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29/10/2015

La nouvelle gare TGV de Montpellier : une absurdité !!!

2015-10-04_CP_Mogere_Permis_construire.pdf

20/09/2015

La pollution en mer, MAERA : Midi Libre, info... (suite 2)

À lire ! 

 

Parutions sur le blog du journaliste Marc Laimé

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-la-station-d-epuration ...la plus chère d'Europe

extrait :

La capitale languedocienne aujourd’hui dirigée par l’ambitieux M. Saurel se retrouve au coeur d’un imbroglio provoqué par un accident industriel majeur, celui de la station d’épuration “Maera”, construite et gérée par Veolia, qui n’a jamais fonctionné correctement, provoque des désastres environnementaux à répétition, et va continuer à empoisonner la vie locale pendant de longues années, au prix d’un “sauvetage” hypothétique qui vient d’être décidé par des élus dépassés, et va coûter des dizaines de millions d’euros à des usagers victimes de l’inconséquence abyssale de plusieurs générations d’édiles.

Montpellier dans l’oeil du cyclone ? Ca y ressemble. La capitale languedocienne est l’un des plus intrigants “clusters” de l’eau français : une communauté scientifique de plusieurs milliers de chercheurs, des labos à foison, des noces public-privé célébrées chaque année dans un désopilant festival Hydrogaïa

Le tout ayant présidé à une inquiétante croisade espagnole des barons de l’eau français…

Et désormais une séquence imprévue qui va alimenter un feuilleton qui s’annonce inépuisable.

 

http://www.eauxglacees.com/Montpellier-prevenir-les ...inondations

extrait :

L’association Eau Secours 34 qui mène une réflexion depuis plusieurs années pour améliorer la gestion de l’eau à Montpellier réagit sur un mode parodique à l’annonce d’un festival qu’y organise FNE, sponsorisé par Montpellier Méditerranée Métropole, et est labellisé "COP 21"...

FNE Languedoc-Roussillon organise les 25 et 26 septembre à Montpellier le festival« Refaisons le climat ». Cet événement est sponsorisé entre autres par Montpellier Méditerranée Métropole et est labellisé COP21. Le président de Montpellier Méditerranée Métropole et le directeur de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse interviendront lors de la conférence d’ouverture. Un certain nombre de conférence-débats et d’ateliers traiteront de sujets (inondations, montée du niveau de la mer, sécheresse et pénurie d’eau…) sur lesquels Eau Secours 34 mène une réflexion depuis plusieurs années.

 

http://www.eauxglacees.com/Inondations-urbanisation

extrait ;

Philippe Pelletier est membre de la Fédération Anarchiste et géographe. Il est l’auteur d’une superbe biographie d’Elysée Reclus, anarchiste et géographe comme lui. Mais il est malheureusement aussi un peu climatosceptique, ce qui lui fait dire une contre-vérité dans un article qui est par ailleurs excellent. Les épisodes cévenols ont certes toujours existé mais ceux de ces dernières années sont de nature bien différente de ceux d’il y a cinquante ans : les précipitations sont concentrées sur quelques heures au lieu de plusieurs jours. Les précipitations du 23 août dernier étaient d’une intensité jamais mesurée à cette période de l’année par la station de pluviométrie au sud de Montpellier depuis que celle-ci existe (plus de 60 ans). Le changement climatique est passé par là. Il en découle des inondations éclairs plus difficiles à contrôler, d’autant que l’imperméabilisation des sols liés à l’urbanisation accroit considérablement le phénomène de ruissellement.

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notes précédentes sur ce blog : voir ...

La pollution en mer, MAERA... 21/6/2015

Pollution en mer : MAERA en...  4/6/2015

28/05/2015

STOP à la ZAC de Caylus (Castelnau le Lez) - Demain, vendredi 29 Mai, de 17 à 19 h au Café Gazette rue d’Alger

Communiqué de presse 
STOP à la ZAC de Caylus (Castelnau le Lez) 
Découverte d'une nappe phréatique haute et d'un site gaulois remarquable 

 

Le projet de la Zac de Caylus (19 hectares de construction immobilière) détruit  les dernières zones agricoles de la commune et coupe définitivement le corridor de circulation écologique entre le Lez et le Salaison.  
En mars dernier, les fouilles archéologiques préventives ont révélé l’existence d’une nappe phréatique haute sur les lieux de la future la Zac. Elles ont permis également de découvrir un site gaulois dédié à l’eau datant d’avant la conquête romaine (2ème siècle av. JC). On l'appelle  « colline des sources » et on compte encore à ce jour 7 puits et une source. 
Caylus est  un site hydraulique remarquable,  mais dans les études préalables au chantier de la ZAC, la nappe phréatique n’avait été mentionnée dans aucun document. Il s'agit pourtant d'une nappe phréatique haute qui affleure selon les saisons à une profondeur comprise entre 40 cm et 1 mètre de la surface du sol. 
 
Le collectif  « Que vive Caylus, la colline des sources » dénonce les conditions dans lesquelles ces études ont été conduites et alerte les autorités sur la dangerosité de l’urbanisation de cette zone.  
 
Le collectif « Que vive Caylus, la colline des sources » demande d’urgence un moratoire sur ce projet hasardeux de la Zac de Caylus. 

 

À l'heure d'une disparition irréversible des terres agricoles,  il interpelle la Métropole pour une remise à plat complète de la destination des lieux ménageant 
aussi le caractère historique du site. 

 

Nous vous invitons à une conférence de presse : Caylus, Zone À Défendre ! 

 

Vendredi 29 Mai 
De 17 à 19 h 
Au Café Gazette rue d’Alger 
 
 En présence de Thierry Ruf, géographe à l’IRD, Conseiller Municipal de Jacou, Vice-Président de la régie publique de l’eau, de Michel Marre, musicien, Conseiller municipal de Castelnau le Lez, et des responsables des associations du collectif Caylus : SOS Lez Environnement, Vive Castelnau, Jacou Histoire et Patrimoine, Castelnau Environnement. 
 
Castelnau le Lez, le 28 mai 2015   
Contact : Aliènor Bertrand 

0678412671 

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14/05/2015

Futur immeuble rue de la Méditerranée ...

... 3933 m2

hauteur : 14,13 m ( 5 ou 6 étages ? )

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25/02/2015

Liberté de la Presse et Droit du plus fort ...

communiqué :

René Revol (Parti de gauche) attaque Montpellier journal sur deux fronts judiciaires
L’ami de longue date de Jean-Luc Mélenchon, maire de Grabels (Hérault) et vice-président de la métropole de Montpellier n’y va pas avec le dos de la cuillère. Voudrait-il faire taire un site qui visiblement le dérange ? Montpellier journal est un média fragile avec moins de 300 abonnés et deux journalistes payés chacun 650 € nets par mois via deux contrats aidés. Visiblement l’élu « de la gauche la vraie » n’en a cure. Mais nous nous défendrons. Avec nos très modestes moyens mais nous nous défendrons car nous faisons un travail honnête, sérieux et approfondi. Et nous continuerons à le faire. Première étape : nous convions les abonnés, lecteurs, sympathisants le samedi 7 mars à l’Atelier du nord (quartier Figuerolles) pour une soirée de soutien.


La suite : http://www.montpellier-journal.fr/?p=23248

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Sur ce sujet, un conseil :

voir la note 

Engagez-vous contre la corruption ...

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dernière nouvelle concernant la liberté de la presse :

Serge Dassault se désiste de son appel contre Mediapart

L’industriel milliardaire, marchand d’armes et patron de presse Serge Dassault se désiste de l’appel qu’il avait interjeté contre un jugement qui donnait raison à Mediapart. Désormais définitif, ce jugement affirme la légitimité de nos révélations sur les pratiques de corruption électorale du sénateur et de son entourage.

 

11/02/2015

Gare de Montpellier Saint Roch : les promoteurs immobilier à la fête

communiqué :

Densité record pour le quartier Nouveau Saint-Roch de Montpellier

Une tour de seize étages, quatorze immeubles de onze étages et une dizaine d’autres bâtiments, c’est ce qui devrait sortir de terre dans les dix prochaines années près de la gare centre.

Avec une densité comprise entre 33 000 et 44 000 habitants au km². Un urbanisme pour cette zone d’aménagement concerté (ZAC) qui a fait l’objet de nombreuses critiques d’habitants d’un quartier déjà surchargé. Mais un choix défendu par Stéphanie Jannin, adjointe à l’urbanisme et par ses prédécesseurs : Michaël Delafosse (PS) et un certain… Philippe Saurel, aujourd’hui maire (divers droite) de la ville. (3 400 mots)

La suite : http://www.montpellier-journal.fr/?p=23146

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lire aussi sur L'Agglorieuse :

Montpellier : trois habitants sur quatre candidats à un logement social ?

Le problème du logement social à Montpellier est l'objet de débats permanents. Tout récemment encore, Philippe Martin, ex-vice-président de l'Agglo, s'est étranglé en prétendant que « 75 % de la population montpelliéraine peut prétendre à un logement social ». Et de s'indigner que, de 2010 à 2014, les demandes en instance soient passées de 16 000 à 21 000, soit une augmentation moyenne annuelle de 1 250 par an, ce qui correspond à peu près à 30 % de l'augmentation annuelle de la population entrante venue s'installer à Montpellier au cours de la même période.

[En savoir +]

Les bâtiments actuels vus du Peyrou :

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10/02/2015

Grands travaux inutiles : Non à la future gare TGV de Montpellier !

lu sur :

Montpellier : la fédération des usagers dénonce la future gare TGV

Midi Libre - 

Absence de connexion TER, éloignement du réseau tramway : la Fédération nationale des associations d'usagers des transports part en guerre contre le projet d'une gare à 200 millions d'euros.

La Fédération nationale des associations d'usagers des transports, qui réunit quelque deux cents associations de défense et de promotion du transport public, vient de lancer un pavé dans la mare. Son président national, Jean Sivardière, a formé un recours gracieux auprès de Jacques Rapoport, président de SNCF Réseau, contre la déclaration de projet relative à la gare nouvelle Montpellier-Sud de France sur la site de la Mogère-Pont Trinquat à Montpellier". Ce projet a été signé par M. Rapoport le 31 décembre 2014.
 
La Fnaut "estime qu'une gare TGV située sur le site de la Mogère ne répond pas aux attentes des voyageurs et de la collectivité, et que l'étude d'impact et l'évaluation socio-économique du projet présente des insuffisances graves".

La Fnaut  "demande dans l'immédiat" au président de SNCF Réseau "de bien vouloir reporter" la déclaration de projet

En conséquence, Jean Sivardière "demande dans l'immédiat" au président de SNCF Réseau "de bien vouloir reporter" la déclaration de projet. En d'autres termes, de bien vouloir le stopper net.
La Fnaut précise d'entrée qu'elle est opposée à la construction de nouvelles gares TGV exurbanisées, citant  les "erreurs" commises par le passé, en particulier avec la gare d'Aix-en-Provence TGV. Cette dernière, "n'est alimentée que par des navettes de bus, des taxis et des voitures suite à des travaux routiers gigantesques.
A l'opposé, explique la Fnaut, " la ligne nouvelle Tours-Bordeaux, en fin de construction "n'aura aucune gare en plein champs (...) et les gares de centre-ville (Poitiers, Angoulême) seront desservies par des raccordements, disposition ne pénalisant pas les temps de parcours des TGV Paris-Bordeaux sans arrêts intermédiaires et valorisant les spécificités des TGV "qui est de relier des villes de centre à centre sans rupture de charge ni allongement de temps d'accès".

Importance capitale des correspondances à Montpellier

Au sujet plus précisément de Montpellier, le recours gracieux de la Fnaut souligne l'importance capitale des correspondances à Montpellier. "Une fois le contournement de Nîmes et Montpellier mis en service,n les TGV Paris-Montpellier continueront à aboutir, par la ligne actuelle, à la gare centrale Saint-Roch où les voyageurs trouveront de bonnes correspondances avec les TER et les transports publics urbains".
La Fnaut souligne à ce sujet qu'à Montpellier "le taux de correspondance entre les transports publics urbains et les trains dépasse 50% et est l'un des plus forts de France". Elle ajoute que "les TGV Paris-Montpellier" et l'on peut ajouter plus encore les Montpellier-Lyon et au-delà, "ne pourront être rentabilisés que s'ils desservent la gare centrale de Nîmes. La SNCF indique que pour ses TGV au départ de Montpellier, Nîmes fournit environ la moitié de sa clientèle régionale. Elle a d'ailleurs supprimé les TGV directs sans arrêt à Nîmes voici quelques années.
A Montpellier "le taux de correspondance entre les transports publics urbains et les trains dépasse 50 % et est l'un des plus forts de France", la Fnaut.
La Fnaut note que la gare de la Mogère "sera donc peu desservie", uniquement par les TGV de Catalogne/Toulouse vers le nord ou l'est. Pour autant, "sa fréquentation sera faible car le gain de temps apporté aux habitants de Montpellier par le Contournement (20 minutes au maximum) ne compensera pas la durée de rupture de charge (correspondance) et du tramway T1 (environ 30 minutes pour une douzaine de stations) pour rejoindre le centre-ville" et ses correspondances avec les autres lignes urbaines. Elle relève que 3 000 places de parking sont  programmées à terme, véritable encouragement pour un trafic automobile déjà pléthorique, à rebours de la volonté de transfert vers le transport public.

Coût total 200 millions

La Fnaut dénonce aussi le coût d'une gare nouvelle, "150 millions d'euros", auxquels il convient d'ajouter le prolongement de la ligne de tramway et les aménagements routiers, soit 50 millions d'euros, portant le coût total à 200 millions. Largement de quoi rénover la ligne des Causses ou des Cévennes, laissées en déshérence. La Fnaut, comme les associations environnementalistes, dénonce aussi le projet de construction en zone inondable nécessitant de gros travaux de protection. Enfin, elle relève que cette future gare desservirait très mal le Cœur d'Hérault, "qui connaît actuellement la plus forte croissance démographique", puisqu'elle obligerait ses habitants à traverser l'agglomération pour la rejoindre.
La Fnaut propose en conclusion au président de SNCF Réseau "d'abandonner" le projet de gare nouvelle à la Mogère et de réaliser le raccordement de Saint-Brès écarté en 2011 "dans le cadre d'un protocole RFF-Oc'Via-Etat qui n'a pas été rendu public", reliant le contournement de Nîmes et Montpellier à la ligne classique "pour permettre aux TGV devant desservir Montpellier sans arrêt à Nîmes d'accéder directement à la gare centrale récemment modernisée" pour un coût de 56 millions d'euros.
Dans un deuxième temps elle prône soit "une desserte à l'allemande", la desserte de Montpellier s'effectuant par la gare centrale, les TGV ne desservant pas Montpellier utilisant le CNM puis la ligne à grande vitesse vers Narbonne,  soit par une gare TGV à Saint-Jean-de-Védas au croisement de la future LGV Montpellier-Perpignan "sur un site qu'il est possible de desservir non seulement par le TER mais aussi par la ligne 2 du tramway de Montpellier et plus facilement accessible depuis le Coeur d'Hérault".

Des critiques émises lors de l'enquête publique

La Fnaut relève enfin "les fortes critiques" qui ont été émises lors de l'enquête publique contre ce qu'elle qualifie de "grave erreur qu'il faudrait bien réparer un jour". Parmi elles, les suivantes: "Le commissaire-enquêteur (...) regrette que la concertation conduite sur le projet de gare n'ait pu permettre à RFF d'argumenter et justifier davantage l'opportunité de la gare et le choix retenu entre les deux sites Est et Ouest de Montpellier". Ou bien: "Il est à relever les fortes interrogations du public sur la nature des accès à la gare nouvelle et les connexions au réseau ferroviaire régional".

06/02/2015

Montpellier : Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du centre ancien

communiqué :

Présentation du nouveau Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du centre ancien

 

Le mardi 10 février 2015 à 18h30 


Salle Guillaume de Nogaret - Espace Pitot, bd Professeur Louis Vialleton, Montpellier

 

 

16/01/2015

MERCREDI 21 JANVIER 2015 à 19h 14 rue du commerce à Montpellier

communiqué :

Montpellier, Brasserie des idées le 21 janvier sur les Grands Projets Inutiles et la ville que nous voulons.

Nouvelle gare TGV, implantation d'un complexe Décathlon sur une grande zone agricole à Saint Clément, ... les grands projets inutiles imposés se multiplient dans l'agglomération. C'est une autre ville que nous voulons, nous vous invitons à venir en débattre lors d'une "brasserie des idées", le mercredi 21 janvier à 19h, au 14 rue du commerce, Mtp; (local de Ensemble !) ...  

 Lire la suite

20h00 à 21h30 : Débat avec la salle et problèmes abordés

 -    Destruction des terres agricoles et des écosystèmes.

- Alternatives : ceinture maraîchère, installation d’agriculteurs sur ces sites, circuits courts ,….

-    Marchandisation à outrance et « aspirateur » à voitures…

-    Le « miroir aux alouettes » des emplois créés……

-     Indécence des GPI au regard de tous les besoins sociaux et services publics sur l’agglo, le département, la région, en particulier l’arrière pays….

-   Les zones inondables …   

- Le ferroutage…

- Comment mobiliser ?

13/01/2015

Montpellier : un immeuble exproprié par la SERM laissé à l'abandon

Un immeuble situé au 21 rue de Lorraine est laissé à l'abandon après suppression de sa toiture.

Cet immeuble, exproprié puis revendu par la SERM il y a quelques mois, serait-il destiné à une dégradation  telle que sa reconstruction "à neuf" par un promoteur deviendrait indispensable ???

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27/12/2014

Lumière et environnement urbain : les conséquences

lu sur Le Temps (Suisse) :

Quand la lumière menace les animaux

Le Temps 

Sciences & Environnement 

Omniprésent et de plus en plus intense, l’éclairage urbain perturbe la faune des villes, même si quelques espèces semblent au contraire en tirer profit. Les spécialistes s’inquiètent des conséquences à long terme

BIODIVERSITÉ Samedi 27 décembre 2014
 
Denis Delbecq

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)
 

Depuis l’installation des premiers éclairages publics dans les rues de Paris au début du XIXe siècle, l’humanité a entrepris de combattre ses peurs nocturnes avec des candélabres et réverbères, de sculpter ombres et lumières sur ses monuments à l’aide de puissants projecteurs et d’allécher les promeneurs du soir en illuminant les vitrines. Un bain de lumière permanent qui perturbe le sommeil des humains et la vie de centaines d’espèces lucifuges, celles qui vivent là où il n’y a pas de lumière.

A Paris, par exemple, la chouette hulotte est en forte régression. «Plusieurs raisons expliquent la diminution de sa population, souligne l’ornithologue Jean-Philippe Siblet, directeur du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle, et auteur d’une imposante étude bibliographique sur les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Il y a de moins en moins de vieux arbres creux; les petits rongeurs qui composent son menu sont moins fréquents, et il est presque impossible de trouver de l’obscurité dans Paris: il ne reste que quelques grands parcs et cimetières où la chouette peut chasser dans le noir d’un cadre naturel.»

Parmi les espèces victimes de la lumière nocturne, les insectes sont les plus visibles: à partir du printemps, le moindre lampadaire est enveloppé d’une nuée de bestioles. Beaucoup meurent en se brûlant, ou parce qu’elles épuisent leurs forces à virevolter au lieu de se nourrir. «On peut parfois ramasser des centaines de kilos d’insectes morts autour d’un réverbère, constate Jean-Philippe Siblet. Quand on sait que les populations de nombreuses espèces de libellules, de papillons diurnes ou de coléoptères sont en chute libre, l’éclairage public entraîne une véritable hécatombe qui s’ajoute aux autres perturbations telles que la disparition des habitats, les pesticides et les collisions routières.»

Les oiseaux sont aussi victimes de notre soif de lumières nocturnes. La plupart des migrateurs volent de nuit. Le halo qui recouvre les ciels urbains empêche certaines espèces de s’orienter avec les étoiles. Et les lumières sont de dangereux pièges, à l’instar des tours illuminées où les oiseaux s’écrasent contre les vitrages. «La lumière et l’éblouissement dérèglent leur sens de l’orientation, précise Jean-Philippe Siblet. C’est encore plus marqué quand la visibilité et mauvaise.» Les puissants faisceaux qui balaient le ciel pour marquer la présence d’une boîte de nuit sont eux aussi meurtriers. «Certaines nuits brumeuses, on ramasse de nombreux oiseaux morts au pied de la tour Eiffel.» Ils sont victimes du puissant phare installé en haut du monument pour célébrer l’an 2000, si puissant qu’il est visible à 80 kilomètres à la ronde. «C’est d’ailleurs avec la construction des premiers phares maritimes que l’on a découvert l’impact de ces lumières sur les oiseaux.»

Certaines espèces semblent s’être adaptées à l’éclairage urbain. Ainsi, le moineau domestique tire un grand profit de certains réverbères: il niche au chaud, tout en disposant d’un garde-manger bien rempli, avec les insectes qui virevoltent toute la nuit autour de leur nid. Mais le cycle naturel de l’animal est profondément perturbé. «En ville, le moineau se reproduit pratiquement toute l’année. Quelles conséquences cela aura-t-il à terme, s’interroge Jean-Philippe Siblet. Désormais, on entend les merles chanter dès décembre, comme si le printemps était arrivé.» Le merle citadin, justement, vient de faire l’objet d’une longue étude à Leipzig, en Allemagne. Parfaitement adapté au cadre urbain, l’animal déborde d’activité nocturne, ont montré les chercheurs: il se lève jusqu’à cinq heures plus tôt que ceux qui vivent dans des forêts obscures, et se couche jusqu’à une heure plus tard. Et si le bruit urbain explique en partie ce phénomène, la lumière nocturne joue un rôle essentiel, puisque les différences de comportement diminuent au fur et à mesure que les jours rallongent au printemps.

Le merle ne profiterait-il pas de ces heures supplémentaires pour mieux se nourrir? Rien ne permet de l’affirmer, montrent les chercheurs allemands, après avoir pesé leurs oiseaux. «On peut imaginer qu’une espèce puisse temporairement profiter de l’éclairage nocturne. Mais l’artificialisation de l’environnement ne peut que créer des problèmes à long terme, insiste Jean-Philippe Siblet. Dans un premier temps, le prédateur peut profiter de la situation puisqu’il voit mieux ses proies. Mais à force de chasser, il finit par moins se reproduire, et donc être à son tour menacé.» Le renard, animal nocturne s’il en est, a fini par s’adapter à la présence de lumière nocturne. «A tel point qu’il n’est pas rare d’en rencontrer en plein jour dans les rues de Genève, en train de fouiller les poubelles. Mais à long terme, le renard pâtira de cette adaptation, ne serait-ce que parce que les humains tenteront de s’en débarrasser.»

Mais alors, comment limiter les dégâts sur la biodiversité urbaine, déjà menacée par toutes sortes d’agressions? «La solution la plus efficace est d’éteindre la lumière! avertit Jean-Philippe Siblet. Une partie des réverbères peut être éteinte, tout comme les vitrines. De plus, on peut revoir la conception des lampadaires pour qu’ils éclairent le sol, et supprimer ces boules qui éclairent autant le ciel que les trottoirs.»

De même, certains types de lampes sont moins néfastes que d’autres en raison de la couleur de leur lumière. Projecteurs au sodium ou éclairages à LED peuvent ainsi avantageusement remplacer les lampes à vapeur de mercure utilisées depuis des décennies. «Ces solutions apportent un double bénéfice, puisqu’un éclairage optimisé consomme moins d’énergie, rappelle Jean-Philippe Siblet. Il est essentiel de faire cet effort pour préserver la biodiversité en ville. Car à force de vivre sans nature, les humains finissent par s’en passer. Un des étudiants du muséum vient de montrer qu’à force de vivre déconnecté de la nature, on finit par ne plus vouloir payer pour préserver ce qui en reste sur la planète.»

04/12/2014

Montpelliérains, vous allez adorer votre nouvelle gare TGV !

à lire sur le Canard Enchaîné de cette semaine (5/12/14)

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Prix du journal : 1€20

Questionà qui profite le crime ?

24/11/2014

Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues - C'est ce qu'il faudrait faire à Montpellier aussi !

Inédit en Europe, Grenoble va bannir la publicité de ses rues

20minutes.fr - 

En saisissant l'opportunité de ne pas reconduire son contrat avec le groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux, Grenoble a décidé de bannir les panneaux publicitaires dans ses rues, pour les remplacer notamment par des arbres.

C'est là une promesse de campagne et une première en Europe mise en place par le nouveau maire écologiste Eric Piolle.

«La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire», indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Entre janvier et avril 2015, 326 panneaux publicitaires seront ainsi déboulonnés par le groupe JCDecaux, dont 227 «sucettes» (de moins de 2 mètres de haut), 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés.

Au total, 2.051 mètres carrés de panneaux publicitaires disparaîtront définitivement de l'espace public grenoblois. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine de 160.000 habitants promet de planter «une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps».

- Promesse de campagne -

Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour «convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif» qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal. Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petites «non plus à la seule attention des automobilistes, mais aussi à celle des piétons», indique à l'AFP Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics de Grenoble

«Les premiers panneaux sont arrivés à Grenoble en 1976! C'est un modèle obsolète et en bout de course qui ne correspond plus aux attentes des habitants, qui souhaitent se réapproprier l'espace public», estime Lucille Lheureux.

Autre avantage, la pression publicitaire des «grands groupes», qui eux-seuls peuvent s'offrir ces coûteuses campagnes d'affichage, disparaîtra au profit des commerces de proximité, qui auront ainsi plus de visibilité, selon elle.

Avec la fin de ce contrat, «la ville se prive de 6 millions de redevance sur 10 ans», soit 600.000 euros par an. «Et elle prive aussi ses habitants d’un service d’information, puisque la moitié des panneaux servait à de l'affichage de la municipalité», a pour sa part déclaré dimanche à l'AFP le directeur Stratégie, Études et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf.

Des chiffres toutefois contestés par la mairie de Grenoble: «en raison de l'effondrement des recettes publicitaires traditionnelles, avec la concurrence notamment d'internet, la redevance à laquelle on pouvait s'attendre, en cas de nouveau contrat, n'était que 150.000 euros et non plus de 600.000 euros comme c'était le cas entre 2004 et 2014», assure Lucille Lheureux.

Un montant que la mairie a «déjà économisé sur les frais de protocole et la baisse des indemnités des élus. Le pas était donc bien facile à franchir!», ajoute cette dernière.

(le surlignage est de moi)

Cette annonce, qui était une promesse de campagne de l'élu EELV Eric Piolle lors des dernières municipales, est «une première européenne pour une grande ville», selon la mairie.

«Le maire de Grenoble reprend l'une des propositions phares de Paysages de France», s'est félicitée l'association grenobloise de lutte contre la pollution visuelle, notant «une victoire symbolique impotante».

Dans son communiqué, elle a rappelé qu'Eric Piolle avait appelé en février dernier, à soutenir son opération «Pas de pub, des arbres», durant la campagne des élections municipales.

Seul précédent connu à ce jour, la ville de Sao Paulo au Brésil, qui en 2007 avait décidé d'interdire la publicité omniprésente et intempestive sur ses murs, avant de faire machine arrière.

Ironie de l'histoire, la capitale économique du Brésil a depuis réintroduit l'affichage en signant en 2012 un contrat avec JCDecaux pour la mise en place de 1.000 horloges qui doivent donner aux citadins l'heure, la température, la qualité de l'air et des informations municipales.

  1. Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues | Afficher la ...

    https://fr.news.yahoo.com/.../grenoble-commence-à-bannir-publicité-rues- photo-070840108.html
  2. Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le ...

    www.lepoint.fr/.../grenoble-premiere-ville-d-europe-a-bannir-la-pub-23-11- 2014-1883770_23.php

     Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le Point.pdf

    Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues

    Boursorama - 

    La mairie va enlever 326 panneaux de l'espace public pour les remplacer par des arbres, « une première européenne pour une grande ville ».

    La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. Cette annonce, qui était une promesse de campagne du maire Eric Piolle, est « une première européenne pour une grande ville », explique la mairie.

    « La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire ». Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux vont ainsi disparaître de l'espace public, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

    A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ».

    >> Lire le portrait (édition abonnés) Eric Piolle, l'écologiste iconoclaste qui a ravi Grenoble

    DES NIVEAUX DE REVENUS CONTESTÉS

    A partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux pour « convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif » qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal.

    Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petit...

    Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

16/10/2014

Réunion publique quartier gare/nouveau St Roch

communiqué :

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Spéculation immobilière et gestion communale : un exemple

les surlignages sont de moi 

lu sur Libération :

Xynthia : prison ferme requise contre l'ex-maire

Publié le 16 octobre 2014 à 09h42

Quatre ans dont un avec sursis ont été demandés à l’encontre de René Marratier.
 
«Des familles ont été détruites. Des vies ont été gâchées. Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à mes deux enfants, à ma femme, à ma mère. Je n’ai aucune haine. Mais la justice doit faire son travail pour que des choses pareilles ne se reproduisent plus». Ainsi a réagi mercredi Ahmed Bounaceur, qui a perdu quatre membres de sa famille lors de la tempête Xynthia, dans sa maison située dans la cuvette mortifère de la Faute-sur-Mer (Vendée), le 28 février 2010. Contacté par Libération, le médecin venait d’être informé des réquisitions de Gilbert Lafaye, le procureur de la République des Sables-d’Olonne, où se tient le procès.

Submersion. Durant son exposé, le magistrat a pointé la «frénésie immobilière» et l’«urbanisation à outrance» qui s’étaient emparées des élus de cette commune balnéaire vendéenne, où des centaines de maisons ont été construites sur des terrains situés dans une cuvette et exposées à des risques de submersion marine. Xynthia a fait 29 morts, dont bon nombre parmi les habitants de ces maisons : beaucoup étaient venus y passer le week-end quand la tempête a frappé.

Mercredi le procureur a requis quatre ans de prison dont trois ferme et 30 000 euros d’amende à l’encontre de René Marratier, maire de la commune de 1989 à 2014 qui comparaissait pour «homicides involontaires». Surnommé le «roi René» par certains habitants de sa commune à l’époque de sa splendeur (sa liste avait raflé tous les sièges au conseil municipal), il s’était même présenté aux élections municipales de mars dernier, pour un cinquième mandat. Mais il a été battu par une liste de rassemblement conduite par Patrick Jouin, le maire actuel, qui avait fait une campagne axée sur la compassion à l’égard des familles des victimes et tracé des perspectives pour tourner la page de la gestion Marratier, qui s’est soldée par un désastre humain et urbain.

Concernant Françoise Babin, l’ancienne première adjointe en charge de l’urbanisme, le procureur a requis trois ans de prison dont deux ferme et 50 000 euros d’amende. Et aussi trois ans de prison, dont un an ferme et 50 000 euros d’amende à l’encontre de son fils Philippe Babin, agent immobilier et président d’une association tenue d’entretenir une digue censée protéger les lotissements de la cuvette contre les risques d’inondation. La famille Babin avait des intérêts bien compris à La Faute-sur-Mer. Le procureur a souligné que Françoise Babin «a été au summum du mélange des genres»,«propriétaire de terrains»,«vendeuse de terrains»,«gérante d’une agence immobilière»,«présidente de la commission d’urbanisme». Des enquêtes de Libération avaient mis en exergue ce mélange quelques semaines après le drame (lire Libération du 8 mars 2010).

Me Didier Seban, avocat de René Marratier a considéré que les réquisitions étaient «exorbitantes et disproportionnées». Il a dit que son client était «abasourdi».

«Exemplaire». L’Avif (Association des victimes des inondations de la Faute-sur-Mer), partie civile dans ce dossier a exprimé sa satisfaction. «Procès exemplaire demande de peine exemplaire» a réagi, Renaud Pinoit, le président de l’association, contacté par Libération. Le procureur n’a requis en revanche qu’un an avec sursis et 5 000 euros d’amende à l’égard d’Alain Jacobsoone, un fonctionnaire de l’Etat qui n’avait pas prévenu le maire des risques graves de la tempête. Un autre prévenu, Patrick Maslin, également ancien élu de l’équipe de René Marratier, est décédé fin septembre.

TONINO SERAFINI

12/10/2014

Enquête publique Gare "Sud de France" (quel barbarisme ! Sud de la France, France du sud seraient plus corrects))

communiqué :

 

Monsieur le Commissaire Balandraud,

enquête publique Gare Sud de France

Mairie de Montpellier

1 place Georges Frêche

34000 Montpellier 

 

Je vous demande par la présente d'enregistrer mon opposition personnelle au projet de seconde gare à Montpellier. Celle du centre-ville, récemment rénovée,est, et demeurera, suffisante pour de nombreuses décennies. Elle est bien mieux desservie par les transports en commun et plus simple d'accès pour les usagers à qui une seconde gare imposerait un éloignement et des temps de correspondance irréalistes. Le site retenu, outre qu'il se trouve dans la ceinture verte (et inondable) de Montpellier, nécessiterait par ailleurs des aménagements publics nombreux et aujourd'hui non financés, qui s'imposeraient au contribuable local : prolongement du tramway, aménagements routiers, prise en compte des contraintes hydrologiques, etc.

Ce projet de gare constitue de fait un dévoiement des finalités déclarées d'intérêt public du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. Il amènerait à privilégier le trafic à grande vitesse sur la nouvelle ligne, avec des gains de temps illusoires en pratique, un recours accru aux véhicules automobiles particuliers pour accéder à la gare, le tout au détriment des autres trafics voyageurs et fret.

En conséquence, je vous demande de constater l'absence de caractère d'intérêt général de ce projet, et de rappeler au contraire la pertinence de construire en priorité l'embranchement prévu près de Saint-Brès et déclaré d'utilité publique, qui seul permettra une bonne desserte de la gare de Montpellier Saint-Roch.

D'autre part je vous demande Monsieur le commissaire enquêteur d'organiser un débat public d’information et un report de la date de fin d’enquête suite aux difficultés dues aux intempéries 

15/09/2014

France : 17 millions d'habitants vivent en zone potentiellement inondable

Combien en Languedoc-Roussillon ?

à lire sur Le Point :

Le procès Xynthia s'ouvre pour cinq semainesCinq prévenus sont poursuivis pour homicides involontaires après la tempête Xynthia qui a coûté la vie à 29 personnes en 2010 à La Faute-sur-Mer, en Vendée. 

Lire

extrait :

"... "Aujourd'hui, il faut avoir le courage de dire que 17 millions d'habitants vivent en zone potentiellement inondable", estime Ségolène Royal dans un entretien publié lundi dans Le Parisien. "Les communes les plus exposées doivent revoir leur système d'alerte des populations", ajoute la ministre de l'Écologie. "...

Le procès Xynthia s'ouvre pour cinq semaines - Le Point.pdf

07/04/2014

Bon début pour le nouveau maire de Montpellier

... pourvu que çà dure ...

lu sur :

http://www.midilibre.fr/2014/04/07/le-futur-quartier-oz-n-est-plus-une-priorite,845238.php

Montpellier : trop cher, le futur quartier Oz n’est plus une priorité

G. L.

07/04/2014, 09 h 01 | Mis à jour le 07/04/2014, 12 h 45

Le nouveau maire de Montpellier (Hérault), Philippe Saurel, considère que ce projet coûte cher.

Le candidat UMP, Jacques Domergue, voulait en faire le nouveau quartier nocturne et branché de Montpellier. Jean-Pierre Moure, lui, l’initiateur du projet, rêvait de voir s’y développer un quartier d’affaires rassemblant plus de 350 000 m2 de bureaux et le futur campus de Sup de Co, gérée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Montpellier. De tout ça, il n’en est désormais plus - ou pas - question ! Le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel, a décidé, au lendemain de son investiture, de mettre en sommeil le projet de création du nouveau quartier baptisé Oz. "Je veux qu’un bilan complet et détaillé soit fait sur l’état de ce dossier.

Le coût de ce projet est très élevé et la situation financière actuelle de l’agglomération ne permet pas, pour l’instant, de s’engager favorablement. Et puis, soyons clairs, ce sujet n’est pas prioritaire !" Ainsi, 2017 comme date annoncée de l’inauguration de ce futur quartier, coincé entre Odysseum et Lattes, est à rayer des agendas.

André Deljarry dans le collimateur

Mais au-delà du coût "excessif" de ce projet, le premier magistrat de Montpellier a également la dent dure à l’encontre du président de la CCI, qui avait annoncé, il y a quelques mois, l’implantation dans ce nouveau quartier du futur campus. "Monsieur Deljarry, qui n’a eu de cesse de critiquer la Ville ces derniers temps, oublie un peu trop vite que c’est grâce à elle qu’il a pu mener cette opération financière."

Le zonage a été modifié 

Et le maire d’expliquer : "Il y a quelques années, la Ville a modifié le zonage de l’actuel terrain de l’école de commerce, afin que soit augmentée la capacité à construire. Et cela, dans le but d’attirer de futurs promoteurs et de réussir à moindre coût son opération de transfert vers Oz. Monsieur Deljarry est prié de ne pas l’oublier !"

L’heure des règlements de compte a sonné.

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sur le même sujet, lire aussi un communiqué d'EELV de 2013 (donc avant que EELV s'allie à Moure):

http://montpellier.eelv.fr/over-doz-de-la-precipitation-a-lindigestion-urbaine-2703

Over d’OZ : de la précipitation à l’indigestion urbaine

Publié le 11 juin 2013 dans Actualités Communiqués de presse

Depuis plusieurs semaines le projet d’aménagement « Oz Montpellier» de l’Agglomération est exposé à longueur de publicité, promettant la verte perspective de chevaux broutant tranquillement entre deux autoroutes, d’arbres déjà centenaires au milieu de bureaux transparents. «Nature urbaine», «Quartier intelligent», «exubérance végétale» : tout semble pour le mieux dans «l’agglomération du 3e millénaire » Alors, simple écoblanchiment pour entretenir l’appétit d’immobilier d’affaire, ou réelle rupture après des décennies d’aménagement autoritaire ?

Au-delà des belles images, il y a hélas encore une fois un fait accompli, au détriment d’une vision équilibrée du développement de l’agglomération. Ce projet précipité et gourmand en investissement publics limitera les capacités de mise en œuvre d’autres propositions plus respectueuses des paysages périurbains et du Schéma de cohérence territoriale.

La politique du fait accompli: laissez-nous faire, et circulez !

Il faut noter tout d’abord que le projet de gare TGV autour duquel est positionné Oz est totalement prématuré. Comme l’ont bien rappelé récemment les associations d’usagers des transports, construire dès aujourd’hui une nouvelle gare sur cette zone est tout à fait discutable, tant les perspectives de saturation de l’actuelle sont lointaines, même en tenant compte des nouvelles voies à grande vitesse en chantier ou à venir.

C’est pourtant au nom de cette soi-disant nécessité que l’ont veut consommer 350 hectares de terres agricoles. Cherchez l’erreur… D’un côté la ville défend la densification urbaine, pour limiter son étalement, de l’autre on s’entête à prolonger Montpellier jusqu’à la mer à coups de ZAC et de «pôles d’affaires» proliférant depuis Odysseum. 

Investissements et coûts cachés: encore une hypothèque sur l’avenir 

Tout ceci revient à signer l’arrêt de mort de la ceinture verte au sud de Montpellier, déjà longuement impactée par le doublement de l’A9 et le tracé ferroviaire. Plus encore, par les dépenses d’équipements qu’il annonce, tout comme celles qu’il entraînerait  forcément (un lien  entre les 2 gares, tramway ou navette ? et un boulevard urbain ?), le projet Oz détournera durablement les financements de l’Agglomération, au lieu de les consacrer à la transition écologique de la Ville comme le propose Europe Ecologie-Les Verts Montpellier depuis des années. 

Quand une ville en arrive à ce qu’il faille s’attacher aux grilles d’un parc pour sauver un espace boisé (Clemenceau), que des projets immobiliers poussent sur des terrains de foot (Beaux-Arts) ou des poumons verts (Montcalm), que l’on cède des jardins historiques à des promoteurs (Jardin de la Reine) pour maintenant s’étaler à coups d’expropriations des terres agricoles de proximité, on se dit que Montpellier et son agglomération ne tournent pas rond en matière d’urbanisme.

Exemple symptomatique, Oz tient donc moins du projet magicien que de la classique bétonnite aiguë, fut-elle labellisée écoquartier. La seule véritable « campagne » présentée dans ce projet est en tout état de cause visiblement électorale…

Le groupe local EELV-Montpellier
Contact : Christophe Tardy, 06 79 41 42 02

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et à propos d'EELV, lire aussi :

Montpellier : les Ecoloactifs réclament la dissolution du groupe #EELV

  • Écrit par  Rémy Cougnenc lundi 7 avril 2014 10:46

Après le fiasco des municipales, les écologistes sont au bord de l'implosion à Montpellier. Dans un communiqué au vitriol, la motion des Ecoloactifs réclame à ses instances nationales "la dissolution du groupe local Europe Ecologie les Verts (EELV) et sa re-création sur des bases saines".

Les auteurs du communiqué (Christian Dupraz, Nicolas Dubourg, François Baraize, Jacqueline Markovic, Marie Massart, Nadja Flank, Manu Reynaud) déplorent la situation de "mort clinique" du groupe EELV à Montpellier, aboutissement d'une "lente dérive clientéliste", d'un "projet indigent", d'une "stratégie inepte" et de "leaders disqualifiés".

"Ce résultat (ndlr : Mustapha Majdoul, seul élu d'opposition au conseil municipal) est la conséquence d'une stratégie désastreuse, d'une combinaison politicienne à courte vue mise en oeuvre par Mustapha Majdoul, fort d'une écrasante majorité basée sur des adhésions de complaisance et des pratiques frauduleuses", écrivent les auteurs du communiqué.

R.C

Publié dans Flash Hérault

24/03/2014

L'enjeu des Municipales pour le clientélisme. Un exemple : Montepllier

Un excellent documentaire à diffuser largement autour de vous, si possible avant le deuxième tour des municipales, dimanche prochain !
 

communiqué :

Nous recherchons actuellement un lieu pour organiser une projection débat, vos suggestions sont d'ailleurs les bienvenues. En attendant l'annonce de cette date "officielle", (que nous ne manquerons pas de vous communiquer). Nous comptons sur tous les réseaux disponibles pour faire circuler ce travail (à vos facebook, twitter, blogs et autres). En espérant qu'il vous plaira et que vous y retrouverez vos différents engagements.
 Un grand merci à tous.
 
Bien amicalement
 Check up production
 Simon Robert

03/03/2014

La loi littoral et les politiciens

lu sur le site :

regards.fr - La fabrique de la politique

www.regards.fr/

QUI VEUT LAISSER BÉTON LA LOI LITTORAL ?

Texte texte majeur né d’une volonté de protéger les côtes françaises, la loi littoral est remise en cause... au nom d’une décentralisation qui conduirait à un affaiblissement de l’intérêt public face aux convoitises des promoteurs. 

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Contrôler l’urbanisation des côtes françaises et préserver la diversité géographique, géologique ainsi que la faune et la flore, tout en permettant le développement économique et touristique, tel est la mission contradictoire de cette loi adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1986... et aujourd’hui menacée par les propositions de deux sénateurs dans un rapport intitulé "Plaidoyer pour une décentralisation de la loi littoral".

Une situation dégradée

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Avec un sens indéniable de la litote, le rapport précise, « La loi Littoral a incontestablement et heureusement freiné le « bétonnage » de nos côtes ». En réalité, loin d’empêcher les constructions, les mesures de protection des milieux naturels n’ont permis, au mieux, que de ralentir l’expansion de l’urbanisation et de la fragmentation écologique du territoire. La carte réalisée par l’Observatoire national de la mer et du littoral (ONML) sur le niveau de construction des communes et départements littoraux entre 1990 et 2010 démontre l’ampleur des dégâts. Au cours de cette période, ces zones correspondant à 4% du territoire ont représenté 11,7% de la construction de logements en France MétropolitainLa principale proposition de ce rapport consiste à « décentraliser l’interprétation et l’application de la loi Littoral ». En clair, il s’agit de dessaisir les services de l’État et de « créer un dispositif optionnel de chartes régionales d’aménagement du littoral (CRAL), avec force prescriptive, permettant de confier l’interprétation de la loi Littoral aux élus locaux ». Pourtant, le même rapport reconnaît du bout des lèvres que les collectivités locales n’ont pas toujours joué le jeu : « Certaines se sont au contraire empressées, au début des années 1990, d’adopter des plans d’occupation des sols (POS) illégaux et mal contrôlés, pour figer les droits de constructibilité ». Selon la bonne vieille politique du fait accompli, une fois les constructions achevées, il devient très difficile de revenir en arrière. Si, en plus, il faut faire face à des électeurs, cela devient mission impossible.

Le développement économique quoi qu’il arrive


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Pourtant, les vingt-neuf morts de la tempête Xynthia en 2010 devraient susciter la plus grande prudence. Ceux-ci ne relevaient pas seulement d’une météo déchaînée : le renvoi du maire de la Faute-sur-Mer au tribunal correctionnel pour homicides involontaires en raison des irrégularités dans l’octroi des permis de construire est là pour le rappeler. Augmenter le pouvoir des édiles locaux ne pourra que renforcer les constructions anarchiques. Face aux appétits des promoteurs, aux pratiques de corruption qui existent dans ce secteur et aux masses financières qui sont en jeu, les collectivités territoriales n’ont guère les moyens de résister.

Mais pour les deux auteurs du rapport, la socialiste Odette Herviaux et l’UMP Jean Bizet, les adversaires sont ailleurs. Il s’agit d’abord d’associations qui pratiquent « des recours abusifs ». Ceux-ci nourrissent des contentieux qui ont des« conséquences dramatiques pour les particuliers, du gel des investissements ou du poids des actions en responsabilité pour les budgets des petites communes littorales ». Il s’agit ensuite du juge administratif qui, le malheureux, fait « presque systématiquement prévaloir une protection conservatrice de l’environnement sur toute autre considération ». C’est enfin l’administration qui « ne fait fondamentalement pas confiance aux élus locaux pour l’exercice de leur compétence d’urbanisme sur le littoral » et qui s’attribue une « lecture restrictive » de la loi.

Libre interprétation locale

Le rapport note toutefois une évolution "positive" de cette administration par trop tatillonne : « Le climat s’est un peu apaisé depuis le milieu des années 2000. L’administration fait preuve d’une attitude plus constructive ». Si l’on comprend bien, la droite conquérante sous Chirac et Sarkozy a su peu à peu imposer à des services de l’État un peu rétifs que « quand le bâtiment va, tout va ». Pas sûr que cette évolution soit très rassurante, pas plus que la co-rédaction PS-UMP de ce rapport.

Les propositions de la commission sénatoriale sont en effet extrêmement inquiétantes. Sous couvert de décentralisation, c’est bien l’abandon de la loi littoral qui est en jeu. Saper les prérogatives de l’État est un mécanisme bien rodé, qui s’opère par un double mouvement : par le haut avec l’Europe, par le bas avec la décentralisation. Il ne s’agit pas ici de défendre les bienfaits imaginaires d’un quelconque Gosplan, et l’administration française n’a jamais brillé par ses qualités de concertation. Mais ce qui est proposé là, c’est la libre interprétation locale, sans cadre législatif national contraignant, au plus près des intérêts locaux et des clientèles. Simple ballon d’essai ou volonté d’agir vite, la question se pose.

Face à la crise, les solutions purement économiques au détriment de toute autre considération peuvent l’emporter. L’espoir réside ailleurs. Une enquête, réalisée en 2007, indiquait l’attachement des français à cette loi : 94% étaient ainsi favorables au principe d’une loi régissant spécialement le littoral. La vigilance et les mobilisations citoyennes s’imposent.

Guillaume Liégard, publié sur le site de Regards.

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voir aussi sur ce blog les notes du 20/2/14   et du 24/11/13

Fermeture définitivede la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)...

Commune de Mauguio-CARNON: on bétonne le bord de mer...

24/11/2013

Commune de Mauguio-CARNON : on bétonne le bord de mer

La côte AVANT :

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la côte maintenant :

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10/10/2013

Les transports publics

Les transports publics doivent-ils être considérés comme des services publics ou des services marchands ?

lu sur :

http://transports.blog.lemonde.fr/2013/10/09/les-transports-publics-toujours-plus-chers-toujours-moins-rentables/

Les transports publics, toujours plus chers, toujours moins rentables
 
Selon l'Union des transports publics, les trois sources de financement qui permettent aux bus, métros et tramways de circuler se tarissent peu à peu.

 

"Le ratio recettes /dépenses ne cesse de se dégrader". C’est un cri d’alarme lancé ce mercredi 9 octobre, lors d'une conférence de presse, par les acteurs du transport public, SNCF, RATP, Keolis ou Transdev, qui gèrent les réseaux locaux ou régionaux (à lire dans Ville, rail et transport). Selon l’Union des transports publics (UTP), qui réunit les professionnels du secteur, "la demande de transport croît plus vite que les recettes". Le fameux ratio est passé de 39% en 2002 à 31,5% en 2012, alors qu’en Allemagne, qui fait toujours figure de référence, en France, quand on parle efficacité, le même ratio est passé de 41,9% à 49,1% pendant la même période.

Disette. Les trois sources de financement qui permettent aux bus, métros et tramways de circuler se tarissent peu à peu, détaille l’UTP.

1/ Le "versement transport", cet impôt assis sur la masse salariale et versé par les employeurs au motif que les transports publics permettent aux salariés d’aller au travail, n’augmente plus. Les collectivités qui se risquent à donner un coup de pouce au taux du "VT"se heurtent aux récriminations du patronat local et du Medef (détails ici). En outre, "la moitié des trajets ne concerne pas les allers-retours entre domicile et travail. Il n’est pas forcément légitime de faire payer les employeurs", reconnaît Jean-Marc Janaillac, PDG du transporteur Transdev et président de l’UTP.

2/ Dans un contexte de vaches maigres, le budget que les collectivités consacrent aux bus et autres trams est contraint. Il n’y a, en la matière, rien à attendre de l’État."Les dotations de l’État sont gelées jusqu’en 2016", rappelle l’UTP.

3/ Reste le prix du ticket. Là, on touche à quelque chose d’ultra-sensible. "Le bus est trop cher",  "Tu te rends compte, le prix d’un carnet a encore augmenté", entend-on souvent. L’UTP affirme le contraire, chiffres à l’appui. Le prix moyen du ticket unitaire, entre 2003 et 2013, est tombé un peu en-dessous de 1,20€, en euros constants. Le prix de l’abonnement mensuel a baissé de 1% et celui de l’abonnement annuel de 6%. En 10 ans, le prix moyen des bus et cars (courbe orange ci-dessous) a baissé, alors que les autres services publics marchands (toutes les autrescourbes) ont augmenté plus ou moins nettement.

Étalement urbain. L’une des raisons de ce déficit réside dans l’extension infinie des réseaux urbains. En 2002, 19,5 millions de personnes, en France, étaient desservies par un réseau local. En 2012, ils étaient 21,5 millions. Mais dans le même temps, la surface concernée est passé de 22546 km² à 34947 km². L’étalement urbain, ça coûte cher !

Cars vides. Pour rééquilibrer l’économie du secteur, l’UTP veut favoriser "le report modal", c'est-à-dire amener des automobilistes à prendre les transports en commun. En effet, pourquoi étendre le beau tramway jusque dans les quartiers périurbains, comme c’est le cas par exemple à Montpellier, si personne ne monte dedans ? A quoi servent des cars départementaux dans lesquels ne voyagent que trois passagers ? Pour cela, l’UTP et les élus en charge des transports, regroupés au sein du GART, comptent notamment sur le transfert des amendes de stationnement aux municipalités. Cela permettrait de dégager de la place, et accessoirement des ressources, pour les transports publics. La mesure a été votée en première lecture par le Parlement, mais attend encore une seconde lecture, prévue en décembre. Le processus parlementaire demeure toutefois incertain (voirles enjeux ici).

Alternatives. L’UTP évoque aussi, un peu mollement, les "modes de déplacementalternatifs", à savoir la marche, le vélo, lecovoiturage ou l’autopartage. Là encore, faut-il vraiment prolonger une ligne de bus de 3 km si une partie des habitants peuvent effectuer le trajet à vélo ? Selon l'économisteFrédéric Héran"à débit identique, une piste cyclable est 200 fois moins chère qu’une autoroute urbaine, 50 fois moins chère qu’un métro lourd et 25 fois moins chère qu’un tramway".

18/02/2013

Les cités de Nîmes, ratés de la rénovation urbaine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/18/dans-les-cites-de-nimes-malgre-les-travaux-la-misere-persiste_1834330_3224.html

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Dans cette ZUP au nord de Nîmes, il y a l'en-haut - le Valdegour, citadelle de tours et de barres abritant quelque 5 300 habitants, qui trône au sommet d'une colline - et l'en-bas - Pissevin, une immense concentration de logements pauvres, où s'entassent environ 11000 personnes. Depuis plus de vingt ans, ces deux immenses territoires vivent en marge de la ville, constituant un "là-bas" oublié. C'est aujourd'hui l'exemple presque parfait des ratés de la rénovation urbaine.

Lire : La nouvelle vague de rénovation urbaine va se concentrer sur 150 à 200 quartiers

Le premier, Valdegour, a pourtant bénéficié du Programme national de rénovation urbaine (PNRU) en 2005. "Valdegour était vécu comme le quartier le plus dur, le plus brutal sur le plan urbain", explique Emmanuel Licour, directeur de l'habitat à Nîmes métropole. Le projet de réhabilitation s'est résumé à une démolition d'immeubles pour "casser l'effet citadelle", selon ses promoteurs : 327 logements ont ainsi été détruits en sept ans, s'ajoutant aux quelque 400 déjà tombés depuis 2001.

Le tour de la rénovation s'effectue rapidement : une dalle refaite et décorée de grands pots en terre cuite abritant des oliviers nains, un lotissement de vingt-cinq villas, un immeuble rénové en contrebas, des cages d'escaliers repeintes et des menuiseries remplacées, un local annexe de la mairie refait à neuf, de nouveaux réverbères métallisés, des talus plantés... autant de retouches cachant mal un habitat déjà abîmé.

Les tours restantes n'arrivent pas à donner le change : malgré le coup de peinture, les cages d'escaliers sont taguées et sales. A l'extérieur, l'aspect des immeubles est fatigué. En bas, sur les dalles, les containers de poubelle s'entassent, enchaînés. Du petit centre commercial, il ne reste qu'une pharmacie, un bureau de poste et un terminal de cuisson de pain au milieu des rideaux baissés. Le chômage touche un habitant sur deux et plus de 56 % vivent en dessous du seuil de pauvreté.

De là-haut, pourtant la vue est magnifique. Mais seulement en regardant au loin. Dix-sept millions d'euros ont été investis et les habitants se sentent toujours oubliés. "Ce n'est pas parce qu'ils ont détruit des tours que la situation a changé", assure Sadok Gharbi, président de l'amicale des locataires. Le sentiment d'abandon se double d'une crainte : celle de voir la colline rasée de ses HLM pour en faire un beau quartier.

UN BAILLEUR EN FAILLITE

En contrebas, de l'autre côté du boulevard coupant les deux cités, on entre dans Pissevin. Là, aucune rénovation n'a été entreprise. Trop compliqué avec ses 6 500 logements en copropriétés dégradées jouxtant 6 500 appartements en HLM. Trop cher aussi pour un bailleur placé en faillite il y a quinze ans, après une affaire de détournement de fonds. Durant vingt ans, Habitat du Gard, qui détient 80 % du parc, n'a ainsi pas entrepris de travaux. L'entrelacs de constructions en labyrinthe est dans un état de délabrement avancé.

Conçues dans les années 1960, ces cités devaient accueillir la petite classe moyenne en mêlant logement social et copropriété bon marché. La crise, le chômage et surtout l'absence d'entretien ont fait de ces logements des taudis. "C'était un quartier mixte il y a encore quinze ans, mais les populations gauloises ont déserté", constate Raoul Azzouz, animateur de l'association Mille couleurs. C'est ici qu'on loge les plus pauvres avec un revenu fiscal médian oscillant entre 4200 et 4900 euros.

Le quartier se présente comme une coulée de dalles où l'eau stagne quand il pleut et sur lesquelles se dressent des barres mitées aux rez-de-chaussée condamnés. Les immeubles sont lardés de viaducs passant au nez des logements, de parkings en sous-sols devenus des lieux de trafic. Certaines barres n'ont pas vu de coup de peinture depuis des années, telles les deux d'un jaune passé, Castor et Pollux. En contrebas, une coursive - la "galerie Wagner" - abrite quelques échoppes : des épiceries maghrébines et des points phone.

Les grilles d'aération et les placards électriques des immeubles les plus dégradés, au nom de peintres, Corot et Fragonard, sont défoncés, les murs ruisselants, les façades lépreuses... "Je ne sais pas comment les résidents supportent tant de misère. Ils sont patients", assure Michel Perfetini, ancien conseiller général PCF.

L'état des copropriétés n'a rien à envier aux HLM : sous la coupe des marchands de sommeil, les locataires souffrent. Comme Amina Maoulida Madi, qui paye 750 euros pour un quatre pièces sans chauffage et aux murs humides.

"IL Y A CERTAINES CITÉS OÙ JE NE VAIS PLUS, J'AI HONTE"

Un projet de rénovation de Pissevin a bien été élaboré, mais avec les divisions entre la mairie UMP et le conseil général socialiste, rien n'avance. Le bailleur, lui, pare au plus pressé : la réfection des colonnes d'électricité et d'eau, la réparation des chaudières et un peu de peinture dans les halls. "Il y a certaines cités où je ne vais plus, j'ai honte", lâche Stéphane Cabrié, directeur de Habitat du Gard. "Les responsables se renvoient la balle et pendant ce temps on paye entre 400 et 500 euros et presque autant de charges par appartement", dénonce Radouane Gammoune, de la Confédération nationale du logement.

C'est peu dire qu'un "ANRU 2" est attendu dans ces deux quartiers, tant par les habitants que le bailleur et la ville. "Il faut un plan pour rénover, tout seul on ne peut pas y arriver", assure M. Cabrié. "Sans l'ANRU, la collectivité locale ne pourra pas entrer dans ce quartier", prévient aussi Jacques Perotti, maire adjoint délégué à l'urbanisme et à la rénovation des quartiers.

Francis Pougnet, sociologue à l'agence Place, a mené une étude d'évaluation sur les deux quartiers : "C'est une rénovation urbaine en échec. Ces quartiers, vus comme des problèmes, n'ont jamais fait partie des projets urbains de la ville." François Lamy, qui doit s'y rendre début mars, parle, lui, de "faillite de l'Etat" et veut "un plan d'action global", comme celui annoncé en novembre à Amiens.

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19:31 Publié dans urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)