Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

26/09/2014

Sénatoriales : les grands-électeurs, qu'est-ce ?

(Élections sénatoriales le 28 septembre)

Un article à lire sur le Canard Enchaîné de cette semaine, page 4.

Et lire sur WIKIPEDIA :

Électeurs
Dans les départements

Les sénateurs sont élus dans chaque département par un collège électoral composé :

  1. des députés et des sénateurs ;
  2. des conseillers régionaux de la section départementale correspondant au département (selon les cas : conseillers de l’Assemblée de Corse, conseillers à l’assemblée de Guyane9, conseillers à l’assemblée de Martinique9) ;
  3. des conseillers généraux ;
  4. des délégués des conseils municipaux ou des suppléants de ces délégués10.
    • Les conseils municipaux élisent parmi leurs membres dans les communes de moins de 9000 habitants :
      • 1 délégué pour les conseils municipaux de 7 et 11 membres (moins de 500 habitants);
      • 3 délégués pour les conseils municipaux de 15 membres (moins de 1500 habitants);
      • 5 délégués pour les conseils municipaux de 19 membres (moins de 2500 habitants);
      • 7 délégués pour les conseils municipaux de 23 membres (moins de 3500 habitants);
      • 15 délégués pour les conseils municipaux de 27 et 29 membres (moins de 9000 habitants)11.
    • Dans les communes de 9 000 habitants et plus, tous les conseillers municipaux sont délégués de droit. En outre, dans les communes de plus de 30 000 habitants, les conseils municipaux élisent des délégués supplémentaires à raison de 1 pour 800 habitants en sus de 30 00012En pratique, les délégués supplémentaires sont souvent des permanents, des militants ou des sympathisants des partis politiques, des collaborateurs des élus, des parents ou des amis13.

14/09/2014

La dégradation de ses cours d’eau par les pesticides en Languedoc-Roussillon

lu sur le Midi Libre : (les surllgnages sont de moi)

Languedoc-Roussillon : les pesticides, plaie des rivières

Le Languedoc-Roussillon est l’un des territoires les plus marqués par la dégradation de ses cours d’eau, selon l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.

-----------------

Les poissons préfèrent nos rivières d'aujourd'hui, même si seulement 52 % des cours d'eau du bassin sont en bon ou très bon état », note Martin Guespereau, directeur général de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse.
En Languedoc-Roussillon, c'est encore moins : 47 % des cours d'eau et nappes sont en bon état en 2013 contre 41 % en 2009 (*).
Cet organisme, qui livre le bilan annuel de la qualité des nappes souterraines, des cours d'eau et des lagunes du Sud de la France, s'appuie sur « trois millions de données, ce qui en fait le milieu le plus surveillé ». L'état biologique de ce vaste bassin est resté globalement stable entre 2009 et 2013 et s'est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants. A contrario, le bassin versant de la Saône, les moyenne et basse vallée du Rhône et le Languedoc-Roussillon sont les trois territoires « les plus marqués par une dégradation de leurs cours d'eau ». Alpes et Corse concentrent le plus de cours d'eau en bon état.

Un label en 2015

L’Agence de l’eau lance un label “Rivière en bon état”, signalé par des panneaux au bord des routes dès le printemps 2015. Seules 30 % des rivières seront toutefois éligibles à ce label - entre un quart et un tiers dans la région -, qui exige trois années successives de "bon état". "Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières", note Martin Guespereau. Grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles.
Il déplore toutefois qu’en raison des écluses notamment, la moitié des cours d’eau soient des "boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux", empêchant le mouvement des sédiments. Il espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières pour constituer un argument touristique. L’agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d’eau. Plus de 10 000 fois téléchargée. 

58 nappes impropres à la consommation 

« Après un succès historique remporté sur les pollutions organiques avec mise aux normes des stations d'épuration dans les années 2000, l'état de nos rivières butte maintenant sur les pesticides. On retrouve plus de 150 variétés dans nos cours d'eau. Les plus fortes concentrations se retrouvent notamment dans les zones viticoles. » En 2013, 58 nappes phréatiques étaient impropres à la consommation à cause de ce fléau. C'est la principale cause de dégradation de l'état de la faune et de la flore et de déclassement des rivières. « Sur ce plan-là, nous n'enregistrons plus de progrès », a reconnu Martin Guespereau (1).

Parmi les pesticides, les herbicides tiennent une bonne place, dont le glyphosate (Roundup de Monsanto) dont il se vend plus de 4 000 tonnes par an rien que dans la région. Localement, « dans le Roussillon par exemple, sa concentration dépasse 200 fois la norme », précise le directeur général. Cela tue la petite faune des invertébrés - vers, insectes - (mais aussi les abeilles) qui participent à l'épuration de l'eau après un orage ou une inondation et à la sécurité sanitaire en freinant la progression des bactéries. » Autre enseignement, « les pesticides interdits depuis dix ans, comme l'atrasine, l'abrasine ou la terbutilasine, n'ont pas disparu. On en dénombre trente-six différents, notamment dans les zones viticoles » (2).

1 000 captages prioritaires

Nappes et cours d'eau ont aussi à faire face aux nitrates. « C'est un vrai problème même s'il n'y a pas d'algues vertes comme en Bretagne car la Méditerranée est naturellement pauvre en nitrates. » Dans la région, il y a plusieurs points noirs comme Candillargues ou Saint-Nazaire-de-Pézan (Hérault), le Cailar et Manduel (Gard), Capendu (Aude) ou dans le Lauragais et évidemment le long de la côte languedocienne. Là où s'exerce une pression démographique constante et là où la vigne est prééminente.
 "Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région"
Rendre l'eau potable coûte très cher, plusieurs centaines de millions d'euros chaque année. Martin Guespereau préconise l'utilisation de produits bio et de moins utiliser les produits chimiques, en ciblant mieux les périodes à traiter et en limitant aux seuls rangs de vigne par exemple. Et de privilégier aussi le travail mécanique. Enfin améliorer la protection des captages. Il existe mille captages prioritaires, dont soixante dans la région. C'est aussi pour aider à « franchir un cap » que l'Agence lance un label Rivières en bon état.
Dans la région, l'Orb en amont de Réals pourrait y prétendre tout comme le Gardon à Sainte-Croix-Vallée-Française (Lozère), l'Orbieu amont à Buège (Hérault). « Ce sera un plus pour le tourisme et le tourisme de l'eau, sans parler des entreprises de haute technologie qui ont besoin d'eau pure », défend Martin Guespereau.
(1) « Le bon état, c'est quand, selon une directive européenne de 2000, on observe le bon fonctionnement des processus écologiques, une bonne température, un bon taux d'oxygène... Avec la présence et le maintien de la faune et la flore. »
(2) Des concentrations importantes de pesticides interdits ont été relevées, dans la région, dans le canal de la Robine, la Lergue, le Libron, le Lirou, le Maury, le Pallas, la Peyne, le Sou ou la Thongues.

29/03/2014

Demain, municipales 2014. Plongeons dans le marigot.

lu sur :

www.lepoint.fr/municipales-2014/municipales-les...

Le Point.fr - Publié le 27/03/2014 à 12:22 - Modifié le 27/03/2014 à 12:34

Par 

Achat de votes, trucage des urnes... Retour sur des condamnations d'élus, prêts à tout pour briguer la mairie qu'ils convoitent. Florilège.

À droite comme à gauche, certains candidats se laissent parfois dévorer par leurs ambitions - au détriment de la légalité. Clientélisme pour les uns, fausses procurations pour les autres... Des politiques véreux sont prêts à tout pour remporter le scrutin. Certains, bien connus, sont allés jusqu'à acheter leurs voix. Quand d'autres se sont tout bonnement contentés de créer des listings d'électeurs fictifs. Dans le livre Délits d'élus, publié aux éditions Max Milo, Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot ont dressé un long inventaire des magouilles d'élus en tout genre. Les archives judiciaires font le reste. Palmarès.

Des bulletins de vote plein les chaussettes

En 2008, lors des élections municipales, des bulletins de vote sont retrouvés dans les poches et les chaussettes du président d'un des bureaux de vote de Perpignan. L'homme n'est autre que le frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan jusqu'en 2009 et président de la communauté d'agglomération. Il sera surpris une "deuxième fois en pleine tentative de faire disparaître des enveloppes contenant des bulletins de vote" d'une autre liste, explique le Conseil d'État. Le 7 octobre 2008, le tribunal administratif de Montpellier invalide les élections municipales. Jean-Paul Alduy est finalement réélu l'année suivante, avant d'abandonner son mandat pour se consacrer à ses autres activités politiques. Anecdote amusante : lors du procès, un des mis en examen avait déclaré pour sa défense : "Si j'avais voulu frauder, j'aurais pris un vêtement avec des poches adéquates." 

Des procurations à tout-va

En 2008, Jean Barull, maire du Passage d'Agen depuis 1995, risque de laisser sa casquette de maire sur son bureau. Au terme d'une campagne acharnée, l'élu finit par l'emporter par 108 voix d'avance, avant d'être accusé de fraude électorale par son adversaire. De fausses procurations avaient en réalité été fabriquées ou signées en blanc par l'équipe de campagne du maire. Jean Barull a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de ses droits civiques. Il s'est pourvu en cassation qui a confirmé sa peine.

Le bidonnage des listes électorales

En matière de fraude électorale, Jean Tibéri, le sulfureux maire du Ve arrondissement de Paris, est certainement le nom qui revient le plus souvent. L'élu a été condamné en 2013 en appel à dix mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour atteinte à la sincérité du scrutin. Jean Tiberi était accusé d'avoir inscrit des proches, des militants de son parti et des personnes n'habitant pas le 5e arrondissement sur les listes électorales. C'est en 1997, au moment des élections législatives, que le Canard enchaîné avait publié un article affirmant qu'en échange de fausses domiciliations, les Parisiens approchés par Tiberi s'étaient vu promettre des places de crèche ou de logements sociaux. Jean Tibéri s'est pourvu en cassation. Pour les élections 2014, le fils de Jean Tiberi a présenté sans succès une liste dissidente contre celle de l'UMP Florence Berthout. 

En matière de fraude électorale, mentions spéciales à Jack-Yves Bohbot, ancien premier adjoint de IIIe arrondissement de Paris qui "pratiquait le même sport que celui du 5e : le recrutement massif d'électeurs", selon les auteurs de Délits d'élus. Il a été condamné en 2006 à 12 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende. Tout comme Philippe Dominati, conseiller de Paris, condamné à six mois de prison avec sursis, ou encore Anne-Marie Affret, condamnée à 8 mois de prison avec sursis. 

Des subventions pour faire l'ordre dans les quartiers

Sylvie Andrieux, députée sans étiquette depuis son éviction du PS et conseillère communautaire de Marseille, savait se faire respecter dans les quartiers nord de Marseille. L'élue a été condamnée en 2013 à 3 ans de prison dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Sylvie Andrieux était accusée d'avoir détourné des fonds publics pour arroser en subventions de fausses associations marseillaises. Une manoeuvre électoraliste qui lui permettait d'obtenir du monde dans ses meetings, le calme lors de ses déplacements et, bien sûr, un réservoir de voix. Elle a fait appel de cette condamnation, affirmant qu'elle n'était pas l'organisatrice de ce détournement de fonds. 

Quand Hoarau graissait la patte de ses adversaires

Claude Hoarau, candidat à la mairie de Saint-Louis à la Réunion en 2008, s'est vu annuler son élection par le tribunal administratif. Le politique s'était engagé, en échange de voix, à embaucher plusieurs proches de ses concurrents. Et puisque les deux hommes font les choses dans les règles de l'art, le tout avait été "formalisé par écrit et dûment signé par les deux parties". Un document qui tombera entre les mains de la justice. 5 ans d'inéligibilité, 4 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende pour discrimination à l'embauche et prise illégale d'intérêt contre le maire déchu. Claude Hoarau s'est pourvu en cassation et a été débouté.

Si c'est pas moi, ce sera ma femme 

Le maire du Barcarès n'est pas du genre à renoncer à sa commune. En 1999, Alain Ferrand est condamné pour abus de biens sociaux et prise illégale d'intérêts dans une sombre histoire de gestion de casinos. L'élu écope de 3 ans de prison avec sursis, 300 000 francs d'amende, et bien sûr, une peine d'inéligibilité de 3 ans. Il doit donc quitter la mairie et lègue le flambeau à sa femme. Alain Ferrand est présent partout aux côtés de sa femme qui restera à la tête de la mairie 12 ans de suite. Puis, elle est elle-même déclarée inéligible. Alain Ferrand se représente donc et est élu dès le premier tour avec près de 53 % des voix. C'est ce qu'on appelle un couple qui marche.

La voiture de fonction devient une voiture personnelle

Mesdames et messieurs les candidats, si d'aventure vous perdiez les élections au second tour des municipales 2014, que l'idée ne vous prenne pas d'embarquer avec vous la voiture de fonction de la mairie. En 2008, Michel Duhau, maire de Vaujours, s'incline devant son adversaire. L'élu partira avec la Laguna de service. Il explique au Parisien dans son édition du 21 mars 2009 : "C'était ma voiture, j'ai vécu trois ou quatre ans avec elle, je ne voulais pas voir un de ces élus rouler dedans." "Il vend donc le véhicule à un prête-nom avant de le lui racheter un mois plus tard", écrivent Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à 15 000 euros de dommages et intérêts à verser à la commune. 

25/12/2013

Noël ! Noël ! Un festin de chef à 10 euros par convive dans la région !

lu sur :
www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/22/un-festin-de...


A quelques jours de Noël, combien sommes-nous à scruter, perplexes, le fond de notre porte-monnaie ? Pas question pour autant de renoncer au traditionnel repas de fête. A moins de 10 euros par convive (sans les vins), il est possible de faire des merveilles. Les conseils d'un grand chef s'imposent. A Fontjoncouse, dans l'Aude, village perdu dans les collines des Corbières, Gilles Goujon fut lontemps le deux-étoiles le moins cher de France. À la tête de son Auberge du Vieux Puits, ils'est battu dix-huit années durant pour décrocher l'une après l'autre ses trois étoiles au Michelin.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Aujourd'hui, on vient de toute l'Europe pour déguster son fameux œuf de poule « pourri » de truffes servi sur une purée de champignons, briochine tiède et cappuccino, le tout sous une râpée de truffe d'Alba... Les soirs d'hiver, alors que le village est couvert de neige , on entre se réchauffer dans son auberge, comme dans un conte d'Alphonse Daudet. Tintement des tournebroches, fracas des casseroles, choc des cristaux remués dans l'apprêt du repas... Des effluves de truffes embaument la salle à manger où crépite un feu de cheminée.

Le marché de Lézignan-Corbières (Aude) est l'un des plus beaux du Languedoc-Roussilon. Nous y retrouvons notre homme, un mercredi matin. Devant les étals de potirons, de volailles, de clémentines corses et de fromages de chèvre des Corbières, il exulte, tâte, hume, goûte et embrasse ses fournisseurs préférés.

Découvrez les recettes du menu : Entrée, plat, dessert : trois recettes de fêtes à prix cadeau

RAVIOLES DE CHÈVRE FRAIS

Totalement improvisé, ce menu de Noël proposé par Gilles Goujon, que tout un chacun pourra réaliser chez soi, prend forme peu à peu sous nos yeux « En entrée, j'ai envie de faire des ravioles farcies au fromage de chèvre frais de la ferme de Carrus, à Mayronnes. Ses fromages au lait cru sont délicats et sentent bon la garrigue. Avec des châtaignes concassées, du lard fumé et un peu de crème, il suffira de déposer ces ravioles à l'intérieur de courges jack be little [petites courges rondes] préalablement vidées et cuites à la vapeur avec une noix de beurre et un peu de fleur de sel. » A défaut d'offrir un goût remarquable, ces courges possèdent une jolie forme, et feront office de récipients à table, pour le potage. « L'idée est de les emplir, au moment du service, d'une crème de potiron parfumée au bouillon de volaille que l'on garnira de croûtons dorés au four... » Pour six personnes, cette entrée de saison coûte 16,70 euros, soit 2,78 euros par convive... « Evidemment, si on peut dépasser ce budget, dit en souriant Gilles Goujon, on peut râper un peu de truffe noire et ajouter une petite tanche de foie gras, et là on obtient un potage d'hiver absolument divin ! »

PINTADE, À CUIRE EN PLUSIEURS FOIS

Pour le plat de résistance, pas d'hésitation, notre chef choisit une belle pintade grasse élevée et nourrie au maïs pendant six mois par Eric Dalou, près de Béziers« Dix-huit euros pour deux kilos. C'est un beau produit. Avant de la rôtir, je vais la farcir avec des dattes, des noix et des poires tapées qui vont lui apporter du parfum. Un clin d'œil aux fruits du mendiant. »

Déglacés avec de l'eau, une cuillère d'huile de noix et un jus de citron, puis mijotés à la casserole avec les abats de la pintade et quelques mini-choux de Bruxelles, ces fruits gorgés de jus composeront un accompagnement goûteux et coloré. Le conseil du chef ? « Cuire la pintade en plusieurs fois, en la laissant reposer entre chaque temps, ce qui permettra de la garder moelleuse et croustillante. » Coût total : 31,50 euros, soit 5,25 euros par personne.

D'une simplicité extrême, le dessert de Noël concocté par Gilles Goujon éclipse sans mal les – souvent indigestes – bûches. « Le plus économique, c'est de faire une gelée de clémentines corses que l'on servira avec des quartiers de clémentines fraîches et un sorbet à la mandarine ou à l'orange, le tout nappé d'une sauce au chocolat chaude parfumée à la cardamome. » Soit 11,65 euros, 1,94 euro par personne !

Retour à Fontjoncouse. Avec ses 100 kilos bien tassés, Gilles Goujon circule dans sa cuisine tel un taureau ou un lutteur de sumo : gare à l'apprenti qui ne serait pas à son poste ! Son geste précis et délicat est celui d'un orfèvre. Réalisé sous nos yeux, son superbe menu de Noël a coûté 9,97 euros par tête. Qui dit mieux ?

Peut-on imaginer un Noël sans champagne ? Plutôt que de payer très cher une marque, de qualité moyenne, et dont au moins 25 % du prix correspond au coût marketing de l'entreprise, mieux vaut s'offrir un beau champagne de vigneron, dont on récompensera ainsi le travail. Pour 23 euros la bouteille, on conseillera le très vineux extra-brut de Benoît Lahaye, à Bouzy, vigneron qui cultive ses vignes en biodynamie, laboure avec son cheval et élabore ses champagnes comme des vins de terroir.

Auberge du Vieux Puits, 5, avenue Saint-Victor, à Fontjoncouse (Aude). Tél. : 04-68-44-07-37 Aubergeduvieuxpuits.fr

30/11/2013

En mars 2015 : la parité dans les Conseils généraux ...

... ne fait pas le bonheur des élus actuels.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/26/la-fronde-des-conseillers-generaux-contre-l-instauration-de-la-parite_3520346_823448.html

La fronde des conseillers généraux contre l'instauration de la parité

LE MONDE | 26.11.2013 à 12h20 • Mis à jour le 26.11.2013 à 16h51 |Par Eric Nunès

La fronde des conseillers généraux contre l’instauration de la parité.pdf

11/04/2013

Oyez, oyez, oyez, bonnes gens ! Et si l’on réduisait les impôts locaux ?

lu sur :

http://www.lagglorieuse.info/article-offert.php

Et si l’on réduisait les impôts locaux ?


Dépense d’argent public, sans contrôle, sans garde-fou !


mercredi 3 avril 2013

Alors que les entreprises et les particuliers font des économies, nos élus locaux dépensent l’argent des contribuables sans compter. Des millions d’euros qui s’engouffrent dans les voyages, bâtiments, vins, Septimanie, Unlimited, et autres investissements...

Les présidents des collectivités d’ici roulent tous avec des voitures qui coûtent au minimum 52 000 € la pièce. De plus, ils changent de voiture tous les deux ou trois ans. Côté conseil général, alors qu’il a coûté 61,70 M€, le projet Num’Hér@ult n’est-il pas l’exemple d’argent public gaspillé ?


Ce projet cher à André Vézinhet n’a jamais eu la fibre escomptée auprès des Héraultais surfant sur Internet, et seulement 57 350 foyers et 330 entreprises en sont équipés, soit 150 000 habitants, ce qui est ridicule par rapport au 1,1 million d’habitants du département.


Autre exemple de gaspillage du Département, le projet Pierresvives, dont le coût final a été de 125 M€. André Vézinhet a estimé qu’il n’y avait pas de gabegie et que sa collectivité n’a pas dépassé l’enveloppe de 79,95 M€ ; le reste a été couvert par des subventions de l’État et de la Région. Sauf que c’est le contribuable qui paie à la fin. Aussi, 79,95 M€, c’est déjà trop dans le budget d’une collectivité qui a pour principale mission la solidarité, d’autant plus que le Département est endetté.


Le gaspillage est également un exercice où excelle Dame Hélène. Ainsi, le projet « Quartier libre », qu’elle a lancé en 2005, a coûté plus de 450 000€ pour quelques festivités qui ont eu lieu dans les quartiers. La même année, pour cette manifestation, Brahim Abbou a été subventionné par la mairie pour organiser une paella pour une vingtaine de personnes et une séance de breakdance regroupant trois ou quatre jeunes de la Paillade.


Côté Agglomération et Région, le gaspillage est une coutume héritée de Georges Frêche. Ces deux collectivités subventionnent l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier sans compter. Dans la région, le poids du lyrique dans l’ensemble du spectacle vivant est énorme. Le public concerné par le lyrique est de 1 % dans l’agglomération, et, dans toute la région, il ne représente que 0,2 %. Et pourtant, l’Orchestre et l’Opéra de Montpellier consomment 25 M€ de subventions, ce qui représente 25 % de tout le financement public de la culture dans la région.


Autres aspects du gaspillage, les voyages à l’étranger des élus locaux, parfois pour faire du tourisme, et donc sans aucune retombée pour les collectivités. En 2005, Hélène Mandroux s’est rendue à Fès, soi-disant pour renforcer les liens de coopération avec la ville marocaine. Mais renseignement pris, Dame Hélène s’est rendue à Fès pour participer à une course de calèches ; et le plus formidable, c’est qu’elle a remporté une coupe pour sa victoire. Une autre destination de Dame Hélène fut la ville de Tokyo, en 2011, pour participer au Congrès international d’architecture, afin de présenter l’architecture moderne et révolutionnaire de Montpellier. D’après nos informations, Hélène Mandroux était toute contente de présenter le quartier de la Paillade comme haut symbole de l’architecture à Montpellier. Par ailleurs, l’an dernier, la maire de Montpellier s’est rendue à Tlemcen, accompagnée d’une délégation, afin d’assister à une soirée de musique dans le cadre du Festival des musiques sacrées.


Un autre périple fut celui de Jean-Pierre Moure aux Émirats arabes unis, en juin 2012. Dès son retour, le Seigneur de Cournonsec a déclaré : « Nous étions reçus par la famille royale, ce qui est une chose rare. Une mission émiratie viendra à Montpellier au mois d’octobre 2012 pour signer plusieurs contrats. » Les mois ont passé et aucun Émirati ne s’est rendu à Montpellier !


Toujours côté Agglomération, la marque « Montpellier Unlimited » représente un gouffre financier, sans retombées pour l’économie locale. Une destination chère à nos élus locaux est la Chine. Ainsi, le Département, la Région, l’Agglomération et la Ville envoient régulièrement des délégations en Chine, surtout pour y vendre du vin.


En fait, les élus locaux ne savent pas conjuguer leurs efforts et s’appuyer sur la Maison du Languedoc- Roussillon en Chine pour exporter du vin. D’autant plus que la Région a créé le label « Sud de France » à cet effet. Mais ce qui intéresse nos élus locaux, c’est de faire du tourisme et gaspiller l’argent public. Tant qu’il s’agit de l’argent du contribuable, nos élus locaux ne comptent pas !

Jean-Louis Lebrun