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25/09/2015

Histoire de chevaux

à lire sur Le Temps :

Sciences & Environnement 

Le cheval de Przewalski, sauvé par son propre génome?

Le code génétique complet du seul cheval entièrement sauvage a été séquencé. Cette avancée permettra peut-être de sauver ce seul descendant d’une des deux lignées originelles des équidés, pour autant qu’il évite les contacts avec les chevaux domestiques

28/12/2014

1214 / 2014 : 8 siècles !

Bouvines, 27 juillet 1214

il y a 8 siècles !

Et toujours cet affrontement entre pays anglo-saxons et la France, sur le plan économique et sociétal aujourd'hui.

Aviez-vous entendu parler de la commémoration ? Moi pas !

S'agit-il d'une volonté des médias et de leurs maîtres pour passer sous silence ce rappel historique ?

Il serait utile d'envisager une Union des pays Méditerranéens pour s'engager dans une autre voie que celle du libéralisme mercantile anglo-saxon. 

Voici quelques liens :

Par François-Guillaume LorrainLe Point - Publié le 22/12/2014 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 08:53

Bataille de Bouvines — Wikipédia

La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd'hui dans le ...

Bouvines 2014 | Célébration du 800è anniversaire de la bataille de ...

02/11/2014

Attentat démocratique...

communiqué :

Objet : pour préparer la rencontre avec Etienne Chouard  (*)

 
Visitez le lien ci-dessous.
 

Attentat démocratique...

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.
Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS..


Source : 
https://www.youtube.com/watch?v=zjq4y6115sg

-------

(*)

Samedi 8 Novembre, 18H, salle Léo Ferré, à Bédarieux.

 

L'association Attac Hauts Cantons vous propose une conférence/débat autour du thème de la démocratie et des institutions : la constitution de la 5ème République et ses impasses, le processus constituant.
Soirée animée par Etienne Chouard, professeur d'économie et de droit à Marseille. Ilest bien connu des réseaux sociaux. 
« Etienne Chouard défend notamment le système du tirage au sort (dans certains contextes et associé à des mécanismes de contrôle) et soutient qu'une nouvelle assemblée constituante devrait être basée sur cette méthode. Il défend également le référendum d'initiative populaire et soutient que le véritable suffrage universel est le vote direct des lois par les citoyens. Il qualifie l'union européenne « d'épouvantable piège» qui met en place un « chômage institutionnalisé» , et dénonce fréquemment le « sabordage monétaire » que constitue selon lui l'abandon de la création monétaire publique vers les banques privées. Dans une moindre mesure il défend également l'idée du revenu de base inconditionnel » (sce wikipédia).
 
De 18H à 20H, conférence puis débat sur la nécéssité d'une réappropriation citoyenne du processus constituant, la constitution étant la base du vivre ensemble dans un cadre républicain.
 
Pause : apéritif puis repas tiré du sac.
 

A partir de 20H30, atelier constituant : thème proposé : Comment les citoyens (le peuple, les 99% ...) doivent récupérer le champs économique dans la constitution, et garantir la juste répartition des richesses ? 

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08/10/2013

Le pot de fer de la bêtise contre le pot de terre de la connaissance

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/07/eolienne-contre-archeologie-dans-l-aude_3491347_1650684.html

Eolienne contre archéologie dans l'Aude

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 07.10.2013 à 15h49 • Mis à jour le 08.10.2013 à 08h24 |Par Vivianne Thivent

Fin août, dans l'Aude, un site archéologique connu, mais jamais fouillé, a été en partie détruit. Non par le feu ou le temps. Mais par un tractopelle venu faire place nette pour la construction d'une éolienne de 110 mètres de haut, l'une des six prévues par Alstom sur le site de Saint-Pierre-le-Clair. "Voici un bout de crâne humain, indique Christian Raynaud en époussetant un os plat ramassé par terre.Le chemin d'accès passe en plein sur le cimetière médiéval."

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Ce professeur d'histoire est le premier à avoir donné l'alerte. Face à lui, s'élèvent les ruines d'une église romane sur lesquelles un écriteau rouge prévient qu'"il est formellement interdit d'emporter des pierres". En contrebas, quelques puits, des murets entrelacés et un carré de terre fraîchement battue de 50 mètres de côté."Avant les travaux d'arasement, c'est là que se trouvait la majeure partie du village médiéval", assure Dominique Baudreu, du Centre d'archéologie médiévale du Languedoc.

"DEUX RECOURS JURIDIQUES"

"Mensonge !, s'insurge Patrice Cathala, maire de Bouriège, l'une des deux communes accueillant le parc éolien. Là-haut, il n'y a que des cailloux empilés par des paysans et les restes d'une église récente." Ce qu'infirme Florent Hautefeuille, spécialiste de l'archéologie médiévale à l'université Toulouse-II : "D'après la configuration des lieux, il s'agirait d'un village médiéval créé au XIIe siècle et déserté au XIVe." A cause de la crise économique et sociale qui a accompagné la guerre de Cent Ans, la majorité des hameaux ont été abandonnés, surtout dans le Sud, où l'habitat était très épars. Pour l'archéologue toulousain, le site de Saint-Pierre-le-Clair, répertorié en 1985 lors d'une campagne aérienne, aurait dû a minima être sondé avant le début des travaux.

"Mais ce projet de parc éolien a fait l'objet de deux recours juridiques, s'emporte Patrice Cathala. Les papiers ne peuvent qu'être en règle." En effet, depuis 2001 et les premières lois sur l'archéologie préventive, les demandes de permis deconstruire sont censées être visées par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et son service régional à l'archéologie (SRA). Un service qui, concernant ce dossier, ne possède qu'une demande d'informations datant de 2003 et venant de Tencia, filière de l'entreprise espagnole Ecotecnia. La demande étant vague, dépourvue de plan d'implantation des éoliennes, le service répond en transmettant une carte positionnant le site médiéval. Mais sans que le SRA soit de nouveau consulté, en octobre 2006, Tencia obtient un permis pour construire six éoliennes à la suite d'une demande déposée en 2004. Ce permis est immédiatement attaqué par des riverains, mais sur des arguments environnementaux, et non archéologiques. Ces plaintes sont rejetées en 2008 et en 2011. Entre-temps, Ecotecnia est racheté par Alstom, qui fait ainsi son entrée sur le marché de l'éolien.

"PROBLÈME DE TRANSFERT DU DOSSIER OU DE DÉLAI"

"Il y a dû y avoir une erreur quelque part, admet-on au SRA. Un problème de transfert du dossier ou de délai", deux écueils relevés par le Livre blanc de l'archéologie préventive, publié en mars et qui pourrait servir de socle à la loi sur le patrimoine attendue pour la fin de l'année. "Le délai de réponse, deux mois, est parfois trop court pour que les dossiers puissent être pleinement traités par les SRA", confirme Dominique Garcia, président de la commission ayant rédigé le rapport. Sauf qu'en l'occurrence, ce n'est peut-être pas ce qui s'est passé pour le site de Saint-Pierre-le-Clair, comme l'explique Jean-François Desbouis, le directeur de la direction départemental des territoires et de la mer, qui a le dossier sous les yeux : "En 2004, il y a eu un décret rendant facultatif l'examen par les services de l'archéologie de toute demande de permis de construire concernant des surfaces inférieures à un hectare et situées en dehors des zones de présomption de prescription archéologique qui, elles, se trouvent souvent en milieu urbain."

Les éoliennes ayant une faible emprise au sol et se trouvant par définition en milieu rural, elles échappent au joug systématique de l'archéologie préventive. En d'autres termes, si le site de Saint-Pierre-le-Clair a été détruit, c'est parce que la loi le permet. "Il faut toutefois remettre les choses dans leur contexte, insiste Jean-François Desbouis. En 2004, c'était le début de l'éolien. Aujourd'hui, tous les dossiers de ce type sont transmis pour avis préalable au SRA... en tout cas dans l'Aude." Ce département, avec 15 parcs éoliens actifs et 36 en cours d'instruction ou de construction, est l'un des champions français de l'éolien. Quid du reste du territoire ?

"LES ANGLES MORTS DE L'ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE"

"Le cas de ces éoliennes peut être rapproché des angles morts de l'archéologie préventive, reprend Dominique Garcia. Dans le Livre blanc, nous avons relevé d'autres vides juridiques notamment concernant le domaine maritime ou encore les terrains agricoles, qui sont labourés de plus en plus profondément." "Il faut, de plus, insister sur le fait que si l'emprise au sol des éoliennes, ou des remontées mécaniques d'ailleurs, n'a qu'un impact limité en termes de surface, complète Florent Hautefeuille, les aménagements connexes comme les chemins d'accès ou le décapage peuvent entraîner des destructions importantes sur des sites tels que des villages désertés."

Mais qu'importe le contexte législatif, pour Jean-Paul Demoule, ancien président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), la destruction n'aurait pas dû avoir lieu. "A partir du moment où les vestiges sont visibles, Alstom aurait dû suspendre les travaux et prévenir les services de l'archéologie. Telle est la loi." Une loi qui, d'après le professeur d'archéologie, est régulièrement bafouée. "Lorsque les aménageurs tombent sur des vestiges, la consigne est trop souvent de les détruire, affirme-t-il. Et pour cause : les amendes encourues sont moins élevées que le coût des fouilles."

ALSTOM INVOQUE LA BONNE FOI

Pour le cas de Saint-Pierre-le-Clair, Alstom invoque la bonne foi. Le développeur confirme avoir eu connaissance de la présence des sites archéologiques par des documents transmis en 2003. Il affirme en outre avoir placé les éoliennes en conséquence, c'est-à-dire en dehors de la zone concernée, et avoir mis au jour de nouveaux vestiges lors d'une simple "opération de défrichement". Même s'il a omis de signaler cette découverte au SRA, Alstom indique qu'il "facilitera l'accès au site en vue d'effectuer des fouilles archéologiques". A ce jour, aucune plainte contre le groupe n'a été déposée. Fin septembre, une première rencontre entre Alstom et les services de l'archéologie a eu lieu sur le site afin de prendre la mesure des dégâts engendrés, d'estimer l'intérêt d'une fouille sur les zones dégradées et de réfléchir aux solutions possibles concernant l'implantation de l'éolienne.

Lire aussi : Une exception à la règle ?

Une exception à la règle .pdf

02/07/2013

Il est plus que temps de défendre la langue française

Un appel qui est toujours d'actualité.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/12/07/langue-francaise-etat-d-urgence-par-un-collectif-d-associations_1277289_3232.html

Langue française : état d'urgence, par un collectif d'associations

Le Monde.fr | 07.12.2009 à 16h46 • Mis à jour le 07.12.2009 à 18h02

Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. 
"Langue de la République" (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre-ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l'"identité nationale". Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu'au Québec, en Afriquefrancophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l'est moins par l'air du temps que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprisesfrançaises avec l'appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d'abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu'" il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation", le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L'heure est donc venue d'appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l'égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Depuis longtemps, on n'en est plus aux seuls emprunts massifs à l'anglo-américain ; nombre de grandes entreprises s'emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : "Time to move !" est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l'humiliation linguistique à l'effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C'est aussi la mode – le "mood" – chez AREVA... Dans la distribution, Carrefour, Auchan... basculent leurs produits et enseignes à l'anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, La Poste ou Air France... Loin du programme du Conseil national de la Résistance, la devise du Medef n'est-elle pas"ready for the future" ? Sommet du "dialogue social" : c'est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d'usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC..., ont dûmonter au créneau pour " défendre le droit de travailler en français en France ".

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l'acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils ne sont souvent plus pensés et écrits par nos chercheurs qu'en anglo-américain, même pas toujours traduits en français. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants... Que fait le CSA ?

On ne voit que trop qui sert cette politique d'anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette "élite" et ces privilégiés qui, pas seulement à droite, n'hésitent pas à désintégrer leur langue maternelle pour mieux intégrer l'élite mondialisée et ressembler à leurs maîtres ! Les "gens de peu", pour leur part, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s'en tirer en ingurgitant le "Wall Street English" promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l'anglais au français, des petites classes jusqu'à l'enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l'Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l'Etat annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés "en langues étrangères"(traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c'est peu dire que l'Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s'emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c'est souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pourcontourner la loi.
C'est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l'assassinat linguistique planifié ne puisse s'accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défensede sa langue.

L'actuel gouvernement qui glose sur l'identité nationale va-t-il contribuer àenfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Parlons ici seulement de ce qu'il faut pour revenir au bon sens : à l'école élémentaire ou au collège, asseoir d'abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l'anglais ; réaffirmer le français comme langue de l'enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; fairerespecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

Notre appel s'adresse aussi aux espérantistes, aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée, aux immigrés qui veulentcontinuer à parler notre langue sans oublier celle de leur pays d'origine, à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l'anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s'adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l'habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c'est le peuple qu'en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité les écrivains, penseurs, traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie, partout où notre langue est pratiquée et aimée :vous dont la langue constitue l'outil de travail et l'élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la "défense et [l']illustration" du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l'argent roi.

Signataires :

Alliance Champlain,
Association francophonie avenir 
(Afrav),

Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf),
Avenir de la langue française (ALF),
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC),
CO.U.R.R.I.E.L.,
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France (DLF Paris-IDF),
Forum francophone international France (FFI France),
Le droit de comprendre (DDC),
Le français en partage,
Gerflint.

05/06/2013

Le vin dans le sud de la France

( et non dans le "Sud de France" , abominable jargon ! )

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/88b86600-cd47-11e2-aca0-fdffa42896eb|3

Archéologie mercredi5 juin 2013

Millésime gaulois

Les habitants de l’ancien port de Lattara, dans le sud de la France, produisait déjà leur propre vin au Ve siècle avant J.-C. Les Etrusques leur auraient fait découvrir la viticulture

Objet d’orgueil national, la tradition vinicole française est une importation. Pire, ses cépages fondateurs étaient peut-être d’origine italienne. C’est en tout cas ce que suggère une étude américaine récemment publiée dans la revue PNAS, qui se base sur l’examen de restes archéologiques découverts sur le site de Lattara, dans l’actuel Languedoc-Roussillon. L’analyse du contenu d’amphores étrusques retrouvées sur place atteste de l’importation de vin en Gaule dès le Ve siècle avant J.-C. Le vin aromatisé aux herbes des Etrusques aurait alors tant séduit la population locale qu’elle n’aurait pas tardé à lancer sa propre production.

L’histoire de la viticulture remonte à la domestication de la vigne sauvage, Vitis vinifera, il y a environ 9000 ans. C’est de cette époque que datent les premières traces de raisin fermenté retrouvées dans des sites archéologiques au Proche-Orient. «Les analyses génétiques effectuées sur les cépages et la vigne sauvage dans cette région du monde pointent vers le sud-est de la Turquie, comme le centre de domestication primaire de la vigne», précise José Vouillamoz, spécialiste suisse de l’étude génétique des cépages.

La culture du raisin et sa transformation en vin a ensuite fait son chemin vers l’Egypte et la Mésopotamie, puis à travers la Crète vers l’ensemble du monde grec. Quant à l’arrivée de cette pratique en France, elle était jusqu’alors située autour de 600 à 500 avant J.-C., lorsque des colons grecs, les Phocéens, ont fondé la ville de Massilia, actuelle Marseille. Ils auraient alors planté dans les alentours les premiers ceps de vigne du pays. Ce n’est que plusieurs siècles plus tard, au cours du Moyen Age, que la culture vinicole française s’est raffinée, jusqu’à devenir la référence mondiale que l’on connaît.

L’étude publiée dans PNAS se concentre sur le moment charnière de l’arrivée de la viniculture en France et propose une piste alternative à celle qui en fait une importation grecque via la ville de Massilia. Les auteurs ont en effet rassemblé les preuves inédites de l’existence d’une viniculture au Ve siècle avant J.-C. sur le site archéologique de Lattara, un ancien port qui correspond à l’actuelle ville de Lattes, au sud de Montpellier. Pour étayer leur démonstration, ils se sont penchés sur différents objets retrouvés sur place, dans un quartier d’entrepôts où étaient stockées les marchandises en transit. Parmi ces restes figurent des amphores de style étrusque, ainsi qu’un pressoir en calcaire, dont la fonction exacte était inconnue.

Que révèle l’étude des amphores, pour commencer? Leur forme a laissé penser aux archéologues qu’elles devaient contenir du vin. «Mais il est toujours intéressant de vérifier ce genre de supposition, reconnaît Matthieu Poux, archéologue à l’Université de Lyon. Récemment, j’ai fait analyser le contenu d’amphores dont je pensais qu’elles abritaient du poisson… elles servaient en fait au transport de vin ! » Pour savoir ce que recelaient celles de Latarra, l’équipe de l’archéologue américain Patrick McGovern, chercheur au Musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Pennsylvanie et premier auteur de l’étude parue dans PNAS, en a sélectionné trois. Des résidus ont été extraits et soumis à des analyses chimiques poussées.

Résultat: ces amphores, qui datent d’environ 500 av. J.-C., contenaient toutes des traces d’acide tartrique, un composé qui sert de marqueur pour l’identification chimique du raisin. «On peut supposer qu’elles abritaient du vin et non de vinaigre, car celui-ci n’a jamais fait l’objet d’un commerce à grande échelle. Quant au jus de raisin, il ne pouvait pas être transporté sur de longues distances sans se transformer naturellement en vin sous l’effet des levures présentes à la surface des raisins», précise Patrick McGovern.

Outre l’acide tartrique, les auteurs de l’étude ont aussi identifié au fond des amphores de Latarra des composés tels que le camphre ou le menthol, typiques d’essences végétales comme le romarin, le thym ou le basilic. Ces herbes, courantes en Italie centrale, où vivaient les Etrusques, étaient donc probablement ajoutées dans le vin. Pour quelle raison? «Le vin devait à cette époque avoir une fonction médicinale», avance Patrick McGovern. Une assertion qui laisse Matthieu Poux dubitatif: «Les plantes employées pouvaient tout aussi bien avoir un rôle aromatique… Difficile de trancher à partir de ces seules données!»

Enfin, les analyses chimiques ont révélé la présence dans le vin étrusque de résine de pin, qui servait probablement à sa conservation. «Durant l’Antiquité, on versait toutes sortes de choses dans le vin pour éviter qu’il ne se transforme en vinaigre au cours du trajet entre ses lieux de production et de consommation: du plâtre, du sel… On le diluait ensuite avant de le boire», relate Matthieu Poux, auteur d’une thèse consacrée au vin méditerranéen en Gaule.

L’étude du pressoir, enfin, est présentée par les auteurs de l’étude de PNAS comme une pièce maîtresse de leur démonstration. Les analyses ont en effet montré qu’il avait servi au foulage du raisin, et non au broyage d’olives, puisqu’il porte lui aussi la trace de composés d’acide tartrique. De nombreux restes de raisin, sous forme de graines ou de pédicelles, ont d’ailleurs été retrouvés dans les entrepôts de Latarra, tandis que les traces d’olives y sont rares. Pour Patrick McGovern, ce pressoir, qui date d’environ 425 à 400 avant J.-C., constitue la première preuve d’une activité vinicole en France: «Un tel objet directement impliqué dans la transformation du raisin en vin n’a jamais été retrouvé en France, même à Massilia», indique-t-il.

Pour l’archéologue américain, ces différents éléments racontent comment les populations du sud de la France, séduites par les vins importés d’Etrurie, ont peu à peu lancé leur propre production, aux alentours de 400 à 500 avant J.-C. «Ils ont probablement été aidés en cela par les Etrusques, qui ont dû amener des pieds de vigne en France par bateau, avant de les acclimater aux conditions locales», suggère Patrick McGovern. Cette hypothèse d’une importation des ceps est étayée par des recherches génétiques. «Les analyses ADN effectuées sur les cépages français montrent qu’ils sont très proches les uns des autres, mais qu’ils n’ont que très peu de liens avec les raisins sauvages. Il est donc probable qu’ils descendent tous d’un petit nombre de plants introduits», précise José Vouillamoz. Rien ne permet cependant de dire s’ils venaient d’Etrurie ou d’ailleurs…

Des Etrusques, via Latarra, ou des Grecs, via Massilia, lesquels sont à l’origine de cette introduction? Pour Matthieu Poux, l’étude de PNAS ne permet pas de le dire. «Certes, aucune presse à raisin n’a été retrouvée à Marseille, mais des ateliers d’amphores à vin et une vigne datant du Ve siècle avant J.-C. y ont été identifiés, ce qui atteste également d’une production locale», indique-t-il. La ville de Massilia est d’ailleurs devenue au cours des IVe et IIIe siècles avant J.-C. un haut lieu de la viniculture antique.

Le succès de cette production locale ne signifie cependant pas que les Gaulois ont immédiatement adopté le vin. «Après une première période durant laquelle la consommation de cette boisson s’est développée en Gaule, les populations locales s’en sont ensuite progressivement détournées à partir du IVe siècle avant J.-C. Ils se sont alors remis à consommer leurs breuvages traditionnels, c’est-à-dire la bière et l’hydromel, un alcool tiré du miel», relate Matthieu Poux. Ce n’est qu’avec l’arrivée des Romains au IIe siècle avant J.-C. que le vin a peu à peu conquis l’ensemble du territoire gaulois. Les importations italiennes ont alors largement pris le dessus sur la production locale. 

04/01/2013

Narbonne, port majeur de l'antiquité

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/03/narbonne-reliee-a-la-mediterranee-par-une-voie-romaine-marine_1812617_1650684.html

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Narbonne, reliée à la Méditerranée par une voie romaine marine

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 03.01.2013 à 14h35 • Mis à jour le 03.01.2013 à 18h40 Par Viviane Thivent

En trois foulées rapides, une touriste quitte l'Antiquité et les pierres patinées de l'ancienne voie romaine pour rejoindre quelques marches plus haut le présent, l'extravagante mairie de Narbonne - et son compagnon. "On a vu tous les monuments romains ?", demande-t-elle. L'homme jette un coup d'oeil au plan de la petite ville, située entre Perpignan et Montpellier. "Les caves antiques, et maintenant la Via Domitia... Oui, pour l'Antiquité, il ne reste plus que les musées à faire", répond-t-il. Moues désappointées des deux parties.

Tel est le paradoxe de Narbonne. Celle qui a été en 118 avant J.-C. la première colonie romaine construite hors d'Italie et que les offices du tourisme du Languedoc-Roussillon surnomment à ce titre "la romaine", celle que les auteurs antiques comme Strabon ou Ausone présentent comme une ville à l'architecture époustouflante, rivalisant avec celle de Rome, et comme l'un des ports les plus importants de l'Antiquité, eh bien celle-là ne possède plus un seul édifice romain. Ni arène, ni capitole, ni temple, ni port. Même la mer y brille par son absence. De quoi laisser les archéologues aussi perplexes que les touristes. Comment une ville sans mer a-t-elle pu être un port majeur de l'Antiquité ?

PORT INTERMÉDIAIRE

Pour répondre à cette question, en 2005, Marie-Pierre Jézégou, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), et Corinne Sanchez, de l'équipe Archéologie des sociétés méditerranéennes du CNRS, entament des recherches au sud de Narbonne, en bordure de lagunes séparant la terre de la mer. "Dès 1914, l'archéologue Henri Rouzaud a émis l'hypothèse d'un avant-port, explique Corinne Sanchez. Pour lui, les bateaux déchargeaient leurs cargaisons dans un port intermédiaire situé en dehors de la ville, sur le bord des étangs. Transférées sur des bateaux à faible tirant d'eau, les marchandises partaient ensuite par le fleuve Aude vers Narbonne, et au-delà vers la face atlantique de la Gaule et de l'Europe."

Henri Rouzaud positionne une de ces zones de transit à Port-la-Nautique, entre autres parce qu'au début du siècle, nombre de céramiques sigillées sont trouvées sur place. Dans les années 1970, des fouilles subaquatiques révèlent la présence d'amphores et de vaisselles et confirment l'hypothèse. Port-la-Nautique a bien été un avant-port. "Du moins entre 30 avant J.-C. et 70 après J.-C., continue Nicolas Carayon, archéologue spécialiste du secteur. Car, au premier siècle de notre ère, le site a cessé de fonctionner." Et ce, alors que l'activité portuaire de Narbonne s'est, dans le même temps, développée. Mais comment ?

ALIGNEMENT DE GRANDS BLOCS

En fouillant dans les archives, les chercheurs relèvent qu'en 1914, un alignement de grands blocs a été repéré au Castelou, à 6 kilomètres du centre-ville de Narbonne. "La position de ces vestiges restait néanmoins incertaine, explique Vivien Mathé, de l'université de La Rochelle. En 2007, nous avons donc entrepris des prospections géophysiques afin de repérer dans le sous-sol marécageux du secteur des structures en pierre... Et nous les avons tout de suite trouvées." Là, à moins d'un mètre sous leurs pieds, deux structures rectilignes quasi parallèles, longues de 2 kilomètres, larges de 15 mètres et espacées de 50 à 80 mètres. "Un chenal monumental, explique Corinne Sanchez. Rarement une construction romaine a atteint une telle ampleur. Plusieurs gros bateaux pouvaient y entrer en même temps."

La découverte est d'importance, suffisamment en tout cas pour que la région Languedoc-Roussillon, le CNRS et le ministère de la culture décident de financer des recherches sur quatre ans. En 2010, les archéologues s'installent au Castelou.

"Comme les vestiges se trouvaient en zones humides, il nous a fallu mettre en place des stratégies de pompage pour empêcher l'eau d'envahir les parcelles fouillées", explique Corinne Sanchez. Mais si la présence d'eau complique beaucoup les recherches, elle a aussi permis de conserver les structures en bois de l'ouvrage, ce qui est assez exceptionnel. De quoi mieux comprendre les techniques de construction romaines dans les milieux marécageux. Mais ce n'est pas tout.

BÂTIMENTS ANTIQUES

Car, en décortiquant les berges de ce canal, les chercheurs mettent au jour des débris de bâtiments antiques. "Les Romains recyclent souvent les ruines pour construire d'autres ouvrages, c'est assez classique, commente Corinne Sanchez. Mais nous ne nous attendions pas à cela." Car, en 2011, les archéologues tombent sur des bouts de colonnes de 1,50 mètre de diamètre, sur du marbre de Carrare ou des morceaux de sculptures gigantesques. Les restes du capitole de Narbonne, un édifice majeur qui, d'après les textes antiques, faisait 118 mètres de long et qui, au Ve siècle, aurait servi de palais au roi des Wisigoths. "Les réparations du chenal se sont faites par tronçons, reprend la chercheuse. Du coup, sur un même secteur de fouilles, nous n'avions les restes que d'un seul bâtiment." De quoi se faire une meilleure idée de l'architecture passée de Narbonne. Une idée qui restera néanmoins partielle, car il n'est pas question de fouiller l'intégralité du chenal. L'ouvrage est trop imposant.

D'après les chercheurs, ce chenal, dont les berges ont servi d'aires de déchargement, a été utilisé entre le IIe et le Ve siècle après J.-C. ; il aurait donc pris le relais de Port-la-Nautique. "Ce déplacement reste inexpliqué, continue Nicolas Carayon, responsable des fouilles à Port-la-Nautique. L'abandon du site initial pourrait être lié à un problème d'envasement mais aussi à un problème politique. Il semble en effet que ce premier port ait appartenu à une personnalité richissime... peut-être gênante pour Rome." A ce stade, néanmoins, impossible de répondre à cette question, ni de dire ce qu'il est advenu après le Ve siècle.

Car, si le chenal du Castelou a été abandonné, l'activité portuaire de Narbonne s'est, elle, maintenue jusqu'au XVe siècle. "Enfin, il est rare qu'une ville romaine soit aussi méticuleusement démontée, comme si l'on s'était acharné sur son cas, conclut Corinne Sanchez. Peut-être est-ce parce que les monuments romains ont servi, plus tôt qu'ailleurs, de carrière ? Mais il est tout aussi possible que Narbonne, en tant que symbole de Rome, ait été sciemment détruite."

A lire aussi: Des banquets au centre d'un vivier

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/03/des-banquets-au-centre-d-un-vivier_1812618_1650684.html

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 03.01.2013 à 14h35 • Mis à jour le 03.01.2013 à 17h07 Par V. T.

Trop rond pour être naturel, le lac de Capelle, à Port-la-Nautique, a rapidement attiré l'attention des chercheurs. "Au début, nous avons pensé qu'il s'agissait d'un port creusé comme il en existait à Carthage, explique Nicolas Carayon, responsable des recherches sur ce secteur. Mais, dès les premières fouilles, nous avons compris que nous faisions fausse route." Car cette grande structure circulaire, de 80 mètres de diamètre, ne gardait pas des bateaux... mais des poissons. "Il s'agissait d'un gigantesque vivier au centre duquel se trouvait un lieu de banquet : le triclinium."

Pour le rejoindre et festoyer, les convives empruntaient des petites embarcations. En lieu et place du triclinium, les chercheurs ont découvert des céramiques, des monnaies, des graines, des os d'animaux et bien sûr des arêtes. "On savait que les Romains pouvaient construire de tels viviers dans des sites jugés spectaculaires de par la beauté des paysages, reprend Corinne Sanchez. Néanmoins les dimensions de celui-ci sont anormalement grandes." Avec 3 300 m2, le vivier de Port-la-Nautique est en effet trois fois plus grand que celui découvert à ce jour et qui appartenait à la mère de l'empereur Tibère.

De plus, les études géophysiques effectuées en périphérie suggèrent que ce vivier était adossé à une villa non moins imposante, longue peut-être de 300 mètres. "Ceci laisse à penser que cet ensemble appartenait à une personnalité, reprend Nicolas Carayon, peut-être le gouverneur de la province de la Narbonnaise, qui couvrait alors tout le sud de la France." A ce stade, néanmoins, les chercheurs n'ont trouvé aucun indice permettant d'identifier l'énigmatique propriétaire des lieux.

 

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28/11/2012

Quand LE GOUVERNEMENT VIOLE LES DROITS DU PEUPLE l'insurrection ...

voir :

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-du-24-juin-1793.5084.html

Constitution du 24 juin 1793 - Conseil Constitutionnel


                 Constitution du 24 juin 1793

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN               

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.