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21/06/2015

Nutella, huile de palme, etc ... avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon

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un article ancien à lire sur BASTAMAG :

 

Crime environnemental : sur la piste de l’huile de palme

17/04/2012 SOPHIE CHAPELLE

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L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait (...)

17/06/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info ou intox ?

communiqué :

copie d'un courriel envoyé à la rédaction du Midi Libre le 12 juin dernier, sans réponse à ce jour , 17 juin.

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À l'attention de la rédaction du Midi Libre :

 
Bonjour,
J'ai envoyé le 10 juin dernier les trois courriels ci-dessous à :
 
 
Seul Monsieur Pieyre m'a répondu à ce jour (qu'il en soit félicité), et je vous joins notre échange.
 
La raison pour laquelle je vous contacte aujourd'hui est que je ne sais toujours pas sur quoi sont basées les affirmations de pollution végétale ou animale. J'aimerais connaître les coordonnées du laboratoire ayant fait les analyses pour pouvoir les consulter.
 
Cette curiosité est motivée par le fait que je me baigne régulièrement en mer, que je constate que je ne suis pas le seul, et qu'il s'agit là d'un problème de santé publique récurrent (voir l'épisode de 2008).
 
Vous devez être conscient que la crédibilité d'un journal d'information repose sur la fiabilité de ses sources, raison pour laquelle j'espère que vous vérifiez toujours sérieusement les informations que vous publiez. Peut-être, dans le cas présent, devriez-vous enquêter sur la crédibilité des "analyses", et également sur la façon dont les pouvoirs publics et les élus des communes concernées ont réagi.
 
Dans l'attente de vous lire, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.
XXXX
Montpellier
 
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courriels envoyés le 10 juin 2015 :
 
1) à : OLLIVIER LE NY : OLENY@MIDILIBRE.COM
 
Monsieur,
J'ai lu avec intérêt votre article :
Pourriez-vous m'indiquer le nom du laboratoire ayant fait les analyses mentionnées dans votre article :
 

La Grande-Motte - Midi Libre

www.midilibre.fr/herault/la-grande-motte/

Palavas : une pollution marine d'origine "végétale". Les analyses ont écarté toute nature bactériologique et la présence d'hydrocarbure. La deuxième analyse ..
 
Merci d'avance pour le renseignement.
 
Cordialement,
XXXX
Montpellier
 
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Madame,
J'ai lu avec intérêt votre article :
 

Palavas : une pollution marine d’origine "végétale"

Les analyses ont écarté toute nature bactériologique et la présence d’hydrocarbure. La deuxième analyse des échantillons, définitive, l’après-midi, confirme...
 
Pourriez-vous m'indiquer la source de votre information; quel laboratoire a effectué les analyses ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Cordialement,
XXXX
Montpellier
 
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Monsieur,
J'ai lu avec intérêt votre article :
 

Palavas : dégazage sauvage au milieu des baigneurs - Midi Libre

www.midilibre.fr/.../palavas-degazage-sauvage-au-milieu-des-baigneurs, 1168377.php

Pourriez-vous me dire ce qui a motivé votre affirmation de "dégazage" ? Y a-t-il eu une analyse faite dans un laboratoire, et si oui, lequel ?
 
Merci d'avance pour votre réponse.
 
Cordialement,
XXXX
Montpellier
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réponse de M. Pieyre du 10 juin :
 
Bonjour Monsieur XXXX,
Suite aux premiers événements datant du 31 mai, les témoins dont j'étais ont remarqué des plaques marron claire, huileuses. C'est pour cette raison que le mot "dégazage" a été employé plutôt que déballastage ou vidange de cales. L'information valait ce qu'elle valait, mais il était important de la diffuser en ne sous-estimant pas le problème. Je vous incite à lire les articles suite au second incident de jeudi dernier. Les différentes analyses ont montré qu'il s'agissait d'une pollution végétale ou animale, l'origine reste floue. En tout cas il n'y avait pas de traces d'hydrocarbures au moment du second incident. Cordialement.
MP
 
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ma réponse :
 
Bonjour Monsieur Pieyre,
Merci pour votre réponse. 
 
Vous souvenez-vous de l'épisode d'août 2008 ? (voir ci-dessous). Il avait été dit aussi qu'il s'agissait de "dégazage d'un bateau". Pourtant la station d'épuration MAERA a été mise en cause par la suite.
 
Je pense que ce genre d'information doit faire l'objet d'un minimum de vérifications, dont une analyse de la qualité bactériologique de l'eau, ce qui, sauf erreur de ma part, incombe aux services de l'État (la Préfecture de l'Hérault) et aux communes concernées. Avez-vous interrogé les services compétents ? Le cas échéant, que vous ont-ils répondu ?
 
Vous écrivez : "Les différentes analyses ont montré qu'il s'agissait d'une pollution végétale ou animale". Pourriez-vous m'indiquer quel laboratoire a fait les analyses dont vous parlez ?
 
Vous devez être conscient qu'il est important pour un journal comme le Midi-Libre d'être précis dans des informations concernant la santé. Beaucoup de gens, dont de nombreux enfants, vont se baigner en mer en ce moment; beaucoup de parents s'informent des nouvelles locales grâce à votre journal.
 
Cordialement,
XXXX
 
rappel  :
  1. Pollution au large de Carnon et La Grande Motte: baignade interdite ...
  2. www.ladepeche.fr/.../469796-pollution-large-carnon-grande-motte-baignadeinterdite.html
  3. 6 août 2008 ... La baignade a été interdite mercredi sur les plages situées entre La ... 3 milles des plages et pourrait atteindre la plage du Petit Travers, entre ...
  4. Interdiction de se baigner sur les plages de la Grande-Motte - RTL
  5. www.rtl.fr/.../interdiction-de-se-baigner-sur-les-plages-de-la-grande-motte- 787582
  6. 7 août 2008 ... Interdiction de se baigner sur les plages de la Grande-Motte ... la partie exposée des plages situées entre le Petit Travers et le Grand Travers.
  7. Baignade interdite à la Grande Motte - Le Figaro
  8. www.lefigaro.fr/.../01011-20080806FILWWW00415-baignade-interdite-a-la -grande-motte.php
  9. 6 août 2008 ... La baignade a été interdite aujourd'hui sur les plages situées entre la Grande Motte ... Tout va de travers au Grand Travers et au Petit Travers.

14/03/2015

Retour sur le libre accès à la plage du Petit-Travers/Grand-Travers ...

...  finalement, l'évidence s'impose, le seul moyen de lutter contre l'érosion est le rechargement en sable.
 
Cette évidence était déjà soulignée dans une note d'un autre blog, en date du 2/9/2006 (...nous sommes maintenant le 14/3/2015) : la plage du petit travers

On peut lire aujourd'hui que cette solution est mise en œuvre aux Aresquiers.

Voir l'article du Midi Libre  :

 
Des Aresquiers à Marseillan, les grands moyens sont mis en œuvre pour sauver les plages de l'Hérault.
 
Rappel de la note du 2/9/2006 : (voir en particulier les parties surlignées)
 

Il y a actuellement une enquête publique sur le projet de limitation d’accès des voitures à la plage entre Carnon et la Grande-Motte (plage du petit-travers au grand-travers).

Cette enquête se tient aux mairies de Carnon et Mauguio jusqu’au 22 septembre.

Le projet consiste, dans un premier temps (dès l’année prochaine, en 2007) de mettre la route entre Carnon et la Grande-Motte (RD59) en sens unique de Carnon vers la Grande-Motte sur UNE SEULE VOIE, en supprimant la possibilté de stationner côté mer.
Dans un deuxième temps, de fermer cette route à la circulation automobile.
Dans un troisième temps, de supprimer totalement cette route.
Ces transformations s’accompagneront de créations de parkings aux extrémités côté Carnon et la Grande-Motte.

De ce fait, cette plage du petit/grand-travers deviendra pratiquement inaccessible à ses usagers habituels, et en particulier aux familles avec de jeunes enfants, à ceux qui viennent avec parasol et pique-nique, aux personnes à mobilité réduite, aux véliplanchistes...

L’objectif du projet présenté est:

- “Assurer une protection durable du massif dunaire de la plage, aujourd’hui menacé par une fréquentation insuffisamment gérée et par une érosion intense.”
- “Limiter la présence de la voiture en réorganisant les modalités d’accès et de stationnement et en favorisant les modes de déplacement doux (circulation piétonnière, piste cyclable). Améliorer les conditions d’accueil des usagers de la plage; les conditions d’accès, de circulation et de stationnement sont aujourd’hui difficiles, voire dangereuses pour les piétons et les cyclistes; les services aux usagers pratiquement absents (pas de sanitaires, pas de parcs à vélos...). Développer la communication sur la qualité et la fragilité du site ignorées du plus grand nombre et ainsi inciter à un plus grand respect. Mettre en œuvre une gestion novatrice du site (nettoyage de la plage).”

Il est important que ceux qui sont contre ce projet aillent le marquer sur les cahiers de l’enquête ou le disent à l’enquêteur qui sera à Carnon le mercredi 13 septembre de 9h à midi, et à Mauguio le vendredi 22 septembre après-midi.

Comme beaucoup d’autres, je suis contre ce projet.
Pour deux raisons:
- si ce projet se réalise, la plage ne pourra être fréquentée que par ceux aptes à faire des kilomètres à pied ou à vélo (comment transporter à pied sur des kilomètres les poussettes, les parasols, pique-niques, planches à voile...? Quid des personnes à mobilité réduite ?).
l’objectif le plus important visé par le projet, seule justification valable à sa réalisation, à savoir “une protection durable du massif dunaire de la plage”, ne pourra être atteint.
En effet, comme indiqué dans le dossier d’enquête que j’ai pris le temps de lire attentivement, l’érosion de la plage ne résulte pas du piétinement des dunes mais du “blocage du transit littoral par la digue du port de Carnon et les épis de protection de la station” (dossier page 7/102).

Contrairement, à ce qui est dit dans la justification du projet présenté, la fragilité des dunes n’est pas “ignorée du plus grand nombre”, mais seulement d’une petite minorité des usagers. 
Dans la journée, même en pleine saison estivale, le piétinement des dunes, le non-respect des passages transdunaires, résultent essentiellement de la mauvaise signalisation des passages aménagés. L’arrachage des ganivelles (palissades) résulte d’actes d’ignorance ou d’incivisme se produisant la nuit; jamais dans la journée.
Ainsi, limiter la présence des voitures le long de la plage ne résoudra pas ce genre de problème. Une signalisation plus claire des passages transdunaires autorisés et un affichage permanent de panneaux explicatifs sur la fragilité des dunes seraient plus efficaces.

Le projet présenté ne constitue nullement un “recul stratégique” (page 6/102).
Un tel recul stratégique suppose d’accepter à terme la disparition du cordon dunaire, du réseau routier entre Carnon et la Grande-Motte et l’ouverture de l’étang de Mauguio sur la mer, ce qui n’est pas envisagé, même dans le futur.

En conclusion, mieux vaut consacrer l’argent prévu pour le projet
- à l’amélioration de la communication sur la fragilité du site, inexistante actuellement,
- à la meilleure signalisation des accès transdunaires autorisés,
- au rechargement en sable du cordon littoral, indispensable de toute façon en raison des aménagements portuaires existants,
- à l’amélioration des conditions d’accès et de circulation, qui sont actuellement difficiles en saison estivale, par exemple en mettant la route en sens unique mais à DOUBLE VOIE.

Ainsi, le vœux de “permettre aux habitants, aux usagers, aux amoureux de la mer et de la nature de continuer à profiter de ce site exceptionnel et de le transmettre en bon état aux générations futures” (dossier d’enquête, page 3/11) sera réalisé !

28/02/2015

Sivens : les agriculteurs de la FNSEA s'attaquent aux Zadistes

communiqué :


 Bonjour à toutes et tous,
 Les pros-barrage sont passés à l'action et sont en train de tout casser à la ZAD du Testet...

Pour celles et ceux qui peuvent se rendre sur place...
 Faîtes circuler ce message !
 Merci
 Michèle-Chr

sur le même sujet :

Les agriculteurs pro-barrage vont bloquer Sivens dès lundi

 

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

17/02/2015

Le gaz de schiste dans la région

communiqué :

APPEL A SIGNER NOTRE PETITION : NON à la prorogation du Permis Exclusif de Recherche d’Hydrocarbures du Bassin d’Alès !

Ce permis, accordé à la Sté MOUVOIL en 2010, est renouvelable pour une période de 5 ans.
Depuis 2011, les citoyens des 13 communes concernées se mobilisent afin de sauver leurs villages du massacre.
Nous avons besoin de vous pour continuer notre lutte.

>> Cliquez ICI pour signer la pétition en ligne !

Vous trouverez aussi en pièce jointe ce texte que vous pourrez imprimer et faire signer autour de vous.
Retour des pétitions à : Association anti gaz de schiste – Le Château – 30430 BARJAC, avant le 01/03/2015 de préférence.

>> Cliquez ICI pour télécharger la pétition papier !

Vous pourrez également aimer 
notre page Facebook et aimer et partager notre publication concernant notre pétition. L’important est de diffuser largement notre action.

Vous pourrez également tweeter et/ou retweeter le tweet ci-dessous :

#gazdeschiste : nous demandons à @RoyalSegolene de ne pas prolonger le permis du #bassindales http://petition.bassindales.fr
 
N’hésitez pas à signer sur les différentes formules proposées, nous ferons le dédoublonnage nous-mêmes avant l’envoi au ministère.
 

MERCI POUR VOTRE ACTION

A faire circuler le plus largement possible.
 

Cordialement

L'intercollectif Gardéchois

Contact : 06 33 56 02 40 ou  06 11 09 79 19

12/02/2015

vendredi 20 Février à MONTPELLIER

communiqué :

Bruno CHAREYRON, Ingénieur en physique, CRIIRAD sera présent

le vendredi 20 Février à MONTPELLIER (34)

Séance unique le vendredi 20 février à 20h au cinéma UTOPIA (5 avenue du docteur PEZET) à MONTPELLIER

Diffusion d’un film de Alain HALLEUX : Welcome to Fukushima

Documentaire de 60 minutes :

Documentaire de Alain de Halleux. 60 mn
Durant deux ans, entre octobre 2011 et août 2012, Alain de Halleux (le réalisateur de RAS, nucléaire rien à signaler) a suivi la vie des habitants de Minamisoma, une petite ville située à 20 km de la centrale nucléaire, au bord de la zone d'exclusion. Entre révolte et résignation, ils s’interrogent : faut-il partir ou rester sur place, vivre avec la contamination et la peur de l'avenir ?

 

Pas assez contaminée pour être évacuée, elle est cependant trop proche de la centrale éventrée… Les habitants vivent avec l'invisible et l'incertitude. Ils s'interrogent sur le futur de leurs enfants et celui de leur ville au passé millénaire...

 

La beauté des paysages souligne, si nécessaire…, la tristesse du drame à l'œuvre.

 

Suivi d’un débat avec Bruno CHAREYRON

Bruno CHAREYRON, Ingénieur en physique, CRIIRAD sera présent

le samedi 21 Février à NARBONNE (11)

CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla - 26000 Valence - 04 75 41 82 54
communication@criirad.org - www.criirad.org <image004.png>

Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité - Copyright © 2013

 

 

 

 

10/02/2015

Convoi d'uranium : Rassemblement en gare de Narbonne vendredi 13 février à 7h

communiqué :

Convoi d'uranium en route pour Malvési -

Rassemblement en gare de Narbonne vendredi 13 février à 7h

La totalité de l’uranium utilisé dans les centrales nucléaires françaises est importée de l’étranger et est acheminée en France par bateau. Si une partie de cet uranium - en provenance du Niger et du Canada - arrive dans les ports du Havre et de Fos-sur-mer, un travail d’enquête nous a permis de découvrir que de nombreuses cargaisons d’uranium destinées à la France arrivent dans des ports allemands comme celui d’Hambourg. 

Venu de Namibie, et après avoir traversé la Russie, un chargement est arrivé au port d'Hambourg ce week-end, à bord du navire "Bright Horizon" appartenant à la compagnie MACS

Après déchargement au port, les 14 conteneurs de concentré de minerai d’uranium ont été chargés sur des wagons, pour rejoindre, par le train, l’usine Areva-Comurhex de Malvési, près de Narbonne, qui est la porte d'entrée de l'uranium en France et traite un quart de l'uranium utilisé dans le monde. Parti du port de Hambourg à 18h25 hier soir, ce convoi traverse actuellement l'Allemagne. Il devrait arriver demain, mercredi 11 février, à la frontière française et rejoindre Narbonne vendredi 13 tôt dans la matinée

Le Réseau "Sortir du nucléaire", SDN11 et SDN34 appelle à un rassemblement en gare de Narbonne pour "accueillir" comme il se doit ce convoi mortifère. RDV ce vendredi 13 février en gare de Narbonne à 7h. 

 

Contacts : 
Michel 0613914953
Didier 0638819806

 


 

Pourquoi se mobiliser contre ce transport ?

 

L’extraction de l’uranium est l’une des activités les plus polluantes au monde. En Namibie, le minerai est principalement extrait dans une mine géante à ciel ouvert, ce qui disperse des poussières radioactives sur toute une région. 

 

L’uranium contenu dans ces wagons va ensuite être transformé, enrichi, utilisé dans des centrales (ou pour fabriquer des armes), générant à la fin des tonnes de déchets dangereux et ingérables. Voilà le prix de notre gaspillage énergétique !

 

Enfin, même si l’uranium contenu dans ces wagons n’est pas encore enrichi, il ne s’agit pas de transports anodins : chaque convoi dégage plusieurs milliers de milliards de becquerels !

Quel trajet les trains d’uranium empruntent-ils ?

Les cargaisons d’uranium acheminé en France via l’Allemagne mettent en moyenne 4 jours pour arriver à l’usine de Malvési (2 jours en Allemagne - 2 jours en France) et empruntent l’axe Woippy (Metz) – Dijon – Lyon - Miramas – Montpellier – Béziers - Narbonne et traversent les départements de : Moselle, Meurthe-et-Moselle, Haute-Marne, Côte d’Or, Saône-et-Loire (ou Ain selon le trajet emprunté), Rhône, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude.

Voir la carte simplifiée du réseau SNCF ici

Comment les reconnaître ? 

Les conteneurs d’uranium sont transportés sur des wagons plateaux. Les trains en comportent souvent au moins une bonne dizaine. Ici le convoi transporte 14 conteneurs de différentes couleurs. 

Et ils comportent toujours deux logos : un losange radioactif et une plaque orange symbolisant le danger, commençant par UN ou 70 suivi d’un n° à 4 chiffres, ici 2912

Organiser une vigie

Pourquoi organiser une vigie ?

Secret et opacité sont les maîtres mots de l’industrie nucléaire, qui fait tout pour cacher ces transports à haut risque. L’organisation de vigies nous permet de collecter des informations sur la fréquence, les horaires et trajets précis, la composition de ces convois, et ainsi de pouvoir les mettre en lumière et s’y opposer.

En pratique comment ça se passe ?

Les vigies s’organisent facilement et vous n’avez pas besoin d’être nombreux. Il vous suffit de constituer quelques équipes de 2 militants qui se relaieront pour attendre le passage du convoi et collecter les informations utiles.

 Étape n° 1 : se placer dans un lieu avec une bonne visibilité, à l’extérieur des installations de la SNCF, muni(e) d’un appareil photo, d’un papier, d’un stylo et d’une montre ;
 Étape n° 2 : au moment du passage d’un train, repérer si celui-ci correspond au descriptif puis identifier la plaque ou l’autocollant indiquant la radioactivité situé à l’arrière et/ou sur les côtés ; 
 Étape n° 3 : faire des photos ; 
 Étape n° 4 : relever le N° à 4 chiffres du bas de la plaque orange située à l’arrière et/ou sur les côtés et/ou à l’avant, c’est le plus important et il se nomme le code ONU
 Étape n° 5 : noter le lieu, la date et l’heure de visualisation du convoi (veillez donc à avoir l’heure avec vous) ; 
<mime-attachment.gif> Étape n° 6 : transmettre ces informations à votre contact.

Organiser une action

Pour informer la population et dénoncer ces transports radioactifs, vous pouvez organiser des présences devant les gares, distribuer des tracts aux usagers, coller des affiches ou mettre en place toute action qui vous parait pertinente. Contactez-nous pour en discuter ! Et retrouvez des idées et des conseils ici pour organiser votre action.

Mettre en place une journée de formation et de discussion sur les transports radioactifs

Afin de mettre en place ou de renforcer des dynamiques locales contre ces convois, et de constituer des équipes de vigies et de personnes prêtes à agir, nous mettons en place des journées de partage d’information et de formation à la surveillance et à l’action contre les transports radioactifs dans les secteurs de Metz, Dijon, Lyon et dans les Bouches-du-Rhône ou le Gard. Contactez-nous pour discuter de vos besoins, nous élaborerons ensemble le programme.

Commander dès maintenant du matériel de campagne !

Nous mettons à votre disposition, des tracts, affiches, banderoles, autocollants... pour être visible et ne plus laisser ces trains passer inaperçus ! Commandez-les dès maintenant sur notre boutique militante.

Contacts

Si vous êtes disponibles, merci de nous contacter à cette adresse : mobilisations@sortirdunucleaire.fr
ou sur le 0685230511 (Laura) ou 0760150123 (Mélisande)

25/01/2015

Agenda du 25 au 31 jabvier

Nota Bene :

 

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

 

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

 

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

 

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communiqué :

Agenda de la semaine

Cet  agenda est envoyé par Ensemble34 (Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologique et Sociale , courant du Fdg) à 4600 personnes dans l'Hérault. Nous publions toutes les initiatives dont nous avons connaissance.  Ecrivez à : ensemble34fdg@gmail.com .

Consultez le site d'Ensemble 34  resistons.net avec l'agenda complet et les informations locales.

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Dimanche 25 janvier

Film L'urgence de ralentir CinémaUtopia Montpellier. 10h petit déjeuner film, 10h30. Débat avec le réalisateur Philippe Bore,  Montpellier Décroissance, Transition Citoyenne

 

Lundi 26 janvier


RASSEMBLEMENT  CONTRE LE PROJET DE LOI MACRON
 Rassemblement unitaire  de la C.G.T., F.O., F.S.U., SOLIDAIRES et Syndicat des Avocats de France A partir de 12H00 - Chambre de Commerce et d'Industrie de Montpellier Hôtel Saint Côme 32 Grand' Rue Jean Moulin.
Les unions départementales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES et le Syndicat de Avocats de France proposent aux salariés de poursuivre la lutte contre le Pacte de responsabilité, mettre un coup d'arrêt à ces politiques, qui nous enfoncent chaque jour un peu plus dans l'austérité, de se mobiliser et de se faire entendre : Lundi 26 janvier, premier jour du débat à l'Assemblée Nationale contre le projet de loi Macron.

Mardi 27 janvier

Ensemble  réunion Comité Sud Montpellier  19 h 14 rue du commerce

Réunion de travail du collectif Oxygène contre le projet Oxylane à 20h30  salle du Dévezou à Montferrier.

 

Mercredi 28 janvier

Ensemble  réunion Comité Nord Montpellier 19 h 14 du commerce

Association biterroise contre le racisme ABCR Assemblée générale à 20h30 Maison de la Vie Associative 15, rue du Général Margueritte 34500 BEZIERS Téléphone / fax : 04 67 28 57 48  abcr34@gmail.com

Débat pour un retour aux régies publiques de l'eau et de l'assainissement. Frontignan à 18 heures Salle Georges Brassens

Débat Burkina Faso de19h à 22h

19h-  Entrée libre - Buffet, bar, vente de livres. 20h Débat : Après l’insurrection populaire d’octobre 2014, une page est-elle vraiment tournée ?

Avec Bruno Jaffré , journaliste, historien et biographe de T.Sankara

Irénée Domboué, burkinabé, enseignant à Montpellier.

Thomas Sankara a été Président du Burkina Faso de 1983 à 1987.

Le 15 octobre 1987  il était assassiné… Les  30-31 octobre 2014, une insurrection populaire, avec une participation active de la jeunesse, a balayé le dictateur en place depuis  27 ans. Quelles perspectives aujourd’hui ? Un exemple pour l’Afrique ?

Salon du Belvédère  -Le Corum – Montpellier

Organisé par le Comité Thomas Sankara Montpellier  Gabriel Biba N’Kouka  06 85 10 25 60

Avec le soutien de la Ville de Montpellier, de la Maison des Tiers Monde et des Relations Internationales, et des associations Survie, Maïa, Sara.

 

Jeudi 29 janvier 2015

MRAP Lunel assemblée générale, ouverte aux sympathisants  20h à l’espace Castel de Lunel

Réunion suite à l’attentat contre Charlie Hebdo18h30
Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc à Montpellier.
A l'initiative de l'association Coup de soleil.
Thème: table ronde de réflexion commune.
Contact: michele.rodary@wanadoo.fr

Réunion du Cercle Podemos de Montpellierà 19h au local de la Cimade (28 rue du Faubourg Boutonnet) de Montpellier - Réunion Cercle Podemos Montpellier

Réunion A Gauche ! Toute St Gély 20h30 salle Maurice Bousquet à Saint Gély du Fesc

Réunion Front de Gauche canton de St Gély pour les départementales, à 20h30 salle Rabelais à Prades le Lez.

 

Vendredi 30 janvier

Soirée d'information et de soutien à la Syrie, à 20h à la CIMADE 14 rue de la Rotonde à Béziers.
Nous vous invitons à parler des syriens et à rompre le silence meurtrier qui les entoure. Depuis près de 3 ans et demi ce peuple s'est soulevé et lutte désespérément pour avoir droit de vivre dignement. A cela il ne lui a été répondu que torture massive, exécutions, bombardements même à l'arme chimique. Cette soirée vise à faire parler les syriens ordinaires, vous montrer ce que vivre en Syrie veut dire et partager avec vous un moment autour de ce pays. Matthieu REY, jeune chercheur sur le monde arabe et ayant vécu trois années en Syrie viendra nous présenter la révolution syrienne et nous fera un état des lieux sur la situation actuelle. Son intervention sera précédée de courts métrages sur des  témoignages de Syriens impliqués dans la révolution, et suivie d'un moment musical (pendant lequel boissons, plats sucrés et salés vous seront proposés)
Les bénéfices de cette soirée seront reversés à l'association "Solidarité-Syrie". (dont l'action est visible sur leur page facebookAsso Solidarite-Syrie).

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Samedi 31 janvier/ Dimanche 1er février 2015

Ensemble !  Assemblée  de fondation Paris.

Samedi 31 janvier

Oxylane : non au complexe Décathlon sur des terres agricoles  rassemblement 10heures sur le site, route de Ganges après Carrefour, croisement Grabels/ ST clément, pont de la Valsière.

Daniel Villanova, spectacle "30 ans de fous-rires" à la Brasserie Le Dôme (2 Avenue Georges Clemenceau) Montpellier. Attention : dîner-spectacle à partir de 19h30, sous réservation : 04 67 92 66 70 Une balade dans le grand burlesque à ne pas manquer !

18/01/2015

La pollution dans l'Aude : "Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?"

à lire sur BASTAMAG :

MINE D’OR
 

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

 

par Simon Gouin - 7 janvier 2015

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

extraits :

... " on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée."...

..." Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés." ...
 

..." Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent. "...

A Salsigne, un siècle d'extraction d'or, dix millénaires de pollution .pdf

12/01/2015

Nucléaire : projection-débat autour du film "A Bure pour l’éternité" à Montpellier

communiqué :

Projection-débat autour du film "A Bure pour l’éternité"

Dimanche 18 janvier

10h30 au cinéma Utopia de Montpellier, 5 Avenue du Docteur Pezet.

Dans le cadre de la campagne BURE 365, à l’initiative du collectif SDN 34, membre du réseau Sortir du nucléaire.

Séance unique dimanche 18 janvier suivie d’un débat avec Stéphanie Ramillien, membre de la collégiale de la Maison de Bure et Sébastien Bonetti, réalisateur.

Petit déjeuner participatif : ouverture des portes à 9h45, Utopia offre café et thé, les spectateurs apportent fruits, gâteaux, et autres saines gourmandises à partager...

À BURE POUR L’ÉTERNITÉ

Sébastien et Aymeric Bonetti - documentaire 2013 52mn.

Walden (Massachussetts, Etats-Unis), 1845. L’écrivain et philosophe Henry David Thoreau décide de partir vivre durant deux ans dans les bois, pour prendre du recul sur la société industrielle naissante et réfléchir sur la vie en général.
Bure (Meuse, France), 2013. 94 habitants, l’un des territoires les moins peuplés de France, essentiellement agricole. Sur la commune est implanté un laboratoire destiné aux recherches sur le stockage des déchets les plus radioactifs de nos centrales nucléaires en couche géologique profonde.

En 2004, une poignée d’hommes et de femmes se soulèvent contre ce projet, et y rachètent une ruine. Après avoir créé l’association Bure zone libre (BZL), ils commencent à retaper ce corps de ferme effondré, le nomment Maison de résistance et s’y installent. Ils sont très vite rejoints par de nombreux autres Français et étrangers, de tous âges, de 20 à 70 ans, de toutes origines sociales ou professionnelles. BZL compte aujourd’hui plusieurs centaines de membres. La maison est un espace d’information indépendante sur le projet de l’ANDRA et l’industrie nucléaire en général, de rencontres, de promotion des énergies renouvelables et d’alternatives - mais aussi un lieu de révolution personnelle. Un peu plus d’un siècle et demi après H.D. Thoreau, des dizaines de personnes quittent la ville pour apprendre des savoir-faire, prendre le temps de vivre ou tout simplement réfléchir ensemble à une société plus humaine et écologique.

Contact : 
contact.sdn34@yahoo.fr

05/01/2015

Dimanche 1er mars, 34700 Les Plans

communiqué :

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02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

05/11/2014

Despotisme de la classe politique - Sivens : consignes d’«extrême fermeté» données par le préfet du Tarn

à lire sur MEDIAPART :

Sivens: 400 grenades ont été tirées la nuit de la mort de Rémi Fraisse

 |  PAR LOUISE FESSARD

Les questions se multiplient sur l'engagement massif et violent des CRS et gendarmes à Sivens, le 25 octobre, alors qu'il ne restait rien à protéger et que la préfecture s'était engagée à une présence policière discrète. Selon une source proche de l'enquête, des consignes d’«extrême fermeté» ont été données par le préfet du Tarn. Ce qui explique que, selon cette même source, quelque 400 grenades, au total, ont été utilisées dans la nuit du 25 octobre.

Vidéo publiée par le groupe Groix, tournée sur la zone du Testet, le 25 octobre 2014.

sur le même sujet, lire :

Barrage de Sivens: les dérives d'un socialisme de notables

31 OCTOBRE 2014 |  PAR MATHIEU MAGNAUDEIX

Après la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive qu'avaient lancée les gendarmes, le conseil général du Tarn a décidé d'attendre avant de se prononcer sur le sort du barrage de Sivens. Dans ce fief PS, Thierry Carcenac, président du conseil général, élu depuis près de quarante ans, cumulard et ayant exercé à peu près tous les mandats qu'offre la République, fontionne en vase clos. L'affaire du barrage est l'illustration tragique de la lente dérive d'un socialisme gestionnaire, conduit par des notables enferrés dans leurs certitudes.

Sivens: le barrage pourrait être déclaré illégal

03 NOVEMBRE 2014 |  PAR NICOLAS BÉRARD

Saisie, la justice administrative pourrait bien suivre les arguments des opposants au projet de barrage et déclarer illégale sa construction. Le conseil général du Tarn a conscience des nombreuses failles juridiques de son projet mais refuse de l’abandonner. L'État devra trancher à l'issue de la réunion de mardi.

04/11/2014

Disparition des oiseaux en Europe en raison des méthodes "modernes" d’agriculture

les surlignages sont de moi

lu sur Libération :

En trente ans, l'Europe a perdu 421 millions d'oiseaux - Libération

www.liberation.fr/.../en-trente-ans-l-europe-a-perdu-421-millions-d-oiseaux_ 1134981
 

AFP 3 NOVEMBRE 2014 À 08:34

Le déclin touche de nombreuses espèces communes, comme l'alouette, le moineau et l'étourneau.
L’Europe abrite 421 millions d’oiseaux de moins qu’il y a 30 ans et la gestion actuelle de l’environnement apparaît incapable d’enrayer l’hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, révèle une étude publiée lundi par le journal scientifique Ecology Letters.
Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d’agriculture et à la disparition de l’habitat. «C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes», explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude. 

Un déclin allant jusqu’à 90% a été enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l’alouette des champs, le moineau et l’étourneau. Parallèlement, certains espèces rares d’oiseaux ont vu pendant la même période leurs effectifs s’améliorer grâce à des mesures de conservation, selon l’étude.

Les scientifiques, qui recommandent l’application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé les données sur 144 espèces d’oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.

28/10/2014

"La violence d'État"

à lire sur Le point :

(voir aussi la note du 12/2/14 sur ce blog : L'insurrection est, pour le...)

 

Publié le 28 octobre 2014 à 07h42

Un peu partout en France, plus d'une dizaine de manifestations ont eu lieu lundi 27 octobre pour dénoncer les "violences policières" après le décès dimanche de Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. À Nantes, où les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont plusieurs fois violemment opposés aux forces de l'ordre depuis 2012, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".

Ils ont allumé des bougies et déployé des banderoles, proclamant "Vos armes non létales tuent. On n'oubliera pas. Résistance", ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues derrière la banderole : "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (all cops are bastards, tous les flics sont des salauds, NDLR). Plusieurs vitrines de banque ont été abîmées ou brisées et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

"Flics, porcs, assassins"

À Rennes, ils étaient 300 autour d'une banderole sur laquelle était écrit : "La police tue, appel à la révolte", puis ils sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant : "Flics, porcs, assassins !" Vers 20 heures, ils ont rassemblé des poubelles qu'ils ont incendiées à un carrefour du centre-ville. Place de l'hôtel de ville à Paris, une centaine de personnes se sont réunies et ont allumé des bougies. Une pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon."

"On a eu un État qui blesse, un État qui mutile. Maintenant, on a un État qui tue", a déploré sur place Coralie Duby, 29 ans, militante écologiste, présente ce week-end sur le site contesté dans le Tarn. À Brest, une centaine de manifestants se sont rassemblés Place de la liberté, et ils étaient une centaine également en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille à l'appel notamment...

Lire la suite sur LePoint.fr

12/10/2014

Défense des forêts cévenoles : manif à Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre

communiqué :

Après le succès, ce 5 Octobre, du rassemblement de Gardanne contre le projet de méga-centrale biomasse E.ON, et au moment où le Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence rejoint la contestation contre ce projet démesuré (*1), une nouvelle journée de mobilisation pour la défense des forêts cévenoles aura lieu à 

Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre à partir de 10h 

Nous invitons tout particulièrement les élus et les acteurs de la filière forêt-bois dans nos territoires à participer aux tables rondes qui auront lieu l'après-midi (*2). 
Programme de la journée dans le communiqué de presse ci-joint.
Pensez à covoiturer. 
Cordialement.
le Collectif SOS Forêt Cévennes

(*1) "Alpes de Haute-Provence : le Conseil général dénonce les projets de centrales à biomasse" http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=inf...

(*2) Vous pouvez confirmer votre présence en adressant un mail à: sosforet-piemont@riseup.net ou en téléphonant (et laissant un message) à Marie-Hélène Dupy: 04.66.47.13.42

Collectif SOS Forêt Cévennes
http://www.sosforetcevennes.org
contact@sosforetcevennes.org 

journee du 16 octobre 2014 Florac.pdf

02/10/2014

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

communiqué

L’ETAT DES EAUX DES BASSINS RHONE MEDITERRANEE ET CORSE

EtatdesEaux2014_AERMC_01102014.pdf

extraits:

150 pesticides différents retrouvés dans les 

rivières en 2013 

36 pesticides interdits retrouvés dans les rivières du bassin en 2013 

Forte corrélation entre la disparition des invertébrés et la concentration en pesticides 

58 masses d’eausouterraine polluées au-delà de la norme eau potable > Coût de la dépollution pour la fourniture d’eau potable: entre 300 et 450 M€

Les nitrates : Des concentrations extrêmes dans les eaux souterraines 

etc, etc ..

 

29/09/2014

Gaz de schiste dans la région : samedi 11 octobre à Narbonne

communiqué :

Image 1.png

27/05/2014

Les banques françaises financent les gaz de schiste

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

INVESTISSEMENT RESPONSABLE ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

OLIVIER PETITJEAN

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

[Lire la suitede Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste]

24/05/2014

La steppe de Crau et ses fourmis

à lire sur :

30 Avril 2014
Brève communication - Moisson inédite dans la steppe de Crau

Dans une plaine provençale polluée par du pétrole, des fourmis ont été introduites pour aider à la reconstruction de la végétation originelle.

Lire la suite

Pierre Le Hir, Le Monde

Moisson inedite dans la steppe de Crau
 
Danune plaine proveale polluée par du pétroledes fourmiont été introduites pour aider à Ia reconstitution de Ivégétation originelle

Une piste pour sauver les platanes du canal du midi

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/05/20/pour-sauver..

LE MONDE | 20.05.2014 à 13h45 |Par Stéphane Thépot (Toulouse, correspondance)

Elu en avril, Pierre Polard, le nouveau maire (PS) de Capestang (Hérault) ignore encore combien de platanes centenaires vont à nouveau disparaître des berges de sa petite commune de 3 000 habitants, située au bord du canal du Midi. Plus de trois cents arbres ont déjà disparu du port de plaisance qui s'est développé à la frontière de l'Aude et de l'Hérault. Les camions-grues sont à nouveau attendus à la fin de la saison touristique à Capestang.

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Le maire de Sallèles-d'Aude (Aude) a été le premier à s'opposer aux abattages systématiques préconisés par Voies navigables de France (VNF), l'établissement public qui gère le canal pour le compte de l'Etat. Yves Bastié a refusé les mesures de prophylaxie qui imposent d'abattre même les arbres visiblement non atteints par la maladie dans un rayon de 50 m d'un foyer d'infection.

Avec Patrick Maugard, élu de Castelnaudary et président de l'association des maires de l'Aude, M. Bastié a déployé un intense lobbying pour relancer un traitement chimique de l'épidémie. Un laboratoire de la région toulousaine a testé entre avril 2012 et mai 2013 des micro-injections de produits phytosanitaires sur cinq platanes condamnés à l'abattage. « Les résultats sont étonnants et prometteurs », assure Adeline Renier dans la revue spécialisée Phytoma d'octobre 2013, photographies à l'appui.

Le laboratoire qui a embauché cette doctorante de l'université de Montpellier attend le feu vert du ministère de l'agriculture pour reproduire ses tests officiellement à plus grande échelle. « C'est une pratique courante aux Etats-Unis, mais sans résultats probants à ce jour », nuance un membre du comité scientifique qui conseille VNF pour la gestion de la crise.

Le maire de Capestang, lui, veut y croire« Il faut laisser une chance à la science », dit Pierre Polard. Deux autres protocoles d'essais thérapeutiques ont été soumis à l'approbation du ministère de l'agriculture, seul susceptible d'accorder des dérogations au régime d'abattage réglementaire. Contrairement au « vaccin » annoncé à grand bruit dans la presse locale, ces deux protocoles misent sur le renforcement des défenses naturelles du platane contre le chancre.

De son côté, VNF compte sur les premières replantations pour faire accepter le passage des tronçonneuses. A Capestang, 90 micocouliers ont été plantés cet hiver. Comme les 265 peupliers blancs plantés dans l'Aude, les jeunes pousses du port héraultais figurent parmi les essences dites « intercalaires » que VNF prévoit de disséminer sur 60 % des 241 km de l'itinéraire, de Toulouse à Sète.

Des noyers « américains » (Carya) et des chênes à feuilles de châtaignier ont également fait leur apparition pour la première fois au bord du canal. Ces différentes variétés exotiques vont être expérimentées avec d'autres (liquidambar, chêne des Canaries). Elles seront mises en compétition pendant dix ans avec le « platanor », une variété de platane résistante au chancre, pour constituer « l'espèce jalon » qui représentera à terme 40 % du linéaire.

MORATOIRE

La mort d'un tiers des 150 « platanors » plantés à grand renfort de couverture médiatique en novembre 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'écologie, dans le port de Trèbes (Aude), à la sortie de Carcassonne, n'a pas tari la forte demande des élus locaux pour ces nouveaux platanes hybrides.

Non seulement les plants desséchés vont être remplacés à Trèbes, mais des centaines d'autres platanors ont été plantés à Villeneuve-lès-Béziers (Hérault) et Castelnaudary. En revanche, le tilleul argenté, première espèce choisie par VNF pour remplacer les platanes sur le bief de Villedubert, entre Carcassonne et Trèbes, a été écarté à la demande d'apiculteurs qui soupçonnent cet arbre de littéralement « saouler » leurs abeilles.

Le directeur de VNF, Marc Papinutti, avait annoncé un « moratoire » sur les abattages avant les élections municipales. « Les maires sont désormais contactés avant chaque abattage », affirme Emilie Collet, employée par la direction régionale de VNF à Toulouse pour conduire le vaste programme de replantation du canal. Son tableau de marche prévoyait la suppression de 4 000 platanes en 2014. Ce sont finalement 1 200 arbres qui ont été abattus dans 25 communes de l'Aude et de l'Hérault jusqu'à la mi-mars. Une trêve printanière a été négociée en 2013 avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) pour ne pas gêner la reproduction des rolliers d'Europe.

La trêve dans le conflit des platanes pourrait être de courte durée : VNF a programmé l'abattage de 500 arbres supplémentaires à Capestang dès la fin août. En réaction, Christian Bourquin, le président (PS) du conseil régional de Languedoc-Roussillon, a décidé de suspendre sa participation financière aux abattages de platanes.

26/04/2014

Enquête sur l'usage des herbicides sur la voie publique à Montpellier (suite)

lu sur :

Les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins

Le Monde.fr | 23.01.2014 à 18h31 • Mis à jour le 23.01.2014 à 19h14 |Par Audrey Garric

C'est une petite avancée dans la bataille contre les pesticides : le Parlement a définitivement adopté, jeudi 23 janvier, une proposition de loi écologiste qui interdit en France les produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022. 

L'Assemblée nationale a voté ce texte dans les mêmes termes que le Sénat le 19 novembre. Outre les écologistes, les socialistes, les radicaux, l'UDI et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les élus UMP se sont prononcés contre ou abstenus.
 

45 % DE FRANÇAIS JARDINIERS AMATEURS

Le texte interdit aux personnes privées ou publiques d'utiliser, à partir du 1er janvier 2020, les produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades « accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé », à l'exception des voies ferrées, des pistes d'aéroport ou des autoroutes pour des « raisons de sécurité publique ». Les pesticides pourront par contre toujours être utilisés en cas d'urgence sanitaire.

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites. Cette disposition vise les 45 % de Français qui possèdent un jardin ou un potager. Au total, cette loi concerne 5 à 10 % des pesticides utilisés en France — le reste étant destiné à l'agriculture.

PRODUITS DANGEREUX

« Ce texte est une grande avancée qui va changer la vision et le comportement des gens par rapport aux pesticides, se félicite Brigitte Allain, rapporteuse (EELV) de la proposition de loi et députée de la Dordogne. S'ils ont pu donner l'illusion d'une solution miracle pour leurs utilisateurs, ces produits sont avant tout dangereux, pour les hommes et les écosystèmes. »

En juin, une vaste expertise collective pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avançait une « présomption forte » de lien entre certains cancers ainsi que la maladie de Parkinson avec l'usage de pesticides chez les professionnels qui les manipulent. Selon l'étude, l'exposition des femmes enceintes — les agricultrices mais aussi les femmes qui utilisent les pesticides à des fins domestiques — augmente également le risque, pour l'enfant à naître, de tumeurs cérébrales, de leucémies, de troubles de la motricité fine ou de déficit cognitif.

Lire notre synthèse : Pesticides : les preuves du danger s'accumulent

« Les jardiniers et non-professionnels ne sont pas formés pour les manipulerMême à faible dose, ces produits exposent la population, et notamment les enfants et les femmes enceintes, plus fragiles », confirme François Veillerette, président de l'organisation non gouvernementale Générations futures, association qui se consacre à la lutte contre les pesticides, et qui regrette toutefois le long délai de mise en application de la loi.

Pour Brigitte Allain, ce calendrier doit permettre aux collectivités de former leurs agents à de nouvelles pratiques, et aux industriels d'orienter leur recherche et leur production vers des solutions plus naturelles.

PLANS « ZÉRO PHYTO »

Nombre de communes n'ont toutefois pas attendu la loi pour bannir ou réduire les pesticides : 40 % d'entre elles ont déjà mis en œuvre un plan « zéro phyto », selon le groupe EELV à l'Assemblée. A Versailles (Yvelines), par exemple, les produits phytosanitaires ont été intégralement remplacés par des désherbeurs thermiques et les classiques débroussailleuses et binettes. Ce sont ainsi 130 000 litres de produits chimiques qui ne sont plus déversés chaque année dans la nappe phréatique, selon la mairie, qui assure économiser 25 500 euros par an. En dix ans, les produits chimiques ont également été réduits de 95 % à Nantes et de 90 % à Rennes.

Reste que la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Le plan Ecophyto, lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l'environnement afin de réduire l'usage des produits phytosanitaires de 50 % d'ici à 2018, ne montre pas les résultats escomptés.

Lire : Recul des pesticides : les calculs biaisés du gouvernement

Audrey Garric 
Journaliste au service Planète du Monde

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Lire aussi : Un appel à agir contre les pesticides

et aussi la vaste expertise collective pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) :

Pesticides : Effets sur la santé - Une expertise collective de l’Inserm

13 juin 2013

Une nouvelle expertise collective de l’Inserm vient faire le point sur les connaissances relatives aux effets des pesticides sur la santé. L’ensemble des données concernant les expositions professionnelles et les expositions précoces (fœtus et jeunes enfants) ont été analysées.

 

Depuis les années 1980, l’implication des expositions professionnelles aux pesticides dans la survenue de plusieurs pathologies (cancers, maladies neurologiques, troubles de la reproduction) est évoquée par des enquêtes épidémiologiques. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition, même à faible intensité, au cours de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance).

Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a sollicité l’Inserm pour réaliser un bilan de la littérature scientifique disponible, afin de fournir des arguments sur les risques sanitaires associés à l’exposition professionnelle aux pesticides, en particulier en secteur agricole, et sur les effets d’une exposition précoce du fœtus et du jeune enfant.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm s’est appuyé sur un groupe pluridisciplinaire d’experts constitué d’épidémiologistes spécialistes en santé-environnement ou en santé au travail et de biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire.

D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts, il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours des périodes prénatales et périnatale ainsi que lors la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant.

Pour en savoir plus :

17/04/2014

Le réseau de coopératives agricoles Longo Maï

lu sur Le Temps (Suisse):

VIE ALTERNATIVE Jeudi 17 avril 2014
 

L’insoumission comme mode de vie

SOCIÉTÉ 
L’insoumission comme mode de vie 

Depuis 1987, au Montois, dans le Jura, vit une petite communauté autogérée, anarchiste et anticapitaliste. Elle fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï, qui célèbre ses 40 ans. Reportage

Ce n’est peut-être pas le bout du monde, le Montois, mais ça y ressemble. Une ferme isolée, à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, au pied des gorges du Pichoux. Un écrin de verdure et de tranquillité, où la rudesse du climat se vérifie pourtant chaque hiver: deux mois sans soleil, de décembre à février, à cause d’une montagne qui fait de l’ombre, et un arc de froid qui fait que «le – 10 de la nuit subsiste toute la journée», dit Raymond Gétaz, qui vit là depuis vingt-sept ans.

LeTemps.ch | L’insoumission comme mode de vie.pdf

03/03/2014

La loi littoral et les politiciens

lu sur le site :

regards.fr - La fabrique de la politique

www.regards.fr/

QUI VEUT LAISSER BÉTON LA LOI LITTORAL ?

Texte texte majeur né d’une volonté de protéger les côtes françaises, la loi littoral est remise en cause... au nom d’une décentralisation qui conduirait à un affaiblissement de l’intérêt public face aux convoitises des promoteurs. 

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Contrôler l’urbanisation des côtes françaises et préserver la diversité géographique, géologique ainsi que la faune et la flore, tout en permettant le développement économique et touristique, tel est la mission contradictoire de cette loi adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1986... et aujourd’hui menacée par les propositions de deux sénateurs dans un rapport intitulé "Plaidoyer pour une décentralisation de la loi littoral".

Une situation dégradée

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Avec un sens indéniable de la litote, le rapport précise, « La loi Littoral a incontestablement et heureusement freiné le « bétonnage » de nos côtes ». En réalité, loin d’empêcher les constructions, les mesures de protection des milieux naturels n’ont permis, au mieux, que de ralentir l’expansion de l’urbanisation et de la fragmentation écologique du territoire. La carte réalisée par l’Observatoire national de la mer et du littoral (ONML) sur le niveau de construction des communes et départements littoraux entre 1990 et 2010 démontre l’ampleur des dégâts. Au cours de cette période, ces zones correspondant à 4% du territoire ont représenté 11,7% de la construction de logements en France MétropolitainLa principale proposition de ce rapport consiste à « décentraliser l’interprétation et l’application de la loi Littoral ». En clair, il s’agit de dessaisir les services de l’État et de « créer un dispositif optionnel de chartes régionales d’aménagement du littoral (CRAL), avec force prescriptive, permettant de confier l’interprétation de la loi Littoral aux élus locaux ». Pourtant, le même rapport reconnaît du bout des lèvres que les collectivités locales n’ont pas toujours joué le jeu : « Certaines se sont au contraire empressées, au début des années 1990, d’adopter des plans d’occupation des sols (POS) illégaux et mal contrôlés, pour figer les droits de constructibilité ». Selon la bonne vieille politique du fait accompli, une fois les constructions achevées, il devient très difficile de revenir en arrière. Si, en plus, il faut faire face à des électeurs, cela devient mission impossible.

Le développement économique quoi qu’il arrive


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Pourtant, les vingt-neuf morts de la tempête Xynthia en 2010 devraient susciter la plus grande prudence. Ceux-ci ne relevaient pas seulement d’une météo déchaînée : le renvoi du maire de la Faute-sur-Mer au tribunal correctionnel pour homicides involontaires en raison des irrégularités dans l’octroi des permis de construire est là pour le rappeler. Augmenter le pouvoir des édiles locaux ne pourra que renforcer les constructions anarchiques. Face aux appétits des promoteurs, aux pratiques de corruption qui existent dans ce secteur et aux masses financières qui sont en jeu, les collectivités territoriales n’ont guère les moyens de résister.

Mais pour les deux auteurs du rapport, la socialiste Odette Herviaux et l’UMP Jean Bizet, les adversaires sont ailleurs. Il s’agit d’abord d’associations qui pratiquent « des recours abusifs ». Ceux-ci nourrissent des contentieux qui ont des« conséquences dramatiques pour les particuliers, du gel des investissements ou du poids des actions en responsabilité pour les budgets des petites communes littorales ». Il s’agit ensuite du juge administratif qui, le malheureux, fait « presque systématiquement prévaloir une protection conservatrice de l’environnement sur toute autre considération ». C’est enfin l’administration qui « ne fait fondamentalement pas confiance aux élus locaux pour l’exercice de leur compétence d’urbanisme sur le littoral » et qui s’attribue une « lecture restrictive » de la loi.

Libre interprétation locale

Le rapport note toutefois une évolution "positive" de cette administration par trop tatillonne : « Le climat s’est un peu apaisé depuis le milieu des années 2000. L’administration fait preuve d’une attitude plus constructive ». Si l’on comprend bien, la droite conquérante sous Chirac et Sarkozy a su peu à peu imposer à des services de l’État un peu rétifs que « quand le bâtiment va, tout va ». Pas sûr que cette évolution soit très rassurante, pas plus que la co-rédaction PS-UMP de ce rapport.

Les propositions de la commission sénatoriale sont en effet extrêmement inquiétantes. Sous couvert de décentralisation, c’est bien l’abandon de la loi littoral qui est en jeu. Saper les prérogatives de l’État est un mécanisme bien rodé, qui s’opère par un double mouvement : par le haut avec l’Europe, par le bas avec la décentralisation. Il ne s’agit pas ici de défendre les bienfaits imaginaires d’un quelconque Gosplan, et l’administration française n’a jamais brillé par ses qualités de concertation. Mais ce qui est proposé là, c’est la libre interprétation locale, sans cadre législatif national contraignant, au plus près des intérêts locaux et des clientèles. Simple ballon d’essai ou volonté d’agir vite, la question se pose.

Face à la crise, les solutions purement économiques au détriment de toute autre considération peuvent l’emporter. L’espoir réside ailleurs. Une enquête, réalisée en 2007, indiquait l’attachement des français à cette loi : 94% étaient ainsi favorables au principe d’une loi régissant spécialement le littoral. La vigilance et les mobilisations citoyennes s’imposent.

Guillaume Liégard, publié sur le site de Regards.

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voir aussi sur ce blog les notes du 20/2/14   et du 24/11/13

Fermeture définitivede la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)...

Commune de Mauguio-CARNON: on bétonne le bord de mer...

27/02/2014

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

13/02/2014

Narbonne: deux ans de prison pour avoir bloqué un convoi d’uranium ?

lu sur :

http://www.bastamag.net/Justice-solidaires-avec-une

Deux ans de prison pour avoir bloqué un convoi d’uranium ?

PAR SOPHIE CHAPELLE 12 FÉVRIER 2014

Terry Morantin encourt deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Elle est inculpée d’ « entrave à la circulation » d’un transport de matières dangereuses. Le 12 septembre 2013, cette militante anti-nucléaire a participé à une action du collectif Stop Uranium devant l’usine Areva-Comurhex de Malvési, près de Narbonne. Avec une quarantaine d’autres militants, ils ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium, aussi appelé UF4 – une substance radioactive servant à fabriquer le combustible des réacteurs nucléaires. « Pas moins de trois à cinq camions d’UF4 quittent chaque jour cette usine, et circulent sur plus de 200 km entre Narbonne et Pierrelatte, sans escorte ni information aux riverains », accuse le collectif Stop Uranium.

Ce jour-là, les manifestants se couchent sur la route, s’enchainent devant le convoi, déploient des banderoles anti-nucléaires, mesurent la radioactivité autour du camion bloqué. Selon le collectif Stop Uranium, « le niveau "normal" de radioactivité observé dans l’air ambiant avant le passage du convoi était de 60 nanoSieverts/heure. Mais au contact du container, le compteur grimpe à 7 200 nanoSieverts/heure, soit 120 fois le "bruit de fond" naturel ! ». Une action de désobéissance civile pour dénoncer les risques encourus par la population.

Suite à la protestation, seule Terry Morantin est interpellée et convoquée au Tribunal correctionnel de Narbonne le 7 janvier 2014. Lors de l’audience, 22 participants à l’action demandent leur comparution volontaire, revendiquant le caractère collectif et politique de leur acte (voir leur tribune). Le procès a été renvoyé au 20 février prochain pour complément d’information, en vue de statuer sur la demande de comparution volontaire. Le réseau Sortir du nucléaire lance un appel à soutien aux bloqueurs d’uranium et demande leur relaxe.

27/05/2013

OGM : MONSANTO dans l'Aude

lu sur :

http://www.andlil.com/des-militants-anti-ogm-sur-le-chantier-dun-site-monsanto-111524.html

Des militants anti-OGM sur le chantier d'un site Monsanto

15 avril 2013

Soixante à cent militants anti-OGM ont pénétré lundi sur le chantier d’un site du semencier américain Monsanto à Trèbes (Aude), sans parvenir à entrer dans les locaux, a-t-on appris auprès de la préfecture et des manifestants.

militants anti ogm chantier site monsanto Des militants anti OGM 
sur le chantier dun site Monsanto
MANIFESTATION ANTI-OGM SUR UN SITE MONSANTO DANS L’AUDE

Ces derniers souhaitaient protester contre l’extension du site et procéder à un “contrôle citoyen” pour vérifier qu’aucune semence interdite ne s’y trouvait, a indiqué à Reuters Michel David, secrétaire départemental de la Confédération paysanne et membre du comité national sur les OGM.

À leur arrivée sur les lieux vers 6h30, des gendarmes étaient déjà présents et ont bloqué l’accès aux bâtiments, a-t-il dit.

“Il y a eu un peu de course entre les gendarmes et quelques-uns mais ça s’est à peu près passé dans le calme”, a ajouté le responsable.

Les manifestants, mobilisés à l’appel de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires, ont déployé plusieurs banderoles, avec des slogans comme “OGM, menace sur tout le vivant”.

Des militants anti-OGM de la Confédération paysanne avaient déjà envahi en janvier 2012 ce centre de stockage de Monsanto dans l’Aude.

Cette action intervient quelques mois après la publication des travaux d’un professeur de Caen, Gilles-Eric Séralini, sur la nocivité présumée d’un maïs OGM et d’un pesticide du groupe Monsanto, une étude très critiquée par la communauté scientifique.

“On souhaite ranimer un peu ce qui s’est passé autour du professeur Séralini sur les dangers des OGM sur la santé, notamment chez les rats, et montrer que les essais actuels ne sont pas suffisants dans le temps avant de délivrer les autorisations de mise sur le marché”, a dit Michel David.

Le chef de cabinet du préfet de l’Aude s’est rendu sur place, a indiqué une porte-parole de la préfecture.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse. Source : Reuters

17/05/2013

Jeudi 30 mai : les luttes des peuples autochtones des hauts plateaux andins

communiqué :

Jeudi 30 mai 2013 de 18 h à 22 h 


à l'Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc (Montpellier, Tram Corum ou Louis Blanc), 

 

A l'invitation du collectif montpelliérain "Paysans sans terre, d'ici et d'ailleurs" 


Soirée d'information sur les luttes des peuples autochtones des hauts plateaux andins :  

 pour le droit à la terre, contre des mines d'extraction de métaux très polluantes et à ciel ouvert 

 

AVEC ROGER ET SUSANA MOREAU 

 

- 18 h, projection du film "Eloy Luzco, portrait d'un caravanier", de Blaise Moreau.  

Ce film est centré sur le caravanier Don Eloy Luzco, qui évoque sa vie sur les pas de ses ancêtres... "C'est un témoignage-portrait, méditatif, poétique, anthropologique. Le personnage et la situation d'Eloy sont tout-à-fait significatifs de la société rurale indigène qui constitue la toile de fond de la roblématique sociale et culturelle régionale de notre propre engagement."


- court débat après le film, repas partagé sur place,


- 20 h 15, causerie de Roger Moreau "Le Cri de la terre", sur les menaces environnementales qui pèsent sur ces régions et les populations autochtones, puis débat avec Roger et Susana sur leurs 

actions sociales et militantes. Dans cette région, de nombreux gisements de métaux sont extraits à ciel ouvert, entraînant des pollutions importantes et destructrices, incompatibles avec une gestion des 

réserves minérales et aquifères naturelles, avec le respect de l'environnement, de la santé humaine...  

16/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !