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30/05/2015

Centrale atomique du Tricastin : une émission d'iode radioactif le 28 mai dernier ?

communiqué :

 

 Tricastin : nouvel arrêt en urgence du réacteur n°4 de la centrale atomique

27/12/2014

Lumière et environnement urbain : les conséquences

lu sur Le Temps (Suisse) :

Quand la lumière menace les animaux

Le Temps 

Sciences & Environnement 

Omniprésent et de plus en plus intense, l’éclairage urbain perturbe la faune des villes, même si quelques espèces semblent au contraire en tirer profit. Les spécialistes s’inquiètent des conséquences à long terme

BIODIVERSITÉ Samedi 27 décembre 2014
 
Denis Delbecq

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)
 

Depuis l’installation des premiers éclairages publics dans les rues de Paris au début du XIXe siècle, l’humanité a entrepris de combattre ses peurs nocturnes avec des candélabres et réverbères, de sculpter ombres et lumières sur ses monuments à l’aide de puissants projecteurs et d’allécher les promeneurs du soir en illuminant les vitrines. Un bain de lumière permanent qui perturbe le sommeil des humains et la vie de centaines d’espèces lucifuges, celles qui vivent là où il n’y a pas de lumière.

A Paris, par exemple, la chouette hulotte est en forte régression. «Plusieurs raisons expliquent la diminution de sa population, souligne l’ornithologue Jean-Philippe Siblet, directeur du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle, et auteur d’une imposante étude bibliographique sur les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Il y a de moins en moins de vieux arbres creux; les petits rongeurs qui composent son menu sont moins fréquents, et il est presque impossible de trouver de l’obscurité dans Paris: il ne reste que quelques grands parcs et cimetières où la chouette peut chasser dans le noir d’un cadre naturel.»

Parmi les espèces victimes de la lumière nocturne, les insectes sont les plus visibles: à partir du printemps, le moindre lampadaire est enveloppé d’une nuée de bestioles. Beaucoup meurent en se brûlant, ou parce qu’elles épuisent leurs forces à virevolter au lieu de se nourrir. «On peut parfois ramasser des centaines de kilos d’insectes morts autour d’un réverbère, constate Jean-Philippe Siblet. Quand on sait que les populations de nombreuses espèces de libellules, de papillons diurnes ou de coléoptères sont en chute libre, l’éclairage public entraîne une véritable hécatombe qui s’ajoute aux autres perturbations telles que la disparition des habitats, les pesticides et les collisions routières.»

Les oiseaux sont aussi victimes de notre soif de lumières nocturnes. La plupart des migrateurs volent de nuit. Le halo qui recouvre les ciels urbains empêche certaines espèces de s’orienter avec les étoiles. Et les lumières sont de dangereux pièges, à l’instar des tours illuminées où les oiseaux s’écrasent contre les vitrages. «La lumière et l’éblouissement dérèglent leur sens de l’orientation, précise Jean-Philippe Siblet. C’est encore plus marqué quand la visibilité et mauvaise.» Les puissants faisceaux qui balaient le ciel pour marquer la présence d’une boîte de nuit sont eux aussi meurtriers. «Certaines nuits brumeuses, on ramasse de nombreux oiseaux morts au pied de la tour Eiffel.» Ils sont victimes du puissant phare installé en haut du monument pour célébrer l’an 2000, si puissant qu’il est visible à 80 kilomètres à la ronde. «C’est d’ailleurs avec la construction des premiers phares maritimes que l’on a découvert l’impact de ces lumières sur les oiseaux.»

Certaines espèces semblent s’être adaptées à l’éclairage urbain. Ainsi, le moineau domestique tire un grand profit de certains réverbères: il niche au chaud, tout en disposant d’un garde-manger bien rempli, avec les insectes qui virevoltent toute la nuit autour de leur nid. Mais le cycle naturel de l’animal est profondément perturbé. «En ville, le moineau se reproduit pratiquement toute l’année. Quelles conséquences cela aura-t-il à terme, s’interroge Jean-Philippe Siblet. Désormais, on entend les merles chanter dès décembre, comme si le printemps était arrivé.» Le merle citadin, justement, vient de faire l’objet d’une longue étude à Leipzig, en Allemagne. Parfaitement adapté au cadre urbain, l’animal déborde d’activité nocturne, ont montré les chercheurs: il se lève jusqu’à cinq heures plus tôt que ceux qui vivent dans des forêts obscures, et se couche jusqu’à une heure plus tard. Et si le bruit urbain explique en partie ce phénomène, la lumière nocturne joue un rôle essentiel, puisque les différences de comportement diminuent au fur et à mesure que les jours rallongent au printemps.

Le merle ne profiterait-il pas de ces heures supplémentaires pour mieux se nourrir? Rien ne permet de l’affirmer, montrent les chercheurs allemands, après avoir pesé leurs oiseaux. «On peut imaginer qu’une espèce puisse temporairement profiter de l’éclairage nocturne. Mais l’artificialisation de l’environnement ne peut que créer des problèmes à long terme, insiste Jean-Philippe Siblet. Dans un premier temps, le prédateur peut profiter de la situation puisqu’il voit mieux ses proies. Mais à force de chasser, il finit par moins se reproduire, et donc être à son tour menacé.» Le renard, animal nocturne s’il en est, a fini par s’adapter à la présence de lumière nocturne. «A tel point qu’il n’est pas rare d’en rencontrer en plein jour dans les rues de Genève, en train de fouiller les poubelles. Mais à long terme, le renard pâtira de cette adaptation, ne serait-ce que parce que les humains tenteront de s’en débarrasser.»

Mais alors, comment limiter les dégâts sur la biodiversité urbaine, déjà menacée par toutes sortes d’agressions? «La solution la plus efficace est d’éteindre la lumière! avertit Jean-Philippe Siblet. Une partie des réverbères peut être éteinte, tout comme les vitrines. De plus, on peut revoir la conception des lampadaires pour qu’ils éclairent le sol, et supprimer ces boules qui éclairent autant le ciel que les trottoirs.»

De même, certains types de lampes sont moins néfastes que d’autres en raison de la couleur de leur lumière. Projecteurs au sodium ou éclairages à LED peuvent ainsi avantageusement remplacer les lampes à vapeur de mercure utilisées depuis des décennies. «Ces solutions apportent un double bénéfice, puisqu’un éclairage optimisé consomme moins d’énergie, rappelle Jean-Philippe Siblet. Il est essentiel de faire cet effort pour préserver la biodiversité en ville. Car à force de vivre sans nature, les humains finissent par s’en passer. Un des étudiants du muséum vient de montrer qu’à force de vivre déconnecté de la nature, on finit par ne plus vouloir payer pour préserver ce qui en reste sur la planète.»

29/09/2014

Gaz de schiste dans la région : samedi 11 octobre à Narbonne

communiqué :

Image 1.png

27/05/2014

Les banques françaises financent les gaz de schiste

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

INVESTISSEMENT RESPONSABLE ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

OLIVIER PETITJEAN

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

[Lire la suitede Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste]

29/08/2013

GAZ DE SCHISTE PERMIS DU BASSIN D'ALÈS (suite)

communiqué:

GAZ DE SCHISTE PERMIS DU BASSIN D'ALÈS: NOTRE ACTUALITÉ


Bonjour à tous,

Pour le rassemblement de protestation du vendredi 30 août à Nîmes, à 14h, à la Préfecture, 10 av Feuchères près de la gare SNCF, à l'occasion de la remise officielle du rapport aux maires et aux représentants des collectifs citoyens du Gard et de l'Ardèche, qui préconise la venue des camions sismiques dans le Gard et l'Ardèche:

Pour soutenir les maires et les délégués des collectifs des communes concernées !
Pour affirmer notre refus de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste !
Ne les laissons pas détruire notre pays pour leurs profits !


Diffusez largement cette information autour de vous.



Merci à tous.

26/08/2013

GAZ DE SCHISTE PERMIS DU BASSIN D'ALES: il faut réagir !

communiqué :


GAZ DE SCHISTE PERMIS DU BASSIN D'ALES: ACTION ÉLECTRONIQUE

 

Bonjour à tous,

REMISE OFFICIELLE DU RAPPORT D'EXPERTISE DU PERMIS DU BASSIN D'ALÈS Vendredi 30 août en Préfecture de Nîmes.

MOBILISONS-NOUS !
En plus du rassemblement de protestation et de soutien prévu vendredi 30 août à 14h00 devant la préfecture de Nîmes, les collectifs citoyens situés sur le permis concerné vous proposent une ACTION ÉLECTRONIQUE

Un envoi de courriel en masse à la préfecture du Gard.

Il vous est proposé de copier la phrase suivante :

REMISE OFFICIELLE DU RAPPORT D'EXPERTISE. Je soutiens les Maires et les délégués des collectifs des communes concernées par le permis du Bassin d'Alès, convoqués en Préfecture de Nîmes pour la remise officielle du rapport d'expertise ce vendredi 30 août 2013, dans leur détermination à refuser les travaux demandés par la Sté Mouvoil.

et de l’envoyer dès maintenant par courriel à : 

jean-philippe.dissernio@gard.gouv.fr
laurence.barnoin@gard.gouv.fr
claude.combemale@gard.gouv.fr

Afin de procéder à un comptage, il est demandé d’ajouter en copie l’adresse de courriel suivante : 

nimes300813@gmail.com

Diffusez largement cette information autour de vous.

Merci à tous.


======================


SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/

Twitter: https://www.twitter.com/bassindales

Rejoignez-nous sur Facebook: bassindales

Numéros de vigilance
Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.

Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51 

02/07/2013

Le nucléaire clandestin dans l'Aube

Scandale : Comurhex Malvési fonctionne depuis des années sans le statut d'installation nucléaire

Le 2 juillet, la marche internationale contre le nucléaire et pour la paix fait halte devant l’usine Comurhex Malvési. À cette occasion, le Réseau dénonce un scandale : cette usine, porte d’entrée de l’uranium en France, fonctionne depuis des années dans l’illégalité, sans statut d’installation nucléaire de base.

en savoir plus...

La marche internationale pour la sortie du nucléaire

communiqué :

La marche internationale pour la sortie du nucléaire et pour la paix passera par l'Hérault.
À cette occasion nous vous invitons à les rejoindre lors de trois rencontres publiques. 
Vous pouvez également vous joindre à eux pour marcher quelques heures, une journée ou plus... la marche se terminant le 28 juillet dans le Bugey (01)

1 - Mercredi 3 juillet, rendez-vous à Béziers
Les  marcheurs "sortir du nucléaire" passeront la soirée à Béziers. 
À cette occasion, nous vous invitons à :
- venir à leur rencontre à 17h sur le Pont Neuf
- à débattre avec eux à 19h30, lors d'une Projection/Débat, pour évoquer leurs combats… notre avenir ! (Salle Garibaldi, 6, rampe du 96è RI)

Pour partir avec nous de Béziers, rendez-vous jeudi 4 juillet à 7h du matin devant le 14 rue de la Rotonde.

Action relayée par : La FASE et La GA Béziers.

2 - Vendredi 5 juillet, rendez-vous à Poussan
La marche arrivera à 17h devant la mairie de Poussan et sera accueilli par le groupe Interland en lutte pour sauvegarder 105 hectares de terres agricoles d'un bétonnage industriel (http://parolescitoyennes-loupian-bouzigues.over-blog.fr/a...).

Le départ de Poussan n'est pas encore fixé mais devrait avoir lieu très tôt pour arriver à 15h à Montpellier

3 - Samedi 6 juillet, rendez-vous à Montpellier
rendez-vous à 15h, rond-point de Laverune (attention il y a 2 "rond points de Laverune"; le bon s'appelle "Maurice Gennevaux")
- second rendez-vous à 17h, plan Cabane.  Accueil en fanfare et défilé (le plus nombreux possible) par rues piétonnes, du plan Cabane à l'Esplanade,

 à côté de la Comédie; rendez vous près du kiosque Bosc (kiosque à musique); prises de parole, contacts avec public et presse...
-  Repas partagé sur les pelouses de l'Esplanade ; les marcheurs sont nos invités ; chacun apporte : à boire (attention , pas d'alcool , à la demande expresse des marcheurs), à manger , en abondance ( les "restes" seront bienvenus pour le lendemain);
pour les marcheurs, prévoir plats végétariens.
 Soirée salle Pétrarque à partir de 20h30, avec projection d'un petit film, prise de parole sur les problématiques du nucléaire dans la région, et sur tous les aspects liés à cette marche internationale (expropriation des peuples indigènes etc): parole donnée surtout aux marcheurs ; échanges avec les nombreuses associations locales relayant la marche, et bien sûr le public.

Le départ de Montpellier se fera le lundi matin à 7h du jardin de Figuerolles


Pour joindre les marcheurs
Tél : 06 78 75 60 55 

23/05/2013

L'implication citoyenne dans les choix énergétiques

communiqué :

Dans le cadre des journées "les échos de l'habitat" qui se tiendront les 1er et 2 juin (sur les bords du lac de Salagou)

se tiendra,

dimanche 2 juin à 16h à Celles

l'Assemblée Générale Constitutive d'une nouvelle association.

Cette nouvelle association aura pour but de défendre et promouvoir le principe d'une implication citoyenne dans les choix énergétiques. Permettre à chacun de produire sa propre énergie est (partiellement) inscrit dans la loi. Mais nous pensons que les citoyens doivent également avoir leur mot à dire pour ce qui concerne les implantations industrielles (parcs éoliens, "fermes" solaires...). Et que les collectivités - en tant que rassemblement et représentation des citoyens - doivent défendre ce principe, voire développer leur propre politique de prduction énergétique. Ce n'est qu'ainsi qu'on échappera aux conséquences dramatiques sur l'environnement et sur notre vie quotidienne qui nous sont actuellement imposées par les grands groupes industriels oeuvrant dans ce secteur (comme récemment sur l'Espinouse, ou en projet sur l'Escandorgue).  

> Venez participer à cette première réunion, au cours de laquelle on :

> - lui donnera un nom 

> - élira un Conseil d'Administration

> - définira une formulation claire de l'objectif à inscrire à l'Article 2 des statuts

> - débattra des premières actions à monter pour atteindre cet objectif

Donc, si vous vous sentez concerné par cette question, venez nous rejoindre dimanche 2 juin à 16h à Celles - lieu affiché sur place.

> Et si vous ne pouvez absolumment pas venir, mais souhaitez vous impliquer par la suite, répondez à ce mail, soit juste sur le principe, soit avec suggestion d'un thème à débattre, une orientation à prendre.

> A bientôt, j'espère

> Murray NELSON

>  Programme complet des Echos de l'Habitat sur www.ecolodeve.fr

25/04/2013

Samedi 27 avril 2013 - Montpellier : Rassemblement devant l'Opéra Comédie

communiqué:

Du vendredi 26 au dimanche 28 avril 2013 
3 jours d'actions 
pour barrer la route à l'uranium 

www.chernobyl-day.org

 


Agenda régional

collapse sectionSamedi 27 avril 2013 - Montpellier (34) : Rassemblement devant l'Opéra Comédie - Montpellier

14h30 : Place de la Comédie

27 ans après le début de la catastrophe de Tchernobyl et alors que le cauchemar à Fukushima dure depuis deux ans, les opposants au nucléaire se mobiliseront du 26 au 28 avril 2013 en France... et partout dans le monde ! 

À Montpellier, le collectif Sortir du nucléaire 34 appelle à un rassemblement devant l'Opéra Comédie à partir de 14h30 le samedi 27 avril. 

Nous serons là pour affirmer notre solidarité avec les victimes de cette industrie et informer sur l'actualité du nucléaire dans notre région : 

- Anciennes mines de Lodève où perdure la radioactivité ; 
- Proximité et danger de la vieille centrale du Tricastin, particulièrement dangereuse et du complexe de Marcoule ; Cet ensemble constitue la plus importante concentration d’industries nucléaires et chimiques de France et le site le plus étendu. 
- Usine de transformation de l'uranium à Narbonne, une activité très polluante et diffusant de la radioactivité par l'air et le sol ; 
- Nombreux transports de matière radioactive, notamment par l'autoroute. 60 tonnes par jour entre Narbonne et Pierrelatte (Drôme) via Montpellier par l'A9…! 
- Sans oublier le nouveau projet fou de construction d'un surgénérateur à Marcoule, répondant au doux nom d'ASTRID et fonctionnant au plutonium, matière la plus dangereuse jamais créée par l'homme (quelques millionièmes de grammes inhalés suffisent à déclencher un cancer…) 

Nous vous invitons à venir nombreux demander l'arrêt du nucléaire. 
Gilets jaunes, pancartes, masques antinucléaires bienvenus… 

Contacts : 
- Didier : 04 67 54 32 05 
- Élisabeth : 04 67 40 26 33

Contact : Didier - SDN34
didier.latorre (a) free.fr
Tel : 04 67 54 32 05

collapse sectionSamedi 27 avril - Narbonne (11) : Barrons la route au nucleaire

11H-16H : Sortie autoroute croix sud

Distribution de tracts et questionnaire aux automobilistes

Contact : Thomas Cousinou - Sortir du Nucleaire de l'Aude
rsnaude (a) hotmail.fr
Tel : 698231120
 
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Indépendants de l’État à 100 %, nous sommes dépendants de vous.
Soutenez notre action, faites un don ! http://groupes.sortirdunucleaire.org/Soutenez-nous


Consultez l'agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/

Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d'autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes

23/04/2013

Valorisation des déchets : s'éclairer, se chauffer et rouler avec

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/22/s-eclairer-se-chauffer-et-rouler-avec-des-dechets_3163870_3244.html

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S'éclairer, se chauffer et rouler avec des déchets - Le Monde

LE MONDE | 22.04.2013 à 11h02

Par Gilles van Kote

Forbach (Moselle), envoyé spécial.

Depuis quelques jours, en Moselle, le site de production de biogaz Méthavalor injecte du biométhane, produit à partir de la dégradation de déchets organiques, dans le réseau de gaz naturel. Mine de rien, il s'agit d'une grande première en France : situé dans la commune de Morsbach, à l'entrée de Forbach, ce centre de valorisation biologique par méthanisation est capable à la fois d'injecter du gaz dans le réseau – ce que fait déjà depuis 2011 le centre de valorisation organique de Lille Métropole – et de produire de l'électricité ou de la chaleur à partir de ce même biogaz extrait de la fermentation des déchets.

Cette double valorisation ne se pratiquait pas jusqu'alors en France. Mais un décret et deux arrêtés ministériels, parus le 28 février, permettent désormais de bénéficier simultanément de tarifs d'achat pour la production de gaz et pour celle d'électricité à partir de biodéchets. "Le nouveau cadre tarifaire permettra l'émergence de nouveaux projets de méthanisation et l'utilisation de nouveaux gisements de déchets comme source de production d'énergie", s'est réjouie Delphine Batho, la ministre de l'écologie, lors de la présentation du nouveau dispositif réglementaire.

"NOUS ROULONS AVEC VOS BIODÉCHETS"

Selon GRTgaz, principal gestionnaire de réseaux de transport de gaz naturel en France, le biométhane – biogaz purifié et débarrassé de la plus grande partie de son gaz carbonique – pourrait représenter en 2020 de 1 % à 2 % du gaz consommé en France. Un plan national de soutien à la méthanisation des déchets agricoles a été présenté fin mars par le gouvernement.

Dans ce contexte, les performances de Méthavalor vont être observées de près. Le centre de valorisation biologique, qui a commencé à fonctionner en 2011, a déjà reçu la visite de nombreuses collectivités locales françaises, mais aussi étrangères. Sa capacité de traitement est de 40 000 tonnes de biodéchets par an, collectés sur un bassin de 385 000 habitants.

Ce gisement devrait produire 5,5 millions de m3 de biogaz, dont 800 000 m3 de biométhane, ainsi que 8 000 tonnes de compost et 10 000 m3 d'engrais liquide. L'électricité produite devrait correspondre à la consommation de 3 000 foyers ; la chaleur, à la consommation d'eau chaude de 2 400 foyers.

Le cœur de l'usine, que neuf personnes suffisent à faire tourner, est constitué par trois "digesteurs" d'une capacité de 1 500 m3 chacun, dans lesquels les déchets organiques passent trois semaines à une température de 55 °C. Les gaz émis sont envoyés soit vers un moteur, pour y être brûlés et transformés en chaleur ou en électricité, soit vers un épurateur développé par Air Liquide, pour leur donner une qualité équivalente au gaz naturel. La chaîne de production génère aussi du compost, qui va sécher et maturer avant d'être proposé à des agriculteurs.

Dans le centre de tri adjacent est testée une autre innovation. Des camions y déversent des sacs poubelle verts, orange et bleus. Verts pour les biodéchets, orange pour les recyclables, bleus pour les ordures résiduelles. De puissantes spires séparent les sacs, qui sont ensuite triés grâce à un système optique provoquant l'ouverture de trappes en fonction de la couleur.

C'est ainsi que le Sydeme (Syndicat mixte de transport et de traitement des déchets ménagers de Moselle-Est) a peut-être résolu la quadrature du cercle : la méthanisation exige en effet une collecte séparée des biodéchets, ce qui effraie de nombreuses collectivités locales, pour des raisons logistiques mais surtout financières. Or le système en cours de généralisation dans les 291 communes regroupées dans le Sydeme permet de collecter trois flux de déchets en une seule tournée de benne à ordures.

"Le principe, c'est d'aller chercher les biodéchets dans les cuisines, explique Charles Stirnweiss, président du Sydeme et ancien maire de Forbach, qui porte le projet Méthavalor depuis une quinzaine d'années. Il faut que tout cela ait du sens pour les gens. Et cela en prend quand ils voient des bus de Forbach roulant au biométhane sur lesquels est inscrit : 'Nous roulons avec vos biodéchets.'" La flotte de véhicules du Sydeme a déjà été convertie.

"NOUS SOMMES UNE TERRE D'ÉNERGIE, RESTONS-LE AVEC LES ÉNERGIES NOUVELLES"

Pour apaiser les craintes suscitées par la méthanisation, notamment celles d'explosions ou de nuisances olfactives, des visites d'installations existant à l'étranger ont été organisées. Les organisations locales de défense de l'environnement et des consommateurs ont été associées au projet. "Honnêtement, il est assez exemplaire, reconnaît Helmut Birtel, vice-président de l'Adepra, l'une de ces associations. Et il ne faut pas oublier que nous sommes en pays minier. Le méthane existait au fond de la mine, on est habitués à vivre avec."

Méthavalor a justement été construit sur un ancien terrain des Houillères de Lorraine. "Nous sommes une terre d'énergie, restons-le avec les énergies nouvelles", proclame Charles Stirnweiss, qui porte la bonne parole de l'économie circulaire tout en insistant sur le rôle social du Sydeme. Fin 2013 devrait entrer en service à Forbach une unité de fabrication des sacs poubelle, aujourd'hui importés d'Asie. "On délocalise des emplois du Vietnam pour les ramener chez nous", se félicite l'ancien maire.

Recyclage des déchets

Édition abonnés Contenu exclusif

06/04/2013

Énergie : demande de permis de forage en Camargue

lu sur :  

La demande de permis exclusif de recherche de gîtes géothermiques à haute température de Vistrenque est mise à disposition du public sur le site du ministère de l'Ecologie (*) depuis le 4 avril pour une durée de 21 jours.

Cette demande, présentée par la société Fonroche Géothermie, porte sur une zone d'une superficie de 333 km2 à cheval sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard, dont une partie se trouve sur le périmètre du parc naturel régional de Camargue.

Fonroche Géothermie a pour objectif final d'exploiter un gîte géothermique à haute température à partir d'une centrale électrique géothermique, fonctionnant sur le principe d'un "doublet géothermique". La centrale sera alimentée par un puits producteur qui exploitera, dans les zones profondes naturellement fissurées, de l'eau géothermale à une température supérieure à 150 °C. Le fluide refroidi sera réinjecté, au moyen d'un second puits, dans le réservoir exploité à une température de 60 °C. Les puits seront forés à des profondeurs estimées entre 3.500 et 5.000 mètres.

La ministre de l'Ecologie avait annoncé le 28 février dernier la signature de deux nouveaux permis, marquant ainsi sa volonté de relancer la géothermie haute température. Quatre autres demandes de permis de recherche avaient été soumises à la consultation du public le 7 mars dernier.

Laurent Radisson

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(*) voir :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Instruction-de-demandes-de-permis,32071.html

Instruction de demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques de haute température (Gard et Bouches du Rhône)


4 avril 2013 - ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT

Documents mis à la disposition du public dans le cadre de l’instruction de demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques à haute température.

 

Conformément à l’article 4 de la loi n°2012-1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la charte de l’environnement, depuis le 1er janvier 2013 la délivrance d’un permis exclusif de recherches s’accompagne de la mise en œuvre, en amont, d’une procédure de participation du public. Cette procédure est fixée à l’article L120-1 du code de l’environnement. Les recherches de gîtes géothermiques à haute température, qui relèvent du code minier en droit français, sont soumises à cette procédure, qui comporte une mise à disposition du public par voie électronique pendant 21 jours minimum.
 

Dans ce contexte la demande de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques à haute température de Vistrenque fait l’objet d’une mise à disposition sur le site du Ministère à partir du 4 avril 2013 pour une durée de 21 jours.

 
Cette mise à disposition du public se rajoute au processus existant auparavant. Pour mémoire, les demandes de permis exclusifs de recherches de gîtes géothermiques de haute température, lorsqu’elles ont été déclarées recevables, font l’objet d’une publication au JORF en vue de leur mise en concurrence. Après instruction des services au niveau régional puis consultation du Conseil Général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies (CGEIET) pour avis, la décision d’attribution ou de refus des permis exclusifs de recherche est ensuite prise par les ministres en charge de l’énergie et des mines.
 
Les observations du public peuvent être déposées à l’adresse suivante : 

 

Nom de la demande initiale
Lettre du pétitionnaire
Notice d’Impact
Permis de recherches envisagé pour octroi
Vistrenque
Vistrenque
(Fonroche Géothermie)
 
Permis de recherches envisagés pour octroi
Note explicative
Carte
Projet d’arrêté
DREAL concernées
Vistrenque
(Fonroche Géothermie)
Languedoc-Roussillon
Provence alpes Côte d’Azur
 

21/03/2013

Encore les méfaits du diesel !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/insolite/israel-la-limousine-d-obama-tombe-en-panne-on-en-fait-venir-une-autre-de-jordanie-20-03-2013-1643516_48.php

AFP publié le 20/03/2013 à 20:08

Israël: la limousine d'Obama tombe en panne, on en fait venir une autre de Jordanie

La limousine blindée de choix du président américain Barack Obama est tombée en panne mercredi, au premier jour de sa visite historique en Israël, et il a fallu faire venir par avion une voiture de secours de... Jordanie.

"Un de nos véhicules de protection a eu des problèmes mécaniques en Israël aujourd'hui", a confié Edwin Donovan, porte-parole du Service secret américain, qui accompagne le chef de la Maison Blanche.

"C'est la raison pour laquelle nous amenons plusieurs véhicules et un mécanicien dans tous nos voyages", a expliqué M. Donovan, en précisant que l'incident avait eu lieu avant que le président ne pose le pied sur la terre d'Israël.

Selon des médias israéliens, la panne serait due au fait que le plein de la limousine présidentielle a été fait avec du diesel au lieu d'essence.

Le président Obama se déplace dans plusieurs voitures blindées, dont une Cadillac remodelée de fond en comble de General Motors surnommée "La Bête".

Les spécifications de ces véhicules sont gardées secrètes mais ils seraient dotés de pneus et de roues spécialement renforcés, de matériel de brouillage des communications et d'un système de ravitaillement en oxygène.

La visite du président Obama en Israël a par ailleurs mobilisé pas moins de sept hélicoptères américains pour le court trajet aérien entre Jérusalem et Tel-Aviv.

La panne de la limousine blindée a été, semble-t-il, la seule anicroche d'une visite organisée au cordeau et qui s'est déroulée dans un climat chaleureux et sous un soleil éclatant.

L'air décontracté, le président Obama a tombé la veste sur le tarmac de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, aussitôt imité par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu venu l'accueillir.

Selon la télévision publique israélienne, ce geste peu protocolaire a symbolisé la volonté du président américain de réchauffer des relations notoirement tendues avec M. Netanyahu, alors que les deux dirigeants viennent d'entamer leur deuxième mandat consécutif.

09/02/2013

il FAUT changer !

les surlignags sont de moi

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http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE 

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE 

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles BoeufNous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

30/01/2013

Information locale - Sortir du nucléaire

communiqué:

Spectacle "Avenir radieux, une fission française"

Vendredi 15 février
Lieu : Villeneuve-Lès-Maguelone (34)

20h30 au théâtre de Villeneuve-Lès-Maguelone.
http://theatredevilleneuvelesmaguelone.fr/pratique

Laura Ruiz, du groupe Sortir du nucléaire 34, vous fait passer l'info suivante.
Si vous êtes intéressé-e-s merci de lui répondre directement : lafeelaura@no-log.org

Le groupe Sortir du Nucléaire 34 Montpellier vous invite vivement à assister à la pièce de théâtre "Avenir radieux, une fission française" jouée  et écrite  majestueusement par Nicolas Lambert, voir les critiques dithyrambiques ici:http://www.unpasdecote.org/les-spectacles/avenir-radieux-...

La pièce sera suivie d'une discussion avec Nicolas Lambert, un "artiste-journaliste" engagé passionnant.
Et comme vraiment, vraiment, vraiment nous vous recommandons cette pièce, nous avons tenté d'obtenir un tarif de groupe.
Le théâtre de Villeneuve-Lès-Maguelone nous octroie un (tout) petit euro de réduction sur le tarif plein qui est de 15 euros (donc on paierait 14 euros). Nous devons être dix et une seule personne doit régler.

Je me propose de gérer vos réservations. Comment faire ?
M'envoyer un mail, mon adresse est : lafeelaura@no-log.org
jusqu'au dimanche 10 février inclus.
Le lundi 11 février, je vous renvoie un mail en vous disant si nous sommes dix et si donc j'ai payé pour vous (vous me rembourserez le soir du spectacle) ou si au contraire nous ne sommes pas assez, auquel cas vous prendrez votre billet de votre côté.
Si on est 50, on a une ou deux invitations (!!)

Allez, venez très nombreuses et nombreux vous iradier... de plaisir !

Laura
pour le groupe SDN 34 Montpellier

17/01/2013

Le débat national sur la transition énergétique (suite)

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5339

09-01-2013 - Le Débat sur la transition énergétique 

Pour répondre aux grands enjeux de la transition énergétique et définir une nouvelle feuille de route énergétique pour la France, le débat national sur la transition énergétique a été lancé avec la première réunion de son Conseil national, le 29 novembre dernier, consacrée à la discussion de la Charte du débat national et du calendrier des travaux. Pour quels objectifs en ligne de mire ? 

Afin de recueillir l'avis d'un panel d'acteurs aux intérêts parfois très divergents, le Conseil national du débat est constitué de 7 collèges de 16 personnes : des membres issus d’organisations syndicales, des représentants des employeurs, des ONG environnementales, des associations de consommateurs, élus locaux, parlementaires et représentants de l’État. Au programme de ses débats qui devraient durer environ 6 moins : mettre en place une nouvelle politique énergétique en réduisant notamment de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité. Les autres chantiers évoqués ? Le développement des énergies renouvelables, la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’achèvement du réacteur EPR de Flamanville mais aussi la rénovation thermique des logements, les gaz de schiste et l’aéroport de Notre Dame des Landes, ces deux derniers points étant largement sujets à controverse... -

Parmi les difficultés qui se sont déjà fait ressentir : la composition de ce conseil qui fait débat et certaines organisations comme Greenpeace ont ainsi refusé d’y participer. Sur son site, l’association s’explique : « Greenpeace a participé assidûment aux rendez-vous préparatoires. Nous avons rencontré la ministre et son équipe. Nous avons “joué le jeu” … Mais voilà. Le nombre de questions sans réponses est alarmant. Pourquoi enfermer la question nucléaire dans la fermeture unique de Fessenheim ? Pourquoi laisser dépérir les filières renouvelables ? Pourquoi éviter le sujet des transports pourtant clé dans la problématique énergétique ? Pourquoi s’acharner sur le projet Notre-Dame-des-Landes, issu d’un autre âge ? » 

S’ajoutent à cela des blocages financiers avec la question centrale du coût du projet. Le montant des investissements nécessaires à cette transition énergétique est estimé à environ 400 milliards d’euros selon l’Union française de l’électricité (UFE). Dans une interview à Libération, Alain Grandjean président du comité d’experts précise quelques chiffres : « En France, rénover les logements coûtera 10 à 15 milliards par an. Ajouter de nouvelles capacités d’énergies renouvelables, entre 2 et 6 milliards par an. » 

La prochaine réunion, qui sera mensuelle, du Conseil national de la transition énergétique aura lieu le 13 décembre. L’ensemble de ses auditions devrait déboucher sur une loi de programmation en septembre 2013. L’enjeu est de tenir l'objectif de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre hexagonales d'ici à 2050. Ce débat national, promesse et priorité du quinquennat du Président de la République, a débuté alors même que se tient jusqu’au 7 décembre la 18e conférence annuelle de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Doha, pour trouver des solutions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Déborah

Le débat national sur la transition énergétique

communiqué :

à lire sur :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Chantiers-prioritaires-methode-et.html 

Chantiers prioritaires, méthode et calendrier

4 décembre 2012 (mis à jour le 17 décembre 2012) 

Méthode et calendrier du débat national.

1. Le débat national sur la transition énergétique sera organisé autour de quatre grandes questions étroitement liées :

  • Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.
  • Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quel type de scénarii possibles à horizon 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?
  • Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?
  • Quels coûts et quel financement de la transition énergétique ?
...

3. Le débat national couvrira une période allant de novembre 2012 à mai 2013. Il se déroulera en trois étapes :

  • Une phase de pédagogie et d’information de novembre à décembre 2012 aura pour but d’établir un socle commun d’information et de connaissance, sur la base de scénarios rigoureux, mais contrastés sur les trajectoires possibles. L’information du plus grand nombre nécessitera la participation des grands médias nationaux et régionaux tout au long du débat.
  • Une phase de participation grand public sera engagée de janvier à avril 2013, au plus près possible des citoyens : séminaires, débats et auditions publics au niveau national et régional, forums citoyens... Pendant cette phase, les Régions organiseront des conférences régionales de l’énergie, et assureront un cadre de cohérence à l’ensemble des initiatives territoriales au niveau infrarégional.
  • Une phase de synthèse et d’élaboration de recommandations en mai 2013 débouchera sur un projet de loi de programmation en juin 2013.

30/12/2012

Êtes-vous pour le gaz de schiste ou pour les économies d'énergie ?

communiqué :

Le Conseil Général de l'Hérault, sur son site Internet, nous pose la question : "faut-il exploiter le gaz de schiste ?".

Si vous avez envie de vous exprimer (nombreux), c'est => ici <=

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http://www.herault.fr/2012/12/19/faut-exploiter-gaz-de-schiste-13778

03/12/2012

Fronde locale contre le gaz de schiste aux USA

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/29/graine-de-revolte-au-pays-du-gaz-de-schiste_1797385_3244.html

LE MONDE | 29.11.2012 à 12h03 • Mis à jour le 30.11.2012 à 21h07 Par Philippe Bernard

Le 6 novembre, le résultat du vote des 80 000 habitants de Longmont (Colorado) a fait moins de bruit que la réélection de

Barack Obama. Marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste, il pourrait compliquer la stratégie énergétique d'un président qui compte sur les immenses réserves du pays en gaz pour réaliser l'une des promesses phares de sa campagne : l'indépendance énergétique des Etats-Unis en 2020.

Ce jour-là, en même temps que le choix du président, les électeurs de cette cité résidentielle nichée au pied des Rocheuses étaient aussi invités à se prononcer sur une proposition de texte interdisant la fracturation hydraulique (fracking) sur le territoire de la commune. Cette technique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter le gaz de schiste, consiste à fracturer les roches du sous-sol en injectant à très haute pression de l'eau mélangée à du sable et à des produits chimiques, afin de faire jaillir le gaz. Pareils forages font courir le risque d'une contamination des nappes phréatiques et rejettent dans l'atmosphère une importante quantité de méthane.

A Longmont, les 500 000 dollars (386 596 euros) investis par les compagnies gazières dans une campagne de mailing et de publicité destinée à convaincre de l'innocuité de cette technique créatrice d'emplois et à tuer dans l'oeuf le référendum n'ont pas suffi : par 59% contre 41%, les habitants ont approuvé l'interdiction.

"MÉPRIS DES FAITS"

Ce vote "ignore notre besoin crucial du gaz et de ses dérivés pour produire de l'électricité et répondre aux besoins du commerce et des transports", a protesté l'association des producteurs de gaz du Colorado, tandis que sept anciens maires de la ville ont fustigé "les accusations sans fondement sur la santé et lasécurité de notre communauté", dénonçant la "guerre au fracking" menée "par des militants au mépris des faits". Les producteurs s'apprêtent à porter plainte pour entrave aux droits de forages qu'ils ont acquis en ville. Ils entendent aussi réclamer à la municipalité des indemnités pour les propriétaires des terrains concernés.

Les industriels ne sont pas les seuls à préparer la contre-offensive. Le gouverneur (démocrate) du Colorado, John Hickenlooper, menace d'attaquer en justice la ville de Longmont, arguant que seul l'Etat a le droit de réglementer les forages. Il faut dire que, pour sa campagne électorale de 2010, le gouverneur, ancien géologue dans une compagnie de forage, a reçu 76 441 dollars (59 103 euros) de l'industrie gazière, d'après la liste des contributions rendues publiques.

En face, les opposants au gaz de schiste exultent et saluent un "soulèvement citoyen". Leur mouvement a démarré en 2011, lorsqu'il a été question d'implanter un puits de forage à proximité d'un collège et d'un lac apprécié des baigneurs. L'alerte avait été sonnée par la publication d'une étude de l'université du Colorado, selon laquelle les personnes vivant dans un rayon d'un demi-mile (805 mètres) autour d'un site de fracturation hydraulique sont exposées à des rejets toxiques cinq fois supérieurs aux normes. Rapidement, 8 200 signatures ont été collectées pour que soit soumise au vote la question de l'interdiction.

TÂCHE D'HUILE

Il s'agissait moins de défendre une cause planétaire que de protéger sa famille, sa maison et son jardin"Nous avons montré que l'argent des pétroliers ne leur permet pas toujours de gagner et que notre droit constitutionnel à la santé, à la sécurité et à la protection de la propriété n'est pas à vendre", se félicite Michael Bellmont, l'un des initiateurs de la campagne. Depuis le 6 novembre, la protestation a fait tâche d'huile dans les villes environnantes où les puits ont poussé comme des champignons, y compris en plein milieu de lotissements, et où des norias de camions approvisionnent en eau les sites de fracking

La fronde de Longmont n'est pas le premier mouvement anti-gaz de schiste aux Etats-Unis depuis que la ruée vers le gaz, partie du Texas, a semé des centaines de milliers de puits dans le Dakota du Nord, en Pennsylvanie et dans le Colorado. Dans son documentaire choc Gasland, Josh Fox a filmé l'eau qui s'enflamme en sortant de robinets à Dimock (Pennsylvanie), où l'on extrait le gaz de schiste. Dans l'Etat de New York, Lady Gaga et Yoko Ono ont rejoint la contre-croisade.

L'initiative discrète mais radicale des citoyens du Colorado, restés jusque-là en dehors des radars militants et médiatiques, pourrait donner une autre dimension au débat, après la présidentielle. L'organisation écologiste Sierra Club vient de lancer une campagne destinée à faire pression sur l'administration Obama en faveur d'une réglementation plus stricte d'un secteur qu'elle qualifie de "sale, dangereux et incontrôlable".

La prochaine salve pourrait venir de Promised Landun film anti-frackingMatt Damon y campe un représentant d'une compagnie gazière chargé d'obtenir des droits de forage de petits paysans frappés par la crise. Avant même la sortie du film, en décembre, la polémique a commencé : les partisans du gaz de schiste soulignent que le film a été cofinancé par une société détenue par les Emirats arabes unis dans le but de perpétuer la dépendance américaine à l'égard du pétrole étranger.

Philippe Bernard

13/11/2012

Isolez vous avec de la ouate

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/13/cellaouate-transforme-de-vieux-journaux-en-isolant_1789714_3234.html

Cellaouate transforme de vieux journaux en isolant

LE MONDE ARGENT | 13.11.2012 à 11h36 • Mis à jour le 13.11.2012 à 15h15Par J. Po.

Transformer de vieux journaux en ouate de cellulose, un isolant performant pour les habitations, c'est le projet original de Cellaouate, entreprise solidaire installée à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix (Finistère). D'un rendement comparable à celui de la laine de verre, la ouate de cellulose est un matériau écologique fréquemment utilisé en Amérique du Nord, mais pas en France, où il ne représente que 2 % du marché.

"Pourtant, fabriquer une tonne de laine de verre nécessite 12 000 kWh d'électricité, 350 litres d'eau et cela génère 3,5 tonnes de déchets et 1,6 tonne de gaz à effet de serre, alors que produire une tonne de ouate de cellulose permet derecycler 900 kg de déchets et consomme 90 fois moins d'électricité", argumente Patrick Créac'h, président et cofondateur de Cellaouate.

L'usine a été inaugurée en juin 2010. Pour réunir les 3 millions d'euros nécessaires, l'entreprise a bénéficié de trois prêts de 600 000 euros de la coopérative de financement solidaire la NEF (Nouvelle Economie fraternelle), du Crédit coopératif et de la Banque populaire de l'Ouest. Le groupe Isocell, leader de la production de ouate de cellulose en Autriche et présent dans une dizaine de pays, a pris 40 % du capital et apporté son savoir-faire pour la construction de l'usine.

Concurrence agressive

Mais le projet n'aurait pas vu le jour sans Les Genêts d'or, un établissement et service d'aide par le travail (ESAT) installé à Landivisiau, à quelques kilomètres de là, à l'origine de l'étude de faisabilité d'une filière locale de collecte et de valorisation du papier. Ce centre pour travailleurs handicapés emploie une quinzaine de personnes pour collecter et trier les journaux invendus duTélégramme, ainsi que ceux récupérés dans la région auprès des entreprises et collectivités.

Tous sont ensuite revendus à Cellaouate. "Les prix du papier évoluent de façon erratique, mais nous avons besoin d'un approvisionnement régulier à un coût raisonnable, explique Patrick Créac'h. La solution passe par la collecte auprès des groupes de presse et par le tri des vieux journaux." Aujourd'hui, la moitié de la matière première provient de 450 associations dans un périmètre de 100 kilomètres autour de Morlaix. A terme, la collecte locale devrait représenter 100 % de l'approvisionnement.

Malgré la concurrence agressive des producteurs de laine de verre, qui goûtent peu l'apparition de ce nouveau rival sur le marché de l'isolation pour le bâtiment, la production de ouate de cellulose progresse. Cellaouate en fabrique actuellement 5 000 tonnes par an et compte monter progressivement en puissance pour atteindreles 10 000 tonnes. L'entreprise a également pris une participation de 10 % dans une usine similaire située à Servian, près de Montpellier (Hérault). Il existe désormais sept centres de production de ouate de cellulose en France. p

J. Po.

Cellaouate

 

Activité Production de ouate de cellulose, matière isolante pour la construction

Chiffre d'affaires 2011 2,155 millions d'euros

Effectif

3 salariés

Financeurs

Crédit coopératif, la Nef,

Banque populaire de l'Ouest, Isocell (Autriche)

15/10/2012

Pas d'opération nuit noire à Montpellier

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/12/les-enseignes-lumineuses-tardent-a-s-eteindre-en-france_1774558_3244.html

Les commerces tardent à éteindre leurs enseignes

 

Les enseignes lumineuses tardent à s'éteindre en France

Le Monde.fr | 12.10.2012 à 13h14 • Mis à jour le 12.10.2012 à 16h23

Par Jérémi Michaux

Opération nuit noire : samedi 13 octobre, de nombreuses municipalités françaises éteindront une partie de leur éclairage public à l'occasion de la quatrième édition du "Jour de la nuit". Cette opération vise à sensibiliser le public à la pollution lumineuse et à la protection de la biodiversité nocturne, alors que la France peine à réduire l'éclairage la nuit, notamment celui dû aux enseignes commerciales.

Il y a un an, le 26 septembre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'écologie, fustigeait sur France-Inter les commerces dont les enseignes restaient allumées la nuit. Son ministère travaillait à la rédaction d'un décret sur leur extinction de 1 heure à 6 heures du matin. Les associations écologistes et les astronomes amateurs étaient ravis.

Plus d'un an après les promesses de la ministre, et trois mois après la publication de ce décret, où en est-on ? "Les choses vont dans le bon sens", selon Tom, qui coordonne le collectif d'activistes Zérowatt de Niort. Les militants de Zérowatt mènent des actions nocturnes d'extinction des enseignes. Leur prochaine opération est annoncée pour le 26 octobre. "C'est globalement positif pour Grenoble, Niort ou Poitier", assure Tom.

Selon Zérowatt, ce ne sont pas les grandes enseignes qui sont les plus réticentes, mais plutôt les petits commerçants indépendants, qui avouent souvent leur ignorance du décret.

Une mesure populaire

La mesure est populaire. A la question : "Faut-il obliger les commerces et bureaux à éteindre la nuit ?", posée sur le site participatif Newsring, 89 % des 415 votants ont répondu oui. Pourtant, entre le texte publié le 1er juillet et les effets d'annonces du précédent gouvernement, selon lequel la mesure permettrait d'économiser "la consommation d'électricité annuelle de 370 000 ménages et d'éviter le rejet de 120 000 tonnes de CO2 par an", il y a un gouffre.

Finalement, la mesure ne s'applique pas aux immeubles de bureaux et ne concerne plus les vitrines des magasins mais seulement leurs enseignes lumineuses. Inévitablement, certains panneaux lumineux ont migré derrières les vitrines des magasins et restent donc allumés toute la nuit.

De plus, l'obligation d'éteindre la lumière a été circonscrite aux commerces situés dans les agglomérations de moins de 800 000 habitants, excluant la plupart des grandes villes françaises où la pollution lumineuse est importante.

Eclairage nocturne, "Vues du ciel, les lumières des villes du Nord."Eclairage nocturne, "Vues du ciel, les lumières des villes du Nord." | N.A.S.A./SIPA

Mais le principal reproche fait à la législation est l'absence de sanctions pour les contrevenants dont l'enseigne resterait allumée toute la nuit. Le problème qui se pose est celui de la difficulté pour les forces de l'ordre de faire appliquer la loi sans un arsenal répressif efficace.

En l'absence d'accord à l'amiable entre la collectivité et le commerçant, ce type d'affaire "peut aller jusqu'au contentieux et est souvent classé par des tribunaux débordés", dit Jean-Charles Valladier, le responsable de l'aménagement des espaces publics et de la publicité de Toulouse. La ville applique sa propre charte puisque l'agglomération compte plus de 800 000 habitants.

Les panneaux publicitaires en procès

Autre point faible de la loi, il n'y a pas d'obligation d'extinction pour les panneaux publicitaires. Pourtant selon Bernard Devau, le directeur de l'aménagement de l'espace public à la mairie de Montpellier, "l'image que l'on se fait d'une ville repose souvent sur ses entrées autoroutières, lesquelles sont encombrées de panneaux allumés même la nuit". Mais les recettes très importantes qu'ils apportent "les rends inattaquables".

Pourtant un consensus semble exister pour limiter le nombre de nuisance lumineuse et même George Sorel, le président de la Fédération française des association de commerçants, se déclare favorable à l'extinction nocturne des panneaux indiquant la direction d'un magasin.

Jérémi Michaux

04/10/2012

Samedi 13 octobre 2012 : rassemblements à Malvési et Narbonne

communiqué :

Rassemblements aux quatre coins de la France :
> à Laval, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne

RDV : samedi 13 octobre, 13h00
> Lieu : 
usine AREVA "Comurhex", Malvezy (11)

puis

RDV : samedi 13 octobre, 15h00 
> Lieu : les halles, Narbonne (11)

02/10/2012

Gaz de schiste : bilan de la journée du 22 septembre

communiqué :

Global Frackdown Day en France

22 Septembre 2012

Pour cette première journée internationale d'actions coordonnées contre les gaz et pétrole de schiste et contre la fracturation hydraulique (www.globalfrackdown.org), la mobilisation citoyenne en France a été exceptionnelle. Plus de 3500 personnes se sont réunies autour d'une journée de forums et actions à Saint-Christol les Alès (Gard), près de 1000 à Tournant en Brie (Seine-et-Marne), plus de 2500 à Aix les Bains (Savoie), 500 à Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne), etc.

La très intense campagne de relations publiques des industriels et compagnies pétrolières et gazières pour demander à « réouvrir le débat » et lever l'interdiction sur la fracturation hydraulique suscite une très forte résistance citoyenne. Et les annonces récentes du Président de la République disant que la fracturation hydraulique resterait interdite les cinq prochaines années n'ont pas mis fin à la mobilisation citoyenne tant les permis restants sont nombreux.

« Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain », le slogan des collectifs citoyens français a pris toute sa valeur durant cette journée internationale. Campés sur leurs territoires et convaincus de l'importance de cette solidarité internationale, les collectifs et organisations françaises impliqués sont déterminés à mettre fin aux projets d'extraction de pétrole et de gaz de schiste, et à obtenir des politiques de sobriété et d'efficacité énergétiques, seules à mêmes de garantir que gaz et pétrole restent dans le sol. 

Presse

  1. France

AFP | 22.09.2012 à 16h46

http://www.romandie.com/news/n/_Plusieurs_manifestations_...

Le Monde.fr | 22.09.2012 à 19h47  

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/22/journee-...

Libération | 22.09.2012 à 19h07

http://www.liberation.fr/depeches/2012/09/22/gaz-de-schis...

20 minutes (avec vidéo sur Beaumont de Lomagne) | 22.09.2012 à 18h58

http://www.20minutes.fr/article/1008465/gaz-schiste-plusi...

LCI  - 22/09/2012

https://vimeo.com/50015224

L'humanité dimanche - Lutte sans frontières contre le gaz de schiste

http://www.humanite.fr/environnement/lutte-sans-frontiere... 

 

  1. Saint-Christol Les Alès

France 3 - Entre 2000 et 3000 anti-gaz de schiste rassemblés à St Christol-les-Alès

http://languedoc-roussillon.france3.fr/2012/09/22/entre-2...l 

RTL - Gaz de schiste : les militants veulent restés mobilisés

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/gaz-de-sch...

Midi-Libre 22/09/2012, 16 h 59

Saint-Christol-lès-Alès Plus de 3 000 opposants au gaz de schiste rassemblés

http://www.midilibre.fr/2012/09/22/dma-plus-de-3-000-oppo...

Midi-Libre (avec vidéo) 23 sept – 6h00

Saint-Christol-lès-Alès Démonstration de force des anti gaz de schiste

http://www.midilibre.fr/2012/09/22/demonstration-de-force...


  1. Ile de France : Trocadéro et Tournant en Brie

FRANCE 3 JT-Ile-de-France - 22/09/2012

http://www.pluzz.fr/jt-19-20-paris-ile-de-france-2012-09-...l 

FRANCE 3 Picardie - 22/09/2012

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

RTL 22/09/2012 à 17h30  

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/gaz-de-sch...

LCI 

http://www.wat.tv/video/quand-plat-pays-chante-pour-59xfp...

BFM TV - 22/09/2012

http://www.bfmtv.com/grille/bfmtv/replay/popup/90430/

Reporterre : En Seine-et-Marne, des militants pédagogues contre le gaz de schiste

http://www.reporterre.net/spip.php?article3241


  1. Aix-les-Bains

FRANCE3 - Aix-les-Bains (73) : Non au gaz de schiste ! (avec vidéo)

http://alpes.france3.fr/info/aix-les-bains-73--non-au-gaz... 

TVNETCtioyenne - Le gaz de schiste en France ..c'est pas fini ?

http://www.dailymotion.com/video/xttbee_le-gaz-de-schiste...

La Voix des Allobroges - Gaz de schiste : constat de défiance. Vidéo – 24 sept.

http://www.lavoixdesallobroges.org/environnement/544-mani...

 

  1. Beaumont de Lomagne

Sud-Ouest - Le Sud-Ouest mobilisé contre le gaz de schiste – 23 sept

http://www.sudouest.fr/2012/09/23/le-sud-ouest-mobilise-c...

FRANCE3 - Les militants restent mobilisés

http://www.pluzz.fr/jt-19-20-midi-pyrenees-2012-09-22-18h...

http://midi-pyrenees.france3.fr/info/les-militants-resten...


Autres photos - vidéos

Ile-de-France 

En images et vidéo : Premier forage de pétrole de schiste à Paris, 22 septembre 2012

http://www.aldeah.org/fr/en-images-et-video-premier-forag...


Saint- Cristol les Ales

Vidéo - gaz de schiste St Christol

http://www.dailymotion.com/video/xttk4e_20120922-gaz-de-s...

Vidéo Stop au gaz de schiste

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Des témoignages internationaux à St Christol-lez-Ales le 22-09-12.

http://www.nongazdeschiste.fr/index.php/actualites/intern...

Diaporamas de photos :

https://picasaweb.google.com/115594391816302960937/Rassem...

https://picasaweb.google.com/112077671368387340895/StChri...

http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-09-22...

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Document réalisé et éléments réunis par Maxime Combes.

Membre d'Attac France, de l'Aitec et engagé dans le projet Alter-Echos (www.alter-echos.org)

maxime.combes@gmail.com

Twitter : MaximeCo

<REcueil Presse Vidéos Photos.pdf><REcueil Presse Vidéos Photos.odt>Pour les désinscriptions : https://list.attac.org/wws/signoff/ecologie-societe

26/09/2012

Gaz de schiste : soutien aux maires convoqués en Préfecture de Privas ce jeudi 27 septembre

communiqué :

NOUVELLE ACTION NATIONALE

Bonjour,

Cette seconde action mails s'inscrit en continuité de celle de la semaine dernière.

Jeudi prochain, 27 septembre 2012, les maires de quatre communes ardéchoises (Vagnas, Bessas, Saint Sauveur de Cruzière et Beaulieu), concernées par la déclaration de travaux de Mouvoil, sont convoqués à leur tour par le préfet de l'Ardèche. Ils exposeront, comme l'ont fait les maires des neuf communes du Gard, leur refus ferme et définitif de voir leurs petites communes  servir de terrain d'expérimentation et d'exploitation des gaz et huiles de schistes.

L'action mails de soutien aux maires du Gard a été un succès. Vous avez envoyé 2500 messages pour les accompagner en préfecture de Nimes.
 
Ces actions sont importantes: elles sont la preuve que la  population se mobilise, et donnent toute légitimité aux maires dans leur opposition unanime à ce projet.

Pour soutenir les maires ardéchois, nous vous proposons de copier la phrase suivante: 

Je soutiens les maires convoqués en Préfecture de Privas ce jeudi 27 septembre dans leur détermination à refuser les travaux demandés par la société Mouvoil.

Signez-la et envoyez-la dès maintenant au directeur de cabinet du préfet de l'Ardèche:


et à

(Votre envoi à cette adresse est destiné à établir un comptage de la participation à cette action au niveau local).

Merci à tous. N'hésitez pas à diffuser à tout votre carnet d'adresses!

No Gazaran!
COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

19/09/2012

Gaz de schiste : bassin d'ALÈS et MOUVOIL

communiqué :

 Bonjour, 

La société Mouvoil a déposé un dossier de déclaration d'ouverture de travaux pour le permis du Bassin d'Alès qu'elle détient.
 Les Maires de neuf communes du Nord Gard concernés par ce permis (Barjac, Potelières, Rivières, Rochegude, Saint-Bres, Saint-Denis, Saint-Jean de Maruejols et Avéjean, Saint-Victor de Malcap, Tharaux) sont convoqués pour information et diffusion en Préfecture de Nimes, ce mardi 18 septembre à 16h30.
Ils exposeront leur opposition totale à ces travaux.
 La population se mobilise.
 Il est important d'apporter de toute urgence notre soutien à ces petites communes dans leur lutte. Nous vous proposons de copier la phrase suivante:

*Je soutiens les Maires convoqués en Préfecture de Nimes ce mardi 18 septembre dans leur détermination à refuser les travaux demandés par la  société Mouvoil.*

Signez-la et envoyez-la dès maintenant à la personne chargée du dossier en préfecture du Gard :

 laurence.barnoin@gard.gouv.fr  

et à :

 vian180912@gmail.com 

 (Votre envoi à cette adresse est destiné à établir un comptage de la participation à cette action VIAN).

 Merci à tous. N'hésitez pas à diffuser à tout votre carnet d'adresses!

17/09/2012

22 Septembre : Journée Mondiale contre les gaz et pétrole de schiste

22 Septembre :

Journée Mondiale contre les gaz et pétrole de schiste

A l'initiative de groupes locaux et organisations des Etats-Unis, et soutenu aujourd'hui par des groupes du monde entier, le 22 septembre est une journée mondiale d'action contre la fracturation hydraulique, les gaz et pétrole de
schiste. Pas moins de 150 actions vont avoir lieu sur 5 continents et dans près de 20 pays (Canada, Etats-Unis,Mexico, Argentine, Afrique du Sud, France, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, République Tchèque, Bulgarie, Australie...). Aux Etats-Unis, des actions vont avoir lieu dans chaque région du pays.

Cette première journée internationale d'actions coordonnées de cette ampleur s'appuie sur les très nombreuses mobilisations locales, régionales ou nationales existantes. Suite à ces dernières, la fracturation hydraulique est aujourd'hui interdite, ou sous des formes diverses de moratoire ou restrictions, dans plusieurs centaines de lieux sur la planète (outre la France et la Bulgarie, des centaines de mesures locales
d'interdiction ou de moratoire à travers le monde, dont plus de 200 aux Etats-Unis).
Partout sur la planète, les industriels pétroliers et gaziers multiplient les campagnes de lobbying et de relations publiques pour désamorcer ces mobilisations citoyennes en affirmant qu'elles sont isolées et que leur opposition
aux pétroles et gaz de schiste est infondée. Cette fable ne prend pas. Cette journée internationale d'actions démontre le caractère mondial de l'opposition à ces projets dévastateurs et elle a pour objet de repousser avec force la propagande de l'industrie pétrolière et gazière.

Pétrole et gaz de schiste, nous n'en voulons pas, ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain.

Toutes les informations :

Site Internet : www.globalfrackdown.org
Appel à actions :
http://www.globalfrackdown.org/endorsement-formfrench/
Carte mondiale des actions :
http://action.foodandwaterwatch.org/p/salsa/event/c
ommon/public/search.sjs?
distributed_event_KEY=682
Page Facebook :
http://www.facebook.com/events/137678913040126
/
Hashtag pour suivre la mobilisation sur Twitter :
#globalfrackdown
Journée coordonnée d'interventions sur les médias
sociaux : 18 septembre.

Rendez-vous en France le 22 Septembre :

En Ile-de-France :
• 11h30 : Place du Trocadero à Paris, inauguration du 1er forage intramuros
• 14h30 : Tournant en Brie (77), parc de Combreux, RER E.

Languedoc Roussillon :
A partir de 10h à Saint Christol lez Alès (30) Rhones-Alpes :
A partir de 10h à Aix-les-Bains (73) Midi-Pyrénées :
A partir de 9h, à Beaumont de Lomagne (82)

Plus d'informations sur le site de la coordination des collectifs : 
http://www.nongazdeschiste.fr

15/09/2012

Alerte au gaz de schiste dans le Gard

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2012/09/14/dma-gaz-de-schiste-camions-sondeurs-en-vue-sur-le-bassin-d-ales,562383.php

Gaz de schiste : des camions sondeurs viennent mesurer la présence d'hydrocarbures

Midi Libre
14/09/2012, 11 h 29 | Mis à jour le 14/09/2012, 11 h 51
La société Mouvoil détient toujours un permis d’exploration des gaz de schiste sur le "bassin d’Alès" à cheval sur le Gard et l’Ardèche.
La société Mouvoil détient toujours un permis d’exploration des gaz de schiste sur le "bassin d’Alès" à cheval sur le Gard et l’Ardèche. (Google Maps)

La société Mouvoil, détenteur d’un permis d’exploration des gaz de schiste dit du “bassin d’Alès” (à cheval sur le Gard et l’Ardèche) devrait engager d’ici un mois d’importants tests pour mesurer la présence d’hydrocarbures dans le sous-sol.

Mouvoil a déclaré qu’il n’allait pas recourir à la fracturation hydraulique

Un train de camions enverra des ondes qui seront ensuite analysées par un camion relais. 13 communes seraient concernées. La société n’a besoin d’aucune autorisation, Mouvoil ayant déclaré qu’il n’allait pas recourir à la fracturation hydraulique. 

"C’est purement déclaratif, s’exaspère un militant gardois anti-gaz de schiste, Alain Roubineau. Vues les cibles qu’ils envisagent de capter, elles ne pourront pas être mises en production avec des techniques conventionnelles. Ce ne sera pas de la fracturation comme on le voit aux Etats-Unis ou au Canada. Ce sera des techniques de stimulation, de pression, d’injection de vapeur, d’utilisation de solvants. On joue sur les mots."

Un simple dossier en préfecture, déposé début septembre par Mouvoil, a suffi, puisque le permis est actif (il ne fait pas partie de ceux abrogés par l’Etat l’an dernier).

L'opposition manifeste

L’opposition s’organise déjà : avant-hier soir, à Barjac (Gard), une réunion publique a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Dans une semaine, samedi 22 septembre, c’est à Saint-Christol-lès-Alès que devrait se cristalliser la mobilisation, pour une journée mondiale d’opposition aux gaz de schiste et hydrocarbures non conventionnels.

Un rassemblement - l’un des quatre d’envergure prévu ce jour-là en France - est programmé à la Maison pour tous, avec débats et conférences. 

13/09/2012

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

06/09/2012

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails.

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire 

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails.

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire