2013

La "trahison" de Florange : enchères sur internet

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/23/les-promesses-non-tenues-de-francois-hollande-sur-florange-valent-plus-de-5-000-euros-sur-internet_3465427_3234.html

Les "promesses" non tenues de François Hollande sur Florange ...

La "trahison" de Florange vaut plus de 5000 euros sur Internet

LE MONDE | 23.08.2013 à 11h34 |Par Anne Eveno

François Hollande pourrait revenir jeudi 29 août à Florange (Moselle) sur le site des hauts-fourneaux, désormais arrêtés, d'ArcelorMittal. Cette éventuelle visite du chef de l'Etat interviendrait dans la dernière ligne droite d'une vente aux enchères un peu spéciale. Force ouvrière (FO) a mis en vente sur le site Ebay.fr la plaque funéraire dénonçant les "promesses" et la "trahison" de François Hollande aux salariés de Florange et à leurs familles.

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La vente doit s'achever le 30 août à 10 heures 05 mais, la Toile s'est déjà bien emballée. La cote ne cesse de grimper. Vendredi 23 août en milieu de matinée, soit trois jours après la mise en ligne, photo à l'appui, de l'objet les enchères atteignaient 5 605 euros, très largement au-dessus des 500 euros fixés par FO comme prix de réserve.

En granit gris anthracite, cette stèle avait été dressée le 25 avril par les métallos du site. Une initiative semblable avait été menée en 2009 après la fermeture de l'aciérie de Gandrange afin de dénoncer les engagements non tenus de Nicolas Sarkozy.

CONSIGNE DU PRÉFET

Les recettes de cette vente aux enchères seront réparties à égalité entre le fond d'aide sociale de Force ouvrière, organisation qui avait fait fabriquer pour 500 euros cette plaque avec un financement assuré par ses militants, et l'association des Restos du cœur.

Si les militants FO de Florange ont pris la décision de vendre cette plaque, c'est, expliquent-ils, parce qu'ils ne savaient pas où la déposer. A peine installée aux pieds des hauts-fourneaux, la plaque avait été enlevée par la mairie de Hayange, ville voisine du site de Florange. Depuis, elle était entreposée dans des locaux du syndicat. "Nous nous sommes rendu compte qu'aucun maire ne voulait de cette plaque", regrette Walter Broccoli, secrétaire général FO à Florange, qui dénonce une "consigne du préfet de région qui aurait demandé aux maires socialistes de la région de ne pas l'installer".

Refusant l'idée d'une implantation sauvage qui aurait fait courir le risque d'une destruction de la stèle ou de sa disparition comme pour la plaque de Gandrange, les militants du syndicat ont opté pour la vente. "Pour que cette plaque funéraire serve à quelque chose d'utile", souligne M. Broccoli.

UNE TRACE DU COMBAT

Une initiative qui ne masque pas l'amertume. Les syndicalistes condamnent l'attitude des élus locaux. "Nous sommes surpris, déçus et écoeurés de la façon dont on nous traite. la moindre des choses c'est qu'il y ait une trace de notre combat", plaide le syndicaliste.

 

A l'heure actuelle, la page Internet où figure la stèle - dans la catégorie "art, antiquités" a reçu 14 356 visites. 47 enchérisseurs s'affrontent pour acquérir ce symbole de la bataille perdue des salariés d'ArcelorMittal.

L'acheteur qui emportera les enchères devra venir prendre livraison "en mains propres" de sa stèle, précise le site. Et comme pour toutes les transactions par correspondance, l'acquéreur disposera d'un délai de sept jours pour, s'il le souhaite, retourner cette plaque au vendeur. Si vous êtes intéressés, tapez "Stèle François Hollande" dans le moteur de recherche d'eBay, il vous reste moins d'une semaine pour emporter la mise.

 

27/06/2013

L’eau et la sécurité alimentaire en Méditerranée

lu sur :

http://agriculture.gouv.fr/Lettre-mensuelle-AAER-no79

Lettre mensuelle AAER n°79

 

13/06/2013

Dossier du mois : l’eau et la sécurité alimentaire en Méditerranée

Date de publication : juin 2013

Sommaire : l’eau et la sécurité alimentaire : le défi vital en Méditerranée / Forêt – bois, vers un document-socle : Le schéma régional de la forêt et du bois / Agenda prévisionnel de juin.

Télécharger la lettre du CGAAER n°79. (PDF - 762.1 ko) 

30/05/2013

L'Europe finance les délocalisations avec l'argent des contribuables européens

Le saviez-vous ?

À lire dans le Canard Enchaîné de cette semaine :Image 1.png

17/05/2013

À propos de comptes

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/baisse-record-du-pouvoir-d-achat-des-menages-en-2012-15-05-2013-1666743_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130517

Pourquoi votre pouvoir d'achat baisse bien plus qu'annoncé

L'Insee estime que le pouvoir d'achat des ménages a chuté de 0,9 % en 2012, mais à regarder de plus près les informations disponibles, c'est beaucoup plus. 

Le Point.fr - Publié le15/05/2013 à 09:23- Modifié le15/05/2013 à 18:49 

 Par

On croyait que le pouvoir d'achat des Français avait subi une perte de 0,4 % en 2012, pour la première fois depuis près de 30 ans. Eh bien, c'est encore pire que prévu ! L'Insee, qui révise habituellement ses comptes annuels, vient de publier un chiffre encore plus inquiétant dans ses comptes de la Nation 2012. Le pouvoir d'achat s'est en fait replié de 0,9 %, soit un tout petit peu moins qu'en 1984 (- 1,1 %).

 
 

Le revenu disponible a continué à progresser, mais d'un bien faible 0,9 %. En cause, la hausse des impôts couplée au ralentissement de la hausse des revenus du travail (- 0,8 point), mais aussi du patrimoine (- 0,7 point). Le salaire net par tête moyen progresse encore de 1,9 %. En revanche, le rendement de l'assurance-vie, par exemple, a fortement diminué. Les prestations sociales, elles, exercent encore un effet coussin, puisqu'elles progressent encore plus vite qu'en 2011 (+ 0,4 point).

Unité de consommation

Mais tout cela ne prend pas en compte l'inflation ! Une fois déduite la hausse des prix de 1,9 %, le pouvoir d'achat tombe bien de 0,9 %. Ça, c'est pour l'ensemble des ménages. Mais à y regarder de plus près, la perte est de nouveau bien plus importante encore. Parce que la population augmente et que la taille des ménages diminue, par exemple à cause de l'augmentation du nombre de divorces. Calculé par unité de consommation (une notion de l'Insee qui permet de prendre en compte la taille du ménage, car un enfant coûte moins cher qu'un adulte), le porte-monnaie des Français s'est en fait contracté de 1,5 %. En 2011, il était pourtant stable, rappelle l'Insee.

Sauf que certains Français ont l'impression d'avoir perdu encore plus de pouvoir d'achat. Et ils ont raison. Dans leur budget, le poids des dépenses incompressibles, celles que l'Insee appelle "préengagées" (logement, au chauffage, à l'électricité, aux services de télécommunications, aux frais de cantine, à la redevance télévisuelle ou encore aux frais d'assurance), pèse d'une façon considérable. Du coup, le budget qui reste à arbitrer à la fin du mois dégringole de 2,2 %. Ramené à l'unité de consommation, ce pouvoir d'achat dit "arbitrable" baisse de 2,7 %, alors qu'il progressait de 0,3 % en 2011 ! Un chiffre sans doute plus proche de ce que vivent nombre de Français. 

12/05/2013

Le marché du tabac en France

Un marché de dupes qui coûte aux contribuables 26 milliards d'euros (*) par an !

Sachant qu'il y a environ 26 millions de foyers fiscaux imposés (**), cela représente 1000 euros par foyer fiscal et par an, payés par le contribuable pour enrichir les multinationales du tabac.

lu sur:

http://www.lepoint.fr/societe/rentrees-fiscales-le-prix-de-la-mortalite-du-tabac-10-05-2013-1665381_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130512

La Sécu paie le prix fort du tabac

Le cancer a un coût très élevé pour la société, et cela, même si l'intégralité des sommes perçues par les douanes va combler le trou de la Sécu. “Ce coût du cancer s’étale dans le long terme”, explique volontiers le docteur Gilles Lecoq, à la tête de la Mildt. “L’ordre de grandeur n’est pas le même que celui des rentrées fiscales”, assène-t-il.

L’Assurance maladie, dont les dernières estimations datent de 2011, chiffre les dépenses du cancer à plus de 30 milliards d’euros. La Cour des comptes évoque la quarantaine de milliards. Au-delà des vies perdues, c’est plus de deux fois les rentrées fiscales annuelles que génèrent les produits du tabac. Plus d’un fumeur sur deux contracte un cancer au cours de sa vie.

(Le marché du tabac en France représente près de 14 milliards d'euros pour les 2,705 millions de paquets vendus en 2011)

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(*) 40-14=26

(**) http://ww.installagri.net/resultat_donnees_chiffres.php?id=864&ln=a5b&region=0&page=OBSERVATOIRE_N&affichage=resultat&change=&noframe=&tdb=1

25/04/2013

Le chômage à Béziers

à lire sur :

http://crise.blog.lemonde.fr/2013/04/25/a-beziers-lhemorragie-de-lemploi-fait-bondir-le-chomage-a-155/

A Béziers, l' »hémorragie » de l'emploi fait bondir le chômage à 15,5%.

28/03/2013

Petits boulots pour traverser la crise ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/28/la-reunion-tupperware-pour-gagner-plus_3149285_3234.html

La réunion Tupperware pour gagner plus

LE MONDE | 28.03.2013 à 12h26 • Mis à jour le 28.03.2013 à 15h10

Cécile Prudhomme

Les réunions Tupperware seraient-elles un moyen de traverser la crise ? De plus en plus de Français utilisent le système de la vente directe, également dite vente en réunion, pour boucler leurs fins de mois.

Médecins, ingénieurs, cadres de banque, plus de 400 000 personnes bénéficient en 2013 du statut de vendeur à domicile indépendant – qui peut se cumuler à un autre emploi salarié –, selon les chiffres publiés mercredi 27 mars par la Fédération de la vente directe.

Ils seraient un tiers à l'avoir adopté pour obtenir un complément de revenu, dont bon nombre de retraités. Un tiers aussi l'utiliserait en "multi-activité", c'est-à-dire pour travailler à temps plein. En 2012, 28 800 personnes se sont mises à la vente directe, 103 000 depuis 2010.

Comme Sonia Déchamp, qui a sauté le pas en septembre 2011. Divorcée il y a six ans et demi, Sonia – qui a ses deux enfants en garde alternée – ne s'en sort pas avec son seul salaire. Surtout depuis qu'elle s'est endettée, il y a deux ans et demi, pour acheter une maison, à une vingtaine de kilomètres de Rouen, après un passage en HLM.

Son emploi à plein-temps de gestionnaire de formation des techniciens de centrale nucléaire chez EDF lui rapporte 1 580 euros net par mois, plus un treizième mois, sur lesquels 450 euros partent en remboursement du crédit immobilier.

Plus assez d'argent pour les sorties, ni pour les vacances, ni pour les activités extrascolaires des enfants, des enveloppes budgétaires calculées au centime près – l'école, l'habillement, les vacances...

"JE N'AVAIS PAS D'AUTRE CHOIX"

"Je ne voulais pas que le quotidien des enfants, déjà bouleversé par le divorce, soit trop sacrifié, dit-t-elle. Je n'avais pas d'autre choix que de prendre un deuxième boulot. Et j'étais pressée car j'avais une réserve d'argent dans laquelle je n'arrêtais pas de piocher. Il fallait que je me réveille avant les ennuis."

Il y a dix-huit mois, elle se met en quête d'une seconde activité professionnelle. Elle connaît la flexibilité de la vente directe, pour avoir vu sa mère officier pendant dix ans pour Tupperware.

Après quelques recherches sur Internet, elle envoie, en août 2011, sa candidature à la marque de lingerie Charlott'. Un mois plus tard, elle organise sa première réunion de vente, chez elle. "On invite les amis, la famille, les collègues, en leur expliquant que c'est une réunion de départ et que l'on a besoin de leur aide."

L'entreprise lui offre sa première valise avec 500 euros de lingerie, à condition que lors de cette réunion, elle vende pour 900 euros de lingerie et que trois de ses "invitées" acceptent qu'elle organise une réunion chez elles. Au quotidien, Sonia doit faire fructifier son activité, organiser les réunions, prendre les commandes, faire les paquets et les livrer.

"Les six premiers mois ont été difficiles, raconte-t-elle. Il y a un gros travail commercial et je n'avais pas cette fibre. Il ne faut pas être timide et il ne faut pas compter ses heures, car le client est roi. Au début, je n'ai pas gagné beaucoup, car je n'avais pas de réseau. Mais maintenant, j'arrive à me faire un supplément de revenu, entre 350 et 400 euros pour quatre à cinq réunions par mois."

"Cet argent, il se fond malheureusement dans mes revenus, rapporte-t-elle. Ça m'empêche d'être dans le rouge."

Cécile Prudhomme

25/03/2013

Montpellier et le doublement de l'autoroute A9

à lire :


A9-qui va payer ?.pdf



extrait :


Une fois les travaux de doublement achevés fin 2017, il faudra investir 223 M€.

Reste aussi à savoir qui entretiendra le boulevard une fois devenu urbain. 

03/03/2013

La répartition des richesses en France et dans le monde

La France est un pays très riche, il faut le savoir.

voir :

La répartition de la richesse dans le monde le 22 mars 2011 ... La richesse dans le monde par niveau de patrimoine

http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393

extraits :

" Le dixième le plus riche de la population mondiale détient 83 % de la richesse. L’Amérique du Nord et l’Europe possèdent plus de 60 % de cette richesse. La France est l’un des pays qui compte le plus de millionnaires. ...

... Selon le Crédit Suisse, les 1 % les plus riches de la planète possèderaient 43,6 % de la richesse et les 10 % les plus riches en détiendraient 83 %. ...

... La France est un pays très riche :

Ces disparités de richesses détenues par région du monde cachent également d’importantes disparités au sein de chaque région. La Suisse est le pays du monde où la richesse moyenne par adulte est la plus élevée avec 372 700 dollars. Les Etats-Unis sont au 7e rang, juste derrière la Suède et… la France, positionnée au 5e rang. Dans notre pays, le patrimoine moyen est estimé à 255 156 dollars. " ...

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voir aussi :

Observatoire des inégalités

La répartition du patrimoine en France en 2010 ... selon les définitions, d’après les données ... Truong et publié par le quotidien Le Monde. le ...

www.inegalites.fr/spip.php?article38&id_mot=30 -

Les 10 % les plus riches possèdent 48 % de la fortune nationale. L’inégalité des patrimoines est encore plus accentuée que celle des revenus.

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Une image valant parfois plus qu'un long discours, voici ce que cela représente (source : Le Cercle Les Echos : http://lecercle.lesechos.fr ) 

Vous remarquerez sur cette image que les déciles 1, 2 et 3  sont quasiment invisibles sur l'image, ce qui signifie que les 30% des français les plus pauvres ne possèdent presque rien ! J'aurai l'occasion de revenir sur ce point. En attendant, je vous invite à lire attentivement l'article des Échos, ci-dessous en fichier pdf :

Patrimoine des Français _ montant et répartition.pdf

rép-pat.png

 

09/02/2013

il FAUT changer !

les surlignags sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE 

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE 

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles BoeufNous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

31/01/2013

Ryanair, l'Europe néolibérale, le droit français

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/ryanair-juge-pour-travail-dissimule-a-marseille-31-01-2013-1622163_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130131

AFP publié le 31/1/2013 à 8h31

 

Ryanair jugé pour travail dissimulé à Marseille 

Dans le collimateur de la justice depuis plus de trois ans, Ryanair comparaît jeudi et vendredi en correctionnelle à Aix-en-Provence pour avoir enfreint le droit social français sur sa base de l'aéroport de Marseille, où la compagnie irlandaise à bas coûts affiche une santé plus éclatante que jamais.

Parmi les charges retenues: travail dissimulé, entrave au fonctionnement du comité d'entreprise, à celui des délégués du personnel, à l'exercice du droit syndical, emploi illicite de personnels navigants (non affiliés au régime complémentaire obligatoire de retraite).

A l'origine de l'affaire, qui suscita un fracassant faux départ de Ryanair de Marseille en janvier 2011, des plaintes de syndicats de personnels navigants contre les pratiques de la compagnie à Marignane.

Début 2007, la compagnie y a basé quatre avions (qui dorment là chaque nuit) et 127 salariés, mais n'a déclaré cette activité ni au registre du commerce ni à l'Urssaf. Pas plus qu'elle ne remplit de déclaration fiscale en France ni n'applique à ses employés la législation française du travail.

Le droit irlandais prévaut, argue Ryanair. La société nie d'ailleurs avoir une "base d'exploitation", ses salariés prenant selon elle leurs consignes au siège, à Dublin, pour une activité marseillaise temporaire, et volant dans des avions irlandais.

La justice estime à l'inverse que la compagnie mène une activité pérenne, et même croissante, depuis cette base. L'enquête des gendarmes de l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) montre ainsi que Ryanair dispose de 300 m2 de locaux, avec des lignes fixes, 95 casiers, des sous-traitants et deux cadres reconnus comme supérieurs hiérarchiques. Une surveillance des parkings révèle aussi que les salariés vivent dans la région.

Pour l'accusation, c'est le droit français qui s'applique aux personnels navigants des compagnies installées en France, comme le stipule un décret de 2006, transposant des réglements européens.

Mise en examen fin 2010, Ryanair avait d'emblée répliqué en fermant sa base, son patron descendant à Marseille dénoncer haut et fort un acte judiciaire contraire au droit européen et aux intérêts économiques locaux. Michael O'Leary avait reçu le soutien d'élus, le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin en tête fustigeant le "comportement irresponsable des syndicats".

Trois semaines plus tard, la compagnie, qui se veut "la seule ultra low-cost en Europe", rouvrait la plupart des lignes en affectant à Marignane deux avions pour la saison estivale, et non toute l'année, contournant ainsi la loi. Son activité sur l'aéroport ne cesse depuis de prospérer: Ryanair vient d'annoncer 5 nouvelles lignes en 2013 en plus des 32 existantes.

A nouveau de passage le 16 janvier, son médiatique patron affichait sa sérénité à l'approche du procès: "Nous pensons qu'il est clair que le droit européen prévaut", a-t-il dit à l'AFP. "Si nous perdons, nous en appellerons à la cour de justice de l'Union européenne, devant laquelle nous pensons gagner car nous appliquons le droit européen".

Un argument que réfutent les plaignants: "Ryanair dit +moi le droit européen, et vous Français rétrogrades et anti-européens+, mais pas du tout!", insiste Me Claire Hocquet, avocate du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), l'une des nombreuses parties civiles dont Pôle Emploi ou encore un pilote licencié.

"Nous revendiquons simplement l'application d'une règle européenne, qui désigne la Sécurité sociale française pour les salariés basés à Marseille", dit-elle. "Ryanair ne cotise pas à la caisse de retraite complémentaire: c'est un problème de dumping social par rapport aux salariés, et de concurrence déloyale par rapport aux autres compagnies".

L'avocate relève chez d'autres low-cost "une tendance à la régularisation. Mais Ryanair est le seul qui n'a absolument rien fait encore".

Depuis 2010, plusieurs compagnies dont easyJet, CityJet (filiale d'Air France) et l'Espagnole Vueling ont été condamnées en France pour des faits similaires.

24/01/2013

Perrier, Nestlé et la commune de Vergèze

lu sur:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/24/perrier-un-nom-qui-continue-d-opposer-vergeze-et-nestle_1821632_3234.html

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Perrier, un nom qui continue d'opposer Vergèze et Nestlé

LE MONDE | 24.01.2013 à 12h24 Par Laurence Girard

La marque Perrier est-elle ou non associée à son lieu historique de production ? La question oppose depuis des années la commune de Vergèze (Gard), où se situe la source qui alimente les bouteilles de Perrier, et le géant suisse Nestlé, détenteur de la marque.

Un nouvel épisode du bras de fer juridique devait se dérouler, jeudi 24 janvier, lors d'une audience de la cour administrative d'appel de Marseille. Les conclusions du rapporteur public seraient plutôt favorables à Nestlé. Mais le différend juridique n'est pas près d'être réglé.

 

Tout remonte à 2006, lorsque le maire de Vergèze, René Balana (UMP), prend une délibération pour modifier le nom du lieu-dit, Les Bouillens, où est localisée l'usine Perrier, pour l'appeler "Source-Perrier-Les Bouillens". L'édile affirme que cette dénomination est entrée dans le langage courant pour parler du lieu.

Mais l'enjeu est ailleurs : il souhaite lier intimement l'eau de Perrier à son terroir historique. "Notre intention est de garder notre patrimoine", explique M. Balana, qui ajoute : "Nous avons pris cette décision quand Nestlé a dit qu'il pouvait fabriquer du Perrier ailleurs qu'à Vergèze. Mais nous ne voulons pas causer du dommage à Perrier." Et pour cause : le groupe verse, bon an mal an, 4 à 4,5 millions d'euros à la commune, près des deux tiers de ses recettes fiscales.

Les craintes d'une délocalisation vers des pays à faibles coûts de main-d'oeuvre sont récurrentes depuis que le leader mondial de l'agroalimentaire s'est emparé de Perrier en 1992.

Quelques années plus tard, un employé de Vergèze découvre une bouteille en tout point semblable à celle de Perrier : verte, en forme de massue pour gymnaste, telle qu'imaginée par Lord Harmsworth, qui reprit l'entreprise en 1903 et contribua à la création d'une marque chic et internationale avec pour premier slogan : "Le champagne des eaux minérales."

BOUTEILLE CLONÉE

Sur l'étiquette de la bouteille clonée apparaît le nom d'une autre source détenue en Egypte par Nestlé : La Baraka. De courte durée, l'expérience marque les esprits.

C'est en 2004 que le sujet prend de l'ampleur. Alors qu'un conflit dur oppose la CGT et la direction, engagée dans un plan drastique de réduction des effectifs, le patron de Nestlé brandit la menace d'une vente du site. Cette crainte ravivée d'une délocalisation conduit le conseil municipal à prendre sa délibération. Que le groupe suisse conteste immédiatement, revendiquant la propriété exclusive de la marque.

Perrier n'est pas le nom d'un lieu de production, mais celui du médecin nîmois qui eut, le premier, l'idée d'embouteiller l'eau de la source en 1898.

Depuis, le feuilleton juridique est en marche. Saisi par Nestlé, le tribunal administratif de Nîmes rejette en 2008 sa demande d'annulation de la délibération de la commune de Vergèze. Mais la cour administrative d'appel de Marseille lui donne raison en 2009, en déniant au maire toute compétence pour changer le nom du lieu-dit.

La commune et l'Association de défense de la source Perrier saisissent le Conseil d'Etat. Son arrêt tombe en mars 2012 : il reconnaît à la commune le droit de délibérer sur la question, mais lui demande de justifier l'intérêt public de cette décision. D'où le retour à la cour administrative d'appel.

PROCHE DU RECORD HISTORIQUE

Toutefois, le climat social sur le site de Vergèze a changé depuis 2004. Un représentant du personnel a fait le déplacement en Suisse pour l'assemblée générale des actionnaires de Nestlé, en avril 2012, pour se féliciter de la situation de Perrier. "Nous disons quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien", dit le cégétiste.

Pour la première fois, les effectifs sont repartis à la hausse en 2012, avec 930 salariés en contrat à durée indéterminée. Ces dernières années, trois lignes d'embouteillages nouvelles ont été installées. Les investissements vont se poursuivre avec la rénovation, en 2013, du deuxième bâtiment du site, un temps promis à la démolition.

Poussées par le marketing, les ventes progressent : 988 millions de bouteilles ont été produites en 2012 et le cap du milliard devrait être franchi en 2013. Elles se rapprochent du record historique de 1,2 milliard atteint avant que le scandale du benzène en 1990 – des traces de cet hydrocarbure sont découvertes par un laboratoire américain dans treize bouteilles – ne les fasse s'effondrer.

21/12/2012

Campagne "sauvons l'élevage"

communiqué :


Pour information, la Confédération Paysanne a lancé il y a quelques semaines une campagne intitulée "sauvons l'élevage".

Un site de campagne est disponible: www.sauvonslelevage.fr

Vous y retrouverez un appel à signature en ligne ainsi que toutes les informations sur la campagne.

2 grands rassemblements sont prévus:
- Le 4 Janvier 2013 à Nantes
- Le 5 Janvier 2013 à Tulle

L'inéquité de la PAC joue un rôle majeur dans la crise structurelle actuelle de l'élevage.
Merci pour votre soutien et votre aide dans la diffusion de cette campagne

15/12/2012

L’épargne citoyenne, vous connaissez ?

communiqué :

Vous êtes intéressé-e par la gestion responsable et transparente de l’épargne citoyenne ?
 
Le groupe local Hérault-Nef organise un apéro-nef le 14 janvier 2013.
Nous vous invitons au bar associatif La Minga10 bis rue Dom Vaissette, à Montpellier, à partir de 18h30.
 
La Nef est une société coopérative de finances solidaires qui collecte de l’épargne et octroie des crédits à des porteurs de projets respectueux de l’être humain et de son environnement. La Nef intervient exclusivement dans les domaines de l'environnement, du lien social, du développement économique local et de la culture (ce qui inclut par exemple l'agriculture biologique, les matériaux de construction écologique, les crèches,...)

Pour découvrir ou redécouvrir cet outil démocratique qu'est la Nef, pour échanger sur des thèmes actuels qui nous tiennent à cœur (la finance éthique, le fonctionnement de la coopérative financière, la monnaie locale qui émerge à Montpellier), venez nous rejoindre.
 
Il n'est pas nécessaire de réserver, mais vous pouvez nous prévenir de votre venue (contact@herault-nef.fr).
N'hésitez pas à diffuser cette invitation autour de vous.

Bon à savoir : nous tâcherons de renouveler ce rendez-vous convivial, tous les 2 ou 3 mois environ.
 
À bientôt !
-- 
Groupe local Nef de l'Hérault
www.herault-nef.fr : "Donner du Sens à son Argent"

09/12/2012

NDDL, aéroport, Ayrault ment

lu sur :

http://lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4757:lettre-d-un-commandant-de-bord-a-propos-de-l-aeroport-nddl&catid=269:alternatives-ecologiques&Itemid=467&lang=fr

Lettre d’un commandant de bord à propos de l’aéroport NDDL   

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Lettre d’un commandant de bord à propos de l’aéroport NDDL

vendredi 30 novembre 2012,par zadist

Et si on écoutait un peu les techniciens ?

J’ai bientôt 70 ans , 40 années dans l’aéronautique, 15 comme commandant de bord, 14500 heures de vol. Je ne connais pas tous les aéroports du monde mais j’en connais beaucoup,franchement beaucoup.Néanmoins , si je veux comprendre quelque chose dans cette polémique , je dois faire comme tout le monde : procéder par comparaisons.

On me dit que l’aéroport de Nantes est dangereux car les avions passent sur la ville. Ah bon ! j’ai passé ma vie de pilote à survoler des agglomérations à basse altitude ,tant au décollage qu’à l’atterrissage , avec des procédures spécifiques à chaque endroit . Ici il faut virer sitôt l’attitude de sécurité atteinte, là il faut réduire la puissance, ailleurs c’est la pente qui est réglementée... Bref, je ne veux pas trop m’étendre sur les détails techniques mais les aéroports où les pilotes sont peinards et peuvent gérer les approches et les décollages comme bon leur semble sont rares. Aussi rares que les villes non survolées par les avions. Je connais Nantes pour avoir pratiqué cet aéroport plusieurs fois par semaine il y a quelques années et n’ai pas souvenir de spécificités particulières. Si on reconnaît Nantes dangereux , il faut interdire plusieurs milliers d’aéroports dans le monde et commencer par rayer de la carte celui de Chambéry. Hé oui les savoyards ! L’aéroport de Chambéry le Bourget est coincé entre deux montagnes sur ses flancs, le lac à un bout de piste la ville à l’autre bout. Pourtant les gros jets se posent et décollent sans scandales ni polémiques.Ne parlons pas de celui de Hong kong, : là , jusqu’en 1998 , c’était carrément un spectacle. Hongkong était dans un délire, Nantes aussi mais en sens inverse.

Si on considère maintenant l’autre volet de l’affaire, c’est à dire l’augmentation de l’activité, on va se retrouver encore une fois dans les arguments spécieux et délirants. On me dit que cet aéroport avec ses 3,5 millions de passagers en 2011 se trouve "à l’étroit" et qu’il faut prévoir l’avenir. On voudrait me faire croire que cette infrastructure arrive à saturation. C’est vrai que le chiffre ne me parle que si je compare, autrement je suis prêt à croire tout ce que l’on me dit.

Lors de l’éruption volcanique islandaise de l’année passée, Nantes qui était hors zone, a multiplié son trafic par trois pendant plusieurs jours , et tout s’est très bien passé. Les aéroports de la taille de Nantes sont les plus nombreux et il suffit de comparer avec d’autres pour se rendre compte de l’importance des balivernes prononcées sur le sujet. Un exemples parmi tant d’autres : Genève. Cet aéroport a reçu l’année passée plus de 12 millions de passagers. Oui vous avez bien lu : en fait, presque 13 millions ( je n’ai pas le chiffre exact) . Une seule piste, des contraintes de proximité urbaine et une plate-forme aussi grande que Nantes. Il est vrai que les Suisses sont en démocratie et ne se font pas enfumer. Le premier prix au championnat du monde du genre revient à San Diego en Californie : une seule piste, plate-forme beaucoup plus petite qu’à Nantes, des contraintes incroyables d’environnement et d’interdictions de nuit : 18 millions de passagers l’année passée. Oui chers amis écolos, 5 fois plus que Nantes. Bon il faut reconnaître le grand professionnalisme des contrôleurs aériens américains et aussi celui des pilotes. Les contrôleurs français sont également très bons et les pilotes pas maladroits et on voudrait nous faire croire que Nantes sera à saturation en 2020 avec... 5 millions de passagers !!! 5 millions en 2020, c’est tout ? et c’est y qui qui nous les fait ces prévisions ? Et basées sur quoi ? Si c’est aussi sérieux que le reste, on est encore en droit de douter. Même si le chiffre est dérisoire. Pour le moment présent ce n’est que moins de 4 millions.

Puisque personne ou presque dans ce pays n’écoute les arguments écolos,il me semble qu’il serait bon d’en employer d’autres : ceux qui frappent les esprits, ces arguments par exemple.L’essentiel n’est-il pas dans le résultat ?

Sauver des terres agricoles et permettre aux petits oiseaux de continuer de voler c’est bien, c’est même essentiel mais puisque personne n’écoute, tenons donc un autre langage !!!

Éviter de dépenser un demi milliard d’euros dans une lamentable stupidité à la gloire de ces hommes politiques qui auront disparu dans l’enfumage des irresponsabilités lorsque le projet réalisé révélera sa bêtise. Se préserver du gaspillage à une époque qui, nous dit-on, va devenir encore plus dure : cela devrait suffire à convaincre les plus sourds non ? et surtout renvoyer les pelleteuses au garage.

On peut aussi continuer de subir l’oligarchie, se complaire dans ce système corrompu de pseudo démocratie dite représentative, honorer 577 députés, gaver 350 sénateurs et leur permettre de donner leur nom aux édifices construits avec l’argent public. Concernant l’aéroport de Nantes je propose Ayrault port. On peut aussi espérer qu’un jour peut-être , les français découvrent que la solution n’est pas dans les hommes politiques mais dans l’action citoyenne responsable. Qu’il soient de droite de gauche du milieu ou de Mars, les politiques ne sont pas la solution : ils sont le problème.

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mon commentaire : 

N'oublions pas la Constitution de 1793 : 

Quand LE GOUVERNEMENT VIOLE les droits du Peuple ... (voir la note du 28/11 sur ce blog)

 

              Constitution du 24 juin 1793 

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN               

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Si cet article a disparu des Constitutions suivantes, donc de la Constitution actuelle, c'est qu'il met en danger une règle non écrite que tous les partis politiques acceptent sans jamais la remettre en cause :

"Représentant élu du Peuple" est devenu une profession réservée aux politiciens professionnels

25/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

18/10/2012

vendredi 19 à Béziers : la dégradation de la plaine littorale et le SCOT du grand Biterrois

SCOT : Schéma de Cohérence Territoriale

communiqué :

Languedoc-Roussillon Nature Environnement (LRNE)
fédération régionale d’associations environnementalistes
 
INVITATION CONFERENCE  DE  PRESSE
 
La  fédération  Languedoc-Roussillon Nature Environnement donnera 

vendredi 19 octobre 2012 à 15 h à Béziers 26 allées Paul Riquet,
salle de réunion du café La comédie, 

une conférence de presse sur 2 sujets étroitement liés :
 
1- la dégradation de la plaine littorale
Cette dégradation, à beaucoup d’égards, a atteint le seuil d’irréversibilité. Ainsi la commune de Valras ne possède plus aucune zone naturelle ou agricole. Tout le territoire communal a été urbanisé alors que la commune est en zone  inondable. Les autres communes littorales du Biterrois, de Sérignan à Agde, au rythme actuel de l’urbanisation, auront consommé toutes leurs réserves foncières dans seulement 7 ans !!! Les étangs littoraux, naguère réservoirs de biodiversité, sont malades et parfois agonisent. Les ressources en eau potable sont désormais insuffisantes. Les plages et l’eau de mer sont devenues des décharges incontrôlées notamment de matières plastiques pulvérisées.
 
2- Le SCOT du grand Biterrois (87 communes et 10 EPCI)
Actuellement à l’enquête publique, ce SCOT, au lieu de mettre fin à cette dégradation qui nuit à la qualité de vie de tous les habitants et compromet l’avenir du tourisme, programme la poursuite du saccage en autorisant l’urbanisation de 175 nouveaux ha chaque année.
 Le 25 avril 2012 six commissions de LRNE (Littoral, urbanisme, agriculture, eau et milieux aquatiques, déchets, santé) se sont réunies à Béziers pour faire le point sur cette évolution alarmante de la plaine littorale dont la situation bitteroise n'est qu'une illustration particulière et ont défini un plan d’action progressif pour réagir à ce saccage. 
Le constat et le plan d’action ont été examinés, amendés et adoptés par le conseil d’administration de LRNE. Il s’agit maintenant de mettre en œuvre le plan d’action dont la première phase est la conférence de presse annoncée ci-dessus à laquelle vous êtes invité(e).