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19/07/2014

L’internet associatif, vous connaissez ?

à lire sur BASTAMAG :

NEUTRALITÉ DU NET

Jetez votre box, connectez-vous à l’internet associatif !

04/09/2013 MATHIEU LAPPRAND

Alors que les attaques contre la neutralité du net se font de plus en plus pressantes, que les révélations sur la surveillance du réseau se succèdent, il est temps de redécouvrir une autre manière de (...)

25/05/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est VOUS ! (rappel)

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

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(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

12/04/2013

La Roumanie a de bons informaticiens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/25/les-pirates-des-carpates_1810181_3214.html

Les pirates des Carpates

LE MONDE | 25.12.2012 à 12h12 • Mis à jour le 26.12.2012 à 18h09

Par Mirel Bran, Ramnicu Valcea (Roumanie) envoyé spécial

Pour le touriste pressé, Ramnicu Valcea est une ville tranquille et verdoyante. Située au pied des Carpates, dans le centre de la Roumanie, elle ne laisse guère deviner le secret bien caché de son quartier ouvrier, Ostroveni. Il faut quitter le grand boulevard qui traverse la ville et s'engager dans les petites rues bordées d'HLM délabrées héritées de l'époque communiste pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond dans cette cité d'une centaine de milliers d'habitants.

Au pied de ces immeubles construits à la va-vite au temps de la dictature communiste se trouvent des voitures de luxe. Au volant, des jeunes de 20 à 30 ans, fiers d'afficher une richesse qui contraste avec l'environnement. Bienvenue dans le repaire des hackeurs ! Ces jeunes ont trouvé sur la Toile des opportunités que la réalité roumaine ne peut leur offrir. Ramnicu Valcea, avec son quartier Ostroveni, est une ville bien connue de la presse américaine qui l'a surnommée "Hackeurville".

Comprendre : la capitale mondiale du vol sur Internet. Français, Britanniques, Allemands, Italiens, mais surtout des Américains, qui font leurs courses sur Internet, sont tombés dans le panneau des réseaux roumains du hacking. Selon la police roumaine, environ 80 % de leurs victimes se trouvent aux Etats-Unis. "L'année dernière, les hackeurs roumains ont volé un milliard de dollars aux Etats-Unis", affirme Mark Gitenstein, l'ambassadeur américain à Bucarest.

TRAVAILLER EN RÉSEAU

A Ostroveni, tout le monde est au courant, mais la loi du silence règne dans le quartier. L'un de ces hackeurs a toutefois accepté d'évoquer son "commerce", sous couvert d'anonymat. "Avec les Américains, c'est plus facile, explique-t-il. Ces types, même quand ils veulent acheter du pain, ils vont cliquer sur Internet, ils ont l'habitude de tout faire sur le Web." Il lui arrive, assure-t-il, d'"embobiner quatre ou cinq types par semaine, en leur soutirant des sommes allant de quelques centaines à quelques dizaines de milliers de dollars".

"Le monde est grand et il est plein d'idiots prêts à acheter tout et n'importe quoi sur Internet, poursuit-il. On vend des produits fictifs, on clone des sites et on pirate des cartes bancaires. En Europe, pour récupérer l'argent, on envoie les "flèches", des types qui n'ont rien d'autre à faire que de retirer l'argent envoyé sur un compte. Ils gardent dans les 30 % du magot, et le reste ils nous l'envoient via Western Union." Vu le nombre d'enseignes Western Union qui ont poussé comme des champignons dans le centre-ville de Ramnicu Valcea, il semble que les affaires marchent bien.

Mais sortir l'argent des Etats-Unis est plus complexe. "Nous avons trouvé une solution légale, indique notre interlocuteur. J'achète une voiture de 120 000 dollars en cash. Rien de plus légal. Je la fais venir en Roumanie où je la vends 80 000 dollars. C'est toujours légal. D'accord, j'ai perdu 40 000 dollars mais j'en ai blanchi 80 000. Le mec qui l'achète est content, car il économise 40 000 dollars. Maintenant, les gars viennent directement nous commander les modèles qu'ils veulent."

Les hackeurs roumains ont compris l'intérêt de travailler en réseau. C'est ce qui fait leur différence et leur force. Les "flèches" sont les plus exposées, raison pour laquelle leurs papiers d'identité sont souvent des faux. Ils sont initiés aux méandres d'Internet. "On enchaînait les nuits blanches, scotchés devant les ordinateurs, se rappelle le hackeur d'Ostroveni. On prenait des garçons à partir de 14 ans pour nous aider. On emmenait aussi des enfants de l'orphelinat et on leur apprenait les trucs pour qu'ils travaillent pour nous."

"LA CRIMINALITÉ INFORMATIQUE EST TRANSFRONTALIÈRE"

Le FBI, dont plusieurs spécialistes de la criminalité informatique ont pris leurs quartiers à Bucarest, a formé plus de 600 policiers roumains pour endiguer le fléau. Une brigade d'enquête spécialisée dans le vol sur Internet dispose de 200 policiers présents dans les 41 départements du pays.

"La criminalité informatique est transfrontalière, déclare Virgil Spiridon, le chef de cette brigade spéciale. Nous avons fait beaucoup de progrès ces dernières années. La Roumanie coordonne actuellement un programme de lutte contre la criminalité cybernétique à l'échelle de l'Union européenne avec Europol et la Commission européenne."

La traque et les arrestations de hackeurs se sont accélérées. En 2011, la brigade roumaine a enregistré un millier d'enquêtes, procédé à 500 arrestations et remis 150 dossiers aux juges.

Côté FBI règne la plus grande discrétion. Retirés dans un immeuble classé secret situé sur un des grands boulevards de Bucarest, les officiers du Bureau fédéral d'investigation américain sillonnent le monde virtuel pour trouver la trace des hackeurs roumains. Ils s'inspirent des méthodes des hackeurs, créent des sites de vente où ils passent de petites annonces appétissantes.

Victor Faur, nom de code SirVic, connaît bien le système. Il a été à la tête d'un des réseaux les plus performants de Roumanie. "Mais j'ai toujours été un hackeur blanc , je ne veux pas être confondu avec les petits cons qui volent sur Internet, précise-t-il. Ça, tout le monde peut le faire. C'est pour cette raison que le FBI leur met la main dessus, ils ne savent pas effacer leurs traces."

Malgré ses prouesses, SirVic a été arrêté et condamné à six mois de prison avec sursis, et 240 000 dollars d'amende. Il s'était amusé à attaquer les serveurs de l'agence spatiale américaine, la NASA, pour montrer aux Américains qu'il y avait des brèches dans leur système de sécurité. "Je les ai prévenus pour qu'ils règlent le problème, mais j'ai fait la connerie de me vanter de mon exploit sur un site dont ils avaient l'accès."

TOUT EST À VENDRE, CARTES AVEC CODE, CARTES VIERGES

Face à la répression policière, les hackeurs se sont faits très discrets mais ils croient toujours à leur bonne étoile. Le hacking est-il difficile à apprendre ? Pour Ice Man, le "prince noir" des hackeurs roumains, voler sur la Toile est très simple. De son vrai nom Robert Butyka, âgé de 26 ans, il précise d'un ton irrité qu'il ne faut pas confondre hackeur et voleur. Que lui ne s'intéresse qu'aux vrais défis d'Internet.

"Oui, voler sur Internet est une affaire simple", insiste-t-il néanmoins. "Il y a une centaine de bons guides d'utilisation sur Internet pour apprendre à devenir hackeur", explique-t-il. Démonstration en quelques clics : "Voilà, j'ai trouvé des types qui proposent à la vente des cartes bancaires avec les codes associés pour l'Italie, la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne." Sur l'écran de l'ordinateur défilent des petites annonces. Tout est à vendre, cartes avec code, cartes vierges, listes d'e-mails extraits de messageries de grandes entreprises et toute une panoplie de programmes pour accéder à des serveurs.

"Il faut faire attention quand même, prévient-il. Une partie de ces annonces est rédigée par les agents du FBI ou de la CIA pour appâter. Si tu ne sais pas les éviter tu peux te faire avoir." C'est ce qui est arrivé au jeune Iulian Dolan qui, avec trois amis, avait mis la main sur les données de 80 000 cartes bancaires américaines et dérobé plusieurs millions de dollars.

Une femme agent de la CIA jouant le rôle de la fille qui cherche une relation sur Internet a réussi à attirer le cybercriminel roumain. Elle lui a proposé de lui payer un billet d'avion pour un séjour dans un casino à Hawaï. Armé d'une grosse boîte de préservatifs, Iulian Dolan a été menotté dès son atterrissage à l'aéroport Logan de Boston.

PLAQUE TOURNANTE

Environ 10 000 informaticiens sortent tous les ans des universités roumaines, et une bonne partie d'entre eux travaille actuellement dans les multinationales qui se sont installées en Roumanie. "La masse des informaticiens est très importante et le risque de la criminalité cybernétique est à la mesure, affirme Florin Talpes, informaticien et fondateur de la société Bitdefender. Les jeunes sont les plus exposés."

"Quand j'ai démarré mon affaire dans les années 1990, la cybercriminalité était un sport individuel, dit-il. Aujourd'hui, ces gens agissent en groupe et sont organisés comme une société commerciale. L'avance technologique qu'on a connue ces dernières années profite aussi à ceux qui sont de l'autre côté du miroir, ce monde obscur où le vol sur Internet est devenu un vrai business."

Ramnicu Valcea est une plaque tournante de la criminalité informatique dont les ramifications s'étendent sur plusieurs continents. Le phénomène a commencé en 1996, et le succès d'une poignée de jeunes a fait boule de neige à l'échelle de la ville. Ce n'est qu'en 2003, sous la pression des Etats-Unis, que la Roumanie a voté une loi permettant de combattre ce nouveau type de criminalité.

Du haut de son balcon qui a vue sur le quartier des pirates de Ramnicu Valcea, le hackeur d'Ostroveni ne cache pas ses doutes. "Les cerveaux, les gros poissons ont quitté Hackeurville, conclut-il en souriant. Ils s'installent ailleurs et se fondent dans le paysage aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France ou en Suisse. Ce sont des fantômes super-friqués et très discrets. Je ne pense pas qu'on les aura."

Mirel Bran, Ramnicu Valcea (Roumanie) envoyé spécial

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à propos de la Roumanie et des Roms, lire aussi :

Ninel Potirca, Obama des Roms de Roumanie.pdf

18:42 Publié dans internet | Lien permanent | Commentaires (0)