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18/01/2015

La pollution dans l'Aude : "Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?"

à lire sur BASTAMAG :

MINE D’OR
 

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

 

par Simon Gouin - 7 janvier 2015

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

extraits :

... " on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée."...

..." Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés." ...
 

..." Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent. "...

A Salsigne, un siècle d'extraction d'or, dix millénaires de pollution .pdf

15/12/2014

La belle réussite du viaduc de Millau

lu sur :

Publié le 14/12/2014 à 06:48, Mis à jour le 14/12/2014 à 10:26

Cela fait exactement dix ans ! Le 14 décembre 2004, le viaduc de Millau était inauguré et mis en service deux jours plus tard. Baptisé par certains le Pont du Gard du XXIe siècle, il a vu passer en une décennie, 46 millions de véhicules. Sur le plan touristique, le viaduc est une belle réussite puisqu'il a attiré pas moins de 1,4 million de visiteurs. Un spectacle pyrotechnique exceptionnel va illuminer le ciel de Millau ce dimanche 14 décembre à 18 heures, dix ans, jour pour jour, après l'inauguration du Viaduc.*Conçu par l'ingénieur Michel Virlogeux et dessiné par l'architecte Lord Norman Foster, le viaduc de Millau est le plus haut du monde. Il culmine à 343 mètres au-dessus du Tarn. Construit en 3 ans seulement, cet ouvrage multi-haubané est composé de 7 piles en béton, de pylônes et d'un tablier en acier.

Chainon manquant de l'A75

Des premières ébauches de tracés réalisées en 1987 à la fin du chantier en décembre 2004, dix-sept années d'études et de travaux ont été nécessaires pour que le chaînon manquant de l'autoroute A75 voie le jour. Le viaduc de Millau, que certains n'hésitent pas à appeler le Pont du Gard du XXIe siècle, accueille,tous les ans, une moyenne de 4,5 millions de véhicule ( 90% de véhicules légers et 10% de poids lourds). Les visiteurs eux aussi continuent d'affluer. L'aire de vision aménagée dans l'ancienne ferme caussenarde de Brocuéjouls reste très fréquentée. De là, on peut accéder au belvédère qui permet d'avoir une vue panoramique du viaduc, goûter les célèbres «capucins» du chef étoilé Michel Bras et tout apprendre sur le viaduc et sa construction dans l'espace expo/boutique de la compagnie Eiffage. En 2013, ces deux espaces dédiés à la connaissance de l'ouvrage ont accueilli 444 000 personnes, parmi lesquelles plus de 17 000 ont suivi une visite guidée Eiffage. Un succès !

* Pour assister à ce feu d'artifice qui s'annonce visuellement spectaculaire, le mieux est de se rendre dans le quartier de Naulas, ou le long du Tarn (à partir de la route de Peyre, et jusqu'au niveau du centre ancien / Pont Lerouge).

La Dépêche du Midi
 

16/03/2012

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 4)

Il paraît, selon Monique Pétard, vice- présidente du Conseil Général, que la fermeture de la route départementale RD59 est nécessaire pour protéger la plage du Petit travers/Grand travers de l'érosion.

Cette affirmation est évidemment peu crédible (voir la note du 11/2/2012Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers (suite 3)).

Par contre, il est vraisemblable qu'implanter des plages privées n'est pas sans conséquence sur l'érosion accélérée face aux emplacements des dites plages.

Voici un sujet qui mériterait un article documenté de la part des journalistes locaux.

Actuellement, 5 plages privées sont en cours d'installation, aux accès n° 80, 68, 65, 58, 48. Voici quelques photos prisent aujourd'hui, vendredi 16 mars 2012.

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08/02/2011

France : la monarchie Républicaine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/08/la-discrete-escapade-new-yorkaise-de-nicolas-sarkozy_1476701_823448.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110208-[zonea]

La discrète escapade new-yorkaise de Nicolas Sarkozy

LEMONDE.FR | 08.02.11 | 12h25  •  Mis à jour le 08.02.11 | 15h02

Nouvel épisode dans la saga des avions gouvernementaux : France Inter révèle, mardi 8 février, que le chef de l'Etat est parti, en toute discrétion, à New York le week-end du 5 février. Selon la radio, qui a obtenu confirmation de l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est envolé directement de Bruxelles après le sommet européen de vendredi, pour quarante-huit heures de voyage privé dans la ville américaine où vit une partie de l'année son fils cadet, Louis.

DEUX AVIONS À BRUXELLES

Un voyage qu'il a préféré garder discret, au moment où Michèle Alliot-Marie se débat dans la polémique née de son séjour en Tunisie durant les émeutes, fin 2010, et de son voyage dans le jet privé d'un riche homme d'affaires tunisien.

Sollicité par LeMonde.fr, l'Elysée justifie cette discrétion par le fait que ce séjour était à caractère strictement personnel. Le voyage a été effectué, dans un appareil de l'ETEC (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration, qui gère les avions gouvernementaux). Plus précisément, selon France Inter, à bord d'un Falcon 7X, appareil de seize places, acheté en même temps que l'Airbus A330 baptisé par la presse "Air Sarko One" pour remplacer deux appareils gouvernementaux plus anciens.

Cet avion, surnommé "Carla One" par les aviateurs de l'ETEC – car, s'il est réservé au gouvernement, il serait occasionnellement utilisé par l'épouse du chef de l'Etat –, a fait le voyage Paris-Bruxelles, de même que l'avion présidentiel. L'usage de deux appareils pour faire un trajet aussi court avait étonné la presse belge.

Les services de la présidence expliquent que l'usage de l'A330 se justifie par la taille de la délégation qui accompagnait M. Sarkozy. Quant au second appareil, c'est un "spare" ("rechange"), un second avion présent en cas de défaillance du premier, qui accompagne le président à chaque déplacement.

>> Lire : "Deux avions pour le voyage Paris-Bruxelles de Sarkozy"

Les services de la présidence ont précisé à France Inter que Nicolas Sarkozy, puisqu'il utilisait l'appareil "à titre privé", en a réglé le voyage. Ou plus précisément, qu'il avait réglé le coût d'un billet "au tarif commercial".

"PAS DE POLÉMIQUE"

Le tarif "commercial" correspond-il à l'équivalent de celui d'un vol régulier, ou à celui appliqué pour un vol privé à bord d'un petit appareil ? La différence est de taille. Si un vol régulier coûte de 1 000 à 4 000 euros en classe affaires, un Falcon 7X coûte plus de 7 000 euros par heure de vol, et louer un  appareil de ce type revient à plusieurs centaines de milliers d'euros pour un particulier.

Pour le député socialiste René Dosière, spécialiste du budget de l'Elysée, il n'y a pourtant là rien d'irrégulier. "Il  n'y a pas de polémique sur l'usage d'un avion de l'ETEC par le chef de l'Etat pour se déplacer à titre privé, explique l'élu au Monde.fr.Il est chef de l'Etat tout le temps, même en vacances ou en week-end, et a des besoins permanents de sécurité, de personnel, et la capacité de rentrer en France rapidement."

Pour ses premières vacances, en août 2007, Nicolas Sarkozy était rentré des Etats-Unis à bord d'un vol régulier. Un geste destiné avant tout à soigner son image : son vol était suivi par un Falcon gouvernemental, qui est resté à sa disposition tout le temps de son séjour.

"Dans son rapport de 2009, la Cour des comptes a jugé que cette situation était absurde, relate René Dosière. Elle a donc préconisé que, puisqu'il ne peut pas faire autrement que de prendre un appareil de l'ETEC, Nicolas Sarkozy rembourse le prix d'un billet normal sur une ligne régulièreIl ne règle pas non plus le coût du déplacement de son personnel ou de ses gardes du corps." Interrogé sur le montant acquitté par le chef de l'Etat, l'Elysée répond qu'il est de l'ordre d'une place équivalente en classe affaires, soit de 2000 à 4000 euros.

 DISCRÉTION

Cette consigne nouvelle n'a pas cependant pas empêché la présidence, en d'autres occasions, de continuer à recourir à l'illusion du "vol régulier". Ce fut le caslors d'un court séjour à New York en juillet 2009. Au-delà du caractère familial de ce déplacement, on peut se demander si M. Sarkozy n'a pas souhaité éviter qu'on y voie un lien avec la polémique touchant Mme Alliot-Marie

René Dosière s'interroge également sur l'hébergement du chef de l'Etat à New-York : "souvent, il garde dans ses voyages une petite partie officielle, qui lui permet de justifier l'hébergement". Sollicité par LeMonde.fr, l'Elysée répond que Nicolas Sarkozy était en voyage totalement privé et a réglé lui-même ses frais de séjour.

Par ailleurs, M. Dosière a interrogé l'exécutif sur les raisons de l'utilisation par le chef de l'Etat de l'Airbus présidentiel pour se rendre à Bruxelles, à moins d'une heure trente en TGV. L'heure de vol de l'appareil du chef de l'Etat revient à 20 000 euros"Nicolas Sarkozy ne prend plus le train depuis qu'il est chef de l'Etat, pour des raisons de sécurité et de nuisances pour les autres passagers, qui auraient à souffrir du dispositif de sécurité lourd qui accompagne ses déplacements", répond-t-on à l'Elysée.

Samuel Laurent

Le précédent Estrosi

 

Voilà deux ans, en février 2008, Christian Estrosi avait été épinglé par Le Canard Enchaîné pour avoir fait régler par ses services une note de 138 000 euros pour un vol de complaisance. Pour ne pas rater une soirée organisée par le chef de l'Etat avec ses fidèles, celui qui était alors secrétaire d'Etat à l'Outre-mer avait, faute de vol régulier disponible à l'horaire souhaité, fait affrêter par son ministère un Falcon 900 pour rentrer sur Paris. L'affaire avait provoqué un tollé.

En mars 2010, Alain Joyandet, alors secrétaire d'Etat  à la coopération, affrête également un jet privé pour se rendre en Haïti. Le coût de l'opération, 116 000 euros, déclenche un tollé tel que François Fillon édicte des règles très strictes à l'attention des ministres : plus d'avions privés, des voyages en train lorsqu'ils sont en métropole et sur des vols réguliers pour l'étranger.

 

Budget et frais de l'Elysée