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17/03/2015

France, pays des Droits de l'Homme (... surveillé ?)

communiqué : (le surlignage est de moi)

Objet : compte-rendu jeudi 12 mars - Lodève
> Bonjour à toutes et tous,
> Voici le CR de la réunion publique qui s'est tenue jeudi 12 mars à Lodève dans le cadre de la soirée de soutien à la Palestine. A 20h avait lieu la projection du film "agriculteurs français en Palestine" . Film court mais très intéressant avec plusieurs membres de la Conf qui se sont rendus en 2012 en Palestine pour partager la vie des agriculteurs Palestiniens. Le problème de l'eau avec la confiscation des puits via le "mur" qui sépare les champs des puits... véritable signe d'Apartheid que vivent les Palestiniens au quotidien avec les interminables contrôles aux check point. La cueillette des olives était aussi racontée. 
> Après le film, il fut évidemment question de "l'affaire Mariano" qui expliqua une nouvelle fois ce qui lui était arrivé sur le marché de Lodève (intervention de la police municipale, PV pour incitation à la haine raciale, menace d'expulsion du marché...La maire Marie-Christine Bousquet (PS...) était présente dans la salle. Elle répéta ce qu'elle avait dit lors de la réunion à la mairie : Mariano pourra continuer à suspendre les t-shirts BDS, il n'aura pas d'amende ! C'est donc bien une victoire pour BDS ! José-Luis Moraguès présenta BDS, son rôle et ses actions. Je pris également la parole en insistant sur le fait que BDS était fermement opposé à toute forme d'antisémitisme et d'islamophobie (cela va de soi !) mais déterminé dans la lutte pour les droits fondamentaux du peuple Palestinien.
Cependant quelle ne fut pas notre étonnement lors de la projection : Michèle et moi étions au fond de la salle et nous avons vu 3 gendarmes pénétrer dans la salle et "sagement" ils prirent des photos de l'assemblée ! Michèle demanda ce qu'ils faisaient là et pourquoi ? C'était une réunion publique paisible et leur présence n'était absolument pas justifiée ! Encore une conséquence de la circulaire Alliot-Marie ? Qui les avait envoyé ? Pas de réponse ! Ils repartirent aussi discrètement qu'ils étaient venus...Etrange pour le moins !
> ( XXX : j'ai supprimé le nom )

15/08/2014

Le lundi 18 août 2014 à 14h30 devant le commissariat central de Montpellier

CONFÉRENCE DE PRESSE LUNDI 18 AOÛT À 14H30 SUR LE PARVIS DU COMMISSARIAT À MONTPELLIER (Av. du Comte de Melgueil)

RASSEMBLEMENT (MÊME HEURE MÊME LIEU)

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communiqué :

Non à la criminalisation du mouvement de solidarité avec Gaza ! Solidarité avec les militants de BDS France 34 !

Nous tenons à exprimer tout notre soutien et notre solidarité au camarade José Luis Moragues (1) du Comité BDS France 34 (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) convoqué par la police à la suite de la plainte "pour dégradation de bien d'autrui" déposée par la fédération de l'Hérault du Parti Socialiste à la suite d'une action collective d'occupation pacifique de son local. Celle-ci a été organisée par des militant-e-s et des organisations solidaires du peuple palestinien venu-e-s dénoncer la politique de Hollande et Valls, membres du Parti Socialiste, face au massacre perpétré par l’État d'Israël contre Gaza.

Nous appelons à venir manifester collectivement notre soutien à José Luis Moraguès et notre refus de voir le mouvement de solidarité avec Gaza criminalisé :

 Le lundi 18 août 2014 à 14h30 devant le commissariat central de Montpellier


(1) José Luis Moragues est adhérent d'Attac depuis 15 ans.

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MIB 34 et COMITÉ BDSFRANCE 34


Halte à la criminalisation du mouvement de solidarité à la Palestine par le Parti Socialiste

 Mercredi 30 juillet en fin de matinée, à l’appel du Comité BDS France34 et du MIB34, 35 personnes ont occupé pendant près de deux heures les locaux de la Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault. Le but était de protester contre les positions prises au plus haut niveau par le gouvernement socialiste et le chef de l’Etat :

            - De soutien total à l’agression israélienne contre la population de la Bande de Gaza et au gouvernement d’extrême droite de B.Netanyhaou.

            - D’interdiction de deux manifestations à Paris et de la criminalisation du mouvement de solidarité à la Palestine en le qualifiant d’antisémite.

Après avoir affirmé que Hollande et Valls ce n’était pas le PS (sic), que le PS c’était Cambadellis, le représentant du PS 34 a déclaré qu’ici nous étions les agresseurs et les occupants et lui l’agressé et l’occupé (rires dans la salle !), puis il nous a envoyé les forces de police pour nous évacuer.

Non violents, nous avons opposé une résistance passive et l’évacuation s’est déroulée sans incident malgré la brutalité et la volonté d’en découdre de quelques policiers.

Nous tenons à dénoncer :

            - Les allégations du PS 34 qui le soir même déclarait à la presse qu’il allait porter plainte en raison des dégradations commises. Il s’agit plus exactement de « mains rouges » symbolisant la complicité du gouvernement PS dans les crimes commis à Gaza par Israël, apposées sur des affiches et visuels du PS à l’intérieur comme à l’extérieur sur le panneau de bois en façade. Nous avions pris la précaution de prendre une peinture acrylique lavable, utilisée dans les écoles et dont le nettoyage à l’eau ne devrait poser aucune difficulté.

Nous tenons à dénoncer :

            - La plainte nominative contre l’un des participants, José Luis Moraguès, alors qu’il s’agit d’une action initiée par deux associations et qui a mobilisé 35 militants. On retrouve là les méthodes patronales les plus éculées qui consistent à isoler des militants et tenter de les faire inculper pour de délits de droit commun alors qu’il s’agit d’actions collectives syndicales ou associatives.

Pour le Comité BDS France34 et le MIB34 il est clair que cette plainte vise en particulier la Campagne BDS France, en plein essor à Montpellier et qui a reçu le soutien et l’appui de milliers de manifestants montpelliérains dans son action contre les deux cibles BDS locales :

            - La suspension du jumelage avec la ville de Tibériade en Israël

            - Le fin du subventionnement par toutes les collectivités territoriales (Région, Département, Agglo et Ville de Montpellier) de la journée sioniste dite de Jérusalem par le CCCJM et l’interdiction par l’état de cette manifestation qui, en appelant ouvertement au viol du droit international, constitue un facteur de trouble à l’ordre public.

Ce type de plainte, loin de nous intimider, ne fait que renforcer notre détermination à intensifier les actions BDS contre Israël.

Nous affirmons notre soutien total à José Luis Moraguès que nous accompagnerons le 18 août 2014 à 15h au Commissariat Central pour audition et dans toutes les suites éventuelles de cette plainte.

 Montpellier le 6 août 2014

Contact : comitebdsfrance34@gma

18/03/2013

Curieuses pratiques dans la police nationale

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/14/des-policiers-mutes-de-force-apres-avoir-denonce-des-derives-dans-leur-service_1847628_3224.html

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LE MONDE | 14.03.2013 à 11h22 • Mis à jour le 14.03.2013 à 17h47
Par Laurent Borredon

Du jamais-vu. Sept policiers en délégation sont venus dénoncer les turpitudes de certains de leurs collègues – alcoolisme, vols, dégradations, voire corruption – directement auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "policedes polices"), à Paris.

Des membres de la brigade canine de Seine-et-Marne se sont résolus à menercette action inhabituelle, le 19 novembre 2012. Ils ont ainsi outrepassé leur hiérarchie, qu'ils assurent avoir alertée sans résultat. Et ils l'ont payé cher : ces fonctionnaires bien notés et expérimentés ont dû quitter leurs postes.

Les "canines" sont des unités réputées au sein de la police. Dans chaque département, elles viennent soutenir les commissariats, renforcer les patrouilles. La maîtrise des chiens laisse peu de place à l'indiscipline et à l'approximation. Celle de Seine-et-Marne est appréciée, localement et nationalement – en 2009, l'un de ses membres est cité en modèle sur le blog de recrutement de la police. Mais en 2011, les brigades du sud et du nord du département fusionnent, et le choc des cultures est brutal, dans le huis clos d'un chenil isolé du reste desservices.

Il y a l'alcool, d'abord, consommé et stocké sans gêne. Certains pots, durant les heures de service, dégénèrent. Le chef tire avec son arme de service sur un lapin qui passe sur le terrain – situé en bordure d'une zone d'activité et d'une route –, le formateur canarde le bungalow d'entraînement, criblé d'impacts. Ils s'amusent àmettre un fumigène dans la vieille Renault 25 qui sert à l'entraînement des chiens. La voiture s'enflamme... Un jour, le commissariat voisin appelle, inquiet : des riverains ont signalé un incendie. En réalité, pour se distraire, quelques policiers ont mis le feu à un touret en bois aspergé de carburant avant de le faire roulerjusqu'à la route.

Ce relâchement crée des tensions, aggravées par des faits plus graves, comme la découverte dans un véhicule du service de nombreuses pièces automobiles, dont certaines encore emballées. Elles ont été volées dans un hangar prêté à l'unité pour un entraînement, et elles finissent sur un site de vente en ligne, cédées par l'un des brigadiers. Ce même policier est soupçonné de corruption lors de la verbalisation d'automobilistes.

Le 19 novembre 2012, les sept fonctionnaires assurent à la police des polices qu'ils détiennent des preuves. L'affaire remonte jusqu'au directeur général de la police nationale, Claude Baland, et ils sont reçus sur le champ par la directrice centrale adjointe de la sécurité publique, Martine Nauté. "S'ils avaient des choses importantes à dire, je ne voulais pas le louper", explique-t-elle aujourd'hui.

Les "sept" ne seront plus réentendus. Durant deux mois, l'unité se déchire au rythme des auditions des autres fonctionnaires. Puis, le 24 janvier, la directrice départementale de la sécurité publique de Seine-et-Marne, Chantal Baccanini, son adjoint et le patron du service d'ordre public (qui chapeaute la brigade canine, les brigades anticriminalité, les compagnies d'intervention, etc.) se rendent au chenil. L'enquête est bouclée, et la directrice commence par en lire de larges extraits devant l'unité.

La journée bascule alors en une douloureuse catharsis. La désillusion est brutale. L'IGPN assure que les "comportements dénoncés ont déjà fait l'objet d'un traitement disciplinaire local". Surtout, elle retient contre les sept policiers la visite à la police des polices, qui "témoigne d'un état d'esprit irrespectueux de la chaîne hiérarchique". Mais elle leur reproche dans le même temps de ne pas avoirprévenu le procureur.

Le grand écart se poursuit. Face aux "comportements critiques et contestataires permanents de certains éléments", mais aussi aux "accusations vérifiées" des mêmes éléments, l'IGPN recommande de "sanctionner les fautes administratives", et de "redéployer une partie des effectifs".

Les trois policiers dont les dérives ont été dénoncées sont immédiatement reçus par la directrice. Ils sont sanctionnés (blâmes ou avertissements), mais maintenus à leurs postes. Quelques minutes plus tard, les noms des fonctionnaires qui vontdevoir quitter l'unité sont égrenés. Ils sont dix : les sept du 19 novembre et deux autres qui avaient pris fait et cause pour leurs chefs. Et puis une invitée surprise, qui fond en larmes. Son seul tort : avoir confirmé les accusations lors de son audition.

"Nous avons respecté les règles administratives, assure Mme Baccanini. Le traitement est le plus humain possible." Les postes proposés aux déplacés restent proches de leurs domiciles. Mais l'un d'entre eux se trouve rétrogradé de fait, et deux autres basculent aux contrôles radars – pas franchement une promotion. A l'inverse, les deux policiers proches des chefs sont mutés à la BAC départementale, très demandée.

"On le vit comme une sanction, on est passionné par notre travail, et on doitlaisser tous nos chiens", se désole l'un des mutés. "Je n'avais jamais vu ça dans ma carrière. Des fonctionnaires jouent le jeu, sont dans le respect de la déontologie, et on les déplace", dénonce James Dutertre, délégué départemental du syndicat Unité-SGP Police (majoritaire). Pour Mme Nauté, le dossier s'est au contraire "révélé être une affaire un peu banale de tensions entre fonctionnaires"."Les faits d'alcool ne sont ni banals ni véniels, ils ne sont pas tolérables", précise-t-elle néanmoins.

L'affaire est désormais suspendue à la décision du procureur de la République de Melun, Bruno Dalles, qui a été alerté. Le rapport de l'IGPN assure qu'il a décidé de"ne pas ouvrir d'enquête judiciaire". Mais l'intéressé dément : "J'attends d'éventuelles décisions sur le plan disciplinaire et le retour des enquêtes administratives pour décider des suites."

Laurent Borredon

05/02/2013

Pour les victimes de vols à l'arraché, cambriolages, etc ...

À lire sur :

http://www.midilibre.fr/2013/02/04/dma-a-qui-sont-les-1-000-bijoux-saisis-par-les-gendarmes-de-vauvert,638400.php

 

Pour cette enquête d’envergure, confiée à la brigade de gendarmerie de Vauvert (Gard), une cellule spéciale avait été créée : “VBO 30” 

Voir :

Retour au menu des objets volés decouverts - Gendarmerie ...

http://judiciaire.gendarmerie.interieur.gouv.fr/judiciaire/accueil_decouverts/objets_decouverts.html

14/04/2012

Mardi 17 avril 18h30 à la médiathèque Émile Zola

communiqué :

Mardi 17 avril 2012

Médiathèque centrale Emile Zola 
Antigone - Montpellier (entrée libre) 


>> 
18h30 : Rencontre-débat avec Gilbert Thiel sur le système judiciaire français, à l’occasion de la sortie de son dernier livre Derniers jugements avant liquidation - 35 ans dans la magistrature en collaboration avec Daniel Carton (Ed. Albin Michel). 
Animé par Jean-Jacques Gandini, avocat et écrivain à Montpellier, auteur d’une anthologie Les droits de l’homme (Librio).  - En partenariat avec la Médiathèque Emile Zola -

Gilbert THIEL
Derniers jugements avant liquidation

De ses démêlés avec sa hiérarchie aux conversations avec les ministres, Gilbert Thiel évoque nombre de dossiers sensibles (réseaux corses, valse des témoins, enterrement de certaines affaires, influences étrangères dans certains dossiers…).

Mais au-delà de ces affaires, l’auteur brosse un sombre portrait de la justice française : décisions non appliquées (environ 100 000 par an !), remises de peine automatiques et incontrôlées, récidives, surpopulation carcérale, greffi ers validant des faux en écriture publique faute de moyens…

Un document terrible sur notre système judiciaire écrit par un homme libre qui raconte tout ce qu’il a vu.

Premier juge d’instruction de la section antiterroriste, Gilbert Thiel est magistrat depuis trente-cinq ans. Ex-journaliste politique et co-auteur, Daniel Carton a publié de nombreux livres dont On ne réveille pas un juge qui dort (Fayard).

[Lire la suite]          

02/02/2012

Le saviez-vous ?

Lu sur le Canard de cette semaine. 

Çà se passe au Conseil Régional du Languedoc-Roussillon et c'est très vilain !

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20/07/2011

Les boules de la police locale

lu sur le Canard enchaîné du 6 juillet 

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11/06/2011

La vache !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/chanter-peut-etre-un-delit-11-06-2011-1341035_23.php

Chanter peut être un délit

Le Point.fr - Publié le 11/06/2011 à 10:22 - Modifié le 11/06/2011 à 10:23

À Toulouse, 29 personnes ont été interpellées mercredi soir pour outrage parce qu'elles chantaient du Brassens devant un commissariat.

  • Par Sophie Pams            

"Mort aux vaches, mort aux lois, vive l'anarchie !" Mercredi, les notes de la chanson de Brassens ont résonné dans les rues de Toulouse. Une trentaine de personnes se sont rendues devant le commissariat central de la ville et ont entamé les paroles d'Hécatombe, brûlot anarchiste du célèbre chanteur. Les protestataires avaient décidé de manifester leur soutien à un jeune homme de 27 ans, interpellé pour avoir interprété cette chanson à une fenêtre lors du passage de trois policiers. Le Rennais a été condamné le 27 mai à 40 heures de travail d'intérêt général et à 100 euros d'amende pour outrage.

Le mouvement de soutien s'est soldé par l'interpellation des 29 choristes de "La Canaille du Midi" pour outrage à agents dépositaires de la force publique. Serait-ce interdit de chanter ? "C'est une atteinte à la liberté d'expression", s'insurge maître Raynaud de Lage. Selon lui, "tout ce qui n'est pas interdit est permis". "Et puis ils ne font qu'interpréter une chanson écrite par quelqu'un d'autre, renchérit l'avocat au barreau de Toulouse. Je me demande quels sont les éléments constitutifs de l'infraction."

Provocation

Pour maître Varet, l'outrage est clairement démontrable. "En chantant à plusieurs, devant le commissariat, les personnes ont donné un poids aux mots, elles ont insisté sur le sens que Brassens donnait lui même à la chanson", estime l'avocat en droit pénal. Selon lui, les choristes ont provoqué volontairement les agents de la force publique, ce qui constitue une injure publique, passible de 7 500 euros d'amende et de six mois d'emprisonnement. En chantant à sa fenêtre, le Rennais aurait également provoqué de façon manifeste les trois policiers.

Les 29 personnes interpellées, convoquées dans les prochains jours, devraient faire l'objet d'un simple rappel à la loi. Trente ans après la mort de Brassens, la Mauvaise Herbe n'a pas fini de chanter.

ÉCOUTEZ la chanson de Georges Brassens Hécatombe

ÉCOUTEZ la chanson de Georges Brassens La Mauvaise Herbe


07/06/2011

Vol à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

lu sur :

http://www.rue89.com/oelpv/2011/06/04/une-expo-photo-de-fontcuberta-volee-dans-sa-quasi-integralite-206115

Une expo photo de Fontcuberta volée… dans sa quasi-intégralité

C'est pas tous les jours que l'on vole une exposition photo. Une première en Europe, selon la police spécialisée en œuvres d'art. C'était pendant la nuit du 25 au 26 septembre dernier. Le lieu : dans le Gard, la prestigieuse Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (XIVe siècle), Centre national des écritures. L'exposition : Miracles & Co. , soit 35 photos encadrées (des 50x60 et 30x40). Le photographe : Joan Fontcuberta. La suite

C'est pas tous les jours que l'on vole une exposition photo. Une première en Europe, selon la police spécialisée en œuvres d'art. C'était pendant la nuit du 25 au 26 septembre dernier. Le lieu : dans le Gard, la prestigieuse Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (XIVe siècle), Centre national des écritures. L'exposition : Miracles & Co. , soit 35 photos encadrées (des 50x60 et 30x40). Le photographe : Joan Fontcuberta.

Si nous ne savons que depuis peu l'information, c'est qu'une extrême discrétion a suivi le forfait. Discrétion du côté de La Chartreuse (ça la fout mal…), discrétion voulue par la police (pour mieux enquêter).

Discrétion toute relative néanmoins : le lendemain du forfait, dans son atelier de Catalogne, lorsque Joan Fontcuberta apprend la nouvelle, il est en compagnie d'une journaliste d'El País venue l'interviewer sur un autre sujet. Il ne peut cacher son émotion et le 28 septembre, l'information paraît dans le quotidien espagnol. Bizarrement, elle n'est ni relayée dans les rubriques artistiques, ni dans dans les milieux professionnels hors d'Espagne.

Joan Fontcuberta et ses essais photographiques

Pourtant, Joan Fontcuberta est un photographe espagnol (catalan) de renommée internationale (le seul exposé au MoMA de New York). Historien, critique, enseignant, il étudie depuis toujours – et de façon malicieuse – les forces et les faiblesses de la véracité des images, ses transformations selon leurs modes de communications, ses changements profonds dans ses usages à l'heure d'Internet.

Pour éprouver ses fragilités, il invente des scénarios qui reposent sur des histoires réelles – ou fictives – dans lesquelles il se met en scène. Exemple : la série « Sputnik » (1997) ou l'Odyssée de Soyouz.

Pour l'exposition Miracles & Co (2002), il se fait journaliste d'investigation infiltré dans une communauté religieuse, orthodoxe, habitant le monastère de Valhamönde, installé en Carélie, au fond de la Finlande, au milieu d'un labyrinthe de lacs et d'îlots.

Le reporter raconte l'histoire du monastère, terre d'accueil de grands tapés (Cagliostro, Raspoutine, Ron Hubbard…). C'est un lieu où l'on apprend à faire des miracles « censés conférer à celui qui les réalise un grand pouvoir sur les masses ».

Le miracle de la chair (Joan Fontcuberta).Notre reporter découvre vite que ces miracles sont fabriqués par une équipe de prestidigitateurs engagés par les moines. Une arnaque. Parmi les miracles, on citera le plus prisé, celui de la chair, où le visage du Che apparaît sur une tranche de jambon (image ci-contre).

Il est écrit dans un catalogue :

« Cet essai photographique fait une référence critique à la foi religieuse, au fanatisme, à la superstition, au paranormal, et à la crédulité. »

Généralement, les visiteurs se marrent à parcourir l'exposition. Mais au matin du 26 septembre, on ne rigole plus. Toutes les photos de Miracles & Co ont bel et bien disparu. Escamotées comme par miracle. Seule une grand format de 1,20m x 1,60 est restée sur le mur. Ainsi que les cartels d'explication des scènes.

Le mobile du vol ? Hypothèses plus ou moins fantaisistes

Après avoir escaladé le mur d'enceinte et pénétré sans encombre dans le bâtiment, les monte-en-l'air ont soigneusement décroché les cadres sous verre. Une fois déposés, ils en ont ouvert le dos, puis découpé au cutter les marie-louise afin de ne prendre que les photos et les transporter plus facilement enroulées. Seul un cadre a été endommagé (il n'y a pas de casse zéro).

Détail (pour les apprentis détectives) : le cambriolage a eu lieu quatre jours avant la fin de l'exposition. Autre détail (dans lequel se cache peut-être le diable) : la disparition de tous les petits « tortillons » de fil de fer qui servaient à relier le piton du mur à l'anneau du cadre et empêcher le larcin compulsif.

Les murs de la Chartreuse après le vol (DR).

Fétichistes, les voleurs ? Plusieurs hypothèses circulent pour essayer de les profiler. Dans le désordre :

  • un groupe de catholiques intégristes, actifs dans la région, tendance iconoclaste, voulant punir le sacrilège. Mais plus vandales que méticuleux (cf. l'affaire « Piss Christ »), ils auraient sans doute détruit l'exposition sur place ;
  • un acte de nuisance dirigé contre l'équipe et son directeur, François de Banes Gardonne ;
  • un geste artistique suivi d'une performance, style potache. Vu la durée du recel, la performance risquerait de se terminer aux Baumettes (prison de Marseille) ;
  • Joan Fontcuberta nous a signalé qu'au lendemain de l'article parue dans El País, quelques bloggeurs ibériques l'ont suspecté d'avoir lui-même monté le coup. Il en rit (jaune) ;
  • un mouvement genre FLNJ (Front de libération des nains de jardins) assorti aux photographies prisonnières des murs. Il n'y a pas de revendication ;
  • l'hypothèse qui tient la corde : une équipe de professionnels commandée par un collectionneur. Le respect porté aux photos en serait un indice.

Ce qui nous emmène à la valeur du dommage. Les tirages, propriété de Fontcuberta, sont récents (après 2000). Le coût de leur remplacement est, sans surprises, au tarif de laboratoire. Mais le préjudice moral subit par le photographe est difficile à évaluer. Sa première estimation (dans El País), faite sous le coup de l'émotion, fixe le prix de chaque photo à 5 000 - 6 000 euros environ. Aujourd'hui, il juge sa perte globale à 80 000 euros. Une somme excessive pour La Chartreuse, qui propose un dédommagement de 1 000 euros par photo.

Et l'assureur, Axa ? Arguant du manque de sécurité (les vidéos de surveillance seraient factices), il ne veut rien entendre.

Bref, tout le monde est fâché. Le ton monte du côté de l'auteur, soutenu par El País (voir son édition du 30 mai). C'est désormais au tour des avocats de tenter le miracle de la conciliation.

Et les photos, où sont-elles ? Dieu seul le sait.

Lévitation (Joan Fontcuberta).

Photos : l'exposition Miracles & Co de Villeneuve-lez-Avignon avant le vol (DR) ; le miracle de la chair (Joan Fontcuberta) ; les murs de La Chartreuse après le vol (DR) ; lévitation (Joan Fontcuberta).

 

26/02/2011

À propos d'Anduze

Communiqué de L'association pour une Constituante - 25/02/11

Voir aussi la note du 1/2/2011: 

 Les violence policières à Anduze

 

Il était une fois la communauté de communes autour d’Anduze librement constituée. Elle s’opposa à sa fusion dans une « communauté d’agglomération » fabriquée et décrétée  par le pouvoir d’État autour de la ville d’Alès…sans consultation, d’ailleurs, des habitants. Conséquence : des citoyens réprimés, arrosés de gaz lacrymogènes, plusieurs blessés le vendredi 21 janvier 2011.

 

Leur crime : refuser le transfert de la gestion d’une ligne de chemin de fer à la communauté d’agglomération. 

 

Les victimes de voies de fait de la part de gendarmes : des élus : maires, adjoints, conseillers généraux, communautaires et municipaux et leurs « administrés » électeurs. 

 

Le prétexte : L’endettement de la toute nouvelle « communauté d’agglomération » critiqué par la chambre régionale des comptes, laquelle oubliait au passage qu’il s’agit d’une entité administrative nouvelle crée par le seul fait du prince. La logique et le droit auraient voulu que ce dernier assume les conséquences de ses décisions unilatérales.

Que nenni ! Pour les communes ce serait la double peine : moins de liberté et plus d’impôts ! 

Observons ici le rôle joué par l’échelon régional : permettre à l’Etat de se défausser de ses obligations de contrôle et de secours des collectivités sur-endettées en les mariant de force avec des collectivités financièrement équilibrées.

 

Observons encore l’apparente complicité entre la société privée concessionnaire de l’exploitation du chemin de fer et le tout nouveau conseil d’agglomération bénéficiaire gracieux d’une journée touristique en chemin de fer à une date à laquelle celui-ci est fermé à l’exploitation.

 

C’en était trop pour les dizaines d’élus et les 300 citoyens rebelles qui, rassemblés au départ du train furent priés de déguerpir, puis obligés manu-militari de le faire par la force et les lacrymogènes publics. D’ou de nombreux blessés.

Initiative malheureuse d’un gradé dépassé par les évènements ? Pas du tout : ce dernier avait été averti de la manifestation, de ses motifs pacifiques. Le dialogue était établi…jusqu’au retour du gradé muni des dernières instructions de l’échelon supérieur.

Résultat : lacrymogène, bousculade, blessés, intoxiqués…Violence d’État !

 

Il existe heureusement encore un tribunal correctionnel à Alès pour recueillir les plaintes des victimes et rechercher les coupables de telles voies de faits. Mais pour combien de temps ? 

 

L’accumulation jusqu’aux plus hauts niveaux de l’Etat des résistances, faux pas et violences est un signe qui ne trompe pas. La France est une république ancienne, lourde de ses habitudes et de  ses corps constitués. Elle peut cacher et retenir longtemps ses révoltes et accumuler l’énergie des frustrations de tous types. 

Mais il est un moment ou les plus conciliants doivent se mettre en mouvement. Ou les fonctions régaliennes se fragmentent et s’opposent. Ou les ministres et financiers mettent les plus hauts sommets de l’état devant le fait accompli. Ou chacun ne décide plus que pour lui-même et sa coterie.

Les « lois territoires », en remettant en cause des relations politiques plus que bi-centenaires, semble avoir rendu impossible tout consensus et toute discussion. 

La force prime le droit.

Mais « La Force » est dans le Peuple.

 

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L'association pour une Constituante, 13 rue du Pré Saint Gervais 75019

Paris, www.pouruneconstituante.fr, a pour but l'élection en France d'une Assemblée Constituante au suffrage universel direct.

 

26/01/2011

Cinq adolescents devant le juge à Montpellier pour distribution de tracts

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/26/cinq-adolescents-devant-le-juge-a-montpellier-pour-distribution-de-tracts_1470996_3224.html

Cinq adolescents devant le juge à Montpellier pour distribution de tracts
LEMONDE.FR avec AFP | 26.01.11 | 17h58  •  Mis à jour le 26.01.11 | 20h03


Cinq adolescents étaient convoqués mercredi 26 janvier devant le tribunal de Montpellier pour avoir distribué des tracts sur la voie publique lors des manifestations contre la réforme des retraites en novembre, a constaté un correspondant de l'AFP. Un seul a signé le rappel à la loi, les autres refusant de reconnaître avoir commis une infraction.

Ces quatre lycéens et un étudiant, âgés de 16 et 17 ans, avaient été interpellés le 9 novembre 2010 alors qu'ils distribuaient des tracts sur une grande artère montpelliéraine, perturbant ainsi la circulation.

Selon Sophie, élève en 1re ES, la seule fille du groupe, ils avaient passé sept heures au commissariat de police, "dans une cellule, avec interrogatoire, prise d'empreintes, photos de face et de profil avec matricule". "C'est n'importe quoi ! Distribuer des tracts, c'est pas comme si on avait volé un truc. C'est pas justifié, c'est de la répression", a-t-elle déclaré mercredi.

"DISPROPORTIONNÉ"

Une cinquantaine de personnes étaient venues les soutenir, à l'appel des syndicats CGT, Sud, Solidaires et de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). "C'est tout à fait disproportionné, tout à fait injuste. Il n'est pas question de laisser passer ça. Ces jeunes n'ont absolument commis aucun dégât sur la voie, ne s'en sont pas pris aux personnes", a souligné le secrétaire départemental de la CGT, Serge Ragazzacci.

"Si on est capable de mettre des lycéens au tribunal pour une distribution de tracts, derrière on se sent effectivement concerné en tant qu'organisation de salariés. C'est un très mauvais message donné à la jeunesse", a-t-il estimé.

Leur première convocation, le 15 décembre, avait été reportée en raison d'une grève des avocats dans le cadre d'un mouvement national.

13/12/2010

Mercredi 15 décembre au Tribunal de Montpellier

Le Conseil Local FCPE (Fédérations des Conseils de Parents d'Eleves) de la cité scolaire Clémenceau (CLFCPECLEM34 dans le texte) appelle à un rassemblement silencieux le mercredi 15 Décembre 2010 à 10h pour soutenir les lycéens convoqués devant le Tribunal et leurs familles.

 

Veuillez trouver ci-après l'appel de la mère d'une des lycéennes concernées et le message de sa fille Sophie décrivant les faits qui se sont déroulés le mardi 09 Novembre 2010 :

 

5 lycéens, dont ma fille Sophie, passent au tribunal mercredi prochain pour avoir tracté sur la voie publique lors du mouvement anti-retraites. Motif « Entrave à la circulation ».On demande humblement votre présence devant le tribunal mercredi 15 à 10heures, place Pierre Flotte à Montpellier. C’est devant le petit parking en contrebas du Peyrou, avant la petite rue tortueuse étroite qui fait le tour du Peyrou. 

Témoignage de Sophie sur ce qui s’est passé :

 

« Le mardi 9 novembre. On est partis de Clémenceau pour aller à la Comédie, où les lycées devaient se rejoindre.

Arrivés là-bas, on était une cinquantaine. On nous donne les tracts à distribuer, et nous commençons tout de suite. Là, un fourgon de la police municipale arrive et nous dit d'arrêter de tracter sur la place de la Comédie.On décide de bouger, car on ne veut pas d'ennuis avec la police. On va donc au Rives du Lez, sur l'avenue Mendez France au feu rouge.

Là, on a ralentit un peu la circulation, mais on tractait. On ne pouvait pas faire autrement. On ne s'est pas mis au milieu en bloquant tout. Quand les voitures avaient les tracts, on les laissait passer.

Tout d'un coup, on entend des sirènes, donc on se met tous sur le trottoir. Les policiers nationaux arrivent en uniforme avec deux camions et une voiture (peut-être même plus, je m'en rappelle pas trop).

Là, certains lycéens entendent les policiers dire "on prend les gros bras". Donc, tout le monde crie "Ils prennent les gros bras. Les gars, courrez".

Ils prennent deux "gros bras" et en mettent un dans un camion, l'autre dans une voiture. Un garçon se précipite et demande "c'est quoi ton nom ?" il se fait embarquer lui aussi dans le camion, une autre qui le suivait crie "T'a le numéro de l'avocat ?". Hop, dans le camion lui aussi. Un lycéen de Jean Monnet arrive après eux et dit au policier qui ont embarqué nos quatre camarades "s'il vous plaît relâchez les, ils ont rien fait" d'une voie calme. le policier sort sa matraque et le tape violemment à la hanche, et lui met un chassé dans les jambes, ce qui l'a fait tomber (il a d'ailleurs un bleu énorme à la hanche). J'étais à 5 centimètres, et je suis restée là, choquée, en le regardant se relever. Tout le monde a applaudit ironiquement la police, et moi j'ai rien fait, bugant en revoyant la scène, mais comme j'étais la plus proche, c'est moi qu'ils ont pris. Tout ce paragraphe c'est déroulé en 30 secondes.

J'étais dans la voiture avec Clément de Jean Monnet (moi je suis de Clémenceau).

Dans le camion il y avait Nat de Paul Valéry, Roman de Joffre, et Lauriel de Sète (lycée Charles de Gaule). Nous étions tous mineurs.

Dans le camion, les flics les ont traités de "petit pédé" (c'est ce qu'ils m'ont dit... moi j'étais en voiture pas dans le camion).

Apparemment, y'a un flic qui a demandé à un des gars qui se sont fait arrêter avec moi (je sais plus lequel) si il voulait bien signer une décharge comme quoi le flic n'été pas responsable de ce qui s'était passé pendant l'interpellation. Ca va, il est pas débile, il a pas signé. 

Arrivé à l'hôtel de ville, on a été fouillés et on nous a interrogé individuellement. Nat (l'étudiant de Paul-Va), pendant qu'on attendait pour l'interrogatoire était stressé, sous pression (comme nous tous) et il a sorti à un flic (tout en étant d'un calme étonnant) qui parlait super mal "t'as vu comment tu parles ?"

le flic a réagi au quart de tour, il a dit :

"Ouais, t'as de la chance que j'ai l'uniforme, sinon si je te croise dans la rue je te nique ta gueule. Je te jure je vais te rechercher, et je vais te défoncer ta petite gueule, parce que quand t'a des reubeux en face de toi, tu fermes direct ta gueule..."

Bref, il a fait un speech de 5 minutes en repétant à chaque fin de phrase "je te nique ta gueule". Je me souviens juste du début, parce que après c'était tellement répétitif que ça m'a saoulé, j'ai même plus écouté sinon j'allais péter un plomb, et c'est exactement ce qu'ils voulaient. Puis, on est descendus au sous-sol où on nous a pris nos empreintes digitales sans possibilité de refus et où nous avons été pris en photos avec une ardoise à la main qui déclinait notre identité et un numéro et des lettres (comme dans les film).

On a ensuite été mis en cellule, où il faisait très froid, sombre et où il y avait de la pisse par terre. Nous avions très faim (on avait déjeuné vers 6H du matin, et nous n'avions pas mangé depuis). Nous n'avions pas d'objets sur nous. Ils nous avez pris nos portables et tout nos effets personnels.

Quand les manifestants qui avaient distribué les tracts avec nous sont allés faire un sitting à 13 heures devant l'hôtel de police, la police leur avait déclaré que nous serions relâchés à 14H et sans aucune poursuites.

Mais on est rentrés à midi au commissariat central, et ce n'est qu'à cinq heures qu'ils ont appelés les parents (soit-disant qu'ils avaient oubliés de les prévenir). Or, comme nous n'étions pas majeurs, nous ne pouvions sortir sans les parents. Ce qui fait que le premier est finalement sorti à 18H et le dernier à 19H. Nous sommes donc restés entre 6 et 7H à l'hôtel de police.

Nous sommes pourtant convoqués au tribunal le mercredi 15 décembre à 10H30 pour le motif d'entrave à la circulation. Ils ont mis sur la convocation que nous avons bloqué la voie à l'aide d'objet et que nous nous sommes mis au milieu sans bouger, ce qui est totalement faux.

Certains policier m'ont dit que je risquais 4500 euros d'amende et 2 ans de prison pour mineur, mais ils ont dit des choses différentes à chacun pour nous perdre.

Sophie »

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Teneur du tract distribué sur la voie publique lors de l’arrestation :

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Les lycéens toujours mobilisés contre la réforme des retraites !D'après le gouvernement :

L'espérance de vie augmente donc il faut travailler plus longtemps.

L'âge légal de départ à la retraite dans les autres pays européens est plus élevé, avec par exemple l'Allemagne qui est à 68 ans.

Le déficit budgétaire concernant la retraite est estimé à 40 milliards d'euros.

Or

L'espérance de vie en bonne santé est de 62,4 ans pour un homme et 64,2 ans pour une femme.

La durée de cotisation en France est de 42 ans alors qu'en Allemagne elle est de 35 ans.

Le PIB français est estimé à 2000 Milliards d'euros, la part des richesses accordées aux salariés à diminuée de 200 Milliards d'euros par ans depuis 1982.