Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/02/2014

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

05/02/2014

Languedoc Roussillon : la qualité de l'eau du robinet, les pesticides

à lire sur le Midi Libre :

En Languedoc-Roussillon, l'eau du robinet est à 97% de qualité. Un satisfecit troublé par le maintien de réseaux vétustes et la contamination de pesticides interdits.

eau-Languedoc.pdf

Image 1.png

-----------

lire aussi :

Languedoc-Roussillon : des pesticides interdits étaient encore utilisés en 2012

pesticides Languedoc.pdf

12/11/2013

Appel aux autorités contre les pesticides

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Lancement d’un appel aux autorités contre les pesticides

L’AFP rend compte du lancement, le 9 novembre, par des élus, des scientifiques et des responsables associatifs d’un appel aux autorités afin de réduire ou supprimer l’usage des pesticides en raison de leurs risques potentiels pour la santé.

Selon les signataires de la pétition, initiée par le député socialiste Gérard Bapt (Haute-Garonne), « l’effet cocktail de ces substances est encore insuffisamment documenté, mais pourrait s’avérer majeur pour un certain nombre d’associations avec des pathologies endocriniennes ou cancéreuses ».

Déjà, une cinquantaine de parlementaires et d’élus ont signé la pétition dont deux anciennes ministres de l’Ecologie, Delphine Batho et Chantal Jouanno, souligne l’agence de presse. Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre hospitalier régional universitaire de Montpellier, a également approuvé cette pétition, ainsi que notamment des représentants du Réseau Environnement Santé (RES) et de Générations Futures.

 

AFP, 09/11

01/06/2013

Des canards dans les rizières bio

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/31/le-gouvernement-veut-donner-un-nouveau-souffle-a-la-filiere-bio_3421630_3234.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Le gouvernement veut donner un nouveau souffle à la filière bio

LE MONDE | 31.05.2013 à 12h07

Par Laurence Girard

Un doublement des surfaces cultivées en "bio", 20 % de produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective d'Etat et une enveloppe moyenne de 160 millions d'euros par an, d'ici à 2017 : ce sont les trois principales mesures affichées par le plan Ambition bio, présenté, vendredi 31 mai, par Stéphane Le Foll, le ministre de l'agriculture. 

Reste à savoir si ce plan, très attendu, sera capable d'impulser une nouvelle dynamique. Car le marché du bio est à la recherche d'un deuxième souffle en France. Depuis le début de 2012, la croissance de la consommation des produits alimentaires bio ralentit. Le taux de progression a avoisiné les 6 % en 2012, contre 10 % un an plus tôt. Ce qui représente 4,17 milliards d'euros, soit 2,4 % du marché alimentaire global. Sachant qu'un quart des articles estampillés "bio" dans les rayons est importé, même si la part de l'origine française progresse.

Surtout, le flux des exploitations agricoles qui souhaitent se convertir aux pratiques les plus respectueuses de l'environnement, connaît un véritable coup d'arrêt. "Lorsque l'on évalue le plan Bio 2007-2012 [à l'initiative de Michel Barnier, le ministre de l'agriculture du précédent gouvernement], on constate un fort développement jusqu'en 2011 puis un net ralentissement", affirme Etienne Gangneron, éleveur et président de l'Agence Bio, chargée de la promotion de la filière.

"BAISSE DE LA DEMANDE DE CONVERSION"

Selon l'Agence, le cap du million d'hectares cultivés en bio en France a été franchi en 2012, soit une progression de 85 % en cinq ans. Cela ne représente encore que 3,7 % des terres agricoles dans l'Hexagone. Toutefois, en terme d'emplois, avec l'équivalent de 60 000 salariés dans les 24 425 fermes, le poids de la filière bio est plus important.

"La hausse des prix des produits de l'agriculture conventionnelle fait qu'il n'y a plus trop de différentiel avec le prix du bio. Cela explique la baisse de la demande de conversion des agriculteurs vers le bio depuis un an ou deux", estime M. Gangneron, qui ajoute : "Il faut un signe politique fort pour relancer la machine. Il faut redonner du sens au développement du bio."

Sur le terrain, les agriculteurs engagés dans cette démarche débordent de passion. Ainsi, Bernard Poujol, installé depuis 2006, sur ses terres en Camargue. L'homme, qui a longtemps travaillé pour de grandes exploitations rizicoles, a décidé de se mettre à son compte avec son fils.

Son objectif : prouver que la démarche bio peut être autant performante que la conventionnelle. Au Mas Neuf de la Motte à Saint-Gilles dans le Gard, des canards nagent au milieu des pousses de riz. M. Poujol a eu l'idée d'importer une pratique japonaise, en faisant pâturer des canettes de race mularde. Elles sont friandes des mauvaises herbes qui font chuter les rendements des rizières et ont le bon goût de ne pas aimer les jeunes pousses de riz... Elles jouent le rôle de désherbants naturels, qui rapportent de l'argent, car les volatiles sont ensuite vendus.

LES RENARDS ONT DÉCIMÉ DES CANARDS

L'expérience a démarré en 2011. M. Poujol ne cache pas les difficultés de l'exercice. En 2012, les renards ont décimé des canards, faisant chuter les rendements. Il espère que les améliorations du modèle apportées en 2013 lui permettront d'accroître les performances bien que, pour l'heure, la météo ne soit guère favorable.

A travers son expérience, M. Poujol met en exergue les obstacles rencontrés. L'absence d'écoute dans les centres techniques des filières : il a trouvé portes closes auprès du Centre français du riz. Ainsi qu'auprès des syndicats agricoles ou des centres de recherche. L'agriculteur camarguais a toutefois eu la chance de trouver deux chercheurs passionnés à Montpellier, l'un de l'Institut national de la recherche agronomique et l'autre du Centre de recherche agronomique pour le développement, qui l'ont accompagné. Pour lui, tout commence au moment de la formation, que ce soit dans les lycées professionnels ou les instituts techniques.

La formation des acteurs agricoles, et le renforcement de la recherche font justement partie des axes du plan Ambition bio 2017. Le premier étant le soutien au développement de la production. Le gouvernement estime qu'entre les crédits européens et les aides d'Etat, l'enveloppe financière atteindrait 160 millions d'euros par an. A comparer aux 90 millions alloués en 2012. Des crédits qui doivent contribuer à la conversion et au maintien des exploitations.

Autre axe fort du gouvernement : la structuration de filières pour favoriser la collecte, la transformation et la commercialisation des produits, avec deux priorités, les grandes cultures et les oléoprotéagineux.

Le plan se donne aussi comme objectif de développer la consommation. En particulier dans la restauration collective d'Etat. Sachant que bio ne pèse que 2 % dans la restauration collective.

27/05/2013

OGM : MONSANTO dans l'Aude

lu sur :

http://www.andlil.com/des-militants-anti-ogm-sur-le-chantier-dun-site-monsanto-111524.html

Des militants anti-OGM sur le chantier d'un site Monsanto

15 avril 2013

Soixante à cent militants anti-OGM ont pénétré lundi sur le chantier d’un site du semencier américain Monsanto à Trèbes (Aude), sans parvenir à entrer dans les locaux, a-t-on appris auprès de la préfecture et des manifestants.

militants anti ogm chantier site monsanto Des militants anti OGM 
sur le chantier dun site Monsanto
MANIFESTATION ANTI-OGM SUR UN SITE MONSANTO DANS L’AUDE

Ces derniers souhaitaient protester contre l’extension du site et procéder à un “contrôle citoyen” pour vérifier qu’aucune semence interdite ne s’y trouvait, a indiqué à Reuters Michel David, secrétaire départemental de la Confédération paysanne et membre du comité national sur les OGM.

À leur arrivée sur les lieux vers 6h30, des gendarmes étaient déjà présents et ont bloqué l’accès aux bâtiments, a-t-il dit.

“Il y a eu un peu de course entre les gendarmes et quelques-uns mais ça s’est à peu près passé dans le calme”, a ajouté le responsable.

Les manifestants, mobilisés à l’appel de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires, ont déployé plusieurs banderoles, avec des slogans comme “OGM, menace sur tout le vivant”.

Des militants anti-OGM de la Confédération paysanne avaient déjà envahi en janvier 2012 ce centre de stockage de Monsanto dans l’Aude.

Cette action intervient quelques mois après la publication des travaux d’un professeur de Caen, Gilles-Eric Séralini, sur la nocivité présumée d’un maïs OGM et d’un pesticide du groupe Monsanto, une étude très critiquée par la communauté scientifique.

“On souhaite ranimer un peu ce qui s’est passé autour du professeur Séralini sur les dangers des OGM sur la santé, notamment chez les rats, et montrer que les essais actuels ne sont pas suffisants dans le temps avant de délivrer les autorisations de mise sur le marché”, a dit Michel David.

Le chef de cabinet du préfet de l’Aude s’est rendu sur place, a indiqué une porte-parole de la préfecture.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse. Source : Reuters

02/03/2013

Le rôle des insectes pollinisateurs sauvages pour les rendements agricoles

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/01/le-declin-des-insectes-pollinisateurs-menace-les-rendements-agricoles_1841209_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Le déclin des insectes pollinisateurs menace les rendements agricoles

LE MONDE | 01.03.2013 à 14h46

Par Stéphane Foucart

En déclin accéléré depuis la fin des années 1990, les abeilles domestiques (Apis mellifera) ont pléthore d'avocats. Mais leurs cousins sauvages – les centaines d'espèces d'abeilles solitaires, les bourdons, etc. – soulèvent beaucoup moins d'intérêt. A tort. Une vaste étude, publiée vendredi 1er mars par la revue Science, révèle leur rôle crucial dans la pollinisation – donc les rendements – de nombreuses cultures. D'autres travaux, publiés dans la même édition de la revue américaine, suggèrent quant à eux que le dépérissement des pollinisateurs sauvages, plus délicat à évaluer, n'est pas moins inquiétant que celui de leurs cousines domestiques.

Rassemblant les données collectées par une cinquantaine de chercheurs internationaux sur la pollinisation de 41 types de culture (amande, mangue, café, fraise, etc.) répartis sur les cinq continents, Lucas Garibaldi (Conseil national d'investigations scientifiques et techniques d'Argentine) conclut que les services offerts par les pollinisateurs sauvages sont supérieurs à ceux de mellifera. 

"Jusqu'à présent, l'abeille domestique était considérée comme "la reine des pollinisateurs", mais cet article montre que son action seule ne permet pas d'optimiser la pollinisation pour maximiser les rendements des cultures", explique Bernard Vaissière, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), l'un des meilleurs spécialistes du sujet.

ETUDE "MAJEURE"

"Le taux de fructification est relativement bas lorsque les fleurs sont visitées par les abeilles domestiques, et une fréquentation accrue, par ces mêmes abeilles, n'augmente guère que de 14 % la production fruitière sur les sites étudiés, décrypte Jason Tylianakis (université de Canterbury, Nouvelle-Zélande), dans un commentaire publié par Science. Par contraste, l'augmentation de production après que les fleurs ont été visitées par des insectes sauvages est près de deux fois plus importante que l'effet produit par les abeilles domestiques."

Par son ampleur, l'étude conduite par M. Garibaldi, qualifiée de "majeure" par M. Vaissière, semble mettre un terme au débat sur l'ampleur du péril de voir les insectes sauvages disparaître. Pour certains, les services de pollinisation offerts aux cultures par ces derniers pouvaient être remplacés par les abeilles domestiques : les apiculteurs américains tirent ainsi leurs revenus de la location de leurs ruches, qu'ils déplacent au gré des besoins des diverses cultures du pays. Démonstration est faite qu'un tel système de "gestion" de la pollinisation ne permet pas d'obtenir des rendements aussi élevés que lorsque les insectes sauvages effectuent, eux aussi, leur "travail".

Or ils disparaissent rapidement. Les travaux conduits par Laura Burkle (université de Washington à Saint Louis, Missouri), également publiés par Science, montrent que, dans des zones de grandes cultures de l'Illinois, la diversité des espèces de pollinisateurs sauvages a été divisée par deux en cent vingt ans. L'abondance des insectes a également été drastiquement réduite puisque, par exemple, le taux de visites d'une petite fleur endémique de cette région d'Amérique du Nord a été divisé par quatre au cours de cette période.

La publication de ces deux études intervient alors que la Commission européenne vient de proposer la suspension de l'utilisation de trois insecticides controversés sur les cultures fréquentées par les abeilles, tout en autorisant la poursuite de leur épandage sur les végétaux visités par les pollinisateurs sauvages... Or les tests d'homologation des insecticides agricoles ne contiennent aucune évaluation des risques sur ces espèces. Mais il est vrai qu'ils ne permettent pas, non plus, d'évaluer réellement les risques qu'ils présentent pour les abeilles domestiques.

10:31 Publié dans pesticides | Lien permanent | Commentaires (0)