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20/09/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info... (suite 2)

À lire ! 

 

Parutions sur le blog du journaliste Marc Laimé

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-la-station-d-epuration ...la plus chère d'Europe

extrait :

La capitale languedocienne aujourd’hui dirigée par l’ambitieux M. Saurel se retrouve au coeur d’un imbroglio provoqué par un accident industriel majeur, celui de la station d’épuration “Maera”, construite et gérée par Veolia, qui n’a jamais fonctionné correctement, provoque des désastres environnementaux à répétition, et va continuer à empoisonner la vie locale pendant de longues années, au prix d’un “sauvetage” hypothétique qui vient d’être décidé par des élus dépassés, et va coûter des dizaines de millions d’euros à des usagers victimes de l’inconséquence abyssale de plusieurs générations d’édiles.

Montpellier dans l’oeil du cyclone ? Ca y ressemble. La capitale languedocienne est l’un des plus intrigants “clusters” de l’eau français : une communauté scientifique de plusieurs milliers de chercheurs, des labos à foison, des noces public-privé célébrées chaque année dans un désopilant festival Hydrogaïa

Le tout ayant présidé à une inquiétante croisade espagnole des barons de l’eau français…

Et désormais une séquence imprévue qui va alimenter un feuilleton qui s’annonce inépuisable.

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-prevenir-les ...inondations

extrait :

L’association Eau Secours 34 qui mène une réflexion depuis plusieurs années pour améliorer la gestion de l’eau à Montpellier réagit sur un mode parodique à l’annonce d’un festival qu’y organise FNE, sponsorisé par Montpellier Méditerranée Métropole, et est labellisé "COP 21"...

FNE Languedoc-Roussillon organise les 25 et 26 septembre à Montpellier le festival« Refaisons le climat ». Cet événement est sponsorisé entre autres par Montpellier Méditerranée Métropole et est labellisé COP21. Le président de Montpellier Méditerranée Métropole et le directeur de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse interviendront lors de la conférence d’ouverture. Un certain nombre de conférence-débats et d’ateliers traiteront de sujets (inondations, montée du niveau de la mer, sécheresse et pénurie d’eau…) sur lesquels Eau Secours 34 mène une réflexion depuis plusieurs années.

 

http://www.eauxglacees.com/Inondations-urbanisation

extrait ;

Philippe Pelletier est membre de la Fédération Anarchiste et géographe. Il est l’auteur d’une superbe biographie d’Elysée Reclus, anarchiste et géographe comme lui. Mais il est malheureusement aussi un peu climatosceptique, ce qui lui fait dire une contre-vérité dans un article qui est par ailleurs excellent. Les épisodes cévenols ont certes toujours existé mais ceux de ces dernières années sont de nature bien différente de ceux d’il y a cinquante ans : les précipitations sont concentrées sur quelques heures au lieu de plusieurs jours. Les précipitations du 23 août dernier étaient d’une intensité jamais mesurée à cette période de l’année par la station de pluviométrie au sud de Montpellier depuis que celle-ci existe (plus de 60 ans). Le changement climatique est passé par là. Il en découle des inondations éclairs plus difficiles à contrôler, d’autant que l’imperméabilisation des sols liés à l’urbanisation accroit considérablement le phénomène de ruissellement.

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notes précédentes sur ce blog : voir ...

La pollution en mer, MAERA... 21/6/2015

Pollution en mer : MAERA en...  4/6/2015

17/06/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info ou intox ?

communiqué :

copie d'un courriel envoyé à la rédaction du Midi Libre le 12 juin dernier, sans réponse à ce jour , 17 juin.

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À l'attention de la rédaction du Midi Libre :

 
Bonjour,
J'ai envoyé le 10 juin dernier les trois courriels ci-dessous à :
 
 
Seul Monsieur Pieyre m'a répondu à ce jour (qu'il en soit félicité), et je vous joins notre échange.
 
La raison pour laquelle je vous contacte aujourd'hui est que je ne sais toujours pas sur quoi sont basées les affirmations de pollution végétale ou animale. J'aimerais connaître les coordonnées du laboratoire ayant fait les analyses pour pouvoir les consulter.
 
Cette curiosité est motivée par le fait que je me baigne régulièrement en mer, que je constate que je ne suis pas le seul, et qu'il s'agit là d'un problème de santé publique récurrent (voir l'épisode de 2008).
 
Vous devez être conscient que la crédibilité d'un journal d'information repose sur la fiabilité de ses sources, raison pour laquelle j'espère que vous vérifiez toujours sérieusement les informations que vous publiez. Peut-être, dans le cas présent, devriez-vous enquêter sur la crédibilité des "analyses", et également sur la façon dont les pouvoirs publics et les élus des communes concernées ont réagi.
 
Dans l'attente de vous lire, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.
XXXX
Montpellier
 
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courriels envoyés le 10 juin 2015 :
 
1) à : OLLIVIER LE NY : OLENY@MIDILIBRE.COM
 
Monsieur,
J'ai lu avec intérêt votre article :
Pourriez-vous m'indiquer le nom du laboratoire ayant fait les analyses mentionnées dans votre article :
 

La Grande-Motte - Midi Libre

www.midilibre.fr/herault/la-grande-motte/

Palavas : une pollution marine d'origine "végétale". Les analyses ont écarté toute nature bactériologique et la présence d'hydrocarbure. La deuxième analyse ..
 
Merci d'avance pour le renseignement.
 
Cordialement,
XXXX
Montpellier
 
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Madame,
J'ai lu avec intérêt votre article :
 

Palavas : une pollution marine d’origine "végétale"

Les analyses ont écarté toute nature bactériologique et la présence d’hydrocarbure. La deuxième analyse des échantillons, définitive, l’après-midi, confirme...
 
Pourriez-vous m'indiquer la source de votre information; quel laboratoire a effectué les analyses ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Cordialement,
XXXX
Montpellier
 
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Monsieur,
J'ai lu avec intérêt votre article :
 

Palavas : dégazage sauvage au milieu des baigneurs - Midi Libre

www.midilibre.fr/.../palavas-degazage-sauvage-au-milieu-des-baigneurs, 1168377.php

Pourriez-vous me dire ce qui a motivé votre affirmation de "dégazage" ? Y a-t-il eu une analyse faite dans un laboratoire, et si oui, lequel ?
 
Merci d'avance pour votre réponse.
 
Cordialement,
XXXX
Montpellier
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réponse de M. Pieyre du 10 juin :
 
Bonjour Monsieur XXXX,
Suite aux premiers événements datant du 31 mai, les témoins dont j'étais ont remarqué des plaques marron claire, huileuses. C'est pour cette raison que le mot "dégazage" a été employé plutôt que déballastage ou vidange de cales. L'information valait ce qu'elle valait, mais il était important de la diffuser en ne sous-estimant pas le problème. Je vous incite à lire les articles suite au second incident de jeudi dernier. Les différentes analyses ont montré qu'il s'agissait d'une pollution végétale ou animale, l'origine reste floue. En tout cas il n'y avait pas de traces d'hydrocarbures au moment du second incident. Cordialement.
MP
 
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ma réponse :
 
Bonjour Monsieur Pieyre,
Merci pour votre réponse. 
 
Vous souvenez-vous de l'épisode d'août 2008 ? (voir ci-dessous). Il avait été dit aussi qu'il s'agissait de "dégazage d'un bateau". Pourtant la station d'épuration MAERA a été mise en cause par la suite.
 
Je pense que ce genre d'information doit faire l'objet d'un minimum de vérifications, dont une analyse de la qualité bactériologique de l'eau, ce qui, sauf erreur de ma part, incombe aux services de l'État (la Préfecture de l'Hérault) et aux communes concernées. Avez-vous interrogé les services compétents ? Le cas échéant, que vous ont-ils répondu ?
 
Vous écrivez : "Les différentes analyses ont montré qu'il s'agissait d'une pollution végétale ou animale". Pourriez-vous m'indiquer quel laboratoire a fait les analyses dont vous parlez ?
 
Vous devez être conscient qu'il est important pour un journal comme le Midi-Libre d'être précis dans des informations concernant la santé. Beaucoup de gens, dont de nombreux enfants, vont se baigner en mer en ce moment; beaucoup de parents s'informent des nouvelles locales grâce à votre journal.
 
Cordialement,
XXXX
 
rappel  :
  1. Pollution au large de Carnon et La Grande Motte: baignade interdite ...
  2. www.ladepeche.fr/.../469796-pollution-large-carnon-grande-motte-baignadeinterdite.html
  3. 6 août 2008 ... La baignade a été interdite mercredi sur les plages situées entre La ... 3 milles des plages et pourrait atteindre la plage du Petit Travers, entre ...
  4. Interdiction de se baigner sur les plages de la Grande-Motte - RTL
  5. www.rtl.fr/.../interdiction-de-se-baigner-sur-les-plages-de-la-grande-motte- 787582
  6. 7 août 2008 ... Interdiction de se baigner sur les plages de la Grande-Motte ... la partie exposée des plages situées entre le Petit Travers et le Grand Travers.
  7. Baignade interdite à la Grande Motte - Le Figaro
  8. www.lefigaro.fr/.../01011-20080806FILWWW00415-baignade-interdite-a-la -grande-motte.php
  9. 6 août 2008 ... La baignade a été interdite aujourd'hui sur les plages situées entre la Grande Motte ... Tout va de travers au Grand Travers et au Petit Travers.

07/09/2014

Montpellier le 25 septembre : "LE LOBBY DE L'EAU" - Pourquoi la Gauche noie ses réformes

communiqué :

Bonsoir,

à l'heure où l'incertitude règne toujours sur la mise en régie du service public de l'eau et de l'assainissement dans l'Agglo de Montpellier, malgré les déclarations des nouveaux élus, le livre de Marc Laimé, Le Lobby De L'Eau - Pourquoi la Gauche noie ses réformes (épuisé en librairie en à peine deux mois, plus fort que Trierveiler !! ;-) nous apportera un éclairage saisissant sur les enjeux locaux, nationaux et européens, les modes de prise de décision et ce qui attend les usagers et associations. 

(Merci de relayer sur vos agendas et listes de diffusion)
 
Conférences AMD34 Septembre - Amis du Monde Diplomatique

Marc LAIME   "LE LOBBY DE L'EAU" - Pourquoi la Gauche noie ses réformes (Savoirs Citoyens, François Bourin ed. 2014) 

http://www.bourin-editeur.fr/fr/books/le-lobby-de-leau-/362/ 

salle Guillaume de Nogaret, Rue Pitot, Montpellier (à côté du Peyrou)

jeudi 25 septembre à 20 H

20/02/2014

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)

L'accès au bord de mer est limité au Petit-Travers/Grand Travers.

Les travaux ont commencé: la concession des travaux a été attribuée à EIFFAGE.

voir : Eiffage — Wikipédia

Eiffage est le troisième groupe de bâtiment et travaux publics et de concessions français1, derrière Vinci et Bouygues, et le quatrième groupe européen1. Eiffage rassemble 69 000 collaborateurs autour de cinq métiers : concessions et PPP, construction, travaux publics, énergie et métal2. Eiffage réalise un chiffre d’affaires consolidé de 14 milliards d’euros dont 15% à l'étranger.

À signaler aussi, des travaux sur la plage de Maguelone, où l'accès à la plage est aussi interdit.

On peut se demander combien les "décideurs" politiques locaux vont recevoir comme bakchich. 

MORALITÉ :

il va falloir se débarrasser de TOUS LES ÉLUS SORTANTS lors des municipales prochaines, en particulier dans la commune de Mauguio-Carnon et toutes les communes faisant partie de l'AGGLOMÉRATION DE MONTPELLIER ayant approuvé ces travaux inappropriés, donc inutiles en ce qui concerne la lutte contre l'érosion marine !

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Voir la note du 19/11/2013 et les précédentes sur ce sujet.

19/11/2013 Montpellier : dernière...

Montpellier : dernière saison pour les voitures au Petit-Travers (suite)

Voici le rapport du commissaire enquêteur sur l'enquête publique de cette année.

À lire.

Toutes les critiques au projet sont éludées. Bravo !

rapport Lido Carnon.pdf

rapport Lido Carnon.doc

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voir la note du 16/5/2013 sur ce blog :

 Scandale : vers une...

Image 1.png

Image 2.png

11/01/2014

La régie publique de l’eau dans l'agglomération de Montpellier : une arnaque !

communiqué :

Merci de faire connaître à vos lecteurs le communiqué suivant  :

Les Verts et le Parti Socialiste ont signé un accord pour les élections municipales de 2014 à Montpellier dans lequel on peut lire : 
" C’est au plus tard à mi-mandat, qu’une régie publique de l’eau et d’assainissement sera mise en place sur le territoire de l’agglomération. 
La Délégation de Service Public (DSP) actuelle sera donc réduite à 3 années au maximum. " 
 Or, suite au vote du Conseil de Montpellier Agglo du 25 juillet, celui-ci a lancé un appel d'offres pour un contrat de délégation de service public 
pour l'alimentation en eau potable et en eau brute publié au Journal Officiel de l'Union Européenne, dans lequel il est écrit  : 
" La durée de la délégation est de 7 ans. 
Le contrat prendra effet pour le service d'eau potable : 
- Le 1.1.2015 sur les communes de Grabels, Juvignac, Lattes, Montferrier-sur-Lez, Montpellier, Pérols, Sussargues et Saint-Brès, 
- Le 4.2.2015 sur les communes de Jacou, Le Crès, Prades-le-Lez, Vendargues et Villeneuve lès Maguelone. 
Pour le service d'eau brute, le contrat prendra effet sur l'ensemble des 31 communes de la Communauté d'agglomération le 1.1.2015. 
Le contrat prendra fin le 31.12.2021. " 


La contradiction est patente : si le contrat est signé pour 7 ans, il sera extrêmement coûteux de le rompre avant son terme. 
Aussi, sauf à prendre les électeurs pour des gogos, la moindre des cohérences impose au président du Conseil d'Agglo de stopper 
immédiatement l'appel d'offres en question. 
Eau Secours 34 rappelle sa position : passer la gestion de l'eau en régie publique sans tergiverser. Elle continue de déplorer le vote 
du 25 juillet du Conseil d'Agglo, qui est à contresens de la volonté majoritaire des habitants de l'agglomération. 
Il n'est pas trop tard pour revenir à plus de raison.

Eau Secours 34

http://eau34.ouvaton.org/index.php?s=collectif
collectif-eau34@orange.fr

05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

Édition abonnés Contenu exclusif

27/05/2013

OGM : MONSANTO dans l'Aude

lu sur :

http://www.andlil.com/des-militants-anti-ogm-sur-le-chantier-dun-site-monsanto-111524.html

Des militants anti-OGM sur le chantier d'un site Monsanto

15 avril 2013

Soixante à cent militants anti-OGM ont pénétré lundi sur le chantier d’un site du semencier américain Monsanto à Trèbes (Aude), sans parvenir à entrer dans les locaux, a-t-on appris auprès de la préfecture et des manifestants.

militants anti ogm chantier site monsanto Des militants anti OGM 
sur le chantier dun site Monsanto
MANIFESTATION ANTI-OGM SUR UN SITE MONSANTO DANS L’AUDE

Ces derniers souhaitaient protester contre l’extension du site et procéder à un “contrôle citoyen” pour vérifier qu’aucune semence interdite ne s’y trouvait, a indiqué à Reuters Michel David, secrétaire départemental de la Confédération paysanne et membre du comité national sur les OGM.

À leur arrivée sur les lieux vers 6h30, des gendarmes étaient déjà présents et ont bloqué l’accès aux bâtiments, a-t-il dit.

“Il y a eu un peu de course entre les gendarmes et quelques-uns mais ça s’est à peu près passé dans le calme”, a ajouté le responsable.

Les manifestants, mobilisés à l’appel de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires, ont déployé plusieurs banderoles, avec des slogans comme “OGM, menace sur tout le vivant”.

Des militants anti-OGM de la Confédération paysanne avaient déjà envahi en janvier 2012 ce centre de stockage de Monsanto dans l’Aude.

Cette action intervient quelques mois après la publication des travaux d’un professeur de Caen, Gilles-Eric Séralini, sur la nocivité présumée d’un maïs OGM et d’un pesticide du groupe Monsanto, une étude très critiquée par la communauté scientifique.

“On souhaite ranimer un peu ce qui s’est passé autour du professeur Séralini sur les dangers des OGM sur la santé, notamment chez les rats, et montrer que les essais actuels ne sont pas suffisants dans le temps avant de délivrer les autorisations de mise sur le marché”, a dit Michel David.

Le chef de cabinet du préfet de l’Aude s’est rendu sur place, a indiqué une porte-parole de la préfecture.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse. Source : Reuters

26/05/2013

Médias : OMERTA sur la manifestation contre MONSANTO d'hier

Rien dans les médias que je consulte habituellement.

J'ai trouvé en cherchant par mots clefs :

http://yasminehinot.blog.lemonde.fr/2013/05/25/la-manif-contre-monsanto-cest-le-25-mai-partout-dans-le-monde-paris-sit-in-de-14h-a-18h-esplanade-du-trocadero-parvis-des-droits-de-lhomme/

La manif contre Monsanto, c’était hier 25 mai partout dans le monde !

Manifestation contre Monsanto à Paris le 25 mai 2013

Plus de quatre mille personnes avaient accepté de participer à l'évènement sur le réseau social Facebook et plus d'un milliers étaient présents aujourd'hui 25 mai sur la parvis du Trocadéro, pour crier leur colère contre la frime Monsanto (géant mondial des pesticides, des OGM et des semences).

Une sérieuse averse n'a pas ébranlé la mobilisation des participants venus pique-niquer, lire un journal, ou tout simplement papoter le temps d'un sitting protestataire, dont les slogans étaient : "A bat Monsanto!", "Oui, oui, oui à l'agro-écologie"ou "Avec Monsanto, nos légumes sont accros".

A première vue, Le Monde n'a pas parlé de cette manifestation internationale contre la firme Monsanto et les dégâts qu'elle assure à la nature, à la biodiversité et à l'agriculture. Aujourd'hui ras-le-bol général au Trocadéro, mais plus spécialement dénonciation du lobbying de la firme auprès du Parlement Européen qui cède à tous ses caprices ; pour une agriculture qui respecte le sol,  qui préserve les agriculteurs de la dépendance aux grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global et Le monde selon Monsanto

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http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/26/1634777-manif-citoyenne-contre-monsanto.html

Manif citoyenne contre Monsanto

LaDépêche.fr 

Publié le 26/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/05/2013 à 08:46

«Monsanto empoisonne l'air, la terre, l'eau, les bêtes et les hommes !», se désespère Emma, l'une des manifestantes présentes hier à l'appel d'Europe Écologie Les Verts, place Saint-Étienne, contre la multinationale américaine spécialisée dans les biotechnologies végétales. Une journée internationale organisée afin de dénoncer les atteintes faites par l'entreprise, selon les organisateurs de la journée, à la biodiversité, à l'autonomie des agriculteurs et à la gestion du vivant. Lors de l'événement, une soixantaine de personnes s'est réunie afin de manifester son indignation face à des entreprises comme Monsanto, avec la participation de Catherine Grèze (notre photo-N. Gaillard), députée européenne du Sud-Ouest à l'origine d'un rapport de la commission Développement du Parlement européen sur la biopiraterie, qui estime : «Les populations du Sud mais aussi du Nord sont lésées par la biopiraterie, ce pillage du vivant effectué par le biais de brevets. Monsanto, géant des biotechnologies participe allègrement à ce phénomène inquiétant».

S. HY.

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http://alsace.france3.fr/2013/05/25/manifestation-anti-monsanto-strasbourg-257690.html 

Manifestation anti Monsanto à Strasbourg - France 3 Alsace

A l’initiative du mouvement Occupy américain est organisée la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto, contre ses OGM et ses pesticides. 

  • Par Denis Becker
  • Publié le 25/05/2013 | 16:47, mis à jour le 25/05/2013 | 19:27
monsanto.jpg
 
Monsanto est une entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales. Depuis longtemps déjà, elle est accusée de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à l’écosystème. Dans le même temps, ses méthodes de lobbying sont contestées.

La manifestation à Strasbourg : rendez-vous devant le parlement Européen ce samedi 25 mai à partir de 14h00 pour un cortège à travers les rues de la ville dont un arrêt devant le Conseil de l'Europe.
Selon les responsables de ce mouvement :
"Ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui veulent la reconnaissance du droit à un environnement sain pour tous et réclament une nourriture dépourvue de poison chimique!
Nous, citoyens, appelons tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement.
Nous demandons aux représentants du peuple français, ainsi qu’aux responsables européens de :
•      Rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.
•      Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.
•      Réévaluer les molécules de synthèse employées par l’agrochimie. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par ces firmes dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.
•      Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants...) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.
•      Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre LA Transition Ecologique.

Au même moment, plusieurs centaines de manifestations se déroulent à travers le monde. Des manifestations organisées par des citoyens mobilisés  contre les OGM.

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http://fr.euronews.com/2013/05/25/premiere-manifestation-internationale-simultanee-contre-le-geant-americain-de-l/

Première manifestation internationale simultanée contre le géant américain de l’agrochimie Monsanto

Cette manifestation a eu lieu ce samedi dans de nombreux pays. 
Des centaines de personnes y ont participé. L’entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales, est accusée depuis longtemps de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à 
l’écosystème.

Plus d'actualités sur : 

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http://www.journaldemontreal.com/2013/05/25/mobilisation-mondiale-contre-monsanto

Manifestation contre Monsanto et les OGM - Le Journal de Montréal

Plusieurs centaines de militants ont bravé la grisaille, samedi à Montréal, pour protester contre les semences contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que contre Monsanto, grand producteur mondial de ce type de semences qui possède 90% des semences génétiquement modifiées sur la planète.

Ils ont ainsi joint leur voix aux manifestants de plus de 300 villes d’un peu partout à travers le monde en cette journée de mobilisation mondiale.

À Montréal, les protestataires se sont d’abord réunis au Square Dorchester avant de commencer à marcher, vers 14 h 30, pour se rendre jusqu’au parc Jeanne-Mance.

Dans la province, il y avait des rassemblements dans les villes de Sherbrooke et de Québec. Plusieurs grandes villes de l’Europe et de l’Asie se sont aussi mobilisées.

Les militants réclament notamment l’étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM alors que les plus ardents opposants souhaitent que tous les produits génétiquement modifiés soient complètement bannis au Canada.

«On est très ignorants des conséquences»

Alors qu'il devait y avoir une diminution des pesticides, l'agronome et agricultrice Andrée Deschênes a dénoncé le fait que l'objectif n'a pas été atteint. Elle a rappelé également qu'en créant les modifications génétiques, on affirmait vouloir nourrir davantage l'humanité, mais que le résultat en est tout autre, puisque plus d'agriculteurs sont désormais dépendants de leurs fournisseurs.

«Il y a des recherches qui se font sur les effets des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il est très difficile d'obtenir des conclusions à court terme et notre expérience avec ces plantes est trop brève», a avoué l'agronome, en entrevue à TVA Nouvelles.

Un lobby puissant

«Du côté des agriculteurs, c'est à la fois un outil qui a été bien adopté, bien diffusé, mais présentement ce serait difficile pour eux de retourner à une autre méthode. Ils sont pris dans une situation où ils n'ont plus d'autonomie quant aux semences et à leur principal approvisionnement pour produire», a rajouté Mme Deschênes, en expliquant que les décisions ne sont plus prises aujourd'hui dans l'intérêt général, mais sous la pression de lobbys.

Cette grande manifestation contre la firme Monsanto est en partie le résultat du problème lié au Roundup, cet herbicide né il y a un peu plus de 30 ans et une exclusivité de l'entreprise pendant de nombreuses années.

Dès le départ, des publications affirmaient que des produits cancérigènes se trouvaient sur les plantes après l'utilisation de cet herbicide. «Ce n'était pas un problème à l'époque puisque les plantes étaient toutes détruites, mais avec les OGM maintenant, les plantes résistent au Roundup de sorte qu'il est présentement hébergé dans les plantes alimentaires qui viennent dans nos assiettes», a expliqué Mme Deschênes.

Avec cette manifestation planétaire, les organisateurs ont dit souhaiter une agriculture sans OGM et sans pesticide, qui respecte les écosystèmes et la santé humaine

21/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO (suite)

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

10/01/2013

Palestine : Gaza censuré à la Fondation Cartier

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/09/la-fondation-cartier-aime-la-poesie-mais-pas-sur-gaza_1814517_3246.html

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La Fondation Cartier aime la poésie, mais pas sur Gaza

LE MONDE | 09.01.2013 à 13h30 • Mis à jour le 09.01.2013 à 14h56 

Lundi 14 janvier, le poète Frank Smith ne lira pas ses textes à la Fondation Cartier, à Paris. Invité à participer à une Soirée Nomade autour de l'écrivain et poète sonore Jérôme Game, il a vu son nom rayé de la liste par les organisateurs du lieu consacré à l'art contemporain. Le problème ? Son texte tourne autour de l'opération "Plomb durci" menée par Israël dans la bande de Gaza en 2009. "Ce n'est pas un travail militant, insiste l'écrivain. Je ne comprends pas leur réaction."

Frank Smith est un familier de l'actualité. Il a déjà évoqué le conflit libyen dans Etats de faits ou traité de Guantanamo dans son dernier livre. Avec un protocole particulier : il n'invente pas mais travaille sur des textes préexistants qu'il sélectionne et met en forme pour "les faire passer dans le champ poétique".

"Je m'inscris dans la lignée des objectivistes américains comme Charles Reznikoff", dit-il. Un poète (1874-1976) qui avait dressé dans Testimony un portrait en creux de l'Amérique, fondé sur des témoignages, en compilant des comptes rendus de procès. Dans le cas de Gaza, Frank Smith a extrait des témoignages du rapport Goldstone (2009), commandé par les Nations unies, sur les crimes de guerre commis par l'armée israélienne et les militants palestiniens. Un texte qui a fait polémique, et dont l'auteur principal a depuis revu ses conclusions.

La peur d'une nouvelle polémique ?

Devant les inquiétudes des organisateurs, l'écrivain leur a fait lire son texte. "Une moitié est consacrée à Israël, l'autre à Gaza." Il a aussi changé le titre qui, d'Opération Plomb durci, est devenu D'ici-là. Enfin, alors qu'il prévoyait de projeter des images trouvées sur Internet et générées par des mots-clés de ce texte, il a proposé de les remplacer par des cartes. En vain.

Au vrai, le conflit israélo-palestinien a déjà fait des dommages collatéraux dans le monde de l'art. En 2010, l'exposition du photographe Kai Wiedenhofer au Musée d'art moderne à Paris, sur le même sujet, avait été temporairement fermée à la suite de pressions pro-israéliennes. En 2011, à Lausanne, l'entreprise Lacoste a exclu une photographe palestinienne des finalistes de son prix. En 2013, la Fondation Cartier a-t-elle voulu éviter une nouvelle polémique ?

Impossible de le savoir. Les questions du Monde sont restées sans réponse. Frank Smith, lui, a programmé à la même heure et à la même date, une "contre-lecture" au Point Ephémère, dans le 19e arrondissement.

Lire aussi :  l'intégralité du texte de Frank Smith (en format PDF).

Le site Web de Frank Smith : www.franksmith.fr

03/12/2012

Fronde locale contre le gaz de schiste aux USA

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/29/graine-de-revolte-au-pays-du-gaz-de-schiste_1797385_3244.html

LE MONDE | 29.11.2012 à 12h03 • Mis à jour le 30.11.2012 à 21h07 Par Philippe Bernard

Le 6 novembre, le résultat du vote des 80 000 habitants de Longmont (Colorado) a fait moins de bruit que la réélection de

Barack Obama. Marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste, il pourrait compliquer la stratégie énergétique d'un président qui compte sur les immenses réserves du pays en gaz pour réaliser l'une des promesses phares de sa campagne : l'indépendance énergétique des Etats-Unis en 2020.

Ce jour-là, en même temps que le choix du président, les électeurs de cette cité résidentielle nichée au pied des Rocheuses étaient aussi invités à se prononcer sur une proposition de texte interdisant la fracturation hydraulique (fracking) sur le territoire de la commune. Cette technique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter le gaz de schiste, consiste à fracturer les roches du sous-sol en injectant à très haute pression de l'eau mélangée à du sable et à des produits chimiques, afin de faire jaillir le gaz. Pareils forages font courir le risque d'une contamination des nappes phréatiques et rejettent dans l'atmosphère une importante quantité de méthane.

A Longmont, les 500 000 dollars (386 596 euros) investis par les compagnies gazières dans une campagne de mailing et de publicité destinée à convaincre de l'innocuité de cette technique créatrice d'emplois et à tuer dans l'oeuf le référendum n'ont pas suffi : par 59% contre 41%, les habitants ont approuvé l'interdiction.

"MÉPRIS DES FAITS"

Ce vote "ignore notre besoin crucial du gaz et de ses dérivés pour produire de l'électricité et répondre aux besoins du commerce et des transports", a protesté l'association des producteurs de gaz du Colorado, tandis que sept anciens maires de la ville ont fustigé "les accusations sans fondement sur la santé et lasécurité de notre communauté", dénonçant la "guerre au fracking" menée "par des militants au mépris des faits". Les producteurs s'apprêtent à porter plainte pour entrave aux droits de forages qu'ils ont acquis en ville. Ils entendent aussi réclamer à la municipalité des indemnités pour les propriétaires des terrains concernés.

Les industriels ne sont pas les seuls à préparer la contre-offensive. Le gouverneur (démocrate) du Colorado, John Hickenlooper, menace d'attaquer en justice la ville de Longmont, arguant que seul l'Etat a le droit de réglementer les forages. Il faut dire que, pour sa campagne électorale de 2010, le gouverneur, ancien géologue dans une compagnie de forage, a reçu 76 441 dollars (59 103 euros) de l'industrie gazière, d'après la liste des contributions rendues publiques.

En face, les opposants au gaz de schiste exultent et saluent un "soulèvement citoyen". Leur mouvement a démarré en 2011, lorsqu'il a été question d'implanter un puits de forage à proximité d'un collège et d'un lac apprécié des baigneurs. L'alerte avait été sonnée par la publication d'une étude de l'université du Colorado, selon laquelle les personnes vivant dans un rayon d'un demi-mile (805 mètres) autour d'un site de fracturation hydraulique sont exposées à des rejets toxiques cinq fois supérieurs aux normes. Rapidement, 8 200 signatures ont été collectées pour que soit soumise au vote la question de l'interdiction.

TÂCHE D'HUILE

Il s'agissait moins de défendre une cause planétaire que de protéger sa famille, sa maison et son jardin"Nous avons montré que l'argent des pétroliers ne leur permet pas toujours de gagner et que notre droit constitutionnel à la santé, à la sécurité et à la protection de la propriété n'est pas à vendre", se félicite Michael Bellmont, l'un des initiateurs de la campagne. Depuis le 6 novembre, la protestation a fait tâche d'huile dans les villes environnantes où les puits ont poussé comme des champignons, y compris en plein milieu de lotissements, et où des norias de camions approvisionnent en eau les sites de fracking

La fronde de Longmont n'est pas le premier mouvement anti-gaz de schiste aux Etats-Unis depuis que la ruée vers le gaz, partie du Texas, a semé des centaines de milliers de puits dans le Dakota du Nord, en Pennsylvanie et dans le Colorado. Dans son documentaire choc Gasland, Josh Fox a filmé l'eau qui s'enflamme en sortant de robinets à Dimock (Pennsylvanie), où l'on extrait le gaz de schiste. Dans l'Etat de New York, Lady Gaga et Yoko Ono ont rejoint la contre-croisade.

L'initiative discrète mais radicale des citoyens du Colorado, restés jusque-là en dehors des radars militants et médiatiques, pourrait donner une autre dimension au débat, après la présidentielle. L'organisation écologiste Sierra Club vient de lancer une campagne destinée à faire pression sur l'administration Obama en faveur d'une réglementation plus stricte d'un secteur qu'elle qualifie de "sale, dangereux et incontrôlable".

La prochaine salve pourrait venir de Promised Landun film anti-frackingMatt Damon y campe un représentant d'une compagnie gazière chargé d'obtenir des droits de forage de petits paysans frappés par la crise. Avant même la sortie du film, en décembre, la polémique a commencé : les partisans du gaz de schiste soulignent que le film a été cofinancé par une société détenue par les Emirats arabes unis dans le but de perpétuer la dépendance américaine à l'égard du pétrole étranger.

Philippe Bernard

29/09/2012

Il faut sauver KOKOPELLI !


Voici la pétition à envoyer pour q ue la justice revienne sur la décision prise contre Kokopelli.
Pour protéger la biodiversité contre la main mise toute puissante des grands groupes et lobbies prêts à détruire pour servir leur seuls intérêts. 

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communiqué :

 

 

La Cour de Justice, par sa décision rendue hier dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations...

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes...

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

  • [1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2
  • [2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

  • Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
  • Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
  • Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
  • Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

Télécharger l'interview de radio Zinzine avec notre avocate Blanche MAGARINOS-REY.

28/09/2012

Un t-shirt "Palestine" gênant ?

lu sur :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/632925-j-etais-au-grand-journal-de-canal-plus-mon-t-shirt-palestine-trop-genant.html

J'étais au "Grand Journal" de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ?

Modifié le 27-09-2012 à 16h24

Par 
baroudeur

LE PLUS. Lundi, le journaliste indépendant Nadir Dendoune était invité au "Grand Journal" de Canal Plus, pour parler de son ascension de l'Everest. Il portait sa tenue du jour : jean et t-shirt siglé "Palestine". Quelle ne fut pas sa surprise de constater le malaise que cela a produit. Malaise auquel a par la suite répondu le rédacteur en chef du Grand Journal.

Édité par Hélène Decommer   Auteur parrainé par Aude Baron

J'étais au "Grand Journal" de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ?

Modifié le 27-09-2012 à 16h24

 

Nadir Dendoune au Grand Journal de Canal Plus le 24 septembre 2012 (Capture Le Plus)

C’est l’histoire d’une chaîne subversive. Tellement subversive qu’elle fut la première à avoir diffusé des films pornos. Une chaîne, briseuse de tabous, où tout est permis, où les animateurs débarquent sur les plateaux télé en jeans et en t-shirts, parfois même en tongs. Une chaîne qui invite à peu près tout le monde. A juste titre et toujours au nom de la liberté d’expression. Une liberté d’expression qui a tout de même ses limites dès qu’on prononce, qu’on chuchote même, le mot Palestine.

"Tenez, mettez cette veste"

Nous sommes lundi et je suis invité au "Grand Journal" de Canal Plus, une première et sans doute la dernière fois que j’y mets les pieds... Je suis invité pour parler de la mort de ses six Français disparus sur les pentes du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde. J’ai été prévenu le jour même.

Dès le début, je sens la tension. Il y a les habitués de l’émission : Jean-Michel Aphatie, assis à ma gauche avec lequel je discute avant que le show ne débute, Michel Denisot, un peu plus loin. Daphné Bürki est en face de moi et elle me salue avec gentillesse. A sa gauche, le directeur du club alpin. Jean-François Copé se tient droit en face, légèrement sur ma gauche. Pas de sourire : son regard est froid.

L’émission commence. Je dois intervenir dans la deuxième partie de l’émission. Une fois la publicité lancée, deux assistants se ruent à mes côtés paniqués. La première : "Tenez, mettez cette veste". Une fois la veste sur moi, son collègue se rend compte : "Ça ne sert à rien, on verra toujours le t-shirt. En plus, ça ne sera pas raccord avec le début de l’émission". Ils repartent en stress.

Jean-Michel Apathie ne comprend pas. Jean-François Copé ressemble à quelqu’un qui vient de sortir d’un enterrement. Le show reprend.

C’est en regardant le replay de l’émission que je me rends compte que pendant toute mon intervention, les cadreurs, donc le réalisateur, n’ont proposé que des plans serrés sur moi, donc sans possibilité d'apercevoir le t-shirt en entier, ce qui ne fut pas le cas pour les autres invités, qui ont aussi été filmés en plan large.

 

 

Et sur cette séquence, à 1'53, je relève un brusque plan de coupe :

 

 

 

Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York"

Surtout ne pas montrer le fameux t-shirt, que je porte pourtant depuis ce matin. Issu de ma garde robe habituelle, sans jamais penser que ceci aurait pu être un problème, même s’il est de notoriété publique que j’ai une sympathie pour le peuple palestinien (ce qui explique que j’ai pléthore de t-shirts achetés lors de mes voyages en Palestine).

Un t-shirt avec écrit dessus le mot Palestine, pas un T-shirt appelant au "terrorisme". Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York", Rome ou Paris. Même pas un t-shirt Nike ou Adidas. Même pas un t-shirt "free Palestine", ou "Boycott Israël". Juste un t-shirt noir avec écrit dessus le mot Palestine…

Que se passe-t-il chez Canal Plus ? Pourquoi une telle crainte ? D’où vient cette gêne ? Comment en est-on arrivé là ? Voilà une semaine qu’on nous bassine avec la liberté d’expression et là un petit t-shirt siglé Palestine met le feu à la chaine la plus "subversive" du Paf français. C’est à mourir de rire. J’en ris encore ? 

A lire aussi : La réponse du rédacteur en chef du "Grand Journal", Nicolas Escoulan : "L'inscription Palestine ne posait aucun problème (...) Ce que Nadir n’a pas précisé dans son texte, c’est qu’il y avait une inscription juste en-dessous, en arabe..."

"Sur son t-shirt, il y avait effectivement marqué "Palestine". Cette inscription ne nous posait aucun problème. En revanche, ce que Nadir n’a pas précisé dans son texte, c’est qu’il y avait une inscription juste en-dessous, en arabe. Or je ne comprends pas l’arabe."

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mon commentaire : la belle excuse que voilà !

 

16/07/2012

Marchands d'eau, Lyonnaise des eaux, lobbying

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/13/la-com-croupie-de-la-lyonnaise-des-eaux_833293

La com croupie de la Lyonnaise des eaux

Récit La filiale de Suez a engagé un cabinet pour décrédibiliser l’action d’un élu de l’Essonne qui a remunicipalisé la distribution de l’eau.

Par Renaud Lecadre

Certains marchands d’eau semblent prêts à tout pour préserver leur pré carré. C’est toute l’histoire de la Lyonnaise des eaux (filiale de Suez environnement), déclenchant une opération noire contre un élu de l’Essonne, Gabriel Amard. Ce membre du Parti de gauche, président du syndicat intercommunal des Lacs de l’Essonne (regroupant Grigny et Viry-Châtillon), avait eu le toupet d’instaurer une régie publique afin de remunicipaliser la distribution d’eau. Les accablantes révélations de Marianne2.fr, qui, la semaine dernière, dévoilait le dessous des cartes, n’ont pas fini de faire des vagues.

Fin 2011, après un référendum local ratifiant dans l’enthousiasme général (95% de oui) le retour en régie, la Lyonnaise passait contrat avec le cabinet Vae Solis, autoproclamé spécialiste en «communication et gestion de crise». Cahier des charges : «Limiter, réduire et discréditer sur le fond la communication agressive et néfaste» de Gabriel Amard sur la gestion publique de l’eau. Vaste programme.

Cible. L’opération démarre piano : «Publication de quelques articles dans la presse pour dénoncer la démarche de la mairie de Viry.» De la simple communication d’influence auprès des «journalistes concernés par le secteur» - Libération n’a pas eu l’honneur de recevoir leur prose… Puis Vae Solis passe un cran au-dessus en proposant à la Lyonnaise une «nécessaire riposte digitale». Ce sera la création d’un blog intitulé Monvirynature, officiellement créé par un écolo local mais alimenté en coulisse par Vae Solis et la Lyonnaise. Suivie d’une «republication de son contenu sur les réseaux sociaux» - car Monvirynature tweete à mort.

La cible n’est pas seulement Gabriel Amard en tant que tel. Au nom de son agglo, il a certes remunicipalisé la distribution d’eau, mais reste tributaire de la Lyonnaise en matière d’approvisionnement. A terme, d’ici à 2013, il envisage de se raccorder au réseau d’Eau de Paris, la capitale disposant d’une régie totalement autonome. Dès lors, Monvirynature va se mettre à pester contre la qualité de l’eau parisienne. Un de ses posts, titré «Des nitrates à Paris ?», se conclut par : «Le doute existe pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge.» Anne Le Strat, adjointe du maire de la capitale et présidente d’Eau de Paris, s’en indigne : «C’est grotesque, on est largement en dessous des normes.» Mais la Lyonnaise, via Vae Solis, pardon, Monvirynature, pinaille au motif que «le taux moyen peut varier selon les quartiers et flirter, dans certains cas, avec la norme».

Dans son étrange cahier des charges, Vae Solis promettait de «mettre en forme et diffuser des notes blanches», terme réservé aux services de renseignements, «afin de ne pas exposer la Lyonnaise des eaux». Leurs destinataires ? «Les principales figures de l’opposition locale.» On songe immanquablement à Yves Jégo, député de droite de Seine-et-Marne, vent debout contre la politique de l’eau de la capitale, qu’il accuse de «pomper chez nous 50 millions de m3 sans contrepartie : Paris ne paie aucune redevance et Delanoë vient d’annoncer une baisse de 8% du prix de l’eau pour les Parisiens. C’est une honte.» Anne Le Strat répond point par point: «C’est vrai qu’on va chercher de l’eau dans les départements alentours, mais tout comme Suez et Veolia», ces grands oubliés de la diatribe.

«Violence». Vae Solis a également facturé à la Lyonnaise une «médiatisation spontanée dans la continuité des interventions d’Yves Jégo». Soit 65 000 euros, plus un éventuel «success fee» de 45 000 euros si son action souterraine parvenait à torpiller les négociations sur le raccordement des Lacs de l’Essonne au réseau parisien. On n’en prend pas le chemin : «En dépit de ce mauvais film, nous continuons à travailler sur un éventuel raccordement», souligne Anne Le Strat.

Le bilan final est désastreux. Le cabinet Vae Solis se flattait d’une «capacité d’influence réelle et démultipliée» en vue de la «gestion de l’image, priorité stratégique» de ses clients. Celle de la Lyonnaise est durablement écornée : sa direction nationale vient de désavouer sa filiale francilienne, signataire de l’étrange contrat Vae Solis, en «condamnant vigoureusement une initiative locale et isolée». Mais Gabriel Amard s’indigne de «pratiques occultes qui témoignent de la violence que les multinationales de l’eau sont capables de mettre en œuvre».

Le site internet de Vae Solis n’affiche qu’une seule actualité récente. Non pas pour se défendre de tout scandale, mais pour se «féliciter» de la nomination de son directeur général et pilote de l’opération, Antoine Boulay, comme chef de cabinet et conseiller personnel du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (1). Ils auront l’occasion de discuter nitrates, entre autres.

(1) Déjà membre du QG de Ségolène Royal en 2007, Antoine Boulay a aussi épaulé la campagne 2012 de François Hollande comme conseiller pour l’opinion.

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

28/04/2012

Carcassonne : l'élection municipale de 2008

communiqué d'ANTICOR :

Carcassonne : Anticor 11 adresse un signalement au Procureur, ouverture d’une information judiciaire

Posted: 27 Apr 2012 06:05 AM PDT

Dans l’affaire des achats de vote supposés de l’élection municipale de 2008 à Carcassonne, une plainte a été déposée par l’ancien Maire non ré-élu, Gérard Larrat (UMP) pour subornation de témoin et faux témoignage mi-février. De son côté, Anticor 11 adressait le 2 mars un signalement au Procureur Général de Montpellier, en s’appuyant notamment sur les articles de la rédaction carcassonnaise du Midi Libre.

Nous ne savons bien sûr pas quelle est la part d’influence de ce signalement détaillé de notre groupe local dans la décision du Procureur Général, mais toujours est-il que ce dernier vient de décider l’ouverture d’une information judiciaire en désignant un Juge d’instruction, pour cette affaire qui traînait curieusement depuis 5 ans sans aboutir.

Il faut préciser que cette affaire était au préalable entre les mains du Procureur Francis Battut dont on a récemment découvert (via facebook !), qu’il avait des liens avec le nouveau député-maire de Carcassonne, Jean-Claude Pérez (PS), dont des proches sont visés dans ces supposés achats de vote des dernières municipales. Anticor 11 avait par ailleurs mis en lumière, dans son courrier du 2 mars au Procureur général, deux autres affaires locales pour lesquelles la question du respect du devoir d’indépendance, d’impartialité et de neutralité de ce magistrat pouvait être soulevée.

Nous constatons donc avec intérêt, dans cette affaire, que le travail d’un groupe local d’Anticor sur le terrain, peut être en mesure d’apporter son aide pour qu’une recherche de la vérité se déclenche réellement au niveau judiciaire, dans des affaires pour lesquelles des éléments concordants interpellent. Merci à Anticor 11 !

Plus d’infos sur le blog d’Anticor 11 à http://anticor11.org/?p=5215

12/04/2012

Évaluation de la lutte contre la corruption en France

communiqué:

Audition d’Anticor par l’OCDE

Posted: 11 Apr 2012 08:39 AM PDT

La France est évaluée cette année sur son dispositif de lutte contre la corruption internationale, dans le cadre d’un processus applicable à l’ensemble des pays signataires de la Convention de 1997 de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.

Cette évaluation vise à mesurer la manière dont est mise en oeuvre en France – sur le plan préventif et répressif – cette Convention de l’OCDE et sa Recommandation de 2009. Les conclusions et les recommandations des évaluateurs feront l’objet d’un rapport public.

Les magistrats évaluateurs suisses et italiens, accompagnés de représentants de la division anticorruption de l’OCDE, ont choisi d’auditionner le 4 avril dernier, au Ministère des Finances, une dizaine de représentants de la société civile française, dont les trois associations anticorruption que sont SHERPA, Transparence International et ANTICOR. On pourra se rendre compte de l’étendue du travail que représente cette évaluation de l’OCDE, en consultant le planning prévisionnel de cette session d’audition.

Notre représentant était Jean-Luc Trotignon, le Délégué national d’Anticor, qui a insisté sur le fait que la France pouvait difficilement se targuer d’œuvrer efficacement contre la corruption – qu’elle soit nationale ou internationale – auprès de l’OCDE quand, dans le même temps, elle ne cesse d’affaiblir les moyens judiciaires et les moyens de contrôle y afférent (exemples :  baisse d’un tiers des magistrats du Pôle financier du TGI de Paris de 2009 à 2011 et nette insuffisance du nombre de leurs assistants spécialisés, diminution récente du nombre et des moyens des Chambres régionales des comptes, crise du contrôle de la légalité préfectorale reconnue par un récent rapport sénatorial…). Et il a souligné les barrières qui font face au contrôle citoyen en bout de chaîne où, les avis de la CADA n’étant pas injonctifs, un citoyen peut mettre péniblement deux ans avant d’obtenir un document pourtant public (qui peut justement être un contrat avec une entreprise étrangère). Il a enfin signalé qu’il est inutile pour l’OCDE, comme elle le prévoyait dans son programme d’évaluation, de demander aux auditionnés français où en est « la sensibilisation contre la corruption transnationale » en France, sachant que l’on n’a même pas dans notre pays de sensibilisation à la lutte contre la corruption tout court !… Il a expliqué que c’est la raison pour laquelle Anticor exige la formation obligatoire de tous les élus locaux aux pratiques d’une bonne gestion intègre, dès leur début de mandat.

Harold Heuzé, représentant d’Anticor au sein de la Plateforme contre les Paradis Fiscaux et Judiciaires et au sein de Finance Watch, avait principalement préparé une note résumant les positions d’Anticor par rapport à la lutte de la France contre la corruption internationale, qui a donc été remise à la délégation de l’OCDE en fin d’audition, et que vous pourrez lire intégralement en cliquant sur ce lien .


04/04/2012

Le matraquage publicitaire et la loi

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/04/au-tribunal-les-deboulonneurs-denoncent-le-matraquage-de-la-pub_1679945_3224.html

Au tribunal, les "Déboulonneurs" dénoncent le matraquage de la pub

Huit membres du collectif fondé en 2005 étaient jugés en appel pour avoir dégradé des panneaux d'affichage avec des slogans anti-publicitaires. 

Le Monde.fr | 04.04.2012 à 08h18 • Mis à jour le 04.04.2012 à 11h00

Par Simon Piel

 

C'est une audience qu'ils attendaient depuis longtemps. Comme l'occasion trop rare d'une tribune médiatique. Après un report en septembre dernier, le procès en appel de huit membres du collectif des Déboulonneurs, accusé d'avoir dégradé des panneaux d'affichage en y écrivant des slogans anti-publicitaires, s'est finalement tenu ce mardi 3 avril devant la cour d'appel du tribunal correctionnel de Paris. Alors qu'ils avaient été relaxés en premières instance au nom de la liberté d'expression, le ministère public avait fait appel.

"Stop à la propagande marchande", "violence visuelle", "trop de pub", "légitime réponse". Autant d'inscriptions que ces "barbouilleurs", comme ils se nomment, assument avoir écrit sur cinq panneaux publicitaires de l'avenue des Champs-Elysées en janvier 2008. Une action réalisée dans le calme, à visage découvert, comme ils en ont déjà mené de nombreuses. "Une action de désobéissance civile", plaident-ils.

Yvan Gradis, le plus âgé des prévenus, auteur assumé d'une soixantaine de barbouillage, explique : "Le principe de notre activisme est de se lever contre le matraquage publicitaire pour qu'il ne soit pas dit que cette barbarie visuelle est rentrée dans les mœurs avec le consentement de la population."

Nicolas Hervé, l'un des membres du collectif, interpelle le président du tribunal : "Peut-être que demain, vous jugerez avec une affiche publicitaire derrière vous pour payer vos salaires", arguant qu'une bâche publicitaire orne déjà un mur extérieur du palais de justice.

L'OMBRE DE JCDECAUX

Leur revendication est simple : la tenue d'un débat public sur le rôle de la publicité et un engagement législatif pour encadrer sa place dans la société. "Le code de l'environnement, qui régit les affichages publicitaires, doit être revu", précisent-ils, en limitant par exemple leur taille à 50 cm par 70. "Un format qui permet de ne pas subir la publicité et d'avoir un geste actif envers elle, et qui est d'ailleurs le format réglementaire pour les associations et les partis politiques."

Autre inquiétude du collectif, la multiplication des supports de diffusion de la publicité, comme les écrans vidéos visibles dans le métro. Dans l'assistance, une vingtaine de personnes venues par solidarité écoutent attentivement.

Amer, Nicolas Hervé explique à la barre comment ils se sont sentis "trahis" par les responsables politiques après le Grenelle de l'environnement, auquel ils ont participé. "Pourquoi le discours avenant de Nathalie Kosciusko-Morizet sur des modifications nécessaires à la loi de 1979 [qui encadraient les règles d'affichages dans l'espace public] pendant les négociations a été suivi de décrets contraires à ses propos ?", interroge-t-il avant d'apporter la réponse lui-même. "Il y a eu des pressions avérées de la part des lobbys. Le Canard Enchaîné, par exemple, a rapporté que Decaux [l'un des leaders mondiaux de l'affichage publicitaire] tenait le stylo" pendant la rédaction de l'accord.

Des pressions dont se souvient à la barre la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts du Nord Marie-Christine Blandin, l'une des trois témoins cités par le collectif, qui explique que "lors du Grenelle 2, le bruit courait au Sénat que Decaux était là".

"EXCEPTION DE CITOYENNETÉ"

Céline Ramboz, membre fondatrice du collectif, souligne pour sa part qu'elle en a "marre d'être ciblée", et dénonce le rôle de la société Affimétrie, qui mesure et cible l'audience potentielle des panneaux d'affichage et les occasions de voir (ODV) la publicité. Tel panneau occasionnant tant de contacts visuels sur une semaine, comme autant de données riches d'enseignements pour les annonceurs. "Moi, je suis considérée comme une responsable d'achat d'une enfant de 11 ans, explique-t-elle à la sortie de l'audience. Et avec de telles méthodes qui analysent le déplacement des gens, on peut aisément penser que la publicité pour Kinder se trouvera plus facilement sur le chemin de l'école."

Pour l'avocat général, selon le droit, seuls deux prévenus doivent être condamnés. Les seuls en fait qui avaient été arrêtés en 2008 - les autres s'étant spontanément présentés à l'audience pour revendiquer leur participation à l'action. Il requiert une amende ferme de 200 euros pour Yvan Gradis, et autant avec sursis pour Arthur Lutz. Si la cour considère qu'il faut condamner les huit prévenus, il a également demandé la condamnation de chacun au paiement d'une amende.

"Ce sont des citoyens responsables", enchaîne William Bourdon, une figure du barreau dont le collectif s'est attaché les services. "Comme vous avez pu le constater, ils sont à l'abri de toute attitude insurrectionnelle. Ils ont intégré que la publicité est l'oxygène du marché, (...) mais il s'agit de convoquer ici le devoir de résister à l'oppression."

Citant les printemps arabes, puis Martin Luther King, il appelle de ses vœux la reconnaissance législative d'une "exception de citoyenneté". Avant de demander la relaxe et de conclure sur l'écrivain Georges Bernanos, qui écrivait : "Il faut parfois quelques indisciplinés pour faire un peuple libre." Délibéré le 26 juin.

Simon Piel


14/03/2012

Lodève : conférence le 16 mars sur OGM et abeilles

communiqué :

le vendredi 16 mars 20h salle de la mairie à Lodève :

 
Conférence de Guy Kastler du Réseau Semences Paysannes et Jean Sabench apiculteur Confédération Paysanne 
 
Le maïs OGM Monsanto 810 va être semé . Sa culture sera fatale pour les abeilles .

84% des espèces végétales dépendent de la pollinisation par les insectes .
 
Exigeons un arrêté d'interdiction de semer du Mon 810

04/02/2012

La chasse scientifique en France

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/pour-l-elysee-les-chasseurs-sont-avant-tout-des-scientifiques-02-02-2012-1426573_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120202

Pour l'Élysée, les chasseurs sont avant tout des scientifiques 

 Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 à 09:04

Oies, baleines, même combat. Nicolas Sarkozy décide de prolonger la chasse à l'oie à des fins d'études scientifiques.

Chacun sait que la meilleure façon d'étudier scientifiquement un animal, c'est de le tuer. Et que sa mise à mort, tâche très délicate, ne peut être confiée qu'à un chasseur. Heureusement, notre président Nicolas Sarkozy s'en est soudainement rappelé, hier, lorsqu'il a demandé en toute urgence à la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet de prendre un arrêté autorisant la chasse des oies "aux fins d'études scientifiques" du 1er au 10 février 2012.

Il était temps. La science française a failli passer à côté de grandes découvertes biologiques par la faute d'un Conseil d'État qui avait demandé au gouvernement de fixer la fermeture de la chasse aux oies au 31 janvier. Mais comment ose-t-on ainsi vouloir obstruer l'avancement de la science française ? Il y a pourtant l'exemple japonais qui crève les yeux. Voilà de nombreuses années que la science des baleines avance à pas de géant grâce à leur chasse scientifique qui sacrifie un millier de cétacés chaque année. Enfin... qui devrait, car cet arriéré de Capitaine Paul Watson de Sea Shepherd s'entête à leur couper la vague sous le pied.

Sciences électorales

Ce n'est pas tout, le gouvernement français vient également de décider l'abrogation des moratoires sur la chasse au courlis cendré et à l'eider à duvet, deux espèces en si mauvais état de conservation qu'elles sont classées sur la liste rouge de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Sans doute que, là encore, le sacrifice de ces oiseaux est rendu nécessaire par la curiosité scientifique. Et sans doute encore y avait-il urgence puisque l'État n'a même pas pris le temps de demander une évaluation scientifique au GEOC (Groupe d'experts sur les oiseaux et leur chasse), créé à la suite de la table ronde sur la chasse en 2008. Enfin, à la suite d'une récente rencontre avec les chasseurs à L'Élysée, Nicolas Sarkozy s'est engagé à rouvrir prochainement la chasse au grand tétras. Décidément, la France vise le prix Nobel en matière de recherche ornithologique. Ou en sciences électorales...

Mais pourquoi se limiter à la chasse aux oiseaux ? La France possède une biodiversité formidable qui pourrait faire progresser la science comme jamais. Modestement, voici ma proposition de nouvelles chasses scientifiques qui pourraient, par le plus grand des hasards, arranger chasseurs et éleveurs. Les chasses au loup et à l'ours pour étudier la digestion carnée. La chasse aux oiseaux de proie pour étudier le vol plané. La chasse à la tortue pour étudier les motivations d'un SDF. Mais aussi la pêche scientifique à l'anguille pour comprendre la mentalité d'une migrante. Il paraît que le Collège de France se tâterait pour créer une chaire de chasse scientifique...

20/01/2012

Ententes sur le prix de l'eau en France

lu sur : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/01/19/enquete-en-eaux-troubles

19.01.12  L'Est Républicain

France - Monde | Enquête en eaux troubles - L'Est Républicain

Concurrence - Bruxelles a ouvert une procédure pour « entente et abus de position dominante » présumés visant trois grands groupes qui se partagent le marché de l’eau en France Enquête en eaux troubles

 
La Commission Européenne enquête sur une possible entente sur les tarifs de l'eau entre Suez environnement, la SAUR et Véolia. Ce dont se félicite Emmanuel Poilâne, Président de l'association France Libertés.

Jean-Luc Touly affirme toujours qu’il y a eu des ententes au détriment des consommateurs.

La COMMISSION EUROPEENNE a ouvert une enquête pour savoir si trois grandes entreprises françaises du secteur de l’eau, la SAUR, Suez Environnement (La Lyonnaise des Eaux) et Véolia ont « coordonné leur comportement » en accord avec la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E). Mais en violation des dispositions de l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) qui interdit les accords et les pratiques concertées susceptibles de restreindre la concurrence. Alertée par des associations de consommateurs, la Commission a diligenté des inspections surprises dans ces trois entreprises, en avril 2010. Les documents saisis ont vraisemblablement incité le gendarme de l’UE à poursuivre ses investigations.

Un marché très concentré

Le marché de l’eau est dominé par trois grands groupes qui se partagent l’essentiel des appels d’offres des collectivités locales. Véolia arrive largement en tête avec environ 55 % du marché (24,6 millions d’usagers desservis). La Lyonnaise des Eaux (Suez Environnement) arrive en seconde position avec environ 30 %. Enfin la SAUR (10 %) est surtout présente dans les zones rurales. On comprend les enjeux quand on sait que la distribution de l’eau représente 12 milliards d’euros par an dont 5 milliards reviennent dans les caisses des trois multinationales. Le prix de l’eau varie de 2,80 € TTC le m³ lorsque le marché est géré en régie directe par les communes et 3,80 € lorsqu’il est délégué donc facturé par les entreprises privées.

Y a-t-il des ententes au détriment des consommateurs ? C’est ce qu’affirme Jean-Luc Touly, ancien cadre de Véolia aujourd’hui directeur de l’eau à la Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand, dans son livre choc « L’eau des multinationales, les vérités inavouables » (Fayard, 2006) qui a valu à son auteur neuf procès en diffamation. Tous gagnés.

Douze sociétés

« Le 11 juillet 2002 l’Autorité de la concurrence, a déjà dénoncé les abus de position dominante », explique Jean-Luc Touly. « Elle a identifié 12 sociétés dont le capital appartenait pour moitié à Véolia et pour moitié à Suez. Il n’y a donc aucune concurrence ». Deux cas semblent emblématiques : Lille et Marseille. En 2011 on est revenu à une situation plus logique. Mais les enquêtes menées en 2002 montrent « que le marché est opaque, que les prix augmentent, que les marges sont considérables… »,poursuit Jean-Luc Touly qui, avec d’autres, va alerter la Commission européenne. « En 2006 je découvre que la société des Eaux du Nord a conservé 164 M€ de travaux d’entretien non réalisés depuis 1997 ». Plainte est déposée pour abus de confiance, faux et usage et abus de biens sociaux. Martine Aubry réclamera la restitution de 115 M€. Mais un juge d’instruction est nommé.

Des cas identiques sont soulevés à Paris (153 M€ de travaux non réalisés), à Lyon (96 M€) mais le record appartient à la Communauté urbaine de Bordeaux où l’on a atteint 276 M€. Ils ont été restitués il y a quelques mois. De quoi alimenter le dossier ouvert à Bruxelles.

Marcel GAY

voir aussi :

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html (voir ci-dessous *)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

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Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses".

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**)

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.

 

14/09/2011

Gaz de schiste : mise au point

communiqué :

Le collectif 07 Stop au gaz de schiste considère les propos tenus par M. Sallibartant sur France Bleu Drôme Ardèche le 12 septembre ne visent qu’à détourner l’attention au moment où les industriels doivent déclarer les méthodes envisagées pour la recherche au gouvernement. Ils sont par ailleurs empreints d’omissions, de mensonges et de dénigrement.

DÉTOURNER LE DÉBAT

Selon la loi du 13 juillet 2011, « les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » ont jusqu’au 13 septembre pour remettre à l’administration « un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches. L’autorité administrative rend ce rapport public. » Dans le cas ou ce rapport ne serait pas remis ou s’il mentionne le recours à la fracturation hydraulique, le permis concerné serait abrogé.

« L’autorité administrative rend ce rapport public ». En tant que collectif citoyen, le collectif ardéchois Stop au gaz de schiste sera particulièrement vigilant à ce que cette publication soit respectée. Nous souhaitons connaître les méthodes envisagées par les industriels et nous assurer que la loi sera respectée. En effet, de l’aveu même de M. Sallibartant et de celui du géologue Gérard Medaisko le 13 septembre sur France-Info, il n’y a pas d’alternative techniquement et économiquement valable à la fracturation hydraulique. Nous pensons que les détenteurs de permis vont intensifier leur pression dans les mois à venir pour faire changer la loi. C’est dans ce sens que nous comprenons la véhémence des propos de M. sallibartant le 12 septembre sur France Bleu Drôme Ardèche.

OMISSION DES CONSÉQUENCES DE CETTE  INDUSTRIE

Les propos de M. Sallibartant font complètement l’impasse sur les conséquences sanitaires pourtant reconnues de cette industrie. Les conséquences environnementales ne sont pas abordées non plus. Quant au volet économique, il n’aborde pas le manque à gagner pour l’économie locale, l’agriculture et le tourisme en particulier. Il préfère menacer de la perte du « confort actuel » que, selon lui, les hydrocarbures nous procurent. Pourra-t-on encore parler de confort quand nos ressources en eau potable seront compromises par la pollution et la pénurie, que l’air sera devenu irrespirable, que nos emplois seront détruits,...

Nous pensons qu’une véritable politique énergétique d’avenir consiste à favoriser la recherche et le développement des énergies renouvelables et non à « prolonger l’ère des hydrocarbures » comme l’annonce ce monsieur.

MENSONGE SUR LE DIALOGUE

M. Sallibartant dit en substance que nous sommes fermés au débat. Il évoque, pour justifier ses propos, une invitation à l’assemblée générale de l’Amicale des foreurs et des métiers du pétrole. Le collectif ardéchois Stop au gaz de schiste qui représente 110 collectifs locaux, associations, syndicats, partis politiques et collectif d’élus contre les gaz et huiles de schiste n’a jamais reçu une telle invitation. Nous avons choisi de toujours répondre à  une invitation comme cela a été le cas avec M. Terrasse et Mme Royal en juin et avec M. Borloo (signataire des permis) en août. Nous ne sommes pas fermés au dialogue à condition qu’il ne s’agisse pas d’un dialogue de sourds.

DÉNIGREMENT DES CITOYENS

Contrairement à ce qu’il affirme, il ne s’agit pas d’un combat « idéologique » mené par des « écolos » mais bien de la mobilisation de citoyens qui ont choisi de réagir pour défendre le territoire dans lequel ils vivent. Nos propos se nourrissent du constat sanitaire, environnemental de l’utilisation de la fracturation hydraulique ces dix dernières années aux États-Unis. Ils se nourrissent également d’entretiens avec des neurologues, cancérologues, naturalistes, géologues,… Ils sont tout aussi pragmatiques que ceux de ce monsieur mais ne se placent pas du même point de vue.

Par ailleurs, nous ne pouvons tolérer le terme « d’agresseurs » qui n’a pas sa place dans un débat. Quel est le terme pour des industriels qui, sans débat public, ont l’intention de venir forer nos sols, détruire nos paysages et polluer nos ressources en eau ?

CONTACTS :

Jean Louis Chopy – 04 75 36 72 83 / 06 87 01 98 86 – frapna-ardeche@frapna.org

Porte parole du Collectif 07 « Stop au gaz de schiste », il apporte un éclairage sur l’actualité juridique et l’état de la mobilisation en Ardèche.

LE COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

Le collectif ardéchois "Stop au gaz de schiste" se compose d’associations, de nombreuxcollectifs locaux, d’organisations syndicales, de collectivités locales et d’organisations politiques (110 organisations de tous horizons, 2 500 inscrits à la lettre d’informations, 18 000 personnes mobilisées à Villeneuve de Berg, appuyé par le Collectif des élus, le Parc Naturel des monts d’Ardèche,…). Créé en janvier 2011, il veut affirmer son refus de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste, qu’elle soit expérimentale ou industrielle. Il dénonce :

·       Les conséquences environnementales désastreuses (pollution des réserves d'eau potable, du sol et des sous-sols) et la destruction des paysages

·       Les ravages socio-économiques (agriculture, tourisme,...),

·       Les atteintes irréversibles à la santé (produits mutagènes, reprotoxiques ou cancérigènes).

·       L’aberration énergétique et la fuite en avant que ce choix représente à l'heure de la lutte contre le changement climatique,

Le temps est venu de mener une réflexion nationale sur l’avenir énergétique de notre pays, nous ne pouvons aller toujours plus loin dans la quête des énergies fossiles, au mépris de l’avenir des populations, ici ou ailleurs.