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29/03/2015

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

voir :

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 
11 mars 2015 ... Malgré l'ingérence et la pression des dirigeants de l'Union Européenne, lepeuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en ...

extrait :

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?
« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).
Pourquoi c’est faux ?
La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 10.5 euros par an, par adulte résidant en France.  

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)
Pourquoi c’est faux ?
Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.
De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti 
à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (C. Senik, économiste)
Pourquoi c’est faux ?
Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Idée reçue n°4 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! » (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)
Pourquoi c’est faux ?
Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007.
L’investissement a chuté de 67%. Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.
Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l'ensemble de la zone Euro.

Nous vous informons :

Mercredi 1er avril à 19h université Paul Valéry Amphi H, à coté du théâtre La Vignette 
Dans le cadre de la semaine internationale contre l’apartheid israélien, ne ratez pas ce grand moment à la rencontre d’un militant anti apartheid d’Afrique du Sud, bras doit de Mandela : Farid Esack , président de BDS Afrique du Sud.  
C’est un écrivain, professeur et militant des droits humains. Il a enseigné dans de nombreuses universités, dont l’Université de Harvard, l’Université Xavier aux États-Unis, l’Université du Western Cape, en Afrique du Sud et à Amsterdam. 
Aujourd'hui il est professeur à l' université de Johannesburg
Soirée à l’initiative du Comité BDS France 34 et avec le soutien du SNESUP de l’université Paul Valéry.

Mardi 7 avril à 18h30   Salle Guillaume de Nogaret  (Espace Pitot, Place Mirouze)
La Ligue des Droits de l’Homme et Parti Communiste Français, vous invitent à la Conférence - Débat  " La laïcité pour quoi faire ? "  avec Alain Bondelle, responsable national de la LDH et Pierre Dharréville Historien et journaliste Membre de l'exécutif national du PCF. Auteur de "La Laïcité n'est pas ce que vous croyez" 
Aujourd’hui la laïcité est instrumentalisée politiquement pour stigmatiser les Français ou les immigrés d’origine ou de culture musulmane. Les terribles événements de janvier sont utilisés sans vergogne pour mettre en cause les libertés publiques. 
La France a adopté au terme de débats et de luttes de plusieurs centaines d’années la loi de 1905 qui régit la laïcité et que l’actualité appelle à mettre en œuvre dans des conditions nouvelles. Comment développer les raisons et les moyens du « vivre ensemble » conformes aux principes de notre République ? C’est l’objet de ce débat.

07/04/2014

Bon début pour le nouveau maire de Montpellier

... pourvu que çà dure ...

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2014/04/07/le-futur-quartier-oz-n-est-plus-une-priorite,845238.php

Montpellier : trop cher, le futur quartier Oz n’est plus une priorité

G. L.

07/04/2014, 09 h 01 | Mis à jour le 07/04/2014, 12 h 45

Le nouveau maire de Montpellier (Hérault), Philippe Saurel, considère que ce projet coûte cher.

Le candidat UMP, Jacques Domergue, voulait en faire le nouveau quartier nocturne et branché de Montpellier. Jean-Pierre Moure, lui, l’initiateur du projet, rêvait de voir s’y développer un quartier d’affaires rassemblant plus de 350 000 m2 de bureaux et le futur campus de Sup de Co, gérée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Montpellier. De tout ça, il n’en est désormais plus - ou pas - question ! Le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel, a décidé, au lendemain de son investiture, de mettre en sommeil le projet de création du nouveau quartier baptisé Oz. "Je veux qu’un bilan complet et détaillé soit fait sur l’état de ce dossier.

Le coût de ce projet est très élevé et la situation financière actuelle de l’agglomération ne permet pas, pour l’instant, de s’engager favorablement. Et puis, soyons clairs, ce sujet n’est pas prioritaire !" Ainsi, 2017 comme date annoncée de l’inauguration de ce futur quartier, coincé entre Odysseum et Lattes, est à rayer des agendas.

André Deljarry dans le collimateur

Mais au-delà du coût "excessif" de ce projet, le premier magistrat de Montpellier a également la dent dure à l’encontre du président de la CCI, qui avait annoncé, il y a quelques mois, l’implantation dans ce nouveau quartier du futur campus. "Monsieur Deljarry, qui n’a eu de cesse de critiquer la Ville ces derniers temps, oublie un peu trop vite que c’est grâce à elle qu’il a pu mener cette opération financière."

Le zonage a été modifié 

Et le maire d’expliquer : "Il y a quelques années, la Ville a modifié le zonage de l’actuel terrain de l’école de commerce, afin que soit augmentée la capacité à construire. Et cela, dans le but d’attirer de futurs promoteurs et de réussir à moindre coût son opération de transfert vers Oz. Monsieur Deljarry est prié de ne pas l’oublier !"

L’heure des règlements de compte a sonné.

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sur le même sujet, lire aussi un communiqué d'EELV de 2013 (donc avant que EELV s'allie à Moure):

http://montpellier.eelv.fr/over-doz-de-la-precipitation-a-lindigestion-urbaine-2703

Over d’OZ : de la précipitation à l’indigestion urbaine

Publié le 11 juin 2013 dans Actualités Communiqués de presse

Depuis plusieurs semaines le projet d’aménagement « Oz Montpellier» de l’Agglomération est exposé à longueur de publicité, promettant la verte perspective de chevaux broutant tranquillement entre deux autoroutes, d’arbres déjà centenaires au milieu de bureaux transparents. «Nature urbaine», «Quartier intelligent», «exubérance végétale» : tout semble pour le mieux dans «l’agglomération du 3e millénaire » Alors, simple écoblanchiment pour entretenir l’appétit d’immobilier d’affaire, ou réelle rupture après des décennies d’aménagement autoritaire ?

Au-delà des belles images, il y a hélas encore une fois un fait accompli, au détriment d’une vision équilibrée du développement de l’agglomération. Ce projet précipité et gourmand en investissement publics limitera les capacités de mise en œuvre d’autres propositions plus respectueuses des paysages périurbains et du Schéma de cohérence territoriale.

La politique du fait accompli: laissez-nous faire, et circulez !

Il faut noter tout d’abord que le projet de gare TGV autour duquel est positionné Oz est totalement prématuré. Comme l’ont bien rappelé récemment les associations d’usagers des transports, construire dès aujourd’hui une nouvelle gare sur cette zone est tout à fait discutable, tant les perspectives de saturation de l’actuelle sont lointaines, même en tenant compte des nouvelles voies à grande vitesse en chantier ou à venir.

C’est pourtant au nom de cette soi-disant nécessité que l’ont veut consommer 350 hectares de terres agricoles. Cherchez l’erreur… D’un côté la ville défend la densification urbaine, pour limiter son étalement, de l’autre on s’entête à prolonger Montpellier jusqu’à la mer à coups de ZAC et de «pôles d’affaires» proliférant depuis Odysseum. 

Investissements et coûts cachés: encore une hypothèque sur l’avenir 

Tout ceci revient à signer l’arrêt de mort de la ceinture verte au sud de Montpellier, déjà longuement impactée par le doublement de l’A9 et le tracé ferroviaire. Plus encore, par les dépenses d’équipements qu’il annonce, tout comme celles qu’il entraînerait  forcément (un lien  entre les 2 gares, tramway ou navette ? et un boulevard urbain ?), le projet Oz détournera durablement les financements de l’Agglomération, au lieu de les consacrer à la transition écologique de la Ville comme le propose Europe Ecologie-Les Verts Montpellier depuis des années. 

Quand une ville en arrive à ce qu’il faille s’attacher aux grilles d’un parc pour sauver un espace boisé (Clemenceau), que des projets immobiliers poussent sur des terrains de foot (Beaux-Arts) ou des poumons verts (Montcalm), que l’on cède des jardins historiques à des promoteurs (Jardin de la Reine) pour maintenant s’étaler à coups d’expropriations des terres agricoles de proximité, on se dit que Montpellier et son agglomération ne tournent pas rond en matière d’urbanisme.

Exemple symptomatique, Oz tient donc moins du projet magicien que de la classique bétonnite aiguë, fut-elle labellisée écoquartier. La seule véritable « campagne » présentée dans ce projet est en tout état de cause visiblement électorale…

Le groupe local EELV-Montpellier
Contact : Christophe Tardy, 06 79 41 42 02

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et à propos d'EELV, lire aussi :

Montpellier : les Ecoloactifs réclament la dissolution du groupe #EELV

  • Écrit par  Rémy Cougnenc lundi 7 avril 2014 10:46

Après le fiasco des municipales, les écologistes sont au bord de l'implosion à Montpellier. Dans un communiqué au vitriol, la motion des Ecoloactifs réclame à ses instances nationales "la dissolution du groupe local Europe Ecologie les Verts (EELV) et sa re-création sur des bases saines".

Les auteurs du communiqué (Christian Dupraz, Nicolas Dubourg, François Baraize, Jacqueline Markovic, Marie Massart, Nadja Flank, Manu Reynaud) déplorent la situation de "mort clinique" du groupe EELV à Montpellier, aboutissement d'une "lente dérive clientéliste", d'un "projet indigent", d'une "stratégie inepte" et de "leaders disqualifiés".

"Ce résultat (ndlr : Mustapha Majdoul, seul élu d'opposition au conseil municipal) est la conséquence d'une stratégie désastreuse, d'une combinaison politicienne à courte vue mise en oeuvre par Mustapha Majdoul, fort d'une écrasante majorité basée sur des adhésions de complaisance et des pratiques frauduleuses", écrivent les auteurs du communiqué.

R.C

Publié dans Flash Hérault

11/04/2013

Oyez, oyez, oyez, bonnes gens ! Et si l’on réduisait les impôts locaux ?

lu sur :

http://www.lagglorieuse.info/article-offert.php

Et si l’on réduisait les impôts locaux ?


Dépense d’argent public, sans contrôle, sans garde-fou !


mercredi 3 avril 2013

Alors que les entreprises et les particuliers font des économies, nos élus locaux dépensent l’argent des contribuables sans compter. Des millions d’euros qui s’engouffrent dans les voyages, bâtiments, vins, Septimanie, Unlimited, et autres investissements...

Les présidents des collectivités d’ici roulent tous avec des voitures qui coûtent au minimum 52 000 € la pièce. De plus, ils changent de voiture tous les deux ou trois ans. Côté conseil général, alors qu’il a coûté 61,70 M€, le projet Num’Hér@ult n’est-il pas l’exemple d’argent public gaspillé ?


Ce projet cher à André Vézinhet n’a jamais eu la fibre escomptée auprès des Héraultais surfant sur Internet, et seulement 57 350 foyers et 330 entreprises en sont équipés, soit 150 000 habitants, ce qui est ridicule par rapport au 1,1 million d’habitants du département.


Autre exemple de gaspillage du Département, le projet Pierresvives, dont le coût final a été de 125 M€. André Vézinhet a estimé qu’il n’y avait pas de gabegie et que sa collectivité n’a pas dépassé l’enveloppe de 79,95 M€ ; le reste a été couvert par des subventions de l’État et de la Région. Sauf que c’est le contribuable qui paie à la fin. Aussi, 79,95 M€, c’est déjà trop dans le budget d’une collectivité qui a pour principale mission la solidarité, d’autant plus que le Département est endetté.


Le gaspillage est également un exercice où excelle Dame Hélène. Ainsi, le projet « Quartier libre », qu’elle a lancé en 2005, a coûté plus de 450 000€ pour quelques festivités qui ont eu lieu dans les quartiers. La même année, pour cette manifestation, Brahim Abbou a été subventionné par la mairie pour organiser une paella pour une vingtaine de personnes et une séance de breakdance regroupant trois ou quatre jeunes de la Paillade.


Côté Agglomération et Région, le gaspillage est une coutume héritée de Georges Frêche. Ces deux collectivités subventionnent l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier sans compter. Dans la région, le poids du lyrique dans l’ensemble du spectacle vivant est énorme. Le public concerné par le lyrique est de 1 % dans l’agglomération, et, dans toute la région, il ne représente que 0,2 %. Et pourtant, l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier consomment 25 M€ de subventions, ce qui représente 25 % de tout le financement public de la culture dans la région.


Autres aspects du gaspillage, les voyages à l’étranger des élus locaux, parfois pour faire du tourisme, et donc sans aucune retombée pour les collectivités. En 2005, Hélène Mandroux s’est rendue à Fès, soi-disant pour renforcer les liens de coopération avec la ville marocaine. Mais renseignement pris, Dame Hélène s’est rendue à Fès pour participer à une course de calèches ; et le plus formidable, c’est qu’elle a remporté une coupe pour sa victoire. Une autre destination de Dame Hélène fut la ville de Tokyo, en 2011, pour participer au Congrès international d’architecture, afin de présenter l’architecture moderne et révolutionnaire de Montpellier. D’après nos informations, Hélène Mandroux était toute contente de présenter le quartier de la Paillade comme haut symbole de l’architecture à Montpellier. Par ailleurs, l’an dernier, la maire de Montpellier s’est rendue à Tlemcen, accompagnée d’une délégation, afin d’assister à une soirée de musique dans le cadre du Festival des musiques sacrées.


Un autre périple fut celui de Jean-Pierre Moure aux Émirats arabes unis, en juin 2012. Dès son retour, le Seigneur de Cournonsec a déclaré : « Nous étions reçus par la famille royale, ce qui est une chose rare. Une mission émiratie viendra à Montpellier au mois d’octobre 2012 pour signer plusieurs contrats. » Les mois ont passé et aucun Émirati ne s’est rendu à Montpellier !


Toujours côté Agglomération, la marque « Montpellier Unlimited » représente un gouffre financier, sans retombées pour l’économie locale. Une destination chère à nos élus locaux est la Chine. Ainsi, le Département, la Région, l’Agglomération et la Ville envoient régulièrement des délégations en Chine, surtout pour y vendre du vin.


En fait, les élus locaux ne savent pas conjuguer leurs efforts et s’appuyer sur la Maison du Languedoc- Roussillon en Chine pour exporter du vin. D’autant plus que la Région a créé le label « Sud de France » à cet effet. Mais ce qui intéresse nos élus locaux, c’est de faire du tourisme et gaspiller l’argent public. Tant qu’il s’agit de l’argent du contribuable, nos élus locaux ne comptent pas !

Jean-Louis Lebrun

25/03/2013

Montpellier et le doublement de l'autoroute A9

à lire :


A9-qui va payer ?.pdf



extrait :


Une fois les travaux de doublement achevés fin 2017, il faudra investir 223 M€.

Reste aussi à savoir qui entretiendra le boulevard une fois devenu urbain. 

11/12/2010

On n'arrête pas le progrès...informatique

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012307366-une-fraude-fiscale-d-ampleur-nationale-dans-les-pharmacies

Une fraude fiscale d'ampleur nationale dans les pharmacies

Une enquête sur des fraudes concernant une pharmacie du Gard a mis au jour un système informatique «exceptionnel» de dissimulation de recettes fiscales qui pourrait avoir été utilisé par 4.000 pharmacies en France, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Nîmes.

Lancée en 2008 après un signalement de la Sécurité sociale portant notamment sur des soupçons de fraudes à l’ordonnance dans une pharmacie de Rémoulins (Gard), l’enquête a révélé l’utilisation par les propriétaires d’un logiciel «permettant de minorer automatiquement les recettes à des fins de dissimulation fiscale», a indiqué le procureur de Nîmes, Robert Gelli, confirmant une information du Midi Libre.

Saisie du dossier, la Direction générale des Finances publiques (DGFIP) a confirmé à l’AFP avoir constaté dans le cadre du contrôle fiscal, «dans certaines pharmacies et aussi dans d’autres activités commerciales», l’utilisation de «logiciels permissifs», «qui permettent d’occulter les opérations imposables et donc de frauder le fisc».

«L’administration fiscale a engagé une action déterminée et spécifique pour lutter contre ces pratiques frauduleuses et on en tirera toutes les conséquences fiscales et juridiques», a-t-on ajouté de même source.

Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes ont découvert que «toute la comptabilité était automatiquement faussée» par le logiciel grâce à l’utilisation d’un «code d’accès donné par les sociétés qui implantent la comptabilité des pharmacies», selon le procureur de Nîmes.

«Le système utilisé dans cette pharmacie n’est pas limité à celle-ci, mais c’est quelque chose d’une ampleur nationale», précise Robert Gelli, selon lequel «4.000 pharmacies auraient demandé l’accès à cette formule particulière», à savoir le logiciel accompagné du code d’accès.

La DGFIP n’a pas précisé le nombre de commerces concernés, ni le montant du préjudice subi par le fisc.

Selon le procureur, parmi les deux plus grosses sociétés qui fournissent des systèmes de comptabilité informatique aux pharmacies en France, «ce mécanisme existe bien pour la société Alliadis, dont le siège social est à Niort».

Les deux sociétés ont des «systèmes assez comparables», a-t-il cependant ajouté sans donner plus de détails.

«Ce qui est exceptionnel, c’est que le mode de minoration se trouve inclus dans le logiciel lui-même et est fourni par la société qui prépare les logiciels de comptabilité des pharmacies, sous réserve de demander l’accès au code informatique», a relevé le procureur.

Selon le parquet, les dissimulations portent essentiellement sur les ventes de produits de parapharmacie.

(Source AFP)